Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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17/09/2009 - Inde 21

 Inde : chapitre 21


Mercredi 8 juillet, gagner le fond de la vallée, nous admirons la végétation très abondante et prenons un bus pour rejoindre Keylong, à 20 km de là.

Notre ami guide nous avait affirmer prendre Kalou avec lui. Mais là, devant le bus, il est prêt à l'abandonner sur la route. Finalement nous convaincons le vieux porteurs de le prendre. Il se retrouve avec un bout de corde autour du cou. 

 

 

 

A keylong nous quitte nos deux porteurs et notre guide. Pas vraiement à l'amiable. Ils voulaient plus d'argent et ne sont pas très content. La mésentente a survenu au sujet du montant attribué pour leur voyage de retour pour bharmour. Pourtant les prix avait déjà été fixé au départ... Enfin. La prochaine fois, nous metterons tout ça par écrit, comme ça, pas d'embrouille.

Nous profitons de nous reposer quelques jours à Keylong dans un joli petit hôtel avec une chambre tout confort.

C'est une petite ville de passage qui nous plaît bien. Les gens y sont sympathiques. Le faciès indien s'est transformé en faciès tibétain et a fait place au sourire. Nous goûtons les délicieux momos, au mouton ou végétarien, à choix. Ce sont des sorte de raviollis cuits à la vapeur.

Je profite de faire réparer mes chaussures chez le cordonnier du coin, directement dans la rue. 

 

Il y a trois vieux monastères boudhistes à visiter dans le coin. Mais pour l'heure, l'événement, c'est le passage de Doubtchen Rinpoche, de passage dans cette bourgade, le temps du lunch. Chez les boudhistes, il y a quatre ordres. La majorité des moines sont gylu pa, au bonnet jaune, dont leur chef est le Dalaï Lama. Le second ordre, les Druk pa, au bonnet rouge, on Doubtchen Rinpoche à leur tête. Il y a encore deux autres ordres mais très minoritaires. Rinpoche signifie que c'est un Lama qui s'est réincarné, souvent plusieurs fois. Nous allons voir d'un peu plus près ce grand cortège de car et de voiture qui vient de stopper en ville. Il s'agit de Rinpoche avec 500 moines à sa suites. Ils rentre d'une traversée à pied et cheval dans le Zanskar, de Darcha à Lamayuru, vingt jours de marche. Le cortège devait y être impressionnant, 500 moines avec 300 chevaux. C'est le chemin que nous projetons de faire. C'est de bonne augure...

Nous rencontrons dans la place une famille indienne qui accompagne le cortège depuis Leh d'où ils rentrent sur Manali. Il s'agit de Madhav, Gaurav, Suchitra et leur parents. Nous fraternisons le temps de la colation offerte et avons la chance d'aller, en leur compagnie, faire une visite personnelle à ce maître spirituelle dans sa chambre. Juste le temps d'une poignée de main et d'une photo que déjà il faut repartir. Son temps est précieux... C'est une personne tout sourire, très drôle.

 

Au dehors une foule l'attend. Quand  enfin il sort, les tibétains s'incline avec un profond respect à son passage. Il a un chapeau bleu pour l'occasion. 

Nous passons trois jours dans cette ville. Ci-dessous, brunch sur la terrasse de l'hôtel, vue sur les montagnes.

Dimanche, le 12 juillet, arrivée en bus à Darcha. C'est à 20 km de Keylong, mais les routes sont tellement "bonnes" que nous avons mit plus de 2h30 pour y arriver. La nuit tombe et le coin devient un peu glauque. Nous trouvons rapidement un dortoir où passer la nuit dans ce "camp" de passage. En fait, un grand garage munit de quelques lits et couvertures. Aux alentours, quelques maisons, resto et magasins en bord de route.

 

Le lendemain nous nous renseignons pour louer des chevaux. Mince, nous avons manqué une occasion. Ce matin, 5h, un homme est parti avec ses trois ânes à vide pour Padum. Et oui, dans les lieux de passage, il faut saisir l'occasion au vol et ne pas perdre de temps.

Céline et Sabina parte au village, 2 km plus haut. On leur propose un vieux cheval pour 10'000 rps. Nous hésitons, mais Sabina tient à faire le chemin avec un horse-man ou un guide. Le prix pour un bon cheval est entre 20'000 - 25'000 rps.

Nous apprenons en milieu de journée qu'un "horse-man" arrive avec deux chevaux demain matin, accompagner de trois touristes. En fait ils arrivent le soir même. Les trois touristes ne nous recomande pas le gars. "C'est un alcoolique à la sale tronche!" "Il faut se le farcir. Et âprement négocier les point de chute." Ok, nous sommes avisés. Mais n'avons pas vraiement le luxe de faire la fine bouche. Nous passons donc un contrat par écrit avec Ambo, le horse-man en question. Afin qu'il n'y ait pas d'embrouille. Nous tombons d'accords sur un bon prix. 500 rps par jour pour les deux chevaux et lui. C'est le prix minimum de base. C'est une chance pour lui et pour nous. Nous de trouver rapidement deux chevaux en partance pour Padum. Et lui de trouver de nouveaux touristes pour repartir chez lui.

Mardi 14 juillet, au matin début de ce nouveau trekk, en direction de la Shingu la pass (5100m), et de Padum, destination finale de ce trekk. Nous remontons une large vallée habitée de quelques fermes de-ci de là, entourée de leur champs aux forment arrondies. 

Chemin faisant, nous rencontrons des travailleurs de la route. Une nouvelle route se construit de Darcha - Padum - Lamayuru. Une fois construite, ce sera sûrement la fin du trekk, mais c'est pas avant 10 ans. Alors profitons et profitez, s'il y a des amateurs parmi nos lecteurs...

Impressionnant le travail de ces Népalais et surtout, par ici, des indiens du Bihar. Province indienne juste en dessous du Nepal. Cette région est très pauvre. Du coup, ces indiens, hommes et adolescents, viennent construire des route. Ce travail étant difficile, les locaux sont peu intéressé. Il faut dire qu'il casse du caillou à longueur de journée, au marteau pour faire du "graviller". Et que le reste du travail se fait à la pelle et à la pioche. Bien du courage.

 
 
Passé la rivière, nous rencontrons un attroupement de gadis, bergers. C'est la saison pour passer les cols et passer de vallée en vallée, mettre paître les troupeaux de chèvres et moutons, sur le chemin de Manli et Kullu. Ils se retrouvent chaque année et font un repas de retrouvaille auxquel ils nous convient.

 

Le repas, de la chèvre, riz et dal, est le bienvenu. Nous ne mangeons que matin et soir normalement lors de ces trekks himalayens.

Les vieux gadis fument on ne sait trop quoi... 

Les chevaux encore bâtés s'impatientes. En route...  

En milieu d'après-midi, nous arrivons à Padamo. Nous montons la tente et Ambo nous prépare le repas. Là, sont dans la place deux autres groupes, chacun d'une petite dizaine de tentes. Nous n'avions pas l'habitude de trekk si fréquenté. Ce sont deux groupes où le touriste est entièrement prit en charge. Les tentes leur sont montée, elle sont souvent pour deux personne. A côté, une tente pour la cuisine et une tente pour manger. Suffisamment grande pour avoir table et chaise. Repas servit avec souvent 3 a 5 menus différent. La grande classe. Il y a même une petite tente toilette. On leur sert le thé directement à leur tente pour le réveil, et il ont un pique-nique sur la route. Bon, ils payent le prix fort. Souvent 40 euro par personne et par jour... On est loin des 500 rps par jour pour nous trois qui équivalent à 10 euro avec la nourriture. Mais on peut comprendre qu'avec trois semaine de vacance on joue la sécurité. Et on perd vite du temps en Inde si on doit faire les choses par soi-même...


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