Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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2/03/2010 - Nepal 20

Chapitre: Nepal 20


English summary ot the page

End of January, beginning of February 2010, we stay in Kathmandou and are learning how to make rings. Our friend Madhu has accepted to teach his traditionnel work. We take the opportunity to make our own rings. It can always be usefull one day...  Clin d'oeil

fas

 


Nous passons rendre visite à Madhu et ses frères à leur bijouterie toujours pleine de clients.


Madhu and Niranjan at work with the custumers in their jewellery. 

Madhu est très content de nous revoir. Plusieurs fois il avait questionné Peter à notre sujet, et il se demandait pourquoi nous ne passions pas le voir. Comme on dit dans un cas pareil; mieux vaux tard que jamais.

Thomas, un de nos  amis suisses, nous avait donné une pierre avant de partir. Un beau lapis lazuli, que nous pourrions certir à l'occasion sur notre route. Et là, en compagnie de nos amis joalliers, ça nous semble le bon endroit pour le faire. Nous demandons à Jibo, le plus jeune des frères Pokarel, de confectionner cette bague. Il se met le lendemain au travail. Et en deux heures de temps, tout à la main, le travail est accompli. Ma foi, une jolie confection.  

 

Jibu is making a ring with the stone given to us by Thomas in Switzerland. 

Ca nous laisse songeur... Nous imaginons fabriquer nos propres bagues. Du genre, que j'en fasse spécialement une pour Céline et elle une pour moi. Ca peu toujours servir, au cas où on cellerait notre union plus sérieusement...

 

Madhu accept how to teach us to make ring... First he make one for exemple. And all the work like old style. They have learn jewellery from father to son from 13th generations.

 

Madhu accepte de nous apprendre à fabriquer des anneaux. Du coup, la semaine qui suit, nous passons chaque jour à sa boutique. Le premier jour, nous le regardons faire. Il confectionne un anneau d'argent en exemple. Tout à la main, à l'ancienne. Suivant un savoir faire transmis de père en fils depuis plus de treize génération. C'est beau à voir. Il commence par fondre l'argent. Pour cela il emploie une lampe à huile, et avec un tuyau il souffle sur la flamme pour la concentrer sur le métal. Ca prend un certain temps, mais c'est beau à voire.

First melting the sylver with a pipe and an oil lamp... 

 .

Ensuite c'est le martelage sur l'enclume. Il s'agit d'allonger la pièce en lui gardant une forme rectangulaire régulière.

Une fois une longueur voulue atteinte, on lui donne une forme demi arrondie en martelant la languette de métal sur un moule en métal plus dur.

 

 
After the hammering and making finaly a shape half round...
.

Une fois arrondie, on donne forme circulaire à la languette d'argent en la tournant et l'appliquant autour d'un "ring-road". Un baton conique d'acier trampé. En contrôlant la taille que l'on veux. Ca ca dépend du doigt choisi du futur porteur de l'anneau!

 

Making the size on a ring-road.  

 
.
 

Ensuite le long travail de la lime commence.

After the long filing work. How long? It depends about your good or bad hammering...

 

.
 

The work of the polish arrive. In four steps. First with a metal sisor (see picture up), second with a round metal, third with a tissue with some polish and last, same with a more smooth polish. Nowadays, the third and last one are more simple in Pokarel shop because of a little plane motor...

 

Puis celui du polissage. D'abords avec un ciseau à métal puis avec un arrondi pour aplatir les marques de la lime. Finalement, pour un polissage plus raffiné, en frottant vigoureusement avec un chiffon enduit d'une sorte de mastic pour polir. A l'époque on employait de l'argile mélangé à de l'huile. Maintenant ce sont des mastics commerciaux. Là Madhu en emploie un assez rugueux, puis un doux.

Pour frotter vigoureusement, une ancienne technique consiste à tendre un chiffon entre son pied et une main, et de l'autre frotter l'anneau sur le tissu enduit.

Pour plus de confort et un meilleur polissage, les frères Pokarel ont acquis un petit moteur d'avion pour sur lequel on fait tourner des brosses à polir.

Voilà. L'anneau est préparé. Bravo Madhu, quel beau travail et savoir faire!

Maintenant c'est à nous de mettre la "main au métal"... et rien que d'apprendre à fondre le métal, ca va nous prendre plus d'une journée...          Allez, santé!!!

 
"Cheese!!!", a little tee, in waiting Céline will finish to melt the sylver... She takes some time...
Un petit thé, attendant que Céline arrive à fondre son métal...   au début on a le sourire, après une dizaine de thé à attendre un peu moins. Puis de la voire toute essouflée, le sourire revient...  Non, je plaisante, mais la réalité est pas si éloignée.

Allez, c'est à mon tour...

Et on se rend compte que c'est pas si simple.
Faut prendre le coup à souffler avec ce tuyau. Et à bonne distance de la flamme, et concentrer le feu au bon endroit, et à bonne distance aussi. Tout un apprentissage. Mais sympa, on se prendrai presque pour des alchymistes! 

Yes, it is not so easy!!!

But we have the good impression to be alchymist...

 
.

De jour en jour, une routine s'installe. Lever de bonne heure le matin, nous traversons Thamel, le quartier hyper touristique aux aurores. C'est la bonne heure, tout est encore très tranquille. 

 

 

 

 

 

 

 

 

The street of KAthmandou, early in the morning, when the sun rise... on the way to the jewellery.

 

 

 

 

 

 

 

En chemin, nous passons un quartier plus "villageois" ou chaque matin des locaux dressent un filet et font leur matchs de badminton sur rue...


Here they play badminton in the street every morning. Amazing...

Arrivé à Lazimpat, près du fameux Raidison hôtel, nous atteignons enfin la bijouterie après une demi heure de marche dans la ville. D'arriver en même temps que Madhu, c'est au petit bonheur la chance. Ca arrive, mais souvent nous devons l'attendre un petit moment. Quand c'est pas deux heures de temps, et où on le voit arriver, grand sourire; "Oh, sorry, sorry, my friends...!". Mais bon, on va pas lui en vouloir, c'est le Nepal par ici...

Première chose à faire, nettoyer la boutique.

Un petit coup de chiffon sur les vitrines, et balai par terre. Et surtout, avant d'aspirer le tas, devinez ce que fait Mathias??? 

Chercher les éventuels diamands, morceaux d'or et d'argents et pierre précieuses... 

Au vu du buttin, nous comprenons pourquoi les frères Pokarels n'emploient pas quelqu'un pour faire leur nettoyage de boutique!

Même ce qui est aspiré avec l'aspirateur est vidé dans une bassine. "Il y a pleint de minuscule morceau d'argent!", nous dit Madhu.

 
What are you doing Mathias? You surch some little animals??? No, I try to found a diamond... Befor the work, first we have to clean the jewellery. And do not push the dirty things directly to the rubish place. We have to collect some precious stone and little pieces of gold and sylver... We understand why Madhu clean usualy by himself the shop!

Puis c'est la "puja", prière. Madhu brûle des bâtons d'encens qu'il fait tournoyer autour des différentes déités figurant dans sa boutique, en psalmaudiant des prières.
La principale divinité est Ganesh, dieu de la chance pour les commerçant, et principal dieu vénéré ici au Nepal. Il y a aussi Laxmy, une divinité pour la bonne fortune. Il prie pour son magasin, un bon commerce et aussi pour sa famille, ses amis et son pays. Il est très pieu notre ami Madhu.

Il fini sa ronde à l'entrée de sa boutique, et tourné vers l'est.

 

After cleaning, it is the time of the "puja", prayer...  

 

Puis c'est le moment de prendre le thé et de manger quelques "puff", feuilleté népalais, histoire d'avoir quelque chose au ventre avant de commencer la vrai besogne, celle de faire des anneaux en argent.

 

C'est à cemoment que passe le vieux du coin. Un vielle homme de 97 ans, père du propriétaire des lieux. Madhu et ses frères, ainsi que leurs amis commerçants voisins loue leur locaux à la famille de cet homme d'âge plus que mûr... et encore de très bonne santé pour son âge. Il faut dre que sa promenade matinale quotidienne l'entretient. Deux km de marche pour aller faire sa priere dans un temple. A son retour il revient avec des offrandes, quelques fleurs, qu'il distribue aux différent locataire, en plaçant quelques pétales sur la tête de chacun en signe de bénédiction. Etant dans la place depuis plus d'une semaine, nous y avons droit aussi. En signe de bonne augure pour notre apprentissage...

 

Ci-contre le "vieux" avec Jibu, le jeune frere Pokharel. Jibu and the old owner of the house where the Pokharel family are renting the place for their commerce. He has 97 years old. And still in good health. He walk every morning two kilometers for praying in a temple. After he come back with some flowers that he put on our head in blessing. And this, every morning...

 

 

Nous commençons ensuite l'apprentissage. Après avoir appris à fondre le métal, nous nous familiarisons avec le marteau et l'enclume... attention aux doigts!!! Surtout que la pièce à marteler est de la taille d'un dé au début.

Après une demi-journée à l'enclume, nous apprenons à joindre l'anneau. Pas évident de faire un bon joint. Il faut souffler la flamme correctement pour bien répartir la chaleur et au dernier moment, lorsque la température est suffisante pour la fusion du joint, chauffer l'endroit où l'on veut que le joint se fixe sur l'anneau. Heureusement que Madhu est là pour nous aider...

Après c'est le limage. Et là aussi, ca demande du temps d'arriver à limer harmonieusement pour arrondir l'anneau. Le coup de lime... c'est tout un art. Et surtout, il faut avoir le coup d'oeil, celui de l'orfèvre... Et là encore, heureusement que Madhu nous prette le sien et nous rend attentif à ce qu'il faut regarder, faire ou ne pas faire.

Peter come sometimes to visit us in the jewellery and to work on the computer. There is a battery now in the place, so electricity all the day available. In the town, because of the dry season, there are  14 hours of shut down of the electricity every days.

De temps à autre Peter vient nous rendre visite et en profite pour travailler avec son computer. Il y a de l'électricité à la bijouterie... Actuellement, les coupures de courant à la capitale sont passée à quatorze heures par jours. C'est la saison sèche, il y a moins d'eau et donc moins d'électricité. Du coup les frères Pokharel on investi dans une batterie de camion qui leur permet d'avoir de l'électricité constamment.

En début d'après-midi, nous prenons le dîner à la bijouterie. Madhu passe la commande par téléphone à une petite échoppe locale juste à côté. Souvent une soupe avec oeuf et nouille chinoise.

Après, on travail un peu, mais rapidement les clients et surtout clientes devrait je dire arrivent. Et Madhu est accaparé durant plusieurs heures. Les népalaises prennent le temps de discuter, souvent elles viennent avec une amie, boivent le thé, mirent les bijoux et pierre précieuses,... et cela prend souvent plusieurs heure avant qu'elles passent leur commandent et s'en aillent.

Et lorsque les "clientes" s'en vont enfin (je dis "enfin" pour ce qui nous concernent, car Madhu il est tout content de faire la causette, il a ça dans le sang... ), les marchand de pierres précieuses arrivent.... 

 

...avec leur saphir jaune, rubis et autres pierres... Intéressant!

Du coup nous prenons congé pour le reste de la journée. "Namaste Madhu!" "Namaste, namaste my friendre, see you tomorrow ok?" "Yes for sure, see you tomorrow Madhu!!!".

 

 

Some nice precious stone. Yellow saphir and rubis. We are learning also the stone. And it is very interesting...

 

 

 
 

Sur le chemin du retour nous faisons quelques achats de légumes pour le souper. Il faut dire que chaque jour des légumes frais se trouve aux quatre coin des rues. C'est très agréable.

It is nice in Kathmandou. Everyday, at the corner of a lot of street you can find some fresh vegetable. 

Nous retrouvons Willie à la maison qui nous attend bien sagement. Petite promenade au alentour et ensuite souper, petit film parfois, car Peter nous laisse son computer et les film, dans le "China market" de Kathmandou, endroit où on trouve toute sorte de bricole en provenance de Chine, mauvaise qualité, mais pas cher du tout, et ben les films sont 30 roupies, soit 50 centimes de franc suisse... Intéressant non? Surtout pour un cinéphile comme moi. Après trois ans sans film, vous pensez bien qu'à ce prix là il y a de l'abus dans l'air... Bon Céline temporise un peu, elle aime pas trop que je regarde mon filme chaque soir... "J'essaie juste de rattraper le retard!"... Comme quoi, d'avoir marcher trois ans, ça nous rend pas forcément plus sage!!!


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