Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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24/09/2009 - Inde 28

Inde : chapitre 28


Mort de rire Hello, Hello! my taylor is rich and now "alest" is also for english speakers...

From 24 July to 4 August. We are in Padum. We visit the area and meet a lot of people. Padum is the meeting point here in Zanskar! We prepare our next trip: contiunue by foot with our own horse, Marpo, to Lamayuru and perhaps Leh. A march of 20-25 days.
The zanskari population of Padum is boudhist, but the area is rattached to the district of Kargil, which is muslim. That is why we can found a mosque in Padum.

We met a couple of switzerland, Christophe and Zoé. And we celebrate the birthday of Christophe. For the occasion, Céline has cooked a big meal...
We meet a Swiss ONG and participate to a medical camp in helping to the hospital of Padum. Céline as a nurse and Mathias as an osteopathe.
 

The 4th August, we take the road again. First stop, in Sani for the festival of the boudhist temple of this village. The lamas'danses, with their beautiful and colored masques are very nice. We passe the two days of this festival with our eyes full, and not fool, opened...


Du 24 juillet au 4 août, nous séjournons à Padum. Visitons la région et rencontrons une foule de gens intéressants. Padum est un sacré point de rencontre... Nous préparons aussi la suite de notre voyage à pied pour Lamayuru et Leh, une marche de 20 à 25 jours.
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Mosque of Padum


Ci-dessus, la mosquée de Padum, avec une grande prière tous les vendredi, "cuma". Et oui, nous sommes en plein Zanskar, une contrée qui a été rattachée au Tibet et boudhiste principalement, mais qui de nos jours est gouvernée par le district musulman de Kargil. Il y a plusieurs années, les zanskaris avaient pu voter et choisir le rattachement entre Kargil et Leh, capitale du Ladakk. On aurait pu croire que le choix se serait porté sur Leh, aussi boudhiste. Ils ont voté pour Kargil. En fait, on leur a fait miroiter un développement plus rapide s'ils choisissaient le côté musulman en leur promettant la construction d'une route Kargil-Padum. Qui a belle et bien été construite. Ce qui a permi une amélioration du développement de la région. Les marchandises arrivant maintenant par camion plutôt qu'à dos d'équidé, ou à dos d'homme, en hiver, sur la mythique "Chadar pass". Et donc, plus rapidement. Ce qui prenait autrefois 10 jours en prend plus que 2 à 3. Ca fait aussi le bonheur des touristes qui peuvent arriver dans cette région reculée en bus plutôt qu'à pied, à la sueur du front, en passant plusieurs cols à plus de 5000m. 
Mais cette partie reculée du district de Kargil, depuis que la route fut construite, est délaissée par les autorités musulmanes.

La donne va changer avec la nouvelle route qui se construit en ce moment entre Lamayuru et Padum. Le Zanskar sera directement lié au Ladakk. Ce qui améliorera son développement et peut-être qu'un espoir de rattachement à Leh renaît. Bien qu'il y ait une sorte de compétition entre le Zanskar et le Ladakk, comme deux frères, chacun voulant ouvrir ses bras plus grands aux touristes... entre autres.


The old Padum

Ici, vue sur le vieux Padum en restauration. Depuis deux ans les commerçants se sont ex-centrés dans un quartier plus à l'ouest de cette petite bourgade. Force est de constater que les musulmans, sont plus "commerçants" que les zanskaris. Ben oui, chez ces peuples proches de la nature, les autochtones ont l'habitude de produire pour subvenir uniquement à leur propre besoin. Pas encore capitaliste pour un soussou...  A Padum, lors de la saison touristique durant les "4 mois d'été", 70% des commerces sont ouverts par des saisonniers musulmans.

Malgré tous ces commerces, pas moyen de trouver des batteries AA pour notre appareil photo. Sans succès. Les seules qu'il y a sont des super "power-cell" qui ne sont même pas assez puissantes pour ouvrir l'objectif... Je cherche une solution. Un touriste en provenance de Leh qui pourrait m'en amener. François se propose, mais il ne revient que le 7 ou 8 août, trop tard. Mince alors. Ce serait un comble de se retrouver en plein Zanskar et sans moyen d'immortaliser et vous faire partager ces magnifiques paysages... Il nous reste tout de même une paire de batterie. Il faudra économiser. Hein Céline!!!

Pour internet, c'est pas beaucoup mieux. Il y a bien deux internets cafés en place de Padum, mais si lents, avec leur connection satellite, que j'arrive même pas à ouvrir ma page mails! Brave lecteur, il faudra attendre Leh ou Dharamsala, d'ici un mois, pour avoir de nos nouvelles par notre blog interposé.

 

Ce soir c'est l'anniversaire de Christophe. Pour l'occasion nous lui avons concocté un petit festin... Enfin, espèrons que ce soit à son goût, car là il sourit mais il a pas encore goûté...

Non, je plaisante, on s'est régalé!

Christophe's birthday. 

Nous déménageons les jours suivant au camp médical. Notre petite tente bleue est là, en haut à droite, au milieu de leurs grandes tentes blanches, spécialement construites à New Delhi pour l'occasion. C'est la première fois que cette ONG suisse a organisé une telle infrastructure médicale. Ils ont vu grand, un campement de 30 personnes ici à Padum, auxquel nous participons durant ses trois derniers jours, et deux groupes itinérants pour aller porter des soins dans les petites vallées, des endroits reculés d'où les autochtones auraient peine à se déplacer. Il y a toute sorte de praticiens de la santé, généraliste, dentiste, ophtalmologue, radiologue, infirmière, ostéopathe, kinésithérapeute,..., ayant prit deux semaines sur leurs vacances pour venir aider bénévollement dans cette région reculée du globe. Nous aidons l'équipe médicale à l'hôpital de Padum. Céline fait quelques pansements et autres, et moi de l'ostéopathie. En échange nous sommes accueilli au campement et pouvons partager les repas avec eux. Même Marpo a une place où broûter... Merci pour votre généreuse hospitalité!!! 

Intéressant de voir comment fonctionne une telle organisation. Beaucoup de bonne volonté! Les consultations et médicament sont gratuits, pour que tous puissent y accéder. Revers de la médaille, certains en profitent et feignent une peine pour venir faire le plein de "pastilles anti-douleur". Peut-être que pour la prochaine fois, faire payer une modique somme, plus symbolique qu'honéreuse, pourrait faire le tris entre les nécessiteux et les autres... et cela responsabiliserait plus le patient. En même temps, l'afflux massif des locaux pour ces soins a permis un bon ressencement et une sorte de "contrôle général" de la population du coin, vu que l'équipe avait apporté un scanner à ultra-son, et qu'au moindre doute, le patient était scanné. 
En fait, ce sont surtout l
es soins précis apportés par le dentiste, et l'année dernière l'ophtalmologue pour des opérations de cataracte, qui sont le plus utiles.
En tous les cas, expérience intéressante. Et ces volontaires de la santé sont repartis fort d'une riche expérience humaine à traiter et cotoyer ces gens authentiques, encore proche de la nature.


The medical camp 

Avec l'arrivée des touristes, la population de Padum commence à changer. Il deviennent plus à penser "frics". Et ça n'a pas manqué, le propriétaire du champ que loue l'organisation du camp  nous envoi son fils pour nous réclamer quelques roupies, Marpo y brouttant un peu d'herbes... Pourtant il était convenu au départ que cela ne posait pas de problème et sans frais. On fini par trouver un arrangement en leur payant 50 rps. Du coup, une fois le campement terminé, on traîne pas et déménageons au camping local. Histoire de pas avoir de problème avec ces "braves gens" qui ont pourtant sûrement été grassement payé!

Nous restons encore deux jours au camping de Padum. Le temps de faire quelques nouvelles rencontre. Comme celle de Gaël, un photographe français, travaillant sur les concepts et vécu de vie et de mort au travers des rytes funéraires de différentes religions. Après s'être intéressé à l'Indouhisme, le voilà en pleine terre boudhiste, explorant la contrée au volant de sa Ensfield, la mythique moto anglaise que nombre de touristes européens acquièrent pour découvrir l'Inde et ses magnifiques paysages.

Mardi 4 août, c'est le départ. Ayant appris qu'un festival boudhiste va se dérouler à Sani, nous décidons de faire le détour par ce village, en direction de la vallée partant sur Kargil. On se réjouis de dévouvrir les danses des moines avec leur beaux masques.


Road to Sani

Après 5h de marche nous arrivons en vue de Sani et de son ancien palais qui habrite un temple boudhiste, lieu du festival. Rapidement des villageois nous prennent en charge, nous indiquent une place où poser la tente et amène notre jument dans de grand près en direction de la rivière. Nous remercions le jeune qui nous a aidé en l'invitant à boire un thé et manger un petit feuilleté.

Gaël, notre ami français arrive, traversant les champs d'orge encore verts, à la recherche de belles photos.


The fields of Sani village and the arriving of our friend Gaël.

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Nous allons visiter le temple. Les moines sont en prière, inhaugurant le festival. Des villageois prépare de la tsampa en offrande. De la farine d'orge grillée. Il en font une pâte avec de l'eau et façonnent des boules qu'ils enduisent de beurre coloré de rouge. C'est impressionnant, il y en a des centaines...

Soudain le tambour commence à raisonner. Trompettes stridentes, cloches, timbales et chants se mettent à l'unissons. Les danses commencent. Intéressante, mais visiblement les masques sont abscents. Il faut attendre demain pour leur apparition. Ok, on va pas les manquer. Nous décidons de rester un jour de plus.

 
Un grand moulin à prierre. For the prayer you turn it in the clock wise.

Comprenant que nous n'allons pas quitter la régionde si tôt, je demande à Gaël d'envoyer un e-mail à François, peut-être encore à Leh, avec l'espoir d'un arrivage de pille pour notre appareil de photo.

Le lendemain, c'est l'effervescence. Ca semble être le grand jour du festival. Comme si le jour précédent était une répétition. Plusieurs échoppes et stands sont dressés autour du temple. Marchands de toutes sortes, vendeurs de thé et autres sont au rendez-vous. Les tibétains des alentours arrivent en massent, ainsi que les touristes avec leur gros objectifs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les masques, cette fois, sont bien là. Ouawouh! C'est riche en couleurs!!!

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Les danses retracent l'histoire du palais et du temple boudhiste de Sani.

Chaque temple ou gompa a son propre festival.

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Et ben, on en a eut plein les yeux. Pas de regret d'avoir pris deux jours pour ce détour... Nous dormons une deuxième nuit ici. Nous partons le lendemain, tôt, en direction de Karcha et Stonde.

Le soir, Lobsang, un jeune du coin, nous apporte un peu de "curd", yahourt, que nous mélangeons à notre tsampa avec un peu de sucre. Mmmh, délicieux! Même Willie s'est régalé. Mais pas de sucre pour lui. On a pas pris sa brosse à dent...

Ce jeune parle bien l'anglais et est très réveillé pour ses 9 ans! Il nous montre les photos de ses deux "parrains". Deux européens qui sponsorisent ses études au Zanskar dans une école dirigée par une ONG franco-italienne. Il en est très fière!
 


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