Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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2/10/2009 - Inde 34

Inde / Zanskar : chapitre 34


English summary of the page

Monday, the 26 august, we arrived in the village of Lingshet. We settled in the camping of the gompa, the monastery.
We stay about one week in this place. We were feeling so good!

Everyday, we participate to the day-life ot the monastery with the monks. Early in the morning, the "conk" is singing over the monastery. It is the time of the puja, the prayer. We pray during one and a half hour, drinking the tibetain salt tee. At the pause, we eat some tsampa mixed with the tee. Sometimes, we put also some sugar with dry cheese of yack in small pieces plus tsampa and make balls of it. Curiously so tasty!
After we go in the kitchen and help to cook. So we learn how to cook traditionnal tibetain food. Timoks, some stem bread, the famous tibetain bread, cook on the pan,...

During the afternoon, we help in the fields. It is the harvest season.

Everyday, we thing to leave the next day, but everyday, the monks ask us to stay one day more. We cannot refuse, we are so good here! Also Marpo, our horse, how is eating in the fields of the monastery. Just Willie is a little bored and  want to take the road again...

Little by little, we become more "monks"... and shave our hairs. If we do not want to become really lama, and tchoumo, we have to go. So, we finally leave this small heaven the 1st september.


Lundi 26 août, nous passons notre 3ème col, et arrivons au abords de Lingshet.


We arrived in Lingshet, this is the last pass before the village. 

Le village de Lingshet se situe dans une large vallée paisible. Pour atteindre l'endroit, que ce soit par le sentier du nord ou celui du sud, il faut passer des cols à 5000m. Et en hiver il a un accès à la Chadar pass. Nous allons directement nous installer sur la place de camping du monastère. Et faisons petit à petit connaissance avec les moines. Au début pour marchander la place du camping, puis pour trouver du foin et des grains d'orge pour Marpo, enfin, pour pleins d'autres choses...


The village and the place is so nice. It is the harvest season with the yellow fields. 

L'endroit est si beau, les moines du monastère si accueillant, nous sommes resté pratiquement une semaine à Lingshet, du 26 août au 1er septembre, en vivant au quotidien avec les moines.


The gompa, monastery, of Lingshet where we pass our whole days. 

Notre première rencontre, fut avec le lama Sonam, qui nous invita à venir prendre le thè chez lui le soir même. Il nous proposa de venir à la puja, prière, le lendemain matin.

Puja dans un vieux temple, en compagnie d'une dizaine de vieux moines. Normalement il y a une 50 aine de moines qui vivent dans ce monastère. Beaucoup, et surtout les plus jeunes, sont partis en ce moment suivre l'enseignement du Dalaï Lama à Leh. Ce qui fait que la place, en ce moment, est plus intime.

Après la puja, visite à la cuisine. Un des principaux lieu d'accueil des monastères, pour les personnes qui se donnent le temps de faire plus ample connaissance. Nous donnons un coup de main pour faire à manger. Nous cusinons des "timoks", des petits pains, euroulés comme de petits escargots et cuits à la vapeur. Avec des "sabsi"  des légumes en sauces, c'est délicieux!
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The kitchen, the second heart of the monastery, after the temple.
 

Le lama sonam souffle dans la conque, un gros coquillage, de la cuisine, sur les hauts du monastère, pour appeler ses frères lama, le repas est prêt. 

La conque est utilisée pour appeler les moines aux repas et aux différentes puja, lorsque le thé salé est près. Car les moines boivent du thé salé à longueur de puja. Toutes les 15 min, un jeune moine passe avec une théière emplie du bouillant breuvage, remplir les bols des moines à raz bord. Car le thé salé se bois chaud. Froid, la graisse du beurre de yack se sépare et c'est plus très bon à boire...

Lama Sonam is singing in the conk, calling all the monks for the puja or the meal.  

Nous fraternisons avec ces vieux moines fort sympathiques.


The monks are very friendly and funny! 

Visite du temple avec ses vielles peintures. Celle ci-dessous représente l'homme sur son chemin d'éveil, à devoir dompter son côté animal, son côté obscur, son "féminin intérieur" dirait Annick de Souzennelle, pour devenir un "bouddha", un être éveillé.
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Puis Mathias nous fait une petite danse traditionnelle. 
Ben oui, on a appris comment ça se passait à Sani festival!

A painting of the monastery describing the way for a human, to becom a boudha. Mathias is dancing.
Down, the preparation of the salt tee, mixing salt tee with the famous butter of yack.

Le lendemain, rebelotte. A 7h, la conque résonne au dessus du monastère. On se prépare et gagnons le temple avec nos bols.  Un jeune moine passe et nous sert le thé salé, tout fumant. Les moines arrivent, les uns après les autres, et commencent à psalmodier leurs prières boudhistes. Puis la cloche s'y met aussi, accompagnée du tambour et des timbales qui résonnent pour ponctuer la fin d'une prière. Ca dure bien une heure. Puis une pause, la tsampa arrive que nous mélangeons dans nos bols avec le thé. c'est le tchendourou Kolak.  Parfois, lorsque nous avons de la chance, certains restes de légumes sont aussi servit. Ou alors un mélange de fromage sec de yack concassé avec du sucre. Mélangé à la tsampa, c'est étonnement délicieux!

La puja reprend ensuite durant une demi-heure. Après c'est la pause des neuf heure. A ce moment, nous passons en cuisine. Là, nous discutons et aidons le lama sonam et son aide de cuisine. Les moines font à tour de rôle la cuisine durant quelques jours d'affilée.

Ci-contre, mélange du thé salé avec le beurre dans une sorte de baratte, la "Ldongmô". 

 

Sur le toît, deux fours solaires chauffant en permanence de l'eau dans de grande bouilloire. Pratique, mais attention aux yeux. En afrique, où beaucoup d'ONG prônent cette invention, des d'autochtones auraient perdu la vue... Il vaut mieux pas scruter la parabole en plein soleil. L'invention n'est pas à bânir pour autant, faut juste être avisé et faire attention.

 

A côté, sur le toît du temple, on découvre une sorte de totem à tête de mort riant à pleines dents.  Une sorte de protection?

 

Nous mangeons en compagnie des cuisiniers au sein de leur antre. Les autres moines prennent leur repas dans la salle à manger, juste à côté. Munie d'une grande baie vitrée, cette salle est lumineuse en comparaison à la cuisine obscure, et la  vue est magnifique sur le village et ses environs. Céline y passe pour servir le thé salé. Les moines ont le sourire à son passage. Ils sont amusés de nous voire participer aux tâches de la vie monastique.

Mais bien que la cuisine soit sombre, elle a un charme fou. L'athmosphère y est très agréable. C'est un lieux de passage, un point de rencontre et d'accueil. Si le temple est le coeur spirituel du lieux, la cuisine est le coeur relationnel humain, c'est le second coeur du monastère.

L'après-midi, nous allons aider aux champs. C'est la saison des moissons. L'herbe a été fauchée et nouée en petit fagots. Nous les rassemblons sur deux brins de corde mis en parallèle. Après avoir amassé un bon petit tas d'herbe, à l'aide des deux brins de corde on attache le tout pour former une botte qu'on met sur le dos. C'est à qui aura la plus grosse botte sur son dos...  Céline trouve ça très marrant!!!

            

Works in the fields, it is like a fashion for Celine.  

On la croirait poser pour un magasine de mode...

Elle rigolera moins lorsqu'elle comprendra qu'elle devra monter l'échelle avec sa botte au dos...
Ben oui, les fagots sont déposés sur un toit et glissés par une petite lucarne à l'intérieur d'une pièce spécialement prévue pour les stocker.
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L'échange s'est fait tout seul, tout naturellement. Nous participons aux prières et repas, et Marpo peut broûter dans leur champs. En échange nous les aidons dans leurs tâches quotidiennes.  On aime bien ça et ça à l'air de bien les amuser...

La cuisine est notre place favorite. Nous y discutons et plaisanton beaucoup avec les moines. Et parfois faisons la connaissance d'autres voyageurs comme Plum et Jimmy qui viennent passer ici 5 jours.


 

 

Le jour suivant, nous apprenons à cuisiner les fameux pains tibétains. En fait c'est de la pâte à lever, façonnée en galettes épaise et cuite sur une plaque graissée au fameux beurre de yack, posée chauffée sur un feu de bois et de bouse de yack. La bouse de yack, comme celle de chameau, est un excellent combustible. Elle n'a pas besoin, pour brûler, d'être mélangée à de la paille comme la bouse de vache. 

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We cook the famous tibetain bread.

 

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Régulièrement il y a des prières spéciales. Soit programmées par le calendrier boudhiste, ou suivant des demandes de la part de villageois en échange d'offrandes. Comme aujourd'hui, ce brave homme est venu apporter de la tsampa et du beurre en échange d'une prière spéciale pour le Bouddha de médecine, afin de protéger sa famille de toute maladie.

Chaque jour nous pensons reprendre la route le lendemain, et chaque jour les moines nous convient à rester un jour de plus... et nous n'arrivons pas à refuser. On se sent si bien dans cette gompa. Et petit à petit, on devient moine nous même...
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We love so much the place that we become lama... no, I am joking, we just left befor...

Nous préparons qu'en même notre départ. Avec le temps on risquerait de se faire lama et "tchoumo", nonne! J'achète un peu de tsampa et de la "papa-tsampa", un mélange de farine de petit-poids et de tsampa. Très nourrissant. Bon pour l'hiver et les trekks!.

Eh Sonam!, la "papa-tsampa", plutôt à la hausse!!!
 

           
   

Le 31 août, nous pensions nous mettre en route, mais il pleut. On va pas rechigner à rester un jour de plus bien au chaud...

Là, c'est Sonam qui étudi ses prières boudhistes, pendant qu'on boit le thé. On est venu lui faire nos adieux!

Finalement, le 1er septembre on quitte Lingshet et ses braves moines et nous mettons en route. Au premier tchorten, nous rencontrons deux moines qui reviennent de Leh. Voilà, c'était le moment de partir. Deux s'en vont, deux arrivent... En route pour le Netuke La col à 4280 m.
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