Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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4/09/2007 - Le Monténégro

 

Le Monténégro

Un petit pays avec une végétation et des paysages étonnement très divers. Très beau!

J93, dimanche 12 aout, on arrive donc au Monténégro, vers Igalo. Vu l'heure tardive et le peux de connaissance de ce pays, on décidé de dormir dans un camping chez l'habitant pour 10 euro la nuit.

Céline se sent mal, sorte d'indigestion. Du mal a digérer l'événement de la vache.... Après un soin elle trouve le sommeil.

J94, lundi 13 aoutCéline se sent un peu mieux ce matin. Je lui fais un soin et lui apporte du cola. Elle ne peut toujours pas manger. On décide de se reposer un jour. On partira demain. Histoire de profiter encore un peu de la mer avant d'avancer dans les terres en direction du Kosovo.

Il est 13h30 et je vous écris d'un internet point à Herceg Novi pendant que Céline fait la sieste...

Il est 20h et je reviens vous écrire... Lorsque je suis arrive au campement, Céline venait de se réveiller. On a écrit quelques cartes postales et sommes aller nous baigner. La mer doit avoir environ 25 degrés par ici. Relativement chaude. Grand soleil. L'eau était juste un peu trouble. Beaucoup de personne se mette du fongo (de la boue) sur tout le corps, bon pour les rhumatismes. Et viennent se nettoyer dans la mer. En allant assez au large l'eau était plus claire. Céline est néanmoins restée en eau trouble, si je puis me permettre la tournure, craignant le grand requin blanc de 5m vu la semaine passée le long des cotes du Monténégro...

Céline ne se sentant toujours pas assez bien, j'ai donc mangé seul le bon fromage de chèvre et la pastèque offert par nos hôtes du jour précédent.

On est reparti ensemble en ville pour vous écrire. Mais on a du attendre près d'une heure et demi que le courant reviennent. Ici au Monténégro, les coupures d'eau et de courant sont fréquentes. L'eau arrive de Croatie et Bosnie et ces voisins la bloque de temps en temps, pour inciter le Monténégro à payer. Depuis la guerre beaucoup de discordes subsistent. Quand a l'électricité, ils ne produisent que 20% de leur consommation avec une vieille centrale au charbon. Donc ils sont très dépendant des pays les entourant.

J95, mardi 14 aoutCe matin Céline va mieux. Elle dit ne plus avoir mal au ventre. Elle mange juste un fruit avant de se mettre en route. Apres avoir fait nos adieux au patron du camping et à Anja. Il fait grand beau, comme d’habitude. On longe la côte en direction de Kotor. Très touristique. Mais d’un tourisme plus agréable que sur la côte Croate. Moins stressant. Par ici, c’est surtout les Serbes, Monténégrins, voire Croates qui viennent en vacances…les gens du pays. Les prix aussi ont changés. A la baisse forte heureusement! Apres quelques km parcourus, Céline étant encore fragile, on décide de se reposer sous l’énorme pagode d’un bar. Céline buvant son cola et écrivant son journal de bord, j’en profite pour une baignade. C’est chique, le serveur me propose un jet pour me rincer. Pour lui, on pourrait passer par le nord du Kosovo… Plutôt que par l’Albanie.

 

On continue à longer la côte de la Bocca Kotorska. C’est un grand bras de mer invaginé dans les terres sur une vingtaine de km, bordé de montagnes et se terminant sur les bords de la ville de Kotor, petite Dubrovnik. Les paysages sont magnifiques. Ayant fait une longue pose, le soir tombe rapidement. Le premier camping est plein. Le suivant ne nous plait pas…, on poursuit. La nuit tombée on décide de prendre un ferry pour tenter notre chance sur l’autre rive. C’est grisant de prendre un ferry de nuit sans savoir encore ou l’on va dormir! Arrive de l’autre coté, on trouve rapidement un auto camp. Ouf! Pas besoin de chercher un endroit dans la nature…

Arrivé au camping, en fait une maison entourée de tentes et caravanes, Céline fait le tour des tentes pour trouver le responsable. Il lui indique rapidement une place avant de retourner voir le foot à la TV avec ses amis du coin. Apres avoir débarrassé le sol d’une multitude de figue écrasées (ils n’ont pas l’air de les récolter par ici…) on monte rapidement la tente.

 

J96, mercredi 15 aout, ce matin nous continuons à longer la Bocca Kotorska. Sur le chemin un homme de son balcon nous invite à venir boire une bonne grappa chez lui. On se retrouve avec une grappa bien servie, une bière et du poulet à ronger. Le gars, ex-marin et bon vivant nous propose tout ce qu’il a sous la main pour nous redonner des forces. Mmmh, ça fait du bien… Bon il a tendance a nous proposer plus d’alcool que de raison. Espérons que l’on ne versera pas sur le bord de la route. Avec un peu de plomb dans les jambes on arrive enfin à Kotor. De fait, la vielle ville est très belle. On essaie de glaner sur place des renseignements pour notre route future. Chaque personne croisée nous donne un avis différent sur le Kosovo et l’Albanie. Notre avis balance entre ces deux destinations. Là on est à la croisée des chemins. Demain on pense téléphoner à l’ambassade Suisse en Albanie pour se décider pour la route la plus sure. Il est 19h15, je vous écris d’un bar dans la vieille ville. On ne sait toujours pas ou on va dormir. Je vais donc abréger, m’atteler a mon carrix, rejoindre Céline et aller battre la campagne a la recherche d’un lieu idyllique…

Pour finir on a du retourner en arrière et dormir dans un camping... Mais ce détour a été comblé par une vision magnifique. Au loin, de nuit, Kotor est entouré d’un diadème de lumière. C’est la vielle ville avec ses murailles toutes éclairées, formant un arc de plus de 100m de haut qui entoure et surplombe la petite Dubrovnik de la baie.


16-25.08.07 De Bocca de Kotor à Draginje (J 97 – J 106)

 

J97, jeudi 16 aout, enfin on a réussi à quitter la Bocca de Kotor et ce bord de mer qui commençait à nous coller a la peau. On quitte Kotor par la vieille route montant en laçait le long des montagnes qui descendent presque à pic dans la baie. La vue devient rapidement magnifique... Et là, je sens qu’on a fait le bon choix.

 

Il nous a fallu plusieurs jours d’hésitation et de pose pour enfin bondir en avant en direction de l’Albanie. Beaucoup de personne nous avaient déconseillé d’y aller. Mais l’envie de découvrir un pays qui vient d’ouvrir ses frontières depuis 5 ans est grande... Le détour par la Serbie ne nous tente guère et le passage par le Kosovo semble encore plus risqué. Et là, avec cette vue grandiose, sur cette vieille route découverte par hasard et nous faisant gagner une 10aine de km, on sent qu’on est sur le bon chemin!

 

Passé un col à plus de 1170m, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir des pâturages verts avec des troupeaux de vaches. On se croirait en Suisse! La nature est très belle par ici. Surprenant! On retrouve plein de feuillus (chaine, hêtre, et concort)

On gagne Cetinje en deux jours de marche. En passant au bord d’un parc national. On croise fréquemment des tortues et vaches en libertés. Des ouros (aigles) tournent régulièrement dans le ciel.

 

Cetinje est l’ancienne cite princière. La vivait le roi du pays vers 1910. La ville est comme un grand village, très étalée et peu de hauts bâtiments. Agréable! Les habitants sont très fières de leur ville, malgré les nombreuses invasions dans la région des Balkans (Turcs, Italien, Autrichiens,...) leur ville est toujours restée libre...

Rapidement on se fait inviter sur une terrasse par un homme la 40aine. Bojo qu’il s’appelle. Il est très touché par notre voyage. Il semble très ému à notre contact. On passe presque tous l’après-midi avec lui sur la terrasse des bistrots. Il nous offre plein de pot et des sandwiches. On n’arrive pas à refuser tellement il insiste. Apres cinq heures passe en sa compagnie on se force a le quitte et reprendre la route avec un cornet plein de bonne chose qu’il est allé prendre au magasin du coin.

On repart en direction de Virpazar, petite bourgade sur les bords du lac de Skadar (Skadarsko Jezero). On met 2 jours de marche au travers des montagnes pour l’atteindre. A l’autre bout de se grand lac de plus de 35km de long et 12 km de large (estimation) se trouve l’Albanie. L’arrivée au lac est magnifique. Une grande étendue verte de nénufars s’offre sous nos yeux. Ce lac est une sorte de grosse gouille n’étant pas plus profond que 6m.

 

On profite d’un petit magasin, le seul du coin, pour se fournir en nourriture. La on rencontre un groupe de cinq jeunes étudiants français en giro dans la région. On passe plusieurs heures à discuter avec eux avant de se remettre en route.

 

 

 

 

On suit une petite route à flanc quoto le long des montagnes bordant ce grand lac. La vue y est magnifique. Le lendemain on a du mal à trouver de l´eau et nos réserves sont à sec. De nombreux petit village sont abandonnés avec l´exode rurale des jeunes qui partent à la ville pour trouver un éventuel travail. (Je crois qu´il y a plus de 20% de chômage) Et de nombreux puis ne sont plus entretenus. A la mi-journée, on décide d´arrêter une voiture pour demander ou on peut trouver de l´eau. Trop cool, on tombe sur des hongrois qui nous laissent deux bouteilles d´eau gazeuse. On déguste joyeusement cette eau pétillante hongroise qui passe vraiment bien! Ouf!! (Bon au pire au pouvait descendre au lac et bouillir de l´eau. Ce n´était pas encore vital!

 

 

En début d´après-midi on se retrouve forcé de descendre au bord de ce lac à Murici, 300m plus bas, à la recherche du magasin qu´on nous avait indiqué à Virpazar. On trouve au passage une pompe et on peut faire le plein. Mais pas de magasin, il a fermé depuis quelques années déjà... Bon, pas grave, on va se nourrir au resto du coin nous servant les produit du lac. C´est pas plus mal!

On décide de se reposer deux jours dans ce village entouré de culture d´oliviers. J´ai une sinusite qui traine depuis quelques jours. Surement due à l´eau de mer aimant nager sous l´eau. A chaque sortie d´eau de l´eau me coulait du nez encore cinq minutes après la baignade. Bon je vais pas vous donner plus de détails sur ce sujet. ;-)

 

On se rend compte que dans ces contrées on commence à être sérieusement dépendant de l´eau et de tout ravitaillement en nourriture.

 

Ma sinusite allant mieux, soins ostéopathique, réflexologie et huiles essentielles ayant portés leur fruit, nous repartons en direction de l´Albanie. On met encore deux jours pour atteindre la frontière.

 
En quittant le lac pour passer plus dans les terres, avec étonnement nous traversons une forêt de chataigner. Les abords du lac nous avaient habitué à une végétation moins luxuriante...
 

Peu avant la frontière, on rencontre un couple de hollandais à vélo. Ils reviennent d´Albanie et nous en disent que du bien. On commence a se réjouir d´aller visiter ce pays qui n´a ouvert ses portes que depuis 5 ans. Au passage un jeune travaillant à l´ambassade de France à Tirana nous indique une route qui nous fait gagner 10 km. Quelle chance! Surtout que le soleil tape fort. 43 degrés au moins!

 

On arrive à la frontières à Sukobin plus tôt que prévu, en milieu d´après-midi. Bien que j´aie une grande envie de sauter en Albanie, malgré les quelques réticences de Céline, on décide de passer la nuit encore au Monténégro. Il est préférable d´avoir tout une journée et d´être frais et dispo pour s´habituer à un nouveau pays. C´est toujours un peu stressant au début, le temps de trouver nos marques. De comprendre comment ça fonctionne. Surtout avec l´Albanie. Un pays dont beaucoup de personnes nous on mit en garde. "C´est la plaque tournante de tout le trafic européen! Très mafieux!"

On revient un peu dans les terres pour dormir, les gens du bled frontalier n´étant pas très accueillant, comme tous les lieux de passage que l´on a déjà croisé sur notre route.

C´est à Draginje, en cherchant ou poser la tente qu´on se fait inviter par une famille albanaise. Douche, souper, lit, tout nous est offert. Quelle hospitalité! Le maitre de maison est un homme politique œuvrant pour le premier parti albanais du Monténégro. La région du coin était albanaise à l´époque. C´est un personnage très intéressant. Il a milite pour l´indépendance du Kosovo il y a 25 ans et a du faire 2 ans de prison pour ses idées. Il est poète à ses heures et a édité deux recueilles de poésies. On passe toute la soirée en sa compagnie à discuter.

Le lendemain après le thé du matin on se met en route pour la frontière. Muni de l´énergie de l´accueil de cette famille albanaise, les gens semblent beaucoup plus amicaux que la veille.

La suite en Albanie !  


 


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