Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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17/09/2009 - Inde 25

Inde : chapitre 25


 

 

Lundi 20 juillet, sur le chemin entre Kargyak et Purne. Après une marche de sept bonnes heures en longeant la Lungnak rivière, le camping de Purne est enfin en vue. Nous amorçons la descente... 

 

A Purne nous passerons deux nuits et un jour. Le temps d'aller admirer le vieux monastère de Phuktal et de renconter quelques touristes comme nos ami français. Le coin est super beau, plein de rosiers sauvages en fleur. Et ce coup-ci, nous savons pourquoi nous payons les 100 roupies pour la nuit. C'est un vrai camping avec shop, toilettes,...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une bonne nuit de sommeil, nous partons visiter le monastère de Phuktal. Pour s'y rendre nous remontons une petite vallée encaissée. 

 

 
 
 

En chemin nous rencontrons un groupe de femmes tibétaines sur le chemin du monastère. Elle s'y rendent en pélerinage car aujourd'hui est un jour de commémoration au monastère, une fois par année, et il étende pour l'occasion un grand Thanka avec un Boudha.   

Du coup nous les suivons, bien que certaines d'entre elles ont de drôle de tronche..., et apprenons avec elles les différents rites de ce pélerinage.

Un arrêt à la rivière pour se laver les mains et le visage, une purification sommaire mais symbolique du corps.

 

Après avoir franchit le pont, en vue du monastère, tourner autour d'une pierre trois fois en posant le doigt dessus et récitant "Om mane padme um", un mantra boudhiste. A force la pierre a un trou au milieu de son sommet, creusé à l'usure des nombreux doigts de pélerins qui s'y sont posés.

En arrivant à l'orée du monastère, devant l'arche d'entrée formée par deux mâts et une guirlande bariolée de drapeaux à prière, se prosterner par trois fois jusqu'à terre en touchant le sol de son front, comme par humilité et pour symboliser un lien ciel-terre.

Ce monastère de Phuktal est une vraie ruche, une sorte de rayon de miel logé dans la falaise, à l'entrée d'une caverne. C'est dans cette caverne que les premiers moines, au début du 12ème sciècle, sont venus méditer et y construire le premier temple.

 

Vue depuis la terrasse dans les hauts du monastère. Là où ils prennent leur repas du midi. C'est là aussi qu'ils ont suspendu le Chamba Boudha. Autrement dit le Boudha futur qui devrait arriver, au dire de certains moines, en 2024.

Quelques moines sont bienveillant et offre un peu de nourriture à notre brave toutou qui les a observé dans leur prière. Et l'un d'entre eux nous ouvre quelques chambres avec de vielles fresques à même le rocher.

Mais la majorité de ces lamas n'ont pas envie de nouer un lien avec nous. Bien que ce monastère soit situé dans un endroit reculer, paradoxalement, il est très visité. Le fameux trekk Darcha-Lamayuru passant à côté. Du coup, les moines ne sont pas aussi tranquille qu'ils l'auraient peut-être voulu avec la dizaine de touristes qui visite les lieux chaque jour...

En partant nous nous arrêtons à la "guest-house" du monastère. Un endroit où parquer les touristes pour la nuit, plutôt que de les héberger au monastère, et faire un peu de tune.
Là nous rencontrons Mathias, un autre Mathias, polonais en quête de "maître spirituel". Il se joint à notre troupe pour rejoindre Padum à 2 jours de marche. Il est venu au monastère cherchant un bon endroit pour se poser et méditer. Mais l'endroit ne lui convient pas. Et assez sales à ses dires. Du moins les quelques chambrettes qu'il a visité. Et il n'y a pas d'endroit où se laver. Les moines descendent à tour de rôle, une fois par semaine, faire leur toilette à la "guest-house".

Mercredi 22 juillet, nous reprenons la route en direction de Padum. Pour l'occasion nous faisons travailler Marpo, notre brave jument, sur laquelle le polonais a mit ses sacs.

Mais il faut l'avoir à l'oeil, en repassant le pont elle s'est embalée et s'est mise à courir en direction de la "maison", au lieu de prendre à droite pour Padum... Le polonais, craignant pour ses affaires, histoire que la jument ne se débate pas de ses sacs qui risqueraient de finir dans la rivière, lui cour après et l'arrête tant bien que mal, en la retenant in-extremis, par la queue... C'était assez cocasse! Notre canassonne, du haut de ses 18 ans, elle en a derrière la tête...

Nous continuons notre avancée sur Padum, en longeant la Lungnak. Les paysages défilent, tous aussi beaux les uns que les autres.

 

La flore aussi, bien que l'endroit soit plus arride, a quelques belles merveilles... 
 

 

Nous campons au fond des gorges, à Fanjila. Le prochain village est trop loin. Willie se fait un petit nid dans le bois de chauffage.   


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