Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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8/07/2007 - En Croatie

La Croatie


 

Après un petit passage en Slovénie, Mathias et Céline ont traverse la Croatie pour se rendre au Monténégro! Ils ont fait un petit séjour en Bosnie Herzégovine pour aller voir Medjugorje.

Les claviers ici ne comprennent pas les mêmes accents que nous, vous voudrez bien nous excuser pour l'orthographe. Merci d'avance pour votre compréhension. (En plus, Mathias est nul en orthographe aux dires de Céline!!!)

Un petit mot aux lecteurs:

Un grand merci a vous tous qui lisez et suivez notre voyage. Pour vos mots d'encouragement qui donnent du turbo à notre moteur. Merci pour vos vœux d'anniversaire qui m'ont fait chaud au cœur. J'ai passe une journée magique, du début a la fin. J'aimerais répondre en particulier a chacun, mais dure réalité, internet est encore trop cher suivant ou, pour notre budget. Donc, j'en profite pour tous vous dire Merci, Grazie, Hvala du fond du coeur.

Celine O


03.07.07 La Slovénie (J 53)

Enfin on arrive à quitter Trieste... et par une vieille route romaine surplombant la ville. Quelle vue splendide. Trieste s'étale à nos pieds avec son grand port et ses docs au bord de la mer. Encaissée dans un grand cirque de collines.

Pas à pas nous commençons à explorer le Carso. Un vrai dédalle de petits chemins sillonnant au milieu de petites collines boisées. Un vrai labyrinthe! Apres s'y être perdu a moult reprise, fais 2km en 2h, on se renseigne sur la route à suivre... Et pourtant, on avait une carte au 50’000 et une boussole. Et on n’est pas des manches depuis le temps... Ah, il porte bien sa réputation ce Carso. On nous avait bien mit en garde!

Au détour d'un chemin on rencontre marchant dans le sens opposé, deux jeunes français que l'on avait déjà croisés en plein centre ville de Trieste. "Où allez-vous?" qu'on leur demande. "On va en Slovenie..." "A bon, nous aussi!" "Mais ce n’est pas par là ! ", qu'ils nous disent indiquant d'ou on venait. "Mais non, c'est par là!" que je leur réponds en pouffant de rire et indiquant le sens opposé... Le Carso, encore le Carso...!

On a quand même pu suivre quelques petits chemins de temps a autre. Et c'est ainsi, comme de rien, sur un chemin caillouteux que l'on a franchit la frontière.

Revenu à plus de civilisation on se rend compte que la langue a bel et bien changée! On y comprend rien à ces krk, sksk,... En plus, les gens sont très réservés et beaucoup moins curieux que les Italiens. Ils se contentent de nous regarder passer au loin... Pas facile de faire le contact pour trouver un endroit ou dormir!

Fort de l'expérience italienne, la nuit allant tomber, on se dirige vers l'église de Hrpelje. On y trouve un abri et l'eau. Que vouloir de plus! Apres avoir demandé à deux, trois personnes si cela ne dérangeait pas, on y a passé la nuit.


04.07.07 Entrée en Croatie (J 54)

Après un jour de marche à suivre la route pour ne plus se perdre, on franchit la frontière Croate sous des trombes d'eau. Les routiers se marrent en nous voyant!

On s'arrête au bureau de change le temps d'attendre que la pluie diminue et faisons connaissance avec le jeune qui y travaille. Les Croates on l'air d'être un peu plus sympathiques! On peut sortir notre petit lexique de Croate que Cyril nous avait laissé.

La pluie ayant diminue on se met en route a la recherche d'un abri. Malheureusement l'église est fermée et pas de prêtre dans ce petit patelin qu'est Pasjak. On a donc demande si on pouvait s'abriter dans une maison en construction. Pas de problème, cela semblait tout naturel pour eux.


05-08.07.07 De Pasjak à Senj (J 55 – J 58)

J55, jeudi 5 juillet nous nous réveillons sous le magnifique ciel bleu de Croatie. Nous quittons le petit village de Pasjak et reprenons la route magistrale, comme on dit ici. Assez rapidement, nous trouvons une autre route très calme et beaucoup plus agréable. A part quelques rares vagues de voiture nous sommes tout seul, avec les cigales. Ca gazouille! Nous traversons pleins de petits villages ou les maisons poussent comme des champignons. Les routes sont aussi souvent en construction ou en réfection, le pays se développe et se relève gentiment de la guerre. Un jeune à la douane nous a parlé un peu de la situation assez dure car il y a environ 20% de chômage et le salaire moyen est d'environ 600 Euros par mois ce qui est la moitie de l'Italie. Mais au vu du développement économique et touristique, chaque année ça va de mieux en mieux. Espérons pour eux qu'ils sauront préserver la beauté sauvage de leurs cotes, véritable trésor national. La route se poursuit, ça monte et ca redescend sans cesse.... Puis la récompense ; la mer. La voila de nouveau, encore plus belle qu'avant!

  

Arrives a Kozala, nous demandons l'hospitalité au prêtre qui nous dirige vers le foyer Caritas. Véritable leçon d'humilité, nous côtoyons des sans-abris pour une nuit. Miroslav, qui travaille bénévolement au foyer, nous fait une place avec beaucoup de gentillesse. Mathias se retrouve de l'autre cote de la barrière par rapport à son travail de veilleur à la Lucarne. J'ai un peu plus d'appréhension que lui, surtout par rapport aux vols. Mais tout se passe bien. Et je relativise le fait d'avoir des biens matériels et de se retrouver sans maison par choix ou par nécessité. Nous avons des parachutes de secours, une famille, eux n'ont parfois plus rien.

Le lendemain matin, une dame nous amène à Trsat, logé sur une colline qui domine la ville. L'endroit est très paisible, on y admire au sommet d'un calvaire reconstitué. Après avoir visiter le sanctuaire a Santa Maria Maggiore, rempli d'ex voto, nous retournons à Caritas. La nous faisons connaissance d'Ana, une jeune bénévole très sympathique. Nous devons absolument lui envoyer un mail quand on arrivera en Mongolie...

On reprend la route de la cote et le trafique devient vite impossible! On descend donc sur Bakar, une charmante petite ville qui se dessine sous nos pieds, au fond d'un petit golfe. On reprend de forces en mangeant une glace sur une terrasse. La on se rend compte que la Croatie n'est pas si bon marche que ca. 12 kuna pour un cola de 20dl. Soit 3 CHF. Aussi cher qu'en Suisse. En fait, il faut faire attention à la carte et consommer les produits non-touristiques. Et là c'est en règle générale un tiers, voir moitié moins cher.

  

En fin de journée, et très fatigue ayant beaucoup marche, on demande l'hospitalité a un jeune prêtre. En 20 minutes on se retrouve logé dans un appartement avec grand balcon a Dramalj, vue dégagée sur la mer... On croit rêver! En plus on est nourris par une famille libanaise qui loge au dessus. Entre la douche, la vue, de bons lits et les saveurs libanaises, on est aux anges!

Le lendemain, avant de partir, on va remercier nos voisins du haut qui nous offrent de bonnes pâtisseries. Et on prend le temps de discuter de la situation au Liban. Depuis 30 ans la guerre. Difficulté de vivre ensemble entre musulman et chrétien... Enfin, on apprend plein de chose qu'on ne voit pas à la télé chez nous... Très sympathique. On irait bien visiter le Liban, mais il nous le déconseille pour le moment.

Apres une longue discussion on se met en route tardivement... c'est ainsi qu'on arrive en début de soirée à Novi Vnoctolski. La ville est en plein carnaval. Affame on va déguster des spécialités du coin sur la place du village. Très bons, des boulettes de viande, pâte de poivron,... Notre seul regret c'est qu'il n'y a que quelques touristes qui peuvent s'offrir à manger aux échoppes. Les prix étant devenus trop cher pour les gens du coin. Les gougels mangent leur pique-nique! La nuit étant déjà bien tombée, on poursuit le long de la côte et passons la nuit dans un camping. La douche passe bien.

Au matin, on peut enfin se baigner dans cette mer bleu turquoise, et d'une eau d’une limpidité sans pareille! Bon, c'est un peu exagéré, mais si vous la voyiez, vous en seriez ébailli!

En fait c'est un courant marin remontant depuis la Grèce et longeant les côtes Croate qui rend cette eau si clair. Le courant remonte jusqu'au golfe et redescend la cote italienne charriant les eaux du delta du Pot. Et oui, dommage pour les Italiens!

 

J 58, Dimanche 8 juillet, on reprend l route côtière et sommes content par la baisse du trafic... La vue est splendide. Arrive à Senj on reçoit l'hospitalité du prêtre après être allé à la messe. Messe avec beaucoup de chants. Très beau.

Là je vous écris d'un petit magasin d'ordi et natel dans une petite ruelle de Senj. Jolie petite ville avec plein de petite ruelle. Il est bientôt 11h et nous allons nous remettre en route. Demain on va accueillir Esther qui vient nous rejoindre pour 10 jours. On se réjouit de la voir.

A bientôt, je file donc. Au plaisir pour de nouvelles news.


09-12.07.07 De Senj à Kolan (J 59 – J 62)

J 59, lundi 9 juillet 2007, départ de Senj ou nous avons croisés une belle famille de Bâlois rendus tous curieux par notre périple. Un premier contact très agréable avec des Helvètes depuis fort longtemps! Nous attendons avec impatience la venue d'une autre helvète, j'ai nommé: Esther! Elle prend le train ce soir même pour Zagreb et nous rejoindra donc dans la journée de demain, youpi! Petite journée de marche par la route qui nous mène au village de Sveti Juraj. Apres une petite baignade bienfaisante et un remplissage du réservoir stomacal, nous sommes sur le point de repartir. Il est 18 heures et il n'y a pas de possibilité d'être hébergé avant 33 km, ouille...On s'offre donc une petite pause et restons à Sveti, chez un prêtre à l'accueil simple et cordial. Nous dormons au frais et à l'abri de l'orage qui éclate en pleine nuit, dans une salle au sous-sol de sa maison. Albert nous fait l'honneur d'un appel et Mathias tout content qui lui a conté nos aventures.

J60, mardi 10 juillet, nous poursuivons par la route magistrale sous un ciel par bonheur couvert, ce qui nous enchante, tellement il fait chaud et lourd. Nous prenons un sentier pour passer par Seline et Segote, petits villages qui semblent oubliés. Nous poursuivons notre descente sur la mer pour arriver à Jablanac. Lieu retiré, mais animé par les balais des voitures prenant le bac pour l'ile de Rab. Lieu de passage, qui comme certains autres nous ont laisses un goût un peu amer. Le prêtre ne faisant pas grand cas de nous: « kein platz! » Nous demandons l'hospitalité dans une cabane de montagne, que nous pensions être au début, une maison pour pèlerins. Quiproquos en vue! Le tenancier de mauvais poil ne veut pas de nous: « kein platz ! ». Mais j'insiste et pas très content, nous accueille quand même. Drôle d'ambiance! Sur le mur a cote du lit, nous rencontrons notre premier petit scorpion (qui doit pas mesurer plus de 1,5 cm) mais assez pour m'effrayer. On lui fait prendre l'air vite fait! Pas d'Esther en vue... Suspense, mais ou est-elle? Nous sommes en pleine interrogation, quand un SMS nous informe qu'un problème de passeport échu depuis 3 jours la retient a Zagreb. Puis, une petite visite en Slovénie pour régler ce problème. Les flics croates sont quand même trop pointilleux! Donc, pas d'Esther.

J61, mercredi 11 juillet, on avance Jusqu'à Gradina et de là on prend le ferry pour aller sur l'ile de Pag. On accoste à Komorovac comme sur la lune. Etrange atmosphère, en vue il y a des milliards de ...cailloux. Et parfois un bout de chardon ou d'herbe qui a miraculeusement survécu entre les crottes de brebis. On marche un bout sur ces pierres, qui sonnent et clinquent comme de l'argile cuite, sur notre passage. Nous traversons l’ile pour arriver à Novalja, petite Ibiza croate. Le prêtre ne sait ou nous loger, les lieux trop touristiques sont finalement très peu accueillants. Nous avançons, un peu paumés, déphasés, dans la ville. Puis arrive une grande et fraiche blonde. Devinez qui c'est! Oui Esther qui de Rijeka a pris le bateau pour nous rejoindre. Emotions et joie des retrouvailles! Nous croisons aussi les deux petits français du Carso ( cf aventures entre l'Italie et la slovenie) et allons tous fêter, en mangeant une pizza. Nous passons notre première nuit Croate à la belle étoile en compagnie d'Esther, magique.

 

J 62, jeudi 12 juillet… Le lendemain, nous arpentons l'ile en direction de l'est, en passant par Kolan. Ou nous achetons le fameux paški sir, fromage de brebis, spécialité du coin car elles broutent entre autre, de la sauge, herbe qui pullule dans le coin. C'est vrai Cyril, c'est rudement bon! Il parait que sur l'ile, vivent un demi million de ces bêtes. Grace à Mathias, nous goutons aux figues séchées, conservées avec des feuilles de laurier, ce qui leur donne un gout incomparable. Le soir venant, nous fêtons nos deux mois de voyage en buvant du vino dans un joli petit pré. Qui, comme dirait Esther, est d'allure biblique.

Laissons maintenant la parole a Esther... qui nous accompagnait et se fera une joie de mettre sa touche personnelle a nos commentaires... Esther, ou es tu?

Allo? Je suis là! Bien sûr je vais me faire un bonheur de compter quelques unes de nos aventures!


12-15.07.07 De Novalja à Biograd (J 65 – J 70 par Esther)

J 63, mercredi 11 juillet. On continue en direction de Pag, la ville, en passant par Sveti Vid. Le chemin toujours odorant la sauge et les milles herbes ronronne sous nos pieds et devient de moins en moins large. Il nous mène à un petit sommet duquel nous nous voyons entourés de multiples bras de mer si bleue et limpide, et du désert de cailloux si blancs. C’est de toute beauté, on se sent complètement sur une île. Waow! Nous construisons quelques kerns et entreprenons de continuer le chemin qui redescend sur la mer. C'est un chemin très escarpé, que le carrix -surchargé il faut le dire, d'affaires visibles et d'autres mystérieusement enfouies et peut-être oubliées depuis longtemps? (nous le découvrirons dans un épisode suivant), a du mal à suivre. Nous le portons donc à deux à la sueur de nos fronts essorés par le soleil torride... C'est dans ce type de moments que l'image d'un petit âne de bat se profile dans nos yeux. Oui, bientôt un adorable petit âne et les pires chemins seront abordables!

 

Arrivés à la mer sains et saufs, baignade rafraichissante à souhaits dans la mer turquoise. Dégustations de pastéques mûres à souhait pour se désaltérer. Puis on marche sur Pag, petite ville toute de pierres blanches, où se mêlent touristes et locaux, dont les sympathiques grand-mères, vêtues de noir, qui de manière bienfaisante, veillent sur les ruelles depuis les chaises qu'elles y ont installées.

 

Nous achetons de quoi nous cuisiner le soir et nous mettons en route pour trouver un bon coin pour la nuit. En chemin, Céline s'arrête dans un petit resto pour tâter le prix des moules, qui nous tentent depuis quelques temps. Le serveur engage causette avec elle, et touché par cette aventure à pied, aussi voyant la croix qu'elle porte autour du cou, similaire à la sienne, nous invite à boire des bières. Nous finissons face à un plat magnifique de calamars, qu'il nous offre également, et il nous invite à dormir chez lui. C'est un grand gaillard dans la trentaine, costaud, qui dégage beaucoup de gentillesse. Il s'appelle Ivan. Nous passons, quand il a fini de travailler la soirée avec lui, et il nous conte quelques parties de sa vie, comme par exemple comment il était soldat pendant la guerre. Il parle très bien italien, et ainsi nous nous comprenons bien. Ses récits sont très touchants, et nous plongent dans une vision terrible de cette époque, nous aidant à comprendre le vécu des migrants rencontrés en Suisse. La vie entre-temps a bien repris dans ce pays, qui est en pleine effervescence, beaucoup de nouveaux cafés s'ouvrent, le tourisme a bien repris, on passe au-delà de cette époque...

Puis nous allons nous coucher, une chambre à 4 lits dans une petite ruelle, une salle de bains, le grand luxe! Arrivent encore 2 copains, grands gaillards comme lui, dont un bien bourré en plein milieu de la nuit, qui après avoir été raconter des drôleries à Céline qu'il a réveillées, s'écroule tel un ours sur un tas de couvertures.

(Ici a mettre photo avec Yvo buvant un verre sur une terrasse)

Pour la seconde partie veuillez cliquer sur le drapeau ci dessous :

 

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