Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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    23/04/2008 - Turquie 5

     Turquie, 5ème chapitre


    Nous reprenons notre route dans les montagnes...
    Il se met à pleuvoir, la route de terre se transforme en vrai gadoue. Nous finissons par avoir les chaussure trempe. J'ai les pieds dans une piscine! Ca ne va pas arranger mon rhume. D'abord la pluie au boud de mon nez et maintenant partout autour de moi.
     

    Ayant franchit le col, nous entrons dans des forêts de pain parsemépe de gros rocher de plusieurs mètres de diamètres. C'est très beau. Nous arrivons dans un village en traversant des fabriques de pavé. Ca semble sur-naturel. Nous nous adressons aux premiers villageois qui rapidement comprennent notre situation et nous invitent chez eux pour prendre un thé chaud et nous restaurer. Nous ne demandons pas mieux. Il fait bon de retrouver une pièce chauféé chez Ibrahim.

    Je commence à tomber malade, fort rhume et début de toux.  

     

    Ce sont les voisins, Mustafa et sa femme, ayant plus de place, qui nous hébergent pour la nuit. Le lendemain je passe ma journée au lit pour me rétablir. Céline va faire la connaissance des gens du coin.

    Le soir nous sommes invités chez un autre voisin, un autre Mustafa, pour le souper. Qui se prolonge tard dans la nuit et nous finissons par dormir chez eux. Le lendemain, nous restons encore dans ce village et Mustafa nous montre comment il va à la cueillette au pive de sapin pour leur pignon très prisés. En fait nous somme dans une région qui s'appelle Kozac. Qui signifie "pin". Et en plus en plein dans la saison de la récolte qui dure un mois.

    La région est recouverte de pain. Il y en aurait plus d'un million selon notre logeur. Il nous montre une longue perche, avec à son bout, un crochet.

       

     
     

     Nous l'imaginons décrocher les pives avec cet ustencile depuis le sol... Mais non, pas du tout. En fait il lui sert bien à décrocher les pives, mais depuis le sommet de l'arbre. Et son engin lui sert aussi pour monter dans l'arbre. C'est très impressionnant de le voire monter dans les pins à 10 voire 20 m du sol... Nous n'avions pas conscience, en mangeant nos pignons en Suisse dans une bonne sauce pistou pour spagettis que cela nécessitait un tel travail! 

    Avec 20 Kg de pives égrennées on obtient 1 kg de pignons qui a une valeur marchande entre 40 et 50 Ytl (40-50 CHF). Une pive comprend entre 100 à 120 pignons. Chacun est entouré d'une petite coque à casser. Nous comprenons maintenant pourquoi les pignons sont si cher par chez nous...

    Et Kozac est la région principale dans toute la Turquie où grandissent ces pins. Il existe quelques autres endroits, mais toute la production est ramenée ici avant d'être exportée.

     

    Cette région a aussi une autre richesse, le granit. Depuis plus de 30 ans les villageois fabriquent des pavés qu'il exportent vers l'Europe. Notamment en Italie, Allemagne et Espagne. En fait tous les gros bloquent qui parsément la forêt sont fait de granit. Mais depuis 15 ans, les travailleurs ont commencé à creuser pour prendre le fameux granit. Tant mieux, car cette forêts parsemée de ces gros rochers et de pins est magnifique!

     

       

     

     La région est si belle et intéressante et les villageois si accueillant que nous restont un jour de plus.
     

    Pour cette troisième soirée, nous somme invité pour le souper chez Vedat. Un jeune professeur d'histoire de l'art. Il était stiliste avant, mais les emplois d'état sont plus intéressant. Il pourra, après trois ans de travail, bénéficier d'un permis "vert" je crois, qui lui permettra d'aller en vacance dans l'espace de Chengen en Europe. Sinon, pour un turc, sans ce permis, il est difficile d'avoir un visa pour l'Europe. Il leur faut soit une invitation, soit 50000 Ytl sur leur compte en banque. De plus, il a des avantage pour les assurances je crois, il bénéficie d'un logement d'état et en tant que professeur de trois mois de vacance. Ca semble en effet assez avantageux!

    Nous allons passer la nuit chez un autre voisin, Memet. Nous nous réveillons tard et décidons de partir le lendemain. Et profitons de découvrir plus en détail la vie de par ici. Comme la fabrication des burek avec leur pâte si fine... De visiter les 6 petits chiots de la chienne d'Ibrahim. De voire aussi un petit vaud né la veille... D'aller apprendre à traire une vache à la main avec une grand-mère... Et de préparer nos affaires bien-sûr.

    Demain, le 1er mai, est un grand jour. Normalement nous devrions rencontrer Hugues.

     

    Un ami parti avec un mini-bus voyager dans les balcans et au moyen-orient durant 8 mois. Avec comme projet de shoot-it (cf le lien suivant). En deux mot de réaliser une journée sportive avec des enfants et de recueillir des fond pour améliorer leur environnement scolaire. Et ceci sur les 5 continents. En ce moment il est à Ismir, sur le chemin du retour. Ces fonds ne lui permettant momentanément pas de continuer plus loin... Pour plus d'info sur cet autre voyageur cliquer sur le lien suivant: http://www.shoot-it.populus.ch/

       

     Nous avons reçu beaucoup d'hospitalité dans ce village d'Aşağicuma. Chaque jour nous avons manger et dormi dans une autre maison. Chaques voisins ont voulu nous inviter.
       

     Nous garderons un très bon souvenir de l'endroit.

    La suite de nos prochaines aventures, bientôt. Nous espérons que notre périple vous plaît toujours autant...

    Le bonjour de Kozac

     Mathias et Céline.

    Pour voire la suite de nos aventures, cliquez sur le drapeau suivant:   



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    23/04/2008 - Turquie 6
     

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    18/04/2008 - Turquie 4


     Turquie, 4ème chapitre


    Aujourd'hui nous allons enfin arriver à Assos. Nous prenons un sentier pavé avec une vue superbe, La mer au loin et toutes cette gamme de vert... Arrivée à Assos nous sommes invité par une sympatique famille à boire le thé et ils nous offrent des pâtisseries et une des femmes insite et me met sa, montre au poignet. J'ai beau refuser et lui dire ue j'en ai une... 

     
     

    Nous continuons ensuite avec l'ascension de la cité, C'est ici qu'Aristote a crée sa première université, et c'est aujourd'hui un lieux très visité. Quelle surprise quand arrrivés presque au sommet après avoir gravi les ruelles bordées de petites échopes, nous découvrons qu'aujourd'hui même il y a une célébration spéciale ici et maintenant! Les gens se rassemblent pour prier et fêter la renaissance de la vie, le printemps et remercier Dieu.

     

     

    Du coup , tous ces gens communient ensemble et mangent ensemble. Belle vision que ce site couvert de petits groupes de gens assis par terre. La vue est panoramique, splendide. Ou que l'on se tourne c'est beau. Nous partageons le repas en communions avec tous ces gens. 

    Ce moment fut pour nous très puissant. D'arriver à un moment de communions sur un site aussi magnifique... En un jour sans aucun nuage (ce qui n'avait pas été l'habitude les jours précédent...)... Ce fut un moment d'extase, difficile à traduire en quelques mots.   

     

    Nous reprenons la route, plein de cette sensation d'harmonie. Il fait anormalement chaud pour la saison, plus de 34 degré. Willie décide de prendre un bain...

     
     
     

    Nous longeons la mer, il y a plein d'hotel par ici. Pas facile de trouver un endroit d'accueil pour dormir dans ces zones touristiques. Nous finissons par trouver un camping... Des familles sont attablées, c'est dimanche, ils viennent y faire leur grillades. Nous montons notre tente et nous joignons à leur table. En nous indiquant l'herbe jaune que commence à brouter Skadar et Fatma, les gens nous parlent de "médecine"... Tiens, ce doit être de bonne herbe médicinale que je me dis... Nous finissons heureusement par comprendre que le terrain a été aspergé d'herbicide et déplaceons rapidement nos ânes dans un champs à côté... Le lendemain matin, nous sommes seul, face à la mer, à déjeuner sous une tonnelle. Idillique...

    Chemin faisant, bordé d'oliveraie, nous croisons un fermier avec sa charrue et ses deux chevaux. Et oui, les tracteurs ne peuvent pas aller partout. Comme dans les montagnes, sur les terrains abrupts, les ânes sont encore au travail lors de la récolte des olives. 

     
     

    Plus loin nous nous arrêtons devant une sorte de ferme biologique. En face nous rencontrons un couple de jeunes fabriquant des lampes avec des calebasses. Après quelques échanges, ils nous apprennent qu'ils ont l'intention de partir sac à dos sur la route de la soie, direction la Mongolie depuis leur domicile... Et ben, quelle rencontre étonnante. Ils nous offrent une canne en olivier pour nous soutenir dans notre périple et une jolie boite contenant soixantes jolies cartes illustrées de peintures miniatures détaillant la vie du fameux derviche Mevlana. Chacune de ces cartes comprenant une citation de ce grand sage (traduite en anglais). Afin que sa philosophie nous accompagne sur notre route en direction de Konya, la ville où il a passé la mageure partie de sa vie et toute emprunte de spiritualité. Endroit que nous allons visiter d'ici un mois et demi. 

    Plus loins sur la route une voiture s'arrête, c'est un couple de reporter. Il nous film pour une chaine de télévision. Plus loin encore ce sera un photographe qui nous rejoindra sur le porte bagage d'une moto... Amener par un homme fort sympatique que nous avions rencontrer devant la maison du couple qui pense partir l'année prochaine pour la Mongolie. Si nous étions une année plus tard, ils se seraient joint à nous...

     

     
     

    Nous  continuons notre route en longeant le bord de mer. La nature est déjà toute fleurie... plein de bonne senteur et plaisir pour le regard!

    Il fait chaud, on se croirait en plein été...

     
     

    Arrivé à l'entrée de Kucukuyu, nous sommes invité par un couple à prendre le thé et une collation sur une terrasse ombragée, vue sur mer. Ca fait du bien de se rafraichir, il fait 35 degré sous le soleil. Anormalement chaud pour la saison... Nous pouvons correspondre en allemand avec eux, ils ont vécu plusieurs année proche du lac de Constance en Allemagne. Maintenant il vivent ici du "tourisme". Ils ont un grand jardin et plusieurs appartement qu'ils louent durant la saison d'été. Je met "touristes" entre quillement car ce sont surtout des turcs d'Istanbul qui viennent passer ici la saison d'été. L'endroit est trop éloigné d'accés par avion. .   

    Leurs locataires viennent carrément s'établir pour 3 mois. Le mari n'ayant pas trois mois de vacance, la femme reste avec les enfants et souvent la grand-mère ou autre personne de la famille se joint à eux.

    Nous reprenons la route qui s'élargit rapidement. Nous longeons la mer devenue très "touristique" dans la région. La route est bordée d'hotel et de maison, voire "village" de vacance. Nous commencons à chercher un endroit ou dormir lorsqu'un homme nous invite à prendre le thé et nous offre une restauration. Nous nous retrouvons attablé avec toute la famille. La nuit arrivant, il nous propose de camper à côté, un peu plus loin vers la mer, entre deux "village de vacance". C'est là que nous faisons la connaissance d'une famille kurde. Ils s'occupent du jardinage, de l'entretient et de la garde des maisons de vacance. Ils vivent à dix dans une petite maison. Ils sont super sympa et très touchant.

     
     

     Ils apportent rapidement une table et trois chaises. Avec thé et repas. Plus tard, Fikret, un docteur neuro-chirurgien qui vient souvent se relaxer par ici se joint à nous. C'est une personne très éveillée et nous nous lançons dans des discutions spirituelles jusque tard dans la nuit. Pour lui, vu notre "pélerinnage", nous devons passer par Kusadasi avant de partir sur Konya. C'est là que serait morte la Vierge Marie. Qu'aurait eut lieu sont "assomption". Il finit par nous convaincre... Il est la troisième personne qui nous en parle... Ce lieux se trouve à côté d'Ephèse, un fameux site archéologique à Selçuk, au sud d'Ismir sur la côte west turque

     

    Le lendemain nous reprenons la route en direction d'Edermit. Nous rencontrons chemin faisant un ex-militaire qui courre chaque jours 20 km. Il a 62 ans et a déjà parcouru une distance égale à 4 fois le tour de la terre. Impressionnant! Il nous accompagne sur la route et nous croisons Ahmet qui nous offre l'hospitalité dans un petit village, 2 km en direction des montagnes. Nous saisissons cette occasion pour quitter la grande route qui commencait à nous fatiguer avec son trafique. Tout de suite le calme de la nature nous appaise!   

       

    Nous faisons la connaissance de toute la famille et mangeons le repas à même le sol, avec une couverture comme nappe. C'est comme un pique-nique, mais à la maison. Le repas devient très convivial! La distance que met une table entre les convives s'efface. Et le repas devient plus communion... Nous mangeons les produits locaux. Ils font leur propre yaourt, peynir (fromage) fait de lait de chèvre et de mouton, pain et légume.  Haricots, biber (pâte de poivron rouge),... Bref, nous nous régalons. Les mets les plus simple sont parfois les plus savoureux lorsqu'ils sont composés de produit maison aussi frais! Notre hote, Ahmet, fait venir un "traducteur". Omer, un voisin parlant le français, ayant vécu en Belgique. Il nous conseil de rester le lendemain pour aller visiter le "Bazard" (le marcher hebdomadaire) d'Edremit. Ca nous fera un jour de repos, bien mériter pour nos animaux et surtout Fatma qui n'a pas l'habitude de marcher autant.

     

    Ahmet, retraiter fait encore le chauffeur de taxi pour toucher un peu plus d'argent pour construire la maison de ses petits enfants. C'est avec son taxi qu'il nous amène à Edremit visiter le "Bazard" et le magasin de sa belle fille qui vent du fil et toutes sortes de perles... En plein marcher plusieurs personnes nous interpèle. Notre photos est passée dans plusieurs journaux locaux ce jour même. Ahmet est tout content de pouvoir expliquer notre voyage à ses amis du marcher. Nous découvrons une boutique pour les ânes et profitons d'acheter un licol, des sacoches et divers autre  objet pour bater mieux Fatma.

     

               

     

    En fin de journée nous sommes invité chez Omer. Pour rentrer nous devons attendre sagement derrière la porte que ses chiens de garde, des kangales, facent gentilement connaissance avec nous pour nous laisser entrer. Les kangales sont une pure race canine. Ils seraient venus en Turquie dans des temps anciens avec des peuplades descendues de Mongolie... Ce sont les seuls chiens pouvant tenir tête aux loups et aux ours! Leur pouvoir d'attaque réside en leur poitrine. Ils foncent sur leur proie, saute dessus et l'assome ou lui casse la colonne ou les côtes, utilisant leur poitrine comme un bélier. A les voire, leur machoires doit aussi être efficace...

    Leur taille est très impressionnante! Ils n'ont pas le droit de quitter le territoire turc. Toute exportation est interdite. Les eventuels amateurs passent par le marcher noir... Y a bien des riches américains qui ont des lions comme chiens de garde. Pourquoi pas des kangals...
    Sa femme nous a préparer de délicieuses sucrerie (entre autre un flan de crème à la noix de coco recouvert d'une crème de chocolat noir). Nous dégustons cet enca sur leur terrasse surplombant les champs d'olivier des environs avec une magnifique vue sur la mer.

    Nous gagnons Edremit le lendemain par les petits sentiers de la montagne. 

     

    Sur le chemin, à Gure, nous croisons plusieurs bus de touristes australiens qui viennent commémorer le 26 avril le sacrifice d'un de leur parent ayant sacrifier sa vie dans les batailles de la première guerre mondiale s'étant déroulées dans les dardanelles pour la possession de cette place stratégique permettant le passage vers la mer noire et la Russie.  Là se sont battu les forces alliées, surtout des autraliens, contre les turcs pour essayer de s'emparer des dardanelles, mais en vain, malgré leur supériorité technologique. Les turcs se sont battus avec bravoures pour défendre leur patrie. A leur tête, des chefs militaires comme Kemal Ataturk ont contribué à leur victoire. Non sans mal, car il paraît que l'eau des dardanelles était rouge de sang. Là sont mort 1 million de soldat, 500'000 dans chaque camp. Bien que sur le papier il soit noté 500'000 morts! Et ben, on ne nous avait jamais parler de ce chapitre de la guerre des tranchées... pourtant pas si anodin!!!

    C'est d'ailleurs suite à la première guerre mondiale que les sultans ont pris la fuite et que les militaires ont prit le pouvoir pour stabiliser le pays et sauver la Turquie avec à leur tête Kemal Ataturk. Qui fut élut premier ministre, 4 ans plus tard, chef de la république turque en 1920. Grâce à lui le pays fut sauvé de toute dislocation et se modernisat.

    A Edremit nous passons dans un institut vétérinaire d'état pour montrer une dépilation sur une zone du corps de Skadar, craignant une éventuelle gâle. Et là, difficile de se comprendre. Nos trois animaux se voient sprayé d'insecticide et Willie subit une piqûre d'ivermectine, ce que nous voulions éviter. Nous voulions juste consulter pour avoir un diagnostique et non subir le rouleau compresseur d'une médicalisation chimique abusive... Enfin. Maintenant nos animaux n'ont plus aucune puces!!!

    Nous trouvons à camper proche d'une station service dans un petit village aux alentours. Au matin, Ahmet, le propriétaire de la station nous fait visiter sont grand jardin "botanique". Il pratique un peu l'aromathérapie et produit notamment du thé avec les feuilles d'olivier. D'après des études américaines, l'oleuropein, le principe actif de l'olivier se trouvant dans ses feuilles, permettrai de stabiliser voire de diminuer toute forme de cancer et serait fort bénifique contre l'excès de cholestérol, l'hypertension, le diabète et autres. Cf: D'ailleurs en Grèce les vieux avaient l'habitude de macher les feuilles d'olivier. Mais les médecins ont mit en gardent les gens de ne pas le faire, car toxique. Je ne sais pas si c'est parceque les arbres ont commencés à être traités ou si ce fut pour protéger leur lobbies!

     

    Le temps de visiter son jardin, des gitans viennent chercher de la féraille et embarque notre réchaud... par mégarde, je suis pas sûr! Ahmet, tout désolé, insiste pour que nous prenions le gros réchaud à gaz de sa station... Pour lui enlever le poids du regret qu'il s'inflige, nous acceptons son cadeau de 5 bon kilos...

    Nous prenons les petites routes en direction des montagne pour joindre Bergama. Sur le chemin avant Sarköy nous rencontrons AliIbrahim. Ancien médecin, retraité, qui s'adonne à la musique. Il se met à jouer de sa Sas (sorte de "guitare" turk) et compose pour nous une chanson sur notre voyage...

    Ce fut un moment "magique", très touchant. Cet homme dégageait une telle sérénité et semblait avoir bien cerner ce que représente notre voyage pour nous.

     

    Nous gagnons le village de Sarköy pour y passer la nuit. Là des jeunes nous indiquent un endroit où camper. Malheureusement c'est trop éloigné du village. Nous retournons donc vers les premières maisons demander si nous pouvons poser la tente à côté. Pas de problème. Les villageois, la nuit tombée, nous apportent à tour de rôle un repas. Quel festin! Plus tard et au matin nous allons prendre le thé dans leur logis. 

    Sur le coup des 11h, nous reprenons enfin notre route commençant à serpenter dans les montagnes. Les paysages deviennent très pitoresques... Ce jour même ma soeur Livia se marie au civil en Suisse et nous avons convenu de nous téléphoner entre 14-15h. Malheureusement il n'y a plus de réseau par ici. Au village suivant, cherchant un téléphone je tombe sur le muktar (chef du village) qui m'indique un point précis sur un petit mûret, le seul endroit dans la région couvers par le réseau Türkcel. Ouf!!!

     
       

    Au village suivant, comme par "hasard", les villageois fête des fiançailles... Le muktar nous propose une chambre pour dormir. Nous ne refusons pas cette aubaine, surtout que la météo annonce de la pluie.

    Le soir Céline se retrouve à danser avec les filles. Fête improvisée sur rue pour les fiancés comme c'est de coutume. D'abords les filles ensemble avec le fiancé, puis les hommes. La musique sort de deux gros haut-parleurs connecté à la chaine stéréo d'une voiture que l'on remet en marche de temps en temps pour recharger la batterie.


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    15/04/2008 - LOWA

    Merci à la firme LOWA de nous avoir sponsoriser pour nos chaussures!!!
     Cf_ Article  La Grèce 2 et 3
       
    Nous avons aussi débalé le paquet que le papa de Mathias avait fait parvenir à son cousin en Grèce. 
     
    Nous avons reçu de nouvelles chaussures par la firme Lowa, un grand merci.... Nos chaussures bien que resemélées à Trieste commencent à devenir usées après avoir parcouru environ 3500 km. Allez, un petit coup de pub pour nos généreux donnateurs ne fait pas de mal!
    Nous espérons que cette nouvelle paire va durer encore plus longtemps. Les paris restent ouverts
     

    Céline est impatiente d'affronter les routes de Turquie avec ses nouvelles chaussures!

    !


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    7/04/2008 - Turkiye Makale

     

    http://haber.lpghaber.com/Isvicreli-Ve-Italyan-Ciftten--Esek-Ve-Kopekli-Dunya-Turu--tum-haberi-51134.html

    İsviçreli Ve İtalyan Çiftten, Eşek Ve Köpekli Dünya Turu

    03.04.2008
    Çevre kirliliğine dikkat çekmek ve dünya barışına katkıda bulunmak amacıyla, 12 Mayıs 2007 tarihinde İsviçre'nin Basel kentinden yola çıkan İsviçreli Celine Overney ve İtalyan Mathias Berovalis, Edirne'nin Keşan ilçesinden geçti.

    Çevre kirliliğine dikkat çekmek ve dünya barışına katkıda bulunmak amacıyla, 12 Mayıs 2007 tarihinde İsviçre'nin Basel kentinden yola çıkan İsviçreli Celine Overney ve İtalyan Mathias Berovalis, Edirne'nin Keşan ilçesinden geçti.
    Köpekleri Willy ve eşekleri Scada ile birlikte İsviçre, İtalya, Slovenya, Hırvatistan, Karadağ, Arnavutluk, Makedonya ve Yunanistan güzergahını izleyerek, 25 Mart'ta Edirne'den Türkiye'ye giren ikili, İstanbul-Çanakkale etabına başladı. Çevre kirliliğine dikkat çekmek ve dünya barışına katkıda bulunmanın yanı sıra, farklı ülkeleri gezip görmeyi, halklar ile kültürleri tanımayı hedefleyen Overney ve Berovalis çifti, Çanakkale- Bursa-İzmir hattından Selçuk'a ulaşacak. Çift, Meryem Ana Kilisesi'nde "Hacı" olduktan sonra, Kapadokya'yı da görüp, Türkiye'den ayrılacak. Overney ve Berovalis'in İsviçre - Moğolistan gezisi http://alest.uniterre.com sitesinden de izlenebiliyor.
    İran, Pakistan, Hindistan, Nepal, Tibet (Himalaya) ve Çin yoluyla Moğolistan'a ulaşmayı planlayan ikili, toplam 20 bin kilometre olan gezinin, daha 2 yıl 2 ay süreceğini kaydetti. Türkiye'ye gelmeden önce, kendilerine olumsuz görüşler geldiğini ve burada dikkatli olmaları konusunda uyarıldıklarını anlatan gezginler, "Sınırdan girdiğimiz ilk andan itibaren sıcak ve dostça karşılandık. Türkiye hakkında söylenen olumsuz şeylerin yalan olduğunu gördük. Bu ülkede bulunmaktan mutluyuz" diye konuştu.
      Köpek ve eşekle dünya turu

     
    Çevre kirliliğine ve dünya barışına dikkat çekmek için ülke ülke geziyorlar.

    08.04.2008 11:28
    Çevre kirliliğine dikkat çekmek ve dünya barışına katkıda bulunmak için 11 ay önce İsviçre'den yürüyerek dünya turuna çıkan İsviçreli Celine Overney ile Mathias Berovalis, Çanakkale'ye geldi.  

    İsviçre'nin Basel kentinden 12 Mayıs 2007'de yürüyerek yola çıkan, daha sonra İtalya, Slovenya, Hırvatistan ve Bosna Hersek'e giden Celine Overney (31) ile Mathias Berovalis (32), Arnavutluk ve Makedonya'dan aldıkları, ''Skada'' adlı eşek ile ''Willy'' adını verdikleri köpekle devam ettikleri yolculuklarında, Çanakkale'ye ulaştı.

    Çanakkale'nin ardından, Konya, Kapadokya, Trabzon'u da ziyaret edecek olan Overney ile Berovalis, daha sonra İran, Gürcistan, Ermenistan, Pakistan, Hindistan, Tibet, Çin ve Malezya'ya gidecek.

    Mesleği sağlık teknikerliği olan Berovalis, AA muhabirine yaptığı açıklamada, hemşire olan arkadaşı Overney ile yaklaşık bir yıl önce çevre kirliliğine dikkat çekmek ve dünya barışına katkıda bulunmak amacıyla başlattıkları yürüyüşün 3 yıl sonra tamamlanacağını söyledi.

    Gittikleri ülkelerdeki dini yapıları tek tek ziyaret ettiklerini belirten Berovalis, Türkiye'de de özellikle semazenlerin bulunduğu Konya'yı görmek istediklerine işaret etti.

    Yolculuk süresince, yağmur, soğuk ve bazı ülkelerde bürokratik engellerle karşılaştıklarını anlatan Berovalis, 9 gün önce geldikleri Türkiye'de ise insanların misafirperverliğinden çok memnun kaldıklarını vurguladı.

    Gezilerini tamamladıktan sonra edindikleri deneyimlerle ilgili konferanslar vereceklerini, kitap yazacaklarını ifade eden Berovalis, çektikleri fotoğrafları internet sitelerinde yayınlayarak tüm dünyayla paylaşacaklarını kaydetti.

     
    Köpek ve eşekle dünya turu      
    Çevre kirliliğine dikkat çekmek ve dünya barışına katkıda bulunmak için 11 ay önce İsviçre'den yürüyerek dünya turuna çıkan İsviçreli Celine Overney ile Mathias Berovalis, Çanakkale'ye geldi.

    İsviçre'nin Basel kentinden 12 Mayıs 2007'de yürüyerek yola çıkan, daha sonra İtalya, Slovenya, Hırvatistan ve Bosna Hersek'e giden Celine Overney (31) ile Mathias Berovalis (32), Arnavutluk ve Makedonya'dan aldıkları, ''Skada'' adlı eşek ile ''Willy'' adını verdikleri köpekle devam ettikleri yolculuklarında, Çanakkale'ye ulaştı.

    Çanakkale'nin ardından, Konya, Kapadokya, Trabzon'u da ziyaret edecek olan Overney ile Berovalis, daha sonra İran, Gürcistan, Ermenistan, Pakistan, Hindistan, Tibet, Çin ve Malezya'ya gidecek.

    Mesleği sağlık teknikerliği olan Berovalis, AA muhabirine yaptığı açıklamada, hemşire olan arkadaşı Overney ile yaklaşık bir yıl önce çevre kirliliğine dikkat çekmek ve dünya barışına katkıda bulunmak amacıyla başlattıkları yürüyüşün 3 yıl sonra tamamlanacağını söyledi.

    Gittikleri ülkelerdeki dini yapıları tek tek ziyaret ettiklerini belirten Berovalis, Türkiye'de de özellikle semazenlerin bulunduğu Konya'yı görmek istediklerine işaret etti.

    Yolculuk süresince, yağmur, soğuk ve bazı ülkelerde bürokratik engellerle karşılaştıklarını anlatan Berovalis, 9 gün önce geldikleri Türkiye'de ise insanların misafirperverliğinden çok memnun kaldıklarını vurguladı.

    Gezilerini tamamladıktan sonra edindikleri deneyimlerle ilgili konferanslar vereceklerini, kitap yazacaklarını ifade eden Berovalis, çektikleri fotoğrafları internet sitelerinde yayınlayarak tüm dünyayla paylaşacaklarını kaydetti.



    08.04.2008 11:24:00


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    3/04/2008 - Turquie 3

     Troisième volet Turque


    Suite Mercredi 16 vavril 2008

     

    Go donc et comme par miracle ça marche plutôt bien. Un coup, elle est devant et motive le Skad. à avancer et puis c'est Skadar qui prend la tête et court même pour faire le fier. C'est aussi qu'il n'apprécie pas trop que Fati lui hume le derrière alors il commence à trotter, je dois me mettre à courrir pour le suivre.  Heureusement, en général, il s'arrête au bout de 30 secondes! 

    Il préfére quand même être le premier et quand Fati est trop en arrière, elle se met aussi à courrir en trottinant... Ce qui donne des scènes assez comiques!  On rigole bien avec ces zigotos! On prend la route pour Kurumbun par champs verdoyants et collines. Arrivés au village nous croisons notre ami Mehmet qui part, il reviendra vers 17h seulement. Nous le saluons car nous ne pouvons pas attendre si long. Camoba est un petit village très paisible que nous avons vite fait de traverser. Puis Geyikli, ville qui de loin ne fait pas envie. Nous continuons par un petit sentier ralliant la mer.

     
    Bonheur de voir notre petite troupe évoluer en harmonie. Nous commençons à avoir l'air d'une caravane... arrivée à Iskelesi, village-ville encore mort avant la belle saison. Rempli de bungalows encore vides. C'est là que depuis sa voiture,
     

    Haslan nous invite à boire le thé chez lui. On passe devant sa maison d'oü il nous invite à la rejoindre. Tout le terrain devant derrière de côté et jusqu'à la mer lui appartient! Il nous fait visiter son petit paradis. Il ne lui manque plus qu'une Eve à son bonheur, avis aux amatrices! Il a 45 ans: jeune retraîté, amateur de fleurs, ordré et gentil. Hic ,il ne parle que l'arabe et le turc. Nous profitons pour aller sur Internet. nous doucher et dormir dans un doux plumard après un bon repas et feux de cheminée qui se transforme en sauna! Et pour cause, il a mis un sac entier de petit bois directe dans l'âtre. Impressionnant!   

    Nous prenons une route splendide (pas, peu de voitures) passant par Alexandria ( une ancienne cité) - Troas - Daylan. Fôrets de chênes et ruines couvertes de verdure forment un agréable décors! Vision unique que  cette bergère tricot autours du cou. surveillant ses chèvres et riant en nous voyant. Au loin la mer à nouveau qui se profile entre les vallons. Il fait doux. environ 20°C. Bras et mollets aux vent. C'est si beau qu'on décide de continuer par la côte même si c'est plus long.

     
     

     A Tavakli , on refuse un site ou dormir, question de sécurité,  on préfère avoir du monde autours de nous. Puis entre ce village et celui de Kosedere,  Murat nous invite à dormir sur la plage privée de son resturant. Tamam(=OK). Il dit nous avoir vu sur la route de Canakkale il y a quelques jours avec un seul âne. L'endroit est super calme et sympa. On se pose sur la plage. puis il revient nous inviter à un souper qu'il nous a concocté: corba (=soupe). salade,  fromage et vin. Mathias s'est contenté d'un verre de Raki alors que j'en abuse un peu et dors ensuite comme un bébé. Plus l'habitude...On a de la peine à partir tôt, faut dire qu'on dort en moyenne 9-10 heures par nuit! Après deux verres de thé, nous reprenons la route par Kosedere.

    Ils sont en train d'y construire une mosquée toute neuve. On s'active car la pluie menace. C'est vallonné, toujours aussi vert et beau. Ca grimpe et Skadar et Fati suivent bien! On entend résonner l'appel à la prière avant d'appercevoir le village. C'est Babadere (du même nom que la mince rivière qui coule en aval du bled). Il ne pleut pas souvent par ici. Il est preché dans la montagne. Route agréable, pas de voiture à part les flambants neufs mini-bus,  seuls moyens de transport reliants les villages d'ici. Les gens se déplaçent souvent en moto. peu de voitures.

     
     
       
    La beauté des paysages est saisissante en ce moment par ici...
     

    Les gens d'ici cultivent la tomate principalement, l'oignon, les haricots et les oliviers. Ce sont les femmes, alignées par groupe de 6 -7 qui bêchent à la main et plantent les précieuses plantes. Alignées le long de tuyaux plastiques d'irrigation. Quel boulot! Souvent les champs d'oliviers sont quadrillés de plants de tomates entre les arbres. histoire de ne pas perdre un mètre de terre.

     

    Celal, berger, délaisse un moment ses bêtes,  et vient nous faire la causette à la pause de midi. Il  nous offre généreusement un bout de son pain et  fromage maison. Délicieux!

     
     
     

    Juste après notre repas nous passons par Tuzla. Tuz signifiant sel, à voir la plaine marécageuse d'eau salée bordant le village on comprend son nom.

     
     

    Nous arrivons vers 18h à Gülpinar.  Des gens dans ce village; tout pavé et en montée; nous indiquent un terrain où camper. On se pose et des gosses ne tardent pas à venir tout curieux. Semih, le plus curieux m'aide à installer la tente. Son amie. Kubra me pose plein de question et nous entraîne voir le site archéologique : Le temple d'Appolon. Il est fermé à cette heure. Mais, de dehors c'est tout aussi bien, surtout avec le soleil couchant, 

    Mes parents nous font un petit coucou par téléphonne. On en profite pour se laver le visage et les mains à la fontaine à l'eau étonnement chaude. Finallement il n'a pas plu aujourd'hui! Nous allons ensuite manger une corba et faisons connaissance de Cezmi qui tient le magasin de pêche au sourrire franc et direct et de son ami Akin qui nous offre notre repas. Merci! On se met ensuite au boulot pour vous àcrire ces lignes et relever nos mails...  

     
     
    Ca y est, chemin faisant on commence à apercevoir de plus en plus d'ânes, mon coeur fait boum boum! Nous sommes partis ce midi de Gulpinar. Il est difficile pour nous de partir tôt. Le temps de paqueter,  de manger, de s'occuper des bêtes de dire au revoir et bien sûr de prendre un dernier çay (= thé). Le rythme est au ralenti mais ce qui ne nous empêche pas de faire quand même nos 20-25 Km par jour. C'est ainsi qu'avant de partir, Ali ,nous invite à déjeuner sous un grand soleil avec ses enfants devant sa maison.
     
     

    La route monte, peu de traffic heureusement, car elle est étroite. Nous traversons pleins de petits villages pittoresques presques collés les uns aux autres: Balabanla-Bektaç- Kuruba. Arrivés à une sorte de col: un paysage digne du Jura avec ho surprise, plusieurs troupeaux d'ânes en liberté! Wouah je suis toute folle! Skadar aussi, c'est Mathias qui doit le re-tenir. Il serait prêt à montrer sa force aux autres étalons pour séduire les belles... 

     
     
       Willie en liberté se met à aboyer les mâles qui s'approchent de trop près et à les courser, drôle! Moins drôle quand il fait pareil avec un troupeau de brevis qui paissaient tranquille non loin de là! Il se met à chasser et éloigne une bête, puis la fatigue afin de la croquer..... On intervient vite avant!  Attachons notre petit loup et je pars à la recherche de la brebis égarée. Elle a filé au loin. Je me bat ave elle car elle refuse de me suivre vers le troupeau, elle a les boules! Finalement,J'arrive à la rapprocher et  au bout de 40 min., les bergers viennent me dire que c'est ok! J'ai l'impression d'avoir fait un marathon.
     
       
     

    Les paysages deviennent très pitoresque par ici...

    Ci contre un vieille abri pour berger. 

    Dans chaque village il y a une troupe d'ânes en semi-liberté qui se ballade et c'est la bal avec Skadar...Nous arrivons en fin d'après-midi à Korubasi.

     
       
    Nous comptions dormir à Assos mais devont renoncer car il ferait nuit avant d'y arriver et aucun village d'ici là. Les villageois nous prposent un terrain. puis un homme nous prend en charge et nous fait camper devant chez lui. Il met les ânes dans son parc fermé et nous prpose un thé plus tard. Il s'apelle Mustafa. Il est jardinier et vie aves sa femme, Emine et ses deux petites filles : Gamze, l'aînée et la turbulante Aysenur( =lumière de lune). Nous passons le samedi soir chez eux à voir des photos, boire du thé. Ils nous proposent ensuite une lessive puis, suprême luxe: une douche chaude! Merci!
     Nous découvrons les superbes mosaïques que fait sa femme. Un de ses amis nous apporte du fromage maison et des olives.

    Le lendemain matin, nous déjeunons sur l'herbe et la voisine nous porte un plateau: souvenir délicieux que ce bon beurre salé si frais sur le pain-maison. De bon matin, le papa de Mustafa passe devant la maison avec son troupeau de moutons qu'il conduit. Assis fièrement sur sa jument, suivit de près par le mignon poulain.

     

                

       Par ici il ont de vieux petit van à ciel ouvert..

     

    Voici un extrait de livre transmis par Erelle. J'avais envie de le mettre sur le blog pour le partager. Sensation d'être vraiment vivant et de se laisser porter tout en étant conscient du courant qui nous emporte.
    C'est le récit d'un couple qui a parcouru l'Afrique à pied, du Sud au Nord, en suivant le grand Rift, soit 14'000 km dans les pattes pour relier Le Cap au lac de Tibériade en Israël...voyage initiatique dans les pas de l'Homme...

    [Il y a vraiment un dieu pour les marcheurs. C'est insensé comme les choses arrivent quand on se met en situation de les laisser arriver. Il s'agit d'être attentif, de les reconnaître, et d'y répondre. La vie nous porte autant que nous la menons. Foncer tête baissée c'est aller dans le mur, se laisser porter c'est aller nulle part, ce n'est pas vivre, c'est vivoter. Entre les deux, il y a l'Aventure. Et l'Aventure est à l'angle de chacun de nos jours. C'est plus un état d'esprit qu'un état de fait. Il suffit de lui laisser de la place. De ne pas tout prévoir. Certains appellent ça de l'insouciance, les autres à qui rien n'arrive appellent ça de la Chance et en font un nouveau dieu, fantasque et impitoyable. Une fois là, une fois pas là. Nous préférons y voir, dans le doute et en secret, une bonne volonté immanente des choses, qui conspire à nous aider. Très discrètement. Mais présente et permanente. Spirituelle. Et qui aime bien se marrer.]
    Sonia et Alexandre Poussin, Afrika Trek 2

     
     Pour suivre la suite de nos aventures et voire le magnifique site d'Assos, cliquer sur le drapeau suivant:


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    3/04/2008 - Turquie 2
     Pour revenir au précédent vollet sur la Turquie, cliquer sur le drapeau suivant:      

     
    La pluie commence à tomber. Mais la fine pluie du début commence vite à prendre de l'ampleur. Nous quittons la route principale pour une route secondaire à moindre traffic. Le chemin est bordé de verger. Cette région est proche de la mer et reçoit, par conséquent, beaucoup de pluie. C'est pourquoi la région est très verte, et surtout en cette saison. Les habitants du coin profitent de l'abondance d'eau pour cultiver des fruits. Surtout des cerises, pêches et pommes. Quelques poires aussi.
     
    La pluie commence sérieusement à nous tremper. Heureusement nous trouvons rapidement un abri en arrivant dans le village de Umurbey. Un grand toit de taule à côté d'une station service. Les gens du coin sont super sympa. Nous fraternisons avec Mohamed et Hibrahim. Il nous prette une petite chambre pour la nuit et un ami vient nous apporter un repas dans la soirée. Une çorba (soupe), du fromage fait maison, des olives et pommes du coin. Mmmh, nous nous régalons. Nous avons bien dormi ce soir là.
    Le lendemain il pleut à grande averse. Nous devons attendre les 13h pour voire une accalmie et reprendre la route en direction de Canakkale.
     
     
       
    Les paysages verdoyant de ces terres bordant le défilé des Dardanelles sont magnifiques.
    En milieu d'après-midi nous nous arrêtons au village suivant, Yapeldak, pour nous reposer et manger à l'abri. Au début une foule s'agglutine autour de nous. Nous sommes une vraie attraction. Les derniers aventuriers dans ce village sont passé il y a 20 ans. Un couple à vélo sur la route de Jérusalem...
    Rapidement un homme parlant allemand et son neveu parlant anglais nous prennent en charge. Nous nous retrouvons attablé au bistrot à boire le thé.
     
     
    Puis le patron du bistrot d'à côté nous apporte une soupe, du fromage et des olives. Puis c'est au tour d'un villageois de nous amener un bonne soupe avec de l'agneau. mmmh délilcieux tous cela. Y pas à dire, il savent ce qu'est l'hospitalité par ici! Y a même Skadar qui se retrouve avec un sac de grain autrour du coup et Willie avec un bon morceau de pain. Nous pouvons loger les animaux dans une salle de fête sous cléf et nous logeons dans un bureau communal. Une sorte de chambre d'ami de secours. Ils ont même nettoyé la douche exprès pour nous. Quant au toilettes elle se trouvent dehors. Et comme c'est celle du bistrot et que les femmes n'y viennent pas, l'eau n'est pas branchée chez les femmes.
       On nous fait comprendre de manière diplomatique, en nous disant qu'il n'y a pas de lumière chez les femmes, que Céline, en ma compagnie, peu aller dans les toilettes des hommes.  Nous passons la soirée au bistrot entouré de vieux comme de jeunes, tous plus curieux les uns que les autres. Nous leur montrons nos photos apportées de Suisse.
     
     

    En voulant regagner le bistrot je m'arrête devant la maison du four à pain. Là deux femmes viennent d'arriver avec leur pain à cuire pour la semaine. Une femme porte carrêment une grande planche compartimentée en 7 parties contenant chacune une pâte à pain. Elle vient cuire son pain pour la semaine.

     
    J'en profite pour faire quelques photos. Cettes pratique ayant malheureusement disparu dans nos pays dit "civilisé". Dommage, car son pain maison est drôlement bon. Et se conserve dix jours. Il n'est pas tout sec un jour après comme nos pain "industriel". Sa maman, touchée par mon attention à leur travail me fait cadeau de l'un de ses pains. "Sag ol" (merci).
    Le lendemain le beau temps est revenu. Les paysages sont si beau que je ne résiste pas à vous mettre quelques photos supplémentaires...  Pour le plaisir des yeux et vous faire rêver un peu! 
    Au loin le défiler des Dardanelles avec son traffic de gros bateau reliant la méditerranée à la mer de Marmara puit la mer Noire en passant par le Bosphorus.
       
     
      C'est tellement vert que Skadar voudrait s'arrêter tous les dix mètres pour brouter...
     

    Aujourd'hui 8 avril, nous arrivons à Canakkale. Nous nous arrêtons dans un poste de police pour faire notre permis de séjour. Mais en fait nous sommes à la police des finances. Pas de problème que l'on nous fait. Après un coup de fil et une demi heure d'attente, deux policiers arrivent pour manager la chose sur place. Mais ce n'est pas facile à obtenir. Pour eux il n'y a pas besoin de faire ce papier. Nous pouvons rester 3 mois sans visa et au bout de ces trois mois demander un temps supplémentaire.

    Ok, et bien que je ne sache pas ou je serait dans trois mois nous nous rangeons à cette solution. Sinon nous devons trouver une adresse à donner de cette ville et payer 250 lire turque, soit environ 250 CHF par personne. Ca nous semble un peu cher.

    En repartant nous sommes inviter à venir prendre le thé dans un magasin de photo. Il me montre un article paru dans un journal turc à notre sujet et mit sur internet.  
     

    Et ben... Cinq minutes plus tard deux reporters débarquent et nous interviewent. De fil en aiguille et le temps passant, nous finissons par camper dans le parc de l'immeuble. Demain, nous avons rendez-vous dans une école pour présenter notre voyage aux élèves....

    Le lendemain donc, un professeur de cette école privée vient nous chercher. L'enseignement, notamment des langues étrangères n'étant pas toujours d'un bon niveau à l'école publique, beaucoup de famille aisée préfère placer leur enfant dans des écoles privées.

    Sur la route un vielle homme tente de nous vendre son âne. Mais il a les pieds en si mauvais état que nous déclinons son offre...

    Nous avons participé à un cours d'anglais, le rendant plus attractif pour les élèves qui nous posaient des questions sur notre voyage.

    Ce fut un échange sympa... Mais ce fut surtout pour faire pratiquer l'anglais aux élèves et peu sur la dimention humaniste de notre voyage.

    La visite de l'école fut très intéressante. Les professeurs ont une grande liberté pour rendre très attrayant leur cours...

     

     

    L'équipe des serveurs...

     

     

    Le garde police de nuit. Chaque soir il m'offrait un thé...

     

    Can, le patron très sympatique.

    Nous reprenons la route en fin de journée. Pour s'arrêter en fin de journée dans une station de service  couplée avec un building de vente et service pour voiture fiat appartenant à une société privée, Miller.

    Nous avons camper le premier jour sur leur parking. Par la suite, Céline étant tombée malade, il nous ont offert l'hospitalité durant 5 jours et nuits. Avec une chambre rien que pour nous deux. Et en plus nourrit. Ce fut très généreux de leur part. Nous aurions pas trouvé mieux pour que Céline puisse se rétablir. Tous très sympatique dans cette station service.

     

    Murat le responsable restaurant.

     La station service comporte même un petit zoo. Skadar a pu faire copain avec un âne...
     

    Cinq jours plus tard, nous nous sommes remit en route. Toujours très tranquillement dans cette Turquie très hospitalière.

    Nous avons rallier Tevfikyie où nous avons camper avant d'aller visiter le lendemain, le 15 avril 2008, le site de l'ancienne citadelle de Troie. Histoire de relier notre voyage à la mythologie grec du fabuleux voyage d'Ulysse.

    En montrant un article de journal turc exposant notre périple, le gardien du site nous a offert deux billets d'entrée. Y a des avantages à venir à pied depuis la Suisse...

    Troie a été construite 3000 avant J-Christ. La mer reculant petit à petit, a cause du dépôt d'aluvion chargé par la rivière Menderes, la région est devenue marécageuse et insalubre. 500 ans après le Christ, la ville fut désertée...

    En ce moment elle acueille 500'000 touristes chaques année. Beaucoup de curieux, surtout après la parutions de la production hollywoodienne de Troie avec Brad Pitt. Les entrée ont pratiquement doublé!!!  

     
                                   

    Le plateau aux alentour de Troie 

                         
     

    Arrivé dans le village de Uvecik, un vieux nous propose en nous voyant passé de nous vendre son âne... Ca tombe bien, nous en cherchons justement un pour alléger Skadar et emporter plus d'eau cet été. C'est une ânesse de 5 ans, pour 30 Ytl (30 CHF). On demande à voire la bête.

    Peu de temps après, Skadar est tous content de trouver une nouvelle copine qu'on ne le contient plus... Nous espérons qu'elle n'aura pas des petits en cours de route dans une année! Mais ça, c'est loin d'être sûr vu l'ardeur de la bête!!! 

     
     

    Vu l'heure tardive nous demandons l'hospitalité. Aladin parlant allemand ayant travaillé 30 ans à Hanovre nous fait la traduction et s'occupe de nous. Nous sommes logé dans la maison communale en construction et il nous achète le souper au bacal, l'épicerie du coin. Quelle générosité.

    Après quelques thés et échange dıvers au bistrot du coin, je viens sur internet vous mettre ces quelques nouvelles...

    Savez-vous que par ici, le prix de quatre soirées d'internet café ou trois kilos de miel correspondent au prix d'achat de notre ânesse avec son samari (la selle qu'on lui met sur le dos pour porter les bagages). Et que ce prix correspond à la location d'un âne en Suisse pour une demi-journée... Bon nous avons eut beaucoup de chance d'avoir un si bon prix. C'est ainsi, l'âne par ici est passé de mode. Il se fait gentilement remplacer par les tracteurs. Alors qu'en Suisse, cet animal revient à la mode pour le tourisme...  Enfin, c'était pour vous faire une petite comparaison entre différentes choses et leur valeurs très relative suivant les époques et les lieux. 
    Mercredi 16 avril 2008 
    Pour Fatima, aujourd'hui,  c'est le grand départ. Départ de sa patrie natale pour dés à  présent parcourir la route de la soie.. Pour l'occasion nous lui parrons les sabots, car elle en a grand besoin!
     
    Moments d'émotion pour son ancien propriétaire, le vieux Salih Mulayim, qui gentiment nous aide à lui mettre la bât et à le charger.  A la voir à l'oeuvre,  on voit de suite qu'il s'y connaît! On le mitraille de photos car c'est un joli moment émouvant. Puis, il reste là, assis la canne à la main et  la caresse encore un peu. On voit qu'il l'aimait et en a pris grand soin, elle a un pelage luisant et doux comme de la soie. On lui donne notre adresse et lui enverrons des nouvelles et des photos.
     
      
     


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    3/04/2008 - Turquie 1
     

    Nous avancons sur une route parallele a l-autoroute. Au loin, a 2km de la frontiere, se dessine l-enorme drapeau turc flottant au dessus de la douane turc. Je dit bien enorme, car il a la taille de deux enormes camion poid lourd avec remorque...

    Enfin la Turquie... 

    Pour nous, cela n-a pas ete facile de franchir cette porte. Restes en grece pour l-hiver nous avons fini par passer 6 mois dans ce beau pays. Les grecs ayant un historique assez conflictuel avec la Turquie, ils nous ont beaucoup deconseille d-aller dans ce pays. Du coup cela n-a pas ete evident de se remettre en route pour  traverser ces peurs. Nous avons aussi Skadar et Willie avec nous. Notre ane et notre chien qui font partie integrante du groupe. Il y a une synergie harmonieuse maintenant entre nous quatre. Et rentrer avec nos animaux depuis les fin fond de l-Asie sera peut-etre moins evident que depuis la Grece. Mais nous sommes conscients des risques et tous deux sommes prets a passer cette porte.  Passage tres symbolique  vers un ailleurs aussi incertain qu-attrayant. Notre coeur nous dit d-avancer dans la paix, la confiance et la prudence.

    Dimanche 30 mars 2008, nous approchons a petits pas de la frontiere turque. Les douaniers grecs nous laissent passer mais les soldats grecs sur le pont ont ordre de ne laisser traverser personne a pied. Les deux cotes sont en effets separes par une riviere et le pont se traverse sans toucher terre, en voiture, velo ou autre vehicule. Une ineptie pour nous, voyageant presque sans quitter le sol depuis plus de 6 mois. Des lors comment faire pour aller en Turquie! Nous ne pouvont pas monter dans une voiture avec notre equipee, ont prie donc nos anges tres forts... Le soldat( tres serieux) nous fait revenir en arriere et va voir son superieur qui decidera de notre sort...  On attend. Puis il revient nous dire que c-est bon,mais emet de forts doutes pour le cote turc. Il ne sait pas s-ils vont nous laisser passer. Bon, on y va, nous verront bien! Sur le pont, le vent est si fort que je tiens mon passport de toutes mes mains pour qu-il finisse pas dans la riviere. Tendus mais confiants, nous arrivons vers le cote turc, ils apellent leur superieur. Un homme vient vers eux et nous fait signe d-avancer et nous le remercions avec nos quelques mots de turc. Moment fort, relier les peuples, moment de paix. Puis la douane et ses formalites, un tampon et go! Il est midi, ca y est on est passes! De lautre cote un car de motards polonais et un car couchette d-allemands (et une francaise qui me parle de Mongolie, bon presage) ayants tout deux suivit notre entree un peu speciale. Les gens nous *sautent dessus* et nous posent milles questions, prennent des photos. Apres toutes ces emotions ca fait du bien d-echanger avec ces gens, de voir leur enthousiasme qui nous porte et nous acceuille en Turquie. Cadeau!

     

    On marche donc  sur la route principale qui est suffisamment large et au traffic moyen. Nous avancons, encore vierges de Turquie, prets a nous en remplir. Nous croisons des camionettes a ciel ouvert peintes de motifs tres colores, un cheval famelique, moults bergers et leurs chiens assez agressifs... et des voitures bien sur! Et toujours ce vent qui commence a nous enerver. Nous passons a cote de la ville d-Ipsala en evitant le centre. A la sortie , un bus s-arrete. C-est Muslim Akman, le chauffeur rencontre a la douane qui conduisait les motards. Il vient encore nous saluer nous invite chez lui a Istamboul et repart. Quelques minutes plus tard, c-est une horde impressionnante de motards qui deboule et nous font moults signes et klaxons d-encouragement, wouah impressionnant!

    Puis vient l-angoisse de savoir ou dormir. Tout est neuf pour nous , comment aborder les gens, leur parler, leur faire confiance??? On s-essaie en bordure du village de Esetse ( prononcer estche) mais  les femmes riants dans un premier temps de voir ses deux touristes a pied avec un ane, ont l-air d-avoir peur quand on s-approche pour demander un coin ou mettre la tente. Elles nous indiquent la station service au loin. Ok .On y va, un peu decus, mais l-hospitalite viendra en tant voulu! Un jeune gaillard au sourire radieu, Eltchin, nous acceuille et propose de l-eau pour Skadar. Puis on demande ou mettre la tente et au final on s-installe sur un coin de gazon, a l-abri du vent , derriere le batiment tout neuf de la station.Il a deux fils et habite au village d-Estse. Ce soir il veille avec un autre college aussi sympa. Il nous offre un cafe chaud et propose de nous ouvrir la douche, o plaisir! Puis pour le remercier nous allons dans le bar et nous decidons de commander  une tchorba ( soupe). Mathias voit qu=ils rangent la cuisine et decide d-aller cuire des pates. je reste au chaud a ecrire. Puis Eltchin vient a notre table et y depose o miracle deux pleines assiettes de tchorba! Wouah! Pour nous, nous sommes touches par cet acceuil. A la fois simple et chaleureux. On deguste la soupe un peu piquante. delicieuse  pour le corps et l-ame. La nuit fut rythmee au son de la disco situee a cote de la station. Pas si calme donc, mais on a pu se reposer au moins.

     

    La route longeant Kesan. Au dessus immeuble sur immeuble entasses, en dessous de grande pleines vertes vides de toute habitation...

    Tobogan, la route monte et descend. Elle semble etre un ascenseur pour les cieux.Elle nous mene droit a Kesan ( prononcer kechane) Skadar avance comme un chef!  L-estomac commence a crier famine mais pas de bakal( epicerie) a l-horizon... Quand , un homme stoppe sa voiture sur  la piste de gauche . Il descend, enjambe la barriere et vient vers nous en nous tendant un beau pain couronne d-apetissantes tomates. A pi! Cadeau! On s-arrete plus loin pour deguster ce don. La route fait un grand detour et soudain, un homme en mobilette, nous fait signe de venir vers lui. Il nous fait comprendre que ca vaut psa le coup de continuer la grande route et nous indique un petit chemin, reccourci. On hesite, (ca peut ressembler a un traquenard) puis on y va et on ne regrette pas car ca nous fait gagner quelques km et eviter la benlieue. Merci! 

    En face de nous, la ville ou sont entassees de milliers d-ames, alors qu-alentour il y a de la place a revendre. On passe a cote de la gare des bus et les chauffeurs accoudes a la barriere nous scrutent amicalement. Nous longeons la route sur la cote et decouvrons des campements de nomades roms. Des gens de la route, pauvres campement tres rudimentaire. Une voiture nous depasse et  s-arrete. C-est Sony Can, journaliste a Kesan, qui avec son collegue, nous pose des questions et nous mitraille de photos. Puis, il nous dit a bientot et repart aussi vite qu-il n est arrive.

    Plus loin sur la route, le revoila avec un collegue qui bosse a la TV locale. Rebelotte! En fin de journee, on aligne nos 30 km et Willie a de la peine. Sur notre droite, le village de Bahcekoy ( koy veut dire village), mais pour y faire halte, il faut faire un detour... Un peu plus loin, Mathias demande a la station service pour poser notre tente. Le jeune homme doit appeler son papa pour savoir si c-est OK.  En attendant, en face, Fatima une fille au sourire d-ange et a la peau foncee m-invite a boire un the au restaurant star ou elle travaille. Je ne comprend rien a ce qu-elle me dit mais elle m-est sympatique et je decide de la suivre. Laissant skadar sous la garde de Willie.

     

     C-est bien pratique pour cela un chien. Elle m-entraine dans la cuisine au chaud . Il y a du monde par la, ambiance decontractee genre TJO. Mathias me rejoint plus tard au resto. C-est ok pour la station , mais je me sens bien ici. Zillan entre en scene et quand on demande un endroit pour mettre la tente elle dit ou on veut. On demande si c-est ok sous le couvert car on aimerait avoit un toit s-il pleut. Elle nous entraine dans une chambrette avec un lit. Ok on en demandait pas tant , mais parfait! Elle est energique, d-une gentilesse directe et franche. On remercie le gars de la station et decidons de rester au resto. On s-installe et dabatons Skadar. Pour faire plus ample connaissance, nous decidons d-aller manger au resto un petit  truc. Ils nous reproposent un the et on fait connaissance avec Ahmet lecuisto. et les autres du staff. Ils sont 24 a travailler ici!

    On s-installe a une table pour manger. La belle et grande Zillan, m-entraine en cuisine et me montre ce que je peux manger meze ( tapas), hamburger et salade avec pain nous sont servis par Seicuk jeune serveur a la chemise rose. On deguste avec le bonheur de n-avoir pas besoin de cuisiner. Mathias disparait et j-ecris. Je demande l-addition et un autre serveur  refuse que je paie. C-est offert! Merci! Je retourne en cuisine et trouve Mathias en grande discusssion avec Murat qui veut lui apprendre la Turc en une nuit. Echanges rires, on passe une super soiree en leur compagnie. Dans l-autre salle, musiciens et danseuses charment les clientsd, en majorite des hommes... Et nous couchons vers 02h30 du mat, heureux...

    Petits yeux le lendemain. Le cuisto sort de sa chambre et en se retournant pour mettre sa veste nous découvrons un pistolet glissé à l'arrière de son jeans. Ben oui, ca confirme notre ressenti du coin. On se serait cru dans un film de Tarantino...  Pas méchant, mais vaut mieux être ami-ami!

    Nous retrouvons la route principale et sa pollution, ses chiens.. Trois canides s-approchent et traversent la route. Mathias les chasse et une voiture arrivant en trombe en touche un. Le pauvre est propulsé a dix metres de la en tournant sur lui.meme, valse dramatique! Et s'enfuit dans un "Kaye", "Kaye", "Kaye"... Je suis choquee. Le gars n-a meme pas freine! Heureusement la bete se releve et part se cacher. Le mec freine enfin et ausculte sa voiture. Il revient et commence a nous dire des trucs. On comprend a son ton qu-il veut nous rendre responsable de cet incident, de sa negligeance. On lui dit qu-ill-a vu venir et devait freiner et klaxonner. Mais il continue sa rengaine. Il veut appeler les flics. Oh non on est deja pas en avance.... ON a beau lui dire qu-on y est pour rien, au mauvais moment au mauvais endroit, il apelle la polis, comme on dit ici. Je prie pour de l-aide car comment se defendre avec si peu de vocabulaire...Ergoran s-approche, il tient la lokanta ( taverne) juste en face et demande ce qu-il est passe. Je lui explique, il m-invite a un the. Assise face a la cheminee un teh dans les mains, le reconfort. Il me dit de na pas m-inquieter, il a pige et parlera a la police pour nous.

    La police, fort heureusement, comprend vite la situation. Rapidement on nous fait comprendre de continuer notre route. Nous ne demandons pas mieux, car il nous faut traverser une chaine de montagne avant la nuit.

     

    La chaine de montagne est recouverte d-une foret dense de pain, magnifique. Saignee par de large tranchee. Cela doit etre des coupe feux nous pensons. Nous pouvons enfin quitter la grande route polluee. Entre autre par les multiples convois militaires, tres present dans cette region. 

    Nous nous arretons a la premiere station service une fois franchit la montagne. Mais le pompiste n-a pas l-air tres chaud pour que l-on pose la tente a cote de sa station. Il nous invite plutot a dormir 1 km plus loin dans un petit local desaffecte, isole, le long de la route... Pas l-air tres secure.