Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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26/09/2009 - Inde 30

Inde / Zanskar: chapitre 30


English summary of the page

We visit the "gompa", monastery of Stonde and participate to the "puja", the prayer, with the Lama. Two hours of meditation on the sound of the boudhists'prayer with bells and drums.

The view from the monastery on the valley of Padum and the beginning of the Zanskar river is amazing!!!

We stay about 10 days in the school of Stonde. Celine has been a little bit cold and need some rest. I work for the irrigation of the trees of the school. We go often to Padum and meet a lot of people.

Saturday, the 15th august is the birthday of the indian's independance. There are danses and defile in public place in Padum.

The 17th, the Dalaï Lama is arriving for a teaching of three days. His last visit was twelve years ago. So it is a great event. And Zanskar is one of the rare free tibetan's countrie.


Stonde, le 9 août 2009, après la visite d'un moulin à "tsampa", nous nous joignons à un moine et partons à l'ascention de la petite coline surplombant le village, en direction du monastère. 


On the way to the monastery of Stonde. 

Arrivé au monastère, nous entrons visiter le temple, vieux de 10 sciècles. Nous participons à la "puja" qui commence et méditons deux heures de temps bercé par les prières chantantes des moines, rythmée par le son des tampours, cloches et timbales. A la pause de midi, les lamas nous invitent à manger dans la cour intérieur du monastère. Nous n'avons pas encore fini notre repas que déjà de nouvelles prières on repris. Aujourd'hui est et demain sont des jours spéciaux et des prières se font constamment.


The temple is old, from about 1000 years. 

Nous allons admirer la vue, avant de redescendre. Stonde s'offre à nos pied, entouré de ses champs de tsampa qui commencent à jaunir.  


Beautiful view on Stonde, and the beginning of the Zanskar river. 

On admire la vallée et vue sur la réunion de la lung nak rivière, provenant d'une vallée sur la gauche, d'où nous venons et de ... provenant de la vallée partant sur Kargil à droite. En haut à gauche, au pied des montagnes, se trouve Padum. En haut du grand "ovale" vert formé par les champs de Stonde se trouve l'école suisse de Stonde. C'est la grande pyramide grise, formé par un terrain "désertique" entouré d'un enclos.


Viviane who was helping in the school of Stonde 

 Nous pensions repartir le lendemain, ayant mit une croix sur la visite de l'école, toujours aussi inhabitée, si ce n'est par Lobsang, le portier. A peine couché, je me faisais la réflexion que c'était bien calme par ici, et propice à un bon sommeil, lorsque les élèves et profs arrivèrent au son de la "fanfare" tonitruante, logée sur le toit des deux bus scolaire. L'équipe revient d'une course d'école. Nous rencontrons les trois suissesses logeant actuellement à l'école. Viviane, une ancienne enseignante, qui vient donner un coup de main chaque année durant plusieurs mois. Alice et Zoé, deux jeunes aventurières étant venues visiter la région et avec un projet de "work-shop" pour des cerfs-volant à l'école. Ok, on comprend rapidement que c'est pas encore demain le départ. Nous allons rester un jour de plus pour faire plus ample connaissance... Et oui, le Zanskar, on en veut toujours plus!!!

Ci-contre, Viviane dans sa tenue d'apparat, la traditionnelle "goncha", le manteau tibétain. Depuis le temps, elle est presque devenue un pilier de l'école et a reçu son bel "uniforme" de la part de la famille de Ricksin, le responsable local de l'organisation. Petit historique; Pascal, un maître de sport suisse, venu trekker au Zanskar il y a plus de 10 ans, se lie d'une amitiè profonde avec Ricksin, un "horse-man". Ayant fait un héritage, il réunit les locaux et leur demande ce dont ils auraient besoin. "Une école!" Etant donné que les enseignants d'état placés au Zanskar, un par village, rappelons-le, ont trop de travail à la maison pour avoir le temps d'aller enseigner... Ayant choisi Stonde, village le mieux placé pour faire le plein d'une foule d'élève en quête de savoir, et surtout pour émanciper la région, il y a 10 ans s'est formée cette ONG dirigée par Pascal, Ricksin et un autre suisse, ayant remis ses fonctions depuis, ayant permis la construction de cette école.

De fil en aiguille, nous restont quelques jours de plus et le corps de Céline, comprenant que la place est bonne pour se reposer, décompense. Céline vit sa maladie. Rassurer vous, rien de bien méchant. Un petit refroidissement qui lui permet d'être hébergée au chaud dans un bon lit douillet dans la chambre de l'amchi, la pièce des soins, l'amchi donc qui ne vient que très rarement et qu'occupe et partage aimablement Vivianne avec notre malade. Céline n'a pas l'air de s'en pleindre... elle est dans son petit cocon s'apprétant à renaître, tel un beau papillon. Enfin, on l'espère!!!

 

Celine is taking some rest.... 

 

Durant les quelques jours de convalescence de Céline... Mathias part en ballade... 

Dimanche 9 août, je pars sur Padum, à la recherche d'éventuelle piles qui seraient arrivées de Leh via François. Cette petite ville se trouve à 12 km. Heureusement un camion à vide me prend en stop. Je me retrouve dans la benne avec plusieurs népalais, travailleurs de la route. Arrivé à destination, j'offre 10 rouipes au conducteur. Du coup il en profite pour charger aussi mes co-voyageurs de benne. J'aurais mieux fait de rien lui donner... J'ai même pas le temps de faire un pas que Gaël arrive au volant de sa bécane et m'invite à boire un verre. Nous passons ensuite sur internet et j'apprend que François, ne pouvant revenir sur Padum, a remis un cornet contenant les fameuses pilles et un couteau pour la famille d'acueil hébergeant toujours son épouse Salomé, au chauffeur de bus qui devrait arriver demain vers 17h. Je profite de la nouvelle pour aller rendre visite à Salomé et dans la foulée je traite sa petite fille qui a du mal à dormir ces derniers temps.

Lundi 10 août, arrivée de Paul au déjeuner. C'est un vieux baroudeur à qui on la fait pas, après avoir bourlingué plus de 7 ans en Afrique, entre autre dans le commerce de plantes médicinales. Il est ingénieur agronome de formation et actuellement instructeur pour avion genre pilatus. Ici, y a pas d'aérodrome, c'est plutôt pour l'irrigation des arbres de l'école qu'il est arrivé. Ca fait 10 ans que des arbres ont été planté, mais y en a pas un qui a atteind 2m de haut. "Leur arrosage" ne suit pas, du coup, ils sèchent et ont les coupe et recoupe chaque année. Sur les 1000 qui ont été plantés et replantés, y en a 100 à 200 qui vivotent aujourd'hui. Faut dire que par ici, les villageois ne comprennent pas forcément pourquoi les "suisses" veulent mettre des arbres à l'école. Bien sûr c'est plus joli et ça couperait les raffales de vents qui ravages la plaine presque chaque après-midi et dispèrsent de la poussière un peu partout. Mais ça ne leur semble pas vital. Du coup, lorsque les suisses venus aider durant leur trois semaines de vacances d'été à l'école repartent, l'eau sencée irriguer les arbres est gaspillée sur le sol pour faire pousser, tant bien que mal, un peu d'herbe pour la chèvre du portier. "La plus grâce de la région", au dire de Paul. Ok, je lui propose mon aide pour les travaux d'irrigation. Et me retrouve à y travailler pratiquement tous les jours durant l'après-midi. En fin de journée, je pars sur Padum en quête du bus de Leh pour mes piles. Dans l'attente, Gaël, que je croise décidément un peu partout, m'invite à souper. Vers 23h, toujours pas de bus, il me ramène à Stonde en Ensfield. Incroyable cette moto. Un moteur ronronnant comme un chat et des suspention digne d'un lit à ressort. Mythique.

The school of Stonde, you can see our tent in front of the white house.

Le lendemain, irrigation et visite de Gaël à l'école. Mais il est tout excité... il a visiblement perdu son sur la route avec son appareil photo hors de prix. Direct nous partons tout deux avec sa moto vrombissante pour Padum. Là bas, son sac semble bel et bien perdu, avec toutes les photos de son travail... lorsque finalement il est retrouvé. Il est tombé sur la route devant le marchand de gaz qui a essayé d'appeler notre brave motard, sans succès. La Ensfield, sa vrombit tellement bien, que ça assourdit aussi un peu... Tout content, il donne un bon pourboire à notre honnête "gaz-man" et allons fêter la chance et boire un verre.  Et cette fois-ci en compagnie d'une nouvelle rencontre commune, Unmani. Une plus que sympathique espagnole, décoiffante par sa liberté et sa capacité à vous éveiller. Elle est une sorte de maître de méditation et voyage de-ci, de-là, se laissant guider par le présent et le ressenti direct depuis plusieurs années. Impressionnant. Ce jour là, toujours pas de pile.

Le sur-lendemain, mercredi 12 août, à nouveau travaux d'irrigation, j'y prend goût. Travailler la terre ça enracine et on voit le travail qui s'accomplit pas à pas, à coup de pioche et de pelle, l'eau avançant gentilement dans les nouveaux canaux creusés. En fin de journée, avec encore l'espoir de voir les piles arriver, je pars sur Padum en jeep avec Paul et Ricksin. Toujours pas de bus. Je fais la rencontre de tchèques et leur fait découvrir la Fuktal guest-house. Pour la peine, Lobsang m'offre un thé en cuisine. Ce soir là je rentre à pied. En chemin j'admire les étoiles filantes, c'est la saison. Une énorme passe au dessus de ma tête, durant bien trois secondes. Extasié, je fais le voeux d'être pris en stop. Dans l'instant une lumière de far fait son apparition, la voiture s'arrête comme par enchantement et m'emmène "à la maison". Comme quoi, y a qu'a demander!!!

Jeudi 13 août, irrigation, pour changer. En début d'après-midi, arrivée de Pierre qui voudrait placé un des jeunes zanskaris qu'il sponsorise pour ses études, à l'attelier menuiserie de l'école. L'association suisse a importé plusieurs grosses machines pour travailler le bois et formé un local en Suisse pour les utiliser, dans le but de fabriquer sur place le matériel en bois requis pour la construction de l'école et de ses bâtiments attenants. Mais aussi pour fabriquer des commandes externes et former des apprentis. Interressant, bien qu'on entende pas souvent les machines...
Quant à moi, je rêve toujours de mes piles. Et vu que Pierre repart sur Padum, je me joins à lui. Il m'emmène dans une maison un peu plus loin. Là est reçu en ce moment Tashi et sa "délégation", son garde du corps, deux jeunes ingénieurs indiens organisant l'arrivée de l'électricité dans la région, et son bras droit. Tashi a été sponsorisé par Pierre il y a plus de 20 ans. Il a fini des études en génie civil à Jammu et s'est lancé dans la politique il y a 2 ans. Ascention fulgurante, il est devenu le numéro un politique du Zanskar. A Kargil, il y a un siège pour le Zanskar, et c'est lui qui le possède. Elu tout récemment, il fait la tournée des environs, à la rencontre des villageois. Il est fort intéressé par notre voyage que je compte à cette petite assemblée. Ayant du se battre pour s'en sortir, il estime le voyage à pied que nous faisons et surtout notre grande bataille avec l'administration indienne que nous avons menée à New Delhi durant plus de 4 mois. Du coup il va essayer de nous avoir une entrevue avec le Dalaï Lama qui vient enseigner au Zanskar les 17, 18, et 19 août à Padum. On sait jamais à trop quoi s'attendre avec les hommes politiques, mais si c'est possible, on va pas refuser...
Après quelques verres de rhum et de "tchang", on se met en route dans une grande jeep avec girofare. Nous faisons encore une halte un peu plus loin dans le village. Des villageois nous attendent, ils ont dressé une table et des tapis sur l'herbe, à même le sol. Sur la table, un bouquet de fleur, des biscuits et une bouteille de rhum. Tient, l'hospitalité par ici se fait à coup de gnole, comme en Albanie. Après quelques verres, un discours de Tashi et une petite discussion avec les villageois, on reprend la route pour Padum.
Deux bus seraient arrivés durant la journée, mais pas de trace des chauffeurs. Et le paquet n'a pas été déposé, comme convenu, chez la famille d'accueil de Salomé. Bon j'ai un peu de temps pour mettre la main sur notre chauffard, étant donné qu'aucun bus ne part de la capitale du Zanskar avant le départ du Dalaï Lama. Il sont tous réquisitionnés pour le déplacement des zanskaris lors des trois jours d'enseignement du Dalaï Lama.
Je recroise Pierre qui m'offre
sympathiquement une paire de piles arrivées tout droit de Suisse. Ce soir-là, je dort dans la tente d'un américain dans le jardin de la "Mont Blanc" guest-house, qui est aussi la maison familiale de Tashi. L'américain dort à la belle étoile sur le toit et m'a offert sa tente pour y passer la nuit. J'en profite, car Tashi m'a demander de passer tôt le lendemain matin le trouver pour prendre mes coordonnées pour l'éventuel rendez-vous avec le Dalaï Lama.

Au matin je fais la connaissance de Tamara, une australienne qui a créé une organisation pour parainer de jeunes enfants démuni et leur offrir la chance d'une instruction dans une école. Son organisation a un site sur le net: http://www.lillefrofoundation.org/. En l'occurence, en plus de venir trouver quelques nouveaux jeunes enfants pour "sponsoriser" leurs études, elle vient investir dans la construction de "green-house", de serres, qui seraient gérées par des groupes de femmes. Interessant. Il faut surtout s'assurer, dans ce genre de projet, que les bénéficiaires de la chose en ont besoin et qu'ils se sentiront responsable, utiliseront et entretiendront correctement l'édifice. Il y a tant de projet qui capotent, les autochtones ne s'en sentant pas responsable...

Je rentre, non bredouille cette fois-ci, à Stonde. J'arrive en plein pour le repas "special crêpes" organisé par Zoé et Alice pour commémorer leur départ et remercier les professeurs de l'école pour leur accueil.

Samedi 15 août, anniversaire de l'indépendance indienne. L'école de Stonde s'est inscrite pour le festival de défilés et de danses produit par les écoles en place publique de Padum pour commémorer l'événement. En route, nous nous entassons tous dans les deux bus. Les garçons sont en uniforme pour défilé militairement au son des tambours et les filles se mettent en tenue d'appart pour les danses.

 

La manifestation a attiré beaucoup de monde, zanskaris et touristes. Toute les autorités de la province sont présentes. Tashi fait son discours, inhaugurant le défilé et les danses.


Festival of danse from students to commemorate the birthday of the indian independance day.

Danses locales en costumes traditionnels.

Céline va mieux, on visite Padum et le dentiste sur rue...


Do you need some new teeth??? 

Lundi 17 août, arrivée du Dalaï Lama en hélicoptère aujourd'hui à Padum à 7h du matin, en provenance de Leh. Partout dans le Zanskar, dès les aurores, c'est l'effervescence. Les tibétains sortent de leur maison en silence et gagne rapidement les routes principales pour trouver un moyen de transport, bus, jeep, camion, qui les eménera à Padum pour recevoir leur chef spirituel et aller à son enseignement.

Les aurores semblent favorable à sa venue... un rayon de soleil illumine les montagnes en dessus de Padum, créant comme une fenêtre de lumière. Le maître spirituel arrive... 

The Dalaï Lama is arriving today in Padum, by helicopter from Leh. 

La foule s'est amassée dans les rues, prête à s'incliner au passage du Dalaï Lama.

Beaucoup on pris avec eux, pour l'occasion, une écharpe servant à honorer quelqu'un... On se demande bien qui???
Je suis sur le toit d'un hôtel lorsque le gros hélicoptère militaire, à double moteur pour plus de sécurité, arrive. Les tentes du camping, juste à côté s'envole au passage.... il attérit. Dommage pour vous, j'ai pas l'appareil photo avec moi, mais la camera... Une fois les palles de l'appareil arrêtée, la porte s'ouvre, chacun retient son souffle. Soudain, dans sa belle robe rouge, il sort. Les autorités locales sont là pour l'accueillir. Rapidement il entre dans une voiture et le cortège pour le Fotala, sa propriété au Zanskar. Il n'y est pas revenu depuis 12 ans. Autant dire que sa visite est un événement pour la région. Surtout que le Zanskar, avec le ladakk, sont les dernières terres "tibétaines" libre. Son peuple l'attend avec impatience.

Des voitures emplies de locaux en belles tenues commencent à défiler à coup de claxon. Il arrive!!!

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