Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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23/12/2009 - Nepal 10

Nepal: chapitre 10


English summary of the page

Arriving in Junbesi the 4th november at the end of the day, after a long walk. It is the birthday of Peter. We make a little party. I do not know how, but we found a "billard" in our guest-house, for the happyness of Peter and Madu... The next day, Peter is going with the guid to visit Thubten Choling bouddhist monastery. We stay in the village, taking a rest and making shopping for our trekk. Tomorrow we are leaving our friends and going to the Sagarmatha (means Everest in nepali) national park.
Friday 5th november, beginning of our own trekk. We walk through Ringmo, the Tragsindo pass (3071m), and join Nuntala to pass the night. Next days, Bupsa, Thado Khosi, Jorsale.
In Jubing, the vegetation is quiet tropical, very nice. Bananas are so tasty there...
In Thado Koshi, we sleep in the guest-house of Phangten. A nepali guide. He has done 6th time the summit of the Everest. Now he organise the expeditions. He told us that no more expedition during the autumn, only in the spring. The last expedition in autumn was arrived too late at the summit and during the climb down was out of oxygene and all the people have died... and good climbers also. For the final ascention, the climbers start from the third camp (7200m) at 9 o'clock, take a rest at the fourth camp (7926m), and arrive to the summit the next day between 9 to 12 o'clock. It is a hard job! To climb Everest, for everything, it cost nowadays 65000$ per person. A hobby for riche people...

In the Sagarmatha national park, to climb a mountain off 6000m or more, you have to pay a special permit. Just for the Island peak, a 6189m, it costs 600$.

In Namche Bazar, we found the tibetan's market. Tibetain people arrive through the Khumbu pass (5700m) from China with their caravan of yacks to sell food in Tame and making a clothes market in Namche Basar. They sleep in the place undre rafe tent during more than one month. We buy there jackets to protect us against the cold which becomes more and more present.

After Namche, we camp in Phurte and arrive in Tame. We found there a good plan to pass the night under a roof, a guest-house in construction. Fortunately, because it begins to rain. Jean-Luc, a guide, say to us that it was teh first time he has seen a so bad weather in november here in Himalaya. Normaly the weather in uncertain in october, but fully nice in november.


 

Mercredi 4 novembre, nous arrivons enfin à Junbesi après une longue marche.


We arrive in Junbesi.
C'est l'anniversaire de Peter. Nous faisons une petite fête en son honneur et comme par miracle nous trouvons un billard dans notre hôtel pour marquer le coup.

It is the birthday of Peter and we make a little party. He seems to be happy, isn't it???
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Peter et Madu son aux anges...

 

We found a billard in our guest-house, amazing, but good for our party. Madu play for the first time and makes a great hole in the green.... no, I am joking... but not so fare!

C'est ici que nos chemin vont se séparer entre nous et nos amis. Ils vont repartir sur Junbesi et nous allons en direction du Solu Kumbu et du Sagarmatha (l'Everest en népalais) national parc. Le lendemain nous profitons que les prix ne sont pas encore trop élevé pour faire nos achats à Junbesi (lait en poudre, tsampa, nouilles, huile, sucre, riz, lentille,...). Peter va visiter avec le guide le Thubten Choling. Un célèbre monastère bouddhiste où réside un vieux lama, un rinpoche très vénéré dans la région.

Vendredi 5 novembre, le trek commence! Nous faisons nos adieux à nos amis et nous mettons en route. A Junbesi les prix dans les magasins sont correct. Nous passons par Ringmo et franchissont le col de Tragsindo à 3071m et redescendons sur Nuntala (2250m) pour y passer la nuit. A la recherche d'une guest-house, Céline nous trouve une chambre, bien que le dal bat soit assez cher. C'était sans compter sur l'arrivée d'un groupe de touriste. Du coup notre chambre leur est donnée. Facile, nous n'y avions pas encore déposé nos affaires. Céline va leur dire deux mots, mais les touristes, déjà assis sur les lits, rétorquent: "Nous avions réservé à l'avance...". Ben voyons,..., quel malotrus!!!
Pas grave, nous trouvons un peu plus loin dans le village une guest-house au couleur plus locales, donc plus sympathique et moins cher...

Le lendemain, nous finissons la descente pour rejoindre la Dudh Koshi rivière que nous traversons. Nous allons remonter cette vallée jusqu'à Namche Bazar, en passant près de Lukla.

 

Pour l'heure, nous remontons l'autre versant en passant par Jubing (1680m) où nous découvrons une végétation preque tropicale. Du coup nous y goûtons des mandarines, et les meilleures bananes que nous n'ayons jamais mangées... incroyable, elles ont presqu'un goût de mangue!!! On se régale. Et c'est aussi un plaisir pour les yeux avec la flores très colorées...

 

Eh Mathias, pas celles-ci, elles sont encoe vertes!!!

In Jubling the vegetation becomes quiet tropical.

Hey Mathias, not these bananas... they are still green!!!

 

 

 

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Ci-dessus la fameuse étoile de Noël que l'on trouve dans des petits pots pour les fêtes de fin d'année. Par ici, c'est plus la petite plante de 30 cm de haut, mais de vrais harbustes de 2 à 3 mètres...
Nice flowers here!!!
Ci-dessous une orchidée... Il paraît qu'il y en a plein sur les arbres lorsque c'est la saison des pluies...

 

Les prix devenant plus cher, nous mangeons notre tsampa le matin et prenons une soupe locale de légume pour midi, que nous agrémentons de nouille chinoise et tsampa. Le soir, le fameux dal bat pour se remplir l'estomac à volonté!

Les flancs de la vallée sont abrupts. Nous allons monter et descendre des cols sur le flancs gauche (par rapport au courant de la rivière) de la vallée jusqu'à Lukla que nous atteindrons dans trois jours.
Nous passons la nuit à Bupsa (2360m), dans une guest-house en construction. Nous sommes les premiers clients. La fenêtre de notre chambre donne juste au dessus de la falaise, avec une vue imprenable sur Kharikhola, le village en contrebas, et ses nombreux champs en escaliers. Dimanche 7 novembre, nous passons le col du khari (2860m) et descendons sur Puiyan. Lors de notre pause de midi une "didi", littéralement grande-soeur en népalais, une femme, la quarantaine, nous invite à passer la nuit dans sa maison d'hôte pour des prix plus que raisonnable. Elle nous fait 10 roupies la nuit par personne et 100 son dal bat, alors que le plus souvent c'est au minimum 100 roupies la chambre, et 200 le dal bat. Elle est super sympa, et semble privilégié les rapports humains plutôt que l'argent. Ce qui est plutôt rare sur les chemins touristiques. Nous acceptons. Ca nous fera du bien de prendre l'après-midi de conger et de se reposer un peu. Nous n'avons pas du tout regretté. Dal bat délicieux et copieux et sympathique soirée avec une aventurière espagnole arrivée à la tombée de la nuit.

Au matin, vu que la didi nous fait des prix correct, nous lui acheton un kg de son délicieux fromage de yack. C'est son père qui le fabrique. Il est à l'alpage en ce moment. Ainsi que de la tsampa. Nous en mangeons chaque matin. C'est nourrissant et pas cher...

 

Dimanche, nous arrivons aux alentours de Lukla. Il y a plein d'avions qui survollent nos têtes. Environ une cinquantaine par jour. Nous sommes en pleine saison touristique, à cheval sur octobre et novembre. Ca défile.


In Lukla, about 50 plane every days during the high touristic season. A lot!!!

Juste après le col du Chutok, nous pouvons admirer les avions attérissant sur le fameux aérodrome de Lukla. Souvent des pilatus. Je dis fameux, car la piste étant courte, elle est en pente pour attérir plus rapidement et décoler plus vite... En arrivant, les touristes ont l'impression qu'ils vont se fracasser contre un mur...

Nous évitons Lukla qui nous ferait un détour et partons directement sur Namche Bazard que nous atteindrons dans deux jours. A partir de Cholung, nous rejoingnons l'autoroute à touriste allant de Lukla, Namche Bazard, Gorak Shep, camp de base de l'Everest. Moyennement sympathique. La plupart ne vous saluent pas et tire souvent une "gueule d'enterrement", à croire qu'il viennent contre leur gré faire de la randonnée himalayenne...

Certains redescendent à cheval... et n'ont pas l'air bien. Sûrement qu'ils ont le mal des montagnes...

Nous nous arrêtons à Thado Koshi et y négocions la nuit et le repas. Les prix sont devenus surfaits.
Le patron de la guest-house s'appelle Phangten. Il était sherpa et est devenu guide. Et un bon guide je suppose, car depuis le temps il a fait six fois le sommet de l'Everest. Impressionnant!!! Au début comme porteur, puis comme guide, et maintenant il organise les expéditions depuis le camp de base. Intéressant. Il y a plusieurs camps pour atteindre en palier d'aclimatisation le sommet. Le tout prend une quarantaine de jours au minimum. Il y a cinq camps. Camp de base 5360m, camp un 6100m, camp deux 6600m, camp trois 7200m, camp quatre 7926m. Le dernier camp est là pour s'acclimater et faire une pause au grimpeur. Ils redescendent au 3ème camp pour dormir. Lors de l'ascention finale, ils partent du 3ème camp vers 15h, se repose au 4ème et rejoigne le sommet vers 11h-12h le lendemain. Actuellement, pratiquement toutes les expéditions, une quarantaine par année selon ses dire, se font sous oxygènes, et au printemps. Il nous conte l'histoire de la dernière expédition qui aurait fait le sommet en automne. A cause du froid, ils sont arrivés en retard au sommet, 14h et lors de la descente sont tombés à cours d'oxygène et sont tous mort. Dont de très bon grimpeur. Depuis, les expéditions sont "interdites" en automne.


Mani walls.

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Nak cheese, female of the yack.

Le lendemain nous rejoignons Jorsale (2810m). En chemin, plein de magasin et échoppe étalant les produits touristiques, coka, fanta, mars, snikers,..., en rangées bien alignées. Ils vendent leur fromage de yack (en fait de nak, femelle du yack) au double du prix. Pourant un produit local qui n'a pas besoin d'être amené à dos de porteurs...

Ce soir là, nous n'avons pas de chance avec le Dal Bat. Petite portion et lorsqu'on lui demande de nous reservir, comme c'est l'habitude, il nous dit que le riz est fini. Ben voyons! Devant nos mines non dupes, il nous ramène un petit peu de riz, sans dal, et ne revient pas dans la pièce avant que nous l'ayons quittée... quel filou! Ils sont vraiement mauvais commerçants par ici.


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Mercredi 10 novembre, nous montons sur Namche Bazard. En route nous croisons Fabien, sa copine et un de leur ami. Ils redescendent de leur trek. Magnifique, ils ont adorés. Ils nous rappellent les consignes en altitude. A partir de 3000m, ne pas dormir plus de 500m plus haut que la nuit précédente, et tous les 1000m, faire un jour d'acclimatisation. C'est fortement recommandé. In se transmet les bons plans et nous remettons en route.

Ci-contre, le pont surplombant la Dudh Koshi rivière. En face, montée de 600m directement sur Namche Bazard.
Willie n'est pas très rassuré en contemplant le vide sous ses pieds..., le sol du pont étant fait de grilles métaliques.

A nouveau nous nous arrêtons prèt d'une heure à discuter en chemin avec un groupe de jeune français. Faut dire que voyager par ici avec un chien et inhabituel. Du coup nous attirons l'attention.

Nous arrivons enfin à Namche Bazard. Le temps se couvre un peu. Il fait pas très beau aujourd'hui.

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C'est le marché tibétain. Il est ouvert depuis dix jours. Les tibétains arrivent directement du Tibet, franchissent le col du Khumbu (5716m) près du Cho Oyu, frontière entre la Chine et le Nepal, et arrivent avec leur caravanes de yacks pour faire du commerce. A Tame pour l'alimentaire et à Namche Bazard pour habits et autres "chinoiseries"... Non, je plaisante. Tout ça pour dire que le marché est intéressant, produit chinois bon marché. Après, la qualité, pas sûr.
Nous profitons de nous acheter des anoraks. Le froid commence à devenir bien présent à ces hautes altitudes.

On reconnaît les tibétains à leur "foulard" rouge dans les cheveux, leur nombreux bijoux, bagues, colliers, boucles d'oreilles qui ont un air "historique", vieux, authentique et usé, et à leur mine de "bandit", basanées et aux traits tiré. Pour sûr, c'est des rudes gens qui n'ont pas la vie facile!!!

Il est tard, mais Namche est un peu trop touristique à notre goût avec ses nombreux hôtel à deux voire trois étages. Nous continuons un peu plus loin en direction de Tame et trouvons une place où poser la tente à Phurte. Nous avons beaucoup hésiter à partir directement sur Gorak Shep et le camp de base de l'Everest et de faire ensuite les cols du Cho et du Renjo et de redescendre par Tame. Mais pour finir nous pensons faire la boucle dans l'autre sens, espérant que d'ici deux semaines il y ait moins de monde sur la route pour Gorak Shep. La majorité des touristes fait Lukla-camp de base de l'Everest aller retour.

Nous campons donc devant une "guest-house". La "didi" est sympa et nous offre du thé. Au matin nous profitons de renouveler notre réserve de tsampa. Et en route pour Tame, sous un ciel toujours couvert.
A l'oreille de Tame, en contrebas, nous passons une mini centrale électrique. A plusieurs endroit, des ONG financent de tel projet pour développer la région. Les hautes personnes étatiques ont de grandes poches et il n'y a plus assez de "miettes" pour améliorer le quotidien des locaux.

A Tame, en cherchant un logement pas cher pour la nuit, nous rencontrons Jean-Luc et ses amis. Ils sont en randonnée avec Peymo, un ami népalais qui travaille à Chamonix. Ils logent dans la maison d'hôte en construction de ce dernier. Du coup nous trouvons aussi à y loger pour une modique somme. Ce qui nous dissuade de mettre la tente. Et tant mieux, à peine rentré, il se met à pleuvoir. Jen-Luc, guide de montagne et habitué de l'Himalaya depuis vingt ans n'a jamais vu ça. "En octobre peut-être..., mais le temps est normalement au beau fixe en novembre." qu'il nous dit. Le soir des tibétain passent faire le commerce de riz. Nima, la femme de Peymo, renouvelle sont stock de 120 Kg. Elle conserve le riz qui est meilleur vieux que jeune à ses dires.
Par ici, ils emploient des mesures en volume. Comme pour la tsampa.

Demain, va se dérouler une cérémonie au monastère bouddhiste; la crémation d'un rinpoche. "Rinpoche", signifiant précieux, est souvent la réincarnation d'un grand lama. Nous pouvons y assister. C'est une chance unique!

 

Au matin, le temps semble s'être découvert. Les montagnes enneigées sont spendides!

Ci dessous, de gauche à droite, le Kongde (6086m), le Tengmoche (6500m) et le Pigphera-Go Shar (6666m). L'année passée, Jean-Luc a rencontré un japonais qui a fait la face nord du Tengmoche en deux jour. Il a dormi dans la face dans un hamac suspendu. Faut être motivé...


View on Tame. and, from left to right, the Kongde (6086m), the Tengmoche (6500m) and the Pigphera-Go Shar (6666m)
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Il est 8 heure, une colonne de fumée s'échappe au dessus du monastère surplombant le village. La cérémonie de cérmation du rinpoche commence. Les moines brûlent de l'ensens, des branchages odorant proche du tuya.

Pour les villageois, c'est le signal pour se mettre en route et rejoindre le lieu. Un lieu presque surnaturel, féérique, avec cette cérémonie inhabituelle et les montagnes gigantesques se dessinant en arrière plan au travers des nuages et du brouillard montant...


 

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The ceremony of cremation of the rinpoche is beginning. The view with the mountain and the clouds has something surnatural...


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