Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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6/10/2009 - Inde 37

 Inde / Zanskar : chapitre 37


English summary of the page

The 9 september, we live Leh by truck. After 28 hours of road, we join Srinagar in Kashmir. The mytic place of the house-boat. Here, we have to be carefull, the kashmiri people like to take all the money from the tourist... They are too much seller!

We do not stay, we do not like this mentality, instead we have finally received a good hospitality for the night, after they have understood that we do not have a lot of money.

The 11 september, we join Jammu, and passed the night there. The next day, Pathankhot, Dharamsala, Mc Leod Ganj and finally Bhagsu, where we have passed a little week to take rest. After Zanskar, it was good to have a pause.

The 18 september, lets'go to Nepal. Our visa would finished on 20 september. So we take buses to Hariduar, Katima and Banbassa.

We cross the border the 19 september at 18h30. We are now in Nepal!!!


9 septembre, départ en camion de Leh pour Srinagard. Notre convoi est composé de deux camions, appartenant à la même famille. Avec nous le papa, ainsi qu'un chauffeur et un aide. Dans l'autre camion, le fils, un chauffeur et un autre passager. Nous sommes assis sur une sorte de banquette qui recouvre toute la cabine de pilotage. Il n'y a qu'un siège, celui du conducteur. Le reste est un petit salon feutré. Mais bien que cela soit si feutré, on sent qu'en même bien les secousses.

   

In the truck from Leh to Srinagar.

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En route nos amis cuisent riz et dal. Le dal dans une cabine de camion et le riz dans l'autre. On s'arrête en chemin, juste le temps de manger et de boire un thé.

A little pose to eat dal and rice.

 
La route n'est pas simple, et surtout de nuit. Sur la route zigzagante qui mène à Lamayuru, soudain on s'arrête, une fil de camion est à l'arrêt. Il fait nuit. Nos chauffeurs vont voir ce qui se passe. "The road is dead!", qu'ils nous font. On comprend que la route est bloquée. C'est un pan de montagne qui s'est effondré. Ni une ni deux, sans attendre que la route ne soit trop encombrée, car y en a du traffic même à cette heure, nos deux camions font demi tour. 15 km plus bas, il y a possibilité de prendre la vielle route encore "praticable". Praticable, c'est beaucoup dire... elle longe des pans de montagne très abrupts. L'asphalt, dans la majorité du tronçon c'est fait grignoter par maintes chutes de rochers et érodé par les pluies. De sorte qu'il y a beaucoup de tronçon de route qui se transforment en piste. Pas de barrière et souvent très érodée... attention au glissement de terrain!


View on the road.

Nous restons attentif à la route alors que le papa et l'aide chauffeur dorment. A le regarder conduire sur cette route sinueuse à même la falaise, c'est pas de tout repos. On a pas vraiement l'envie de s'endormir... Après une demi-heure, nous arrivons enfin au dessus de Lamayuru. Un peu plus haut nous nous arrêtons et faisons une pause sommeil. Tous sont fatigués, personne ne veut reprendre la route. On essaient de dormir, tant bien que mal, entassés à quatre dans la cabine. J'hésite presque à aller m'installer sur le toit avec mon sac de couchage... lorsque cinq heure sonne. C'est l'heure de repartir.


Little by little, the vegetation appear, the further we go to Kashmir.

Nous roulons toute la journée, passons Kargil. Plus nous nous approchons de Srinagar, plus les paysages deviennent verdoyant. Des sapins font leur apparitions, ainsi que des cultures de riz.


Fields of rice. A lot in Kashmir. So beautifull with their zellow color in this season.

Nous passons les premières villes du Kashmir et arrivons à Srinagar. Le papa nous parle de son frère et nous propose de nous emmener passer la nuit sur son "house-boat", un hôtel sur l'eau. Il paraît qu'à une époque les européens ne pouvaient construire de maison sur la terre ferme et qu'ils ont contourné l'interdit en construisant sur l'eau... Sachant qu'y passer la nuit est assez cher, on leur dit que nous n'avons pas trop de sous. On nous répond, par téléphone, qu'on peut donner ce que l'on veut. Un peu plus tard, le papa semble ne pas être en accord avec son frère au téléphone. Le plan "tire fric touriste" semble foireux! Le camion fini par s'arrêter en bordure de grande route. Nous sommes à Srinagar. Le passager de l'autre camion descend là, et nous, visiblement aussi. Il n'est plus question de dormir dans le "house-boat" de son frère. Mais un autre nous propose de nous emmener sur le sien. Il nous dit que c'est 1000 roupies la nuit. Dix fois plus que ce que nous payons d'habitude. On négocie le prix à 300 rps, nous disant que c'est une bonne affaire pour y passer la nuit et découvrir ce dont il s'agit. Avant de partir il nous faut payer nos 500 rps au chauffeur. Ce dernier a le culot de nous demander trois fois le prix. 1500 rps, "500 pour chacun" qu'il nous fait comprendre. Non, non!, qu'on lui répond fermement. Nous avons convenu 500 rps. Heureusement qu'on avait bien défini la sommes au départ et qu'on avait bien stipuler 500 pour le tout. L'inde, on connaît! Ce qui nous permet d'être ferme dans notre position. Sinon bonjour l'entourloupe. Nous sommes déçu, nous avions l'impression d'avoir s'impatisé durant le voyage. Là on se souvient de la mauvaise réputation des kashmiris, très arnaqueurs! 
Nous partons en pique-up vers notre logis pour la nuit, en se réjouissant de découvrir ce qu'est un mytique "house-boat". Arrivé sur place, nous déchantons. On nous montre une petite pièce à moitié salubre, sans lit, dans un cabanon au bord de l'eau. "Ben oui, pour 300 roupies pas possible de dormir sur le bateau, mais dans cette pièce!". Ben voyons... ça sent l'arnaque! Le cauchemar kashmiri continue... Mais on a pas trop le choix, la nuit est déjà bien avancée. On négocie la place à 200 rps. Bien qu'on soit pas très content. On leur dit bien connaître l'hospitalité musulmane et que là, il font plutôt honte à leur prophète!


Srinagar and his mytic "house-boat".

Nous réalisons que ce cabanon est la maison du gardien de la place. Il y a deux "house-boat" à côté. Le gardien, est super sympa, heureusement. Il nous offre le thé et à manger. Un peu plus tard, un coup de fil. C'est le patron, M. Maqsood. Il s'excuse, comprenant que nous n'avons pas beaucoup d'argent et nous offre son hospitalité. Plus question de payer quoi que ce soit. C'est d'une hospitalité musulmane dont on parle. Il nous invite à rester le lendemain pour se reposer. Nous le remercions et allons y réfléchir.

 

Au matin, nous décidons, après hésitation, de partir. Il nous reste peut de temps avant la fin de notre visa. Nous passons tout de même à la maison du patron pour le remercier.

Un rickshaw nous emmène à la gare des bus. Mais J&K bus sont toujours en grève depuis 19 jours... Nous partons vers une autre gare des bus. En chemin le chauffeur nous arrête vers des jeeps en partance pour Jammu. Là nous négocions les prix. Pas évident avec le chien...

L'atmosphère de la ville est tendue. Nous sommes en plein ramadan, en plein Kashmir. Il y a quelques jours deux officiers ont été abattu dans la rue... 

The boss of the place, M. Maqsood who give us the hospitality.

 

 

Les chauffeurs se battent pour nous prendre, et en même temps ça paraît pas simple de nous caser avec le chien. Finalement nous avons tout l'arrière d'une jeep à notre disposition pour 950 rps. Ok, départ. Y a de l'electricité dans l'air, vaut mieux pas moisir ici! Un peu plus cher qu'un bus local, mais pas de regret. On est même pas sûr d'en trouver un de bus... Et après les 19h de camion j'ai le postérieur sensible. Les suspensions de cette jeep sont un grand luxe bienvenu.


On the road from Srinagar to Jammu.

En chemin nous admirons les paysages montagneux et verdoyants du Kashmir. C'est la belle saison. Les champs de riz sont jaunes, contrastant avec le vert de la nature et donnent de la couleur et de la profondeur au paysage.

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C'est la première fois que nous voyons des cultures de riz si près. Nous qui mangeons du riz depuis plus de 30 ans, nous découvrons enfin à quoi ressemble cette plante. C'est très ressemblant aux cultures de nos céréales de part chez nous. Sauf qu'à la place d'un épis de blé, c'est un épis plus éparpillé de grain de riz. Comme une sorte de mini plumet.

Rice!

Nous arrivons dans la nuit à Jammu après plus de dix heures de route. Nous passons la nuit dans un petit hôtel à côté de la gare des bus.

Il y a bien un train, moins cher que le bus, chaque jour pour Pathankot. Mais ne sachant à quelle heure il part, nous prenons le bus à 7h30 du matin faisant halte dix minutes à 200m de notre hôtel. Plus facile!


Arrivée à Pathankot vers midi. Nous changeons de bus et partons pour Dharamsala. Dans le bus nous faisons la connaissance de Katarina, une autrichienne de 18 ans voyageant en Inde le temps d'un mois de vacance. Elle nous conte ses déboirs avec les kashmiris. L'arrivée à New Delhi, démunie et seule, a été difficile. A la recherche d'"ami" potentiel, elle a suivit un jeune dans son magasin pour boire un thé. Il lui montré des photos du Kashmir et la beauté des paysages de cette région. C'est leur technique à New Delhi d'attraper le touriste, pour pas dire le poisson, en lui proposant de faire connaissance, de boire un thé en regardant de belle photo de sa région natale. Le kashmir par exemple?!!! Ca n'a pas manqué. Le lendemain elle prenait l'avion et arrivait au "house-boat" de la famille de l'habile jeune commerçant. Là, ils lui ont planifié plein de visite et trekk dans la région. Elle a fait de belle visite, mais a dépensé un argent fou... En regard des prix locaux. En même temps, c'était luxe; house-boat, chauffeur particulier, nourriture rafinée,... Et comme si ça ne suffisait pas, le bijoutier de la famille est venu lui vendre plein de bracelets, colliers et autres, en argent bien sûr... De sorte qu'après une semaine de rêve, elle avait déjà dépensé presque toutes ses économies...  Enorme! Y a pas à dire, certains kashmiris, y savent y faire. S'agit pas de soutirer un peu de fric aux touristes, mais carrément de leur vider les poches!!!

Nous arrivons enfin à Mc Leod Ganj, d'où nous gagnons, en richsaw, Bhaksu. Katarina est de l'aventure, intéressée à s'installer dans une "guest-house" pas chère. On comprendra pourquoi... Nous passons cinq jours à nous reposer, profiter d'internet chez Manu, après deux mois et demi sans avoir pu y accéder.

Manu, un indien super sympa! Nous récupérons un sac d'affaire que nous avions déposé chez lui. Si vous avez des questions concernant des trekks dans la région, il pourra toujours vous conseiller. Voici son site : http://www.manuadventures.in/mcleodganj_bhagsu.php .

Nous allons trouver Adja, notre ami et "guide" indien avec qui nous avions fait l'Indrahar pass et qui séjourne toujours à la Osho "guest-house". Là nous sympatisons avec son ami, le patron des lieux. Il est pro Osho, un grand maître spirituel indien qui, d'après lui, est mort empoisonné par les américains, craignant sa trop grande popularité. Il a pour 1000 GB de livre et de discours concernant ce maître spirituel. Il m'a fait écouter un de ses DVD. En cinq minutes, j'ai été impressionné par ce maître. Il parlait du soufisme. Notamment que "le soufisme n'est pas une branche de l'Islam, mais que c'est l'Islam qui est une branche du soufisme". Intéressant renversement! Voici un lien pour ceux que cela intéresse:  http://www.oshoworld.com/home.asp. ou  http://www.osho.com/

Adja aussi nous fait part de ses aventures avec les Kashmiris. Un jour, il passe la soirée avec l'un. Il le voit casser une bouteille de sprite en vert verre. Il lui demande pourquoi, car la consigne est de 10 roupies. Il lui répond qu'avec ces 10 roupies, il va en faire 2000! Il prend le culot de la bouteille qu'il va polir toute la nuit, en faire une pierre précieuse et la confectionner en bijou. Il vendra bel et bien le dit bijou le lendemain à un touriste... 

Nous faisons la connaissance de Martin et Lea, un jeune couple de français ayant pris la chambre à côté de la notre.

Léa pensive, nous regardant nous préparer. Et oui, nous sommes le 18 septembre, notre visa indien se termine après demain, il est plus que temps de partir au Nepal!                      Friends in Bhagsu.

 Katarina, pour une dernière photo... 

Nous avons juste le temps de poster un paquet que déjà nous sautons dans une jeep et attrapons de justesse notre bus de 17h00 en partance pour Hariduar (300 rps /p). Nous roulons toute la nuit, avec Willie sur les genoux, et arrivons à Hariduar au matin, vers 7h00. La correspondance pour Banbasa, la frontière népalaise est déjà pleine. Nous prenons un bus pour Katima (171 rps/p), que nous rejoignons en 8h de temps. Là, des gars un peu louches nous pousse a utiliser une jeep pour aller à la frontière, histoire de se faire un peu de tune au passage. Nous prenons le bus. L'un d'eux monte avec nous et s'arrange en indi avec le contrôleur du bus pour qu'il nous vende un "spécial tiquet" à 50 roupies pour le chien. Cinq fois le prix. Histoire de se faire une commission au passage. Ayant déjà pris le bus plusieurs fois avec le chien ici en Inde, nous savons comment cela fonctionne. Nous payons un tiquet pour lui, rien de plus. Soit 10 roupies en l'occurence. Comme il veut pas me rendre la monnaie, je lui reprend mon argent de son sac. Il fini par accepter, des passager se mélant à notre histoire.

A 5 km de la frontière une partie du pont a été emporté par l'eau lors de la mousson. Nous devons traverser la rivière à pied. C'est épique. Nous aurions bien fait une photo, mais il fallait pas traîner, un autre bus nous attendait de l'autre côté. A banbassa, nous continuons en ricksaw, il y a encore 5 km à faire. Nous devons parcourir les 2 km restant à pied et arrivons enfin à l'émigration indienne. Les formalités prennent une heure de temps... et oui, c'est l'Inde. A l'immigration népalaise, ça prendra 5 minutes.

Nous entrons au Népal le 19 septembre 2009!!!

 


 

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