Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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    30/08/2008 - Turquie 23

    Nous partons d'Iğdır de bonne heure et pensons passer un col et arriver en vue de Doğubeyazıt ce soir. Au sortir de la ville, le mont Ararat se montre, enfin, clairement! Majestueux! Nous avançons sur la route unique et refusons les propositions de déjeuner afin de garder la faîcheur du matin avec nous le plus longtemps possible. Nous montons une belle pente d'un bon pas. Passons un poste de jandarmas et continuons. Ne cessant de contempler et de photographier la montagne. Arrivés au col, profitant d'un petit air frais, nous faisons une pause. Juste là, à notre gauche, trône Le roi Ararat. Puis, le décors devient  presque Népalien:une petite plaine, oü il y a plus d'ânes que de gens! J'en ai encore jamais vu autant en liberté! Un gosse, nous demande même d'un air soupçonneux si ce sont bien nos ânes et pas les siens! On refuse un repas, et continuons notre route  avant de nous faire interwiever par un journaliste. Puis on redescent et une tempête de vent nous oblige à avancer, courbés sous le sable et la poussière. Nous avons fait 35 km et arrivés au village de Bardaklı, (Bardak voulant dire verre) nous avons la chance d'y trouver un salle ou dormir.



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    30/08/2008 - Turquie 22

    Turquie : épisode 22


    Nous nous sommes mit en route le 25 août, après trois jours de convalescence pour Willie. Le temps que sa blessure cicatrise un peu. Chaque jours trois désinfections au iode et une piqûre d'antibiotique...

     

    Sommes partis vers les 10h30. Difficile de partir plus tôt après un si bon accueil... Nous retrouvons la route et la beauté des paysages de la région. Les montagnes au multiples couleurs, rouge, jaune, parfois vert...

    Vers 17h en fin de journée, nous trouvons un barrage de jandarmes ( Les jandarma, comme on les apelle ici) dans un petit bled. Là, ils nous invitent à dormir à la station service d'à côté. Le prochain village étant à plus de 20 km, pas possible d'y arriver avant la nuit :Ok! Et la région semble tendue, surtout ne pas marcher de nuit...( de toute façon on ne le fait pas), Je suis inviée pour le souper par la jeune femme d'un gradé. Puis, nous passons la nuit dans la petite camii (mosquée) de la station service.

     

    En route nous avons eut aujourd'hui la visite d'un journaliste-careraman. Il est venu nous interviewer et est repassé avec une caméra plus tard. Du coup nous lui avons demander une nouvelle photo de famille... 

    Le lendemain, 26 août, c'est dans un hameau de 20 maison, à Atabey köy que nous devons nous arrêter, sur les 17h. Il n'y a pas de village avant Tuzluca, à 20 km. Par ici les villages deviennent plus rares, et les points d'eau aussi. Surtout que maintenant nous ne buvons plus l'eau des fontaines suite à notre mésaventure dans le "comté" d'Erzurum... Eau achetée au bakal ou bouillie sinon on boit pas! Dans ce petit bled d'Atabey, l'eau est toute trouble et inspire d'autant moins confiance. En fait elle est légérement salée. Il y a d'ailleurs des mines de sel à Tuzluca. Tuz signifie d'ailleurs sel!

    Le 27 août, journée difficile. Il fait très chaud, et la région est désertique.

    Au début elle commence plutôt bien. Nous commençons par entendre des voies, en français, on se demande si nous n'hallucinons pas... Nous découvrons soudain une caravane de cyclistes français. Deux couples en vélo couchés et un solitaire, tous parti de leur pays pour un tour du monde à vélo il y a environ trois mois. Ils se sont rencontrés ici en Turquie et font un boud de route ensemble. Hier ils étaient encore six. C'est toujours un plaisir de rencontrer d'autres voyageurs, même si on sent qu'un monde nous sépare... A pied s'est encore une autre dimention.

     

    Vers 10h nous sommes arrêté par un barrage de jandarmes. Ils nous font poirauter plus d'une heure... Pour nous faire patienter, le chef nous invite à boire le thé et manger de la pastèque dans son bureau. Tout d'un coup il nous rend nos passeports et nous pouvons partir. Nous ne savons pas trop pourquoi nous avons attendu tout ce temps. Peut-être devaient-ils recevoir un coup de fil de leur supérieur, ou alors simplement ont-ils pris le temps de nous connaître un peu mieux. Histoire de s'éviter une fouille de nos affaires... Enfin, nous pouvons repartir. 

    Mais durant la pause de midi, une mésaventure arrive. Pendant que Céline nettoie la patte de Willie, deux jeunes bergers avec leurs chiens s'approchent d'un peu trop près. Willie bondit sur ses quatres pattes et aboie furieusement. Les chiens sont vite éloignés, mais ayant bondit, Willie a fait sauté 5 de ses 8 points de suture et la plaie est béante...  Mince alors!  Nous partons direct pour Tuzluca à 3 km et trouvons un vétérinaire. Le chien est rapidement posé à même le sol dans sa boutique, sur des journaux. C'est son adjoint qui va faire l'opération. Mais on peut se demander si c'est un vrai vétérinaire... Il ne prend pas le temps de regarder la plaie ni de la nettoyer que déjà il injecte comme un bourreau l'anesthésiant de-ci, de-là, bien profondément alors que cela se fait en sous cutané, sans reflux, il touche une artère et cela se met à gouter des grosse goutes de sang. La plaie est toute ensanglantée et le chien couine... Ensuite, sans attendre l'effet de l'anesthésiant il fait deux points de suture, le chien muselé "hurlant" de douleur... C'est une vraie boucherie!!! Pourquoi? on se le demande encore...  Enfin la plaie est recousue, mais on s'interroge, comment va faire le prochain vétérinaire pour enlever les précédent points de sutures, sous les nouveaux?  Enfin, peut-être que le sang apporté à la plaie va aider à mieux cicatriser...

     

    Commentaire:Je suis furieuse et je dis au vétérinaire que ce travail est digne d'une vraie boucherie sans mâcher mes mots. De plus un journaliste à l'affut du sensationnel, se met à filmer notre détresse! Le pompon! Je lui dis de go d'arrêter et il fait mine de....avant que je remarque le voyant luminant de sa caméra,allumé en rouge. Je lui dit immediatement de stopper, mais quel toupet! Certains reporter se comportent tels des vautours!!!!!

    Nous sommes un peu épuisé, surtout qu'un cameraman-reporter s'est glissé dans la pièce et à commencer à filmer sans poser de question... C'était le bouquet!

    Le vétérinaire ne nous a rien fait payé.  On se demande bien pourquoi... Nous aurions préféré avoir une note et de meilleur soins!

    Le cameraman nous amène à la maison des professeurs où nous pouvons passer la nuit. Mais avec nos ânes c'est problèmatique... Une foule de gens s'agglutine autour de nous et pose milles questions. Moment rêvé pour les prises de vue pour notre reporter. Nous attendons que la situation se décante un peu... la police passe et repart, puis presque tous s'en vont, il va faire nuit et nous apprenons qu'il n'y a, soi disant, plus de place à la maison des professeurs... Le cameraman, après ses prises de vues en a profité pour s'eclipser...

    Finalement c'est un jeune parlant un peu l'anglais qui va nous aider. Il essaie d'abord, sur le conseil du maire, mais sans succés, une maison en construction. Puis un jeune coiffeur accepte de nous loger dans le salon de coiffure où il travaille. Mais son patron après coup refuse en me disant poliment que c'est parce que demain il n'ouvre pas. Mon oeil! Enfin c'est ok pour nous loger dans un magasin en face. Céline pendant ce temps est allée avec Musa chez qui nous pouvons laisser les ânes. Ensuite Ali, le patron du petit magasin nous propose l'hospitalité à domicile. Céline revenant, c'est Musa qui nous invite à dormir dans une petite maison annexée à chez lui. Ok, nous seront près de nos animaux, tous ensemble.

    En fait il s'agit de l'ancienne maison. Un peu vétuste. Mais la piàce est d'abord balayée puis, sa femme et lsa soeur apportent un grand plastique avec lequel elles recouvrent le sol d'une des pièces et un grand tapis. Puis matela et couvertures. Wouah, quoi de plus récomfortant  que ça? Merci pour votre acceuil spontanné qui sent bon la chaleur humaine! Et ensuite le thé et un repas. Sympa et touchant à la fois. Merci pour votre aide! On se couche épuisés par toutes ces émotions et enfin nous dormons.

    Nous reprenons la route le, 28 aôut, essayant de profiter au max. des heures pas trop chaudes. Une route agréable à deux voies, sans trop de traffic.  Un joli petit rek, on passe sur le rivière à sec et j'aide Karma à tirer la chariotte de Willie qui fait son petit poids. 

    Le Will. ne tient plus en place tout saucissonné qu'il est. Les gens nous klaxonnant sans cesse pour nous encourager et nous féliciter. Ca me rapelle notre départ de Çannakale. Drôle de voir la tête des gens à leur volant! Parfois, ils ouvent leurs bras, mains tournées vers le ciel, en faisant une mine étonnée du genre :mais vous faites quoi là, à piedet par cette chaleur!? On continue d'avancer, quand un mini bus s'arrête à notre hauteur. Pleins de paires d'yeux posées sur nous, puis une main  nous tend un journal frais moulé. Avec un article sur nous! Merci les gars. Ils nous souhaitent une bonne route et repartent.

    Arrivés au sommet donant sur une grande plaine, on commence à distinguer avec émotion très au loin, le mont Ararat. Lové dans une brume et surmonté de beaux nuages, serais-ce l'arche? Il semble encore innateignable. La plus haute montagne de Turquie! Mais, pour les Musulmans, Noé se serait "échoué" sur une autre montagne, proche de la Syrie et l'Iraq: Cudi  Dağı( prononcer djudi dâh).

    Nous passons tout près de l'Arménie. Ici la frontière est à moins de 5 km...

     

    Petit à petit, au fil des kilomètres nous voyons avec plaisir le vert revenir. Puis dès que les premiers arbres sont à portées de main, nous faisons une pause. Profitons de nous laver, tour à tour, avec l'eau des canneaux d'irrigation. A l'abri des regards, dans un magnifique verger de pêches. Il faut dire qu'il fait une forte chaleur humide et on a de quoi se sentir crasseux après quatres jours sans douche...Du coup, on se sent tout neuf après ce coulage en plein nature. Pendant ce temps, es gens du village à côté vont et viennent pour travailler à leur jardins. A vélo ou a pied, pelles en main.  L'un nous offrant des tomates, ou encore, une femme nous tendant un melon et re-des-tomates...Merci!

     

    En fin de journée, des maréchés nous proposent de nous arrêter et même de dormir sous leur tente. L'endroit rest ouvert toute la nuit et leurs hommes, trois azeris (provenant d'Azerbadjan) dorment sur place.

    Nous posons la tente à côté, mangeons en leur compagnie et passons la soirée à discuter et à les interroger sur leur pays.

    En Azerbadjan il y a peu d'eau, donc peu de travail. Culture difficile. Du coup ils viennent ici en Turquie travailler 8 mois dans les plantations. Et retourne au pays les 4 mois d'hiver. 

    Chaque mois ils doivent faire un aller et retour à la frontière pour un nouveau visa. Avant ils pouvaient rester une année, puis trois mois. Maintenant le contrôle est plus rigoureux. Sorte de contrôle des saisonniers. S'ils avaient le malheur de dépasser leur séjour, ils seraient interdit de territoire turque durant 5 ans...

    Au matin nous prenons le thé en leur compagnie et nous remétons en route avec quelques fruits et légumes en plus...     

     
     

    Le 29 août nous atteignons la ville d'Igdır. Nous allons directement à l'institut vétérinaire de la ville. Sertaç, un jeune de la ville avec qui nous faisons connaissance sur le chemin nous accompagne à vélo et nous indique le chemin. Arrivé, pas de vétérinaire inspecteur. Le vétérinaire du coin nous dit qu'il se trouve à la frontière, à Gümrück. Il nous fait qu'en même une feuille signée certifiant que nos animaux sont en bonne santé. Il pouvait bien nous le faire, après que les "carnets de santé" de nos animaux se soient vu aspergé de thé par mégarde sur la terrasse de son institut...

    Sertaç nous offre l'hospitalité, nous ne refusons pas et l'accompagnons chez lui. Mais avant déposons nous âne dans un jardin cloturé chez la famille. Je l'accompagne à la banque pour retirer un peu d'argent que je change en euro pour l'Iran. Comme tout prélévement d'argent par carte visa ou mastercard n'est pas possible, ni les travler-check. L'iran étant plutôt en froid avec les E.U.

    Nous pensions dormir chez notre ami, mais tout d'un coup il y a une sorte de malaise. Sa maman nous dit que nous ne pouvons pas rester, qu'il faut aller à l'hôtel. Elle raconte que le voisinage n'apprécie pas et que le patron de l'immeuble a interdit toute hospitalité. Mais elle tient néanmoins à nous offrir le souper. Ok, mais on sent bien qu'elle n'a tout simplement pas envie que nous dormions sous son toit... Sertaç a l'air tout mal à l'aise... il tient cependant à ce que nous soupions chez lui. Il s'en fait même un point d'honneur semble t'il. Car nous commencions à partir, sentons que nous gênions...
     

    Devant leur insistance, nous acceptons, prenons le repas et partons ensuite vers la maison où nous avons laissé Willie. Là, vit une grande famille kurde. Murat  nous offre l'hospitalité pour la nuit. Quelle chance!

    Le 30 Août

    Puis, le lendemain. alors que nos affaires sont prêtes et que nous prenons le déj. avec notre hôte avant de repartir. Celui-ci,  nous propose par quatre fois de rester encore une journee chey lui. Vu son insistance, nous en concluant qu'il peut se le premettre et acceptons avec joie. C'est l'occasion pour nous de faire nos moults achats et affaires courantes sans les animaux , enfin libres : )

    C'est jour de fête nationale et la ville est prise d'assaut par des troupes militaires. Drapeaux et banderoles flottent au vent, des chants militaires et patriotiques se font entendre au loin. Dans la rue prévue pour la parade, des tanks fraîchement repeints sont alignés et les soldats, attendent...... On se fait contrôler nos passports. Vu nos tenues et nos bouilles plus blanches que la majorité (malgrès un bon bronzage), on ne passe pas inapreçu. Mais, n'en déplaise aux militaires, pas de bombe ou d'arme de destruction massive sur nous! Nous faisons emplette d'habits plus couvrants afin de pouvoir nous promener en Iran sans soucis.

    Puis rentrons avant le coucher du soleil. Murat nous a cherche partout pendant deux heures. Il nous croyait perdus,petits poucets au milieu d'Iğdır. Nous nous excusons et savourons le repas du soir ensamble. Avant que, tour à tour, quelques membres de la famille nous convient à rester un jour de plus. Demain, ils offrent un mouton afin que la petite fille d'un des beaux-frères aie mieux. Elle a été assez sérieusement brûlée, ces jours, en tombant dans le tandır firin, le four à pain formant un grand trou au sol (cf photo "Turquie épisode 21",  photos 3 depuis le haut.)

    On ne dit trop rien, et continuons à boire les nombreux verres de thé resservis à peine  vidés. Puis, notre hôte insiste et veux une réponse en nous apâtant avec la bonne viande en prévision. Au bout d'un moment, nous disons que... pourquoi pas.....Puis d'accord! Ils sont heureux et le thé coule à flot. Sertaç nous rejoint, et avant de partir se coucher, il nous propose de dormir ce soir chez son oncle. Dans la maison de la rue juste en face. On voit qu'il est appuyé dans sa proposition par le papa de la filette. Ce qui met Murat, notre hôte, hors de lui. Les kurdes ont un tempéremment très sanguin! Ils s'ensuit une enguelade heureusement avortée entre beaux - frères et Murat disant que s'il le faut , il nous hebergerait une semaine entière, voire une année dans sa maison. Puis nous calmons le jeu en disant à Murat que nous restons chez lui.

    Et coup de girouette, Murat, revient après avoir discuté avec son b-frère. Cet autre, nous dit en termes de très diplomatiques excuses plus que bidons, que demain on doit lever le camp! Bon, on a pigé! A côté, Murat n'ose lever le regard sur nous. Si on avait su .....on buvrait pas autant de thé jusqu'à des heures pas possibles! On se sent de nouveau mis à la porte.

    Réveil dans le .... avec le soleil. On se prépare et déjà je vois que les femmes jusque là très chouettes deviennent distantes. Je dois même un peu insister pour qu'à notre départ, elles me serrent la main.



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    21/08/2008 - Turquie 21
    Turquie : épidode 21

    Nous allons passer cinq nuits et quatre jours au sein de la famille du muktar. Du 17 au 22 juillet. La première nuit à la maison du muktar. Et les suivantes chez l'un de ses nombreux frères, Seddick. Ils sont cinq frères et ont chacun leur maison construites les unes à la suite des autres le long de la route pour Kağızman. Ils ont encore trois soeurs.
    Le muktar a plus d'une quinzaine d'enfants. Ayant deux femmes. Première fois que nous rencontrons cela ici en Turquie.

    Le soir nous prenons le thé dehors, au frais.

     
     

    Au début, la famille est un peu distente. Mais rapidement nous sommes "comme à la maison". Surtout chez Seddick. Sa femme, Yıldız, est une très bonne cuisinière et c'est un vrai régale. Ils ont quatre enfants, Naïm, Jasmin, sa soeur et ömer. Plus tard s'est ömer, le petit dernier qui héritera de la maison.  

    Nous pensions ne rester qu'un jour, mais Céline étant tombée malade, la grippe, nous avons attendu qu'elle aille mieux pour reprendre la route. Aucun problème pour Seddick et ses enfants avec qui nous avons de bons liens.

     

    J'ai la chance de pouvoir filmer Yıldız fabriquant du pain dans un four tendır. Car le plus souvent les femmes, par ici, n'aiment pas être photographiée et encore moins filmée... 

    L'ambiance au côté du feu du four tendır...   

    Je vais régulièrement à la ville de Kağızman en compagnie de Suleman, l'ainé du muktar, pour travailler sur internet. Il me présente à tous ces amis et sa famille. Et combien elle est nombreuse par ici... Il a un magasin à lui. Du coup je connais tous les commerçants de la rue.

     

    Sur la route beaucoup de convois descendes de l'alpage, emplis à bloc de foin...
    Ici il passe le foin dans une machine qui le coupe en petit morceaux. Il mélangeront ces "brindilles" à de l'arpa (de l'avoine je crois) pour la nourriture des vaches l'hiver. En ce moment la plupart sont à l'alpage.
    L'autre soir Seddick a vendu une vache de 6 mois pour 2800 Ytl. Ca lui permettra d'acheter des vêtements. Pour ce qui est de la nourriture ils sont assez autonomes. Ayant des vergers pour les fruits et légumes, des serres pour les tomates, du lait frais pour le fromage et le beurre,...
     

    Seddick m'a fait visiter leur mosquée. Ce sont les villageois qui se sont cotisés pour la construire. A l'intérieur un panneau électrique indiquant les différentes heures pour la prière. Heures qui changent suivant les jours de l'année en fonction du soleil. Il font cinq prières par jour. L'Imsak ne comptant pas.

    Ici les villageois n'ont pas de chèvre. C'est plus intéressant de produire du foin que d'élever ces quadrupèdes mangeant tout sur leur passage.

     

     Lundi 18 août, un commentaire de Céline sur nos dernières aventures:

    On était dans les montagnes ces temps , pas d''internet, voilà pourquoi le blog a faim!!!On a passe des moments tres forts ces dernıeres semaines: accroche-toı  il y a a lıre cette foıs un vrai roman!
     
    Nos amıs Paul et Esther nous ont rejoınt dans les capadocces et on s y est eclates!!!
    Mais vu le retard prıs a Konya et notre vısas Iranıen......
    Nous avons du faire une entorse a notre foı de marcheurs et prendre une camionette un bout. Quelle aventure. On a trouve des gars nous embarquant dans leur camıonette de boulot. Tous entasses anes chıens Mat Paul Esther et moi. Prıant pour que les anes ne pıssent pas trop pendant le voyage. On a donc roule pas vıte du tout vu la charge durant 10 heures de temps . En plus la route montaıt pas mal. Tout le monde nous depassaıt. On devaıt se cacher sı on croısaıt la polıce. A la nuıt tombee on a tous commence a verser. Les chıens comme couvertures. Puıs vers mınuıt les flıcs nous arretent. Maıs tres cool. Barrage. Car le PKK a  tente la veılle de vler une voıture et des mılıtaıres se sont faıt blesser. Ils sont donc dans le coın!!!Youpy! Le commandant nous conseılle de ne pas rouler de nuıt et de reprendre la route le lendemaın de jour. Trop dangereux s ıl nous prenaıent en otage....
     
    Que faıre ?? Tous a part moı sont pour contınuer... Je  m aprete a sortır du camıon quand un de nos chauffeurs me dıt ce que je devaıt entendre. On y va. Je remonte dans le camion. On bache afın que personne ne puısse nous voır . On est dans une sorte de bulle roulante.  J aı les boules maıs je prıe un peu et ca va mıeux.
    A un moment donne On stoppe . Noıs chauffeurs causent avec des gars..on saıt pas trop de quoı de quı....on repart oufffffff!!!
    Puıs je m endors fınalement. Voıla comment nous sommes arrıve a la mer noıre.
     
    Nous avons quitte les bords de la mer Noıre. Cultures de the ( ıl n y a pas d accent sur mon clavıer) forets de noısettıers poıssons delıcıeux... Maıs un clımat tropıcal sı humıde que la chaleur devıent ecrasante et on rısquaıt de s endormır en marchant. Verıdıque!
     
    Content donc de fuir ce climat de fou pour se faire tremper 4 jours de pluıe non stop avant de rejoındre les montagnes. De se perdre dans le brouıllard a plus de 2000m et de devoir dormir sur un alpage. J*aı bien dormi malgres les menaces de loups et d ours quı rodent la nuit. Heureusement les bergers quı campaient non loin etaient armes de pıstolet au cas ou. On devait sıffler et ıls venaıent nous aıder. On etaıt sı fatıgues par la marche qu a 18h on a verses et dormı comme des bebes. La fatigue a du bon!!
     
    le lendemain On a fınalement du prendre des sentıers de vache au beau mılıeu des caılloux enormes . Les anes se sont montres braves Karma se cassant regulıerement la fıgure et j aı faıllı peter un cable. Maıs on a fınalement a un sommet appercu une route au loın. Terre!!!
    Sauves!
    Au sommet une vue ımprenable on etaıt a 3000m! A la descente le froıd la fatıque la faım. Les gens nous fuyant pour la premıere foıs. Un bon feu nous a fınalemnent rechauffe.
     
    Puıs la rencontre avec un robınson des alpes notre ange gardıen. Quı dısaıt sans cesse Kardeş ( kardech ce quı veut dıre frere) en prenant nos maıns et se les frottant sur sa barbe blanche en nous regardant de ses yeux bleus globuleux. Les gens du bled le prenant pour fou. Un gars completement lıbre un margınal illumine des montagnes. Dormant avec les vaches et vıvant de mıel et d eau fraıche a 70ans!!! UNe rencontre aussi incroyable que deroutante. Il nous a conduıt jusqu a la porte de la montagne.
     
    Puıs Notre chıen attache a un arbre se faısant attaquer par troıs  chıens loubars. Quand on etaıt pas la 5 mınutes d absence et ıls luı ont saute dessus et l ont mordu . Il s est battu comme un lıon. Il va bıen on va le revaccıner contre la rage.
     
    De montagnes en montagne on avancaıt. Maıs l eau n a pas du nous convenır car en pleıne nuıt je me faıt reveılle par de droles de bruıts. Je voıs Mat a genou comme priant. Maıs en faıt ıl vomıssaıt. Je te passe les detaıls...
     
    Puıs apres une bonne journee de marche en montagne l ıdee nous vıent de faıre une pause a cote d une rıvıere pour s y baıgner. UN gars nous acceuılle dans ce qu ıl dıt etre son jardın a cote de l eau. Je le sentaıt space ne luı faısant pas confıance. Veut ıl nous voler ou bıen quoı? Il essaıe de nous eloıgner de nos affaıres et de la rıvıere.
     Mat va se baıgner et je reste pas rassuree avec le pot de colle. Il se rapproche gentıment maıs surement comme un loup vıent s asseoır sur la notre bache et me dıt des truc pas net. Tu es tres belles bla bla. Icı en turquıe un homme ne se permettraıt jamaıs cela! Il guıgne deux ou troıs foıs ou se trouve mathıas ( toujours au baın)et assaıe de m emmener voır ses cultures un peu plus loın ...non!
     
    Puıs quand je me dırıge vers la rıvıere ıl m accompagne pretextant de ma montrer par ou passer. Mınce alors! Puıs ıl dısparaıt. Je commence par laver mes habıts puıs ne le voyant toujours pas je me dıs qu*ıl est loın. Par precautıon je me baıgne toute babıllee. A peıne entree dans l eau que je le voıs se lever de sa cachette( ıl mobservaıt sous un arbre non loın) Je nage un peu et le voıla quı arrıve. Il est sur la rıve a se deshabıller sı vıte! Jette son froc a terre. Nı une nı deux je me magne de ressortır de leau. Alarme!!!Le voıla quı essaıe de m attırer dANS L EAU. Ca va pas non! En resume ıl avaıt des attentıons plus que malhonnetes ce cıngle!!! J aı du crıer tres fort YoK ce quı veut dıre non pour qu ıl me lache les bras qu ıl tenaıt fortement!
     
    Puıs on s est barres scandalıse et effrayes par son hatıtude. Icı en turquıe un homme  n auraıt jamaıs ose faıre tout ce qu ıl a faıt.
    Dans ma tete defılent des ımages effrayantes et je suıs sous le choc. Et s ıl avaıt essaye de m abuser jusqu ou seraıt ıl alle? me noyer .....
     
    Un peu plus tard un the reconfortant nous est offert dans un vıllage non loın et on a la chance d etre emmenes en voıture par l*Imam pour vısıter une ancıenne eglıse orthodoxe. Un vraı bıjou energetıque!!! Avec mathıas on avaıt jamaıs ressentı une telle puıssance! Une experıence forte une telle presence dans ce lıeu! J en suıs encore boulversee!
     
    Puıs ıl y a troıs jours on a eu la chance d en revısıter une autre magnıfıque. Cett foıs cı un ancıen monastere en ruıne. Construıt aussı a la meme epoque par le meme royaume de russıe. La aussı meme que moıns forte regnaıt une energıe specıale.
     
    (Quelques jours après....................................)
     
    Voilà, cette fois , on est redescendu de la montagne pour de bon! Quel passage!!! Mamamia! On vient de refaire un col à 2500m. Pâturages idylliques et bergers et gens bienveillants étants au rendez-vous.
    Tout c'est bien passé. Mais ( il y a toujours un mais...:) on s'est retrouvé à dormir chez des gens, un peu plus bas dans un village. L'orage et la nuit arrivant ne nous premettant pas de continuer plus loin. Des gens trés sympa mais vivant dans un taudis pour nous européens. La maison sur un étage ayant trois petites pièces: une pour le couple et leurs trois gosses, une pour les beaux-parents et une pour....les poules,vaches et moutons. La pseudo-cuisine se trouvant dans une sorte de couloir entre les animaux et les hommes. Consistant en un réchaud à gaz et quelques assiettes, casserolles,  plateaux et vaisselle entassée. Je ne sais même plus s'ils avaient un frigo. Le sol, de la terre! Quelques tapis dans les deux pièces. L'eau à la fontaine. La porte des Wc ( une cabane de bois faite de vieux matelas et autres matériaux de récup') En fait toute la maison est ainsi que de la récup'! Ici on ne jette rien. Un vrai musée, mais à l'hygiène un peu douteuse... On mange comme d'hab par terre mais on ne met pas de nappe sous le plateau...première fois!! Puis Le thé et ... tous les voisins qui débarquent voir nos bouilles. Puis, enfin, dodo. Ils s'entassent tous par terre dans une seule pièce et nous laissent leur lit, un canapé dépliable. Mettent draps et couvertures et bonne nuit!
    Mais quelle nuit! Je n'ai presque pas fermé l'oeil!
     
    A peine couchée que je sens des bebètes sur mes pieds. je regarde de plus près, une fourmi, ok! Puis ça continue, j' allume à nouveau et voit un drôle de truc, qui saute....Ho ho c'est quoi ce bin's! Puis je regarde un peu plus près les draps: sales et pleins de mini taches de sang. PLus de doute: alerte aux puces!! Il y en a plein qui sautillent joyeusement dans zous les sens et sur les peids...partout sur le tapis... Youpy! on prend notre produit anti moustique et on se sur-spraye partout nous , habits et affaires . On se rhabille et on dort sans couverture car elle en est pleine. Puis les mouches, un escadron, qui se remettent à voler dès qu'on allume la lumière. Dodo! Du bruit!! Quoi encore. Je remet la luce et en profite pour décimer quelques puces et voilà que du plafond , nous tombe dessus de la terre et autre poussière sale.... C'est quoi? Une souris ou un rat! On met les pieds à la tête pour ne plus en recevoir sur la figure et.... assomés de fatigue, on essaie de dormir tant bien que mal!!! Je te dis pas la nuit.
     
    Le lendemain on se baigne dans le torrent et on lave toutes nos AFFAIRES, seul moyen pour s'en débarrasser. on a eu de la chance , elles nous ont peu piqué! Ca aurait pu ête pire! Puis chemin faisant, le soir d'après, je me fait piquer un troupeau de moustiques mini mais enragés! plus de cent piqûres en quelques secondes:Bingo! Scrattttch ça me gratte cette fois-ci!! Vive l'aventure!!
     
     On est maintenant à une semaine de la frontière. Dans la ville de Kağızman proche de Iğdır. On a eu l'hospitalité chez le muhtar ( le maire) et c'est super. Ils ont bien insisté pour qu'on reste un jour et on a finalement accepté pour aller sur le net et autres courses. et repos.
    Ils sont Kurdes et super acceuillants et amicaux. A notre arrivée les flics ont débarqué.S'ûrement des gens nous ayant vu sur la route les ont appelés :contrôle passport et pour le première fois , ils ont fouillés nos sacs. Ca fait toujours drôle. Mal à l'aise de se faire soupçonner de je ne sais quoi..enfin, la région est bien tendue et ils font leur job! .
     
    Nous sommes maintenant passé dans une zone ou vit une population essentiellement Kurde. Les Turques nous ayant mis en garde contre eux: sales, voleurs, PKK.... On entre donc dans un autre monde. Ils parlent le turc mais entre eux le Kurde, auquel on pipe pas mot. C'est vrai qu'on ressent une autre énergie par ici. Plus dense. un peu comme en Albanie. On est un poil plus sur nos gardes, mais tranquilles!
     
    On commence maintenant à réaliser l'empleur que prend le voyage mais les gens ne nous comprennent pas toujours. Pas grave, nous on sent que c'est juste. On va encore une fois de plus passer en Orient. La-bas, fini la démocratie!! Mais ça va nous ouvrir d'autres portes.  On laisse toujours quelques chose en partant, mais c'est pour mieux se vider s'alléger et pouvoir  s'impregner autrement. L'expérience nous rend plus grands. Ce qui semble être des lapalissades quand on les lit, devient une force, une part de nous  quand on les vit.
    Dans deux jours Iğdır et la frontière Iranienne! nos visas sont pour 3 mois et sont renouvellables. Ce qui veut dire que normalement on a 6 mois. A voir concrêtement...
     
     
    Voıcı en tres resume nos dernıeres aventures quı sı elles ne sont pas toujours faCILES A vıvre et reposantes elles premettent de grandır. Je me sens pas mal remuee ces temps maıs je sens que c est dans le bon sens que ca n est pas le moment d avoır peur ou de reculer.


     

    Nous sommes le 21 août et pensons reprendre la route demain ou après demain... 

    Nous pensions partir demain, le 22 aout, mais voilà t'il pas que pendant que je suis sur le net il arrive une vilaine mésaventure...

    La pluie arrivant, Céline et Jasmin décident d'amener les ânes à l'écurie. Un chien de rue en profite pour attaquer Willie attaché. En voulant les séparer, Céline se fait mordre par l'un des deux chiens à la main. Elle n'a rien senti sur le moment. Heureusement, plus de peur que de mal pour Céline. Quelques grosses égratignures. Juste une plaie un peu plus profonde sur la dernière phalange du petit doigt de la main gauche. Un pansement compréssif devrait faire l'affaire.
    Nous allons chez le docteur néanmoins, pour qu'il y ait un constat de l'accident. Histoire qu'en cas de complications l'assurance prenne les éventuels soins en charge. Comme Celıne n est pas encore pleinement remise de sa 'grippe' le vaccin est differe dans 4 jours. Et le docteur ne nous donne pas de feuille de consultation. C'est ok avec l'assurance apres appel. Nous aurons un papier de consultation au moment du vaccin.

    Pour Willie, il est en ce moment enfermé dans une pièce. Pour le protéger de toute nouvelle attaque. Espèrons que cela va... nous allons le visiter sous peu. Visiblement il boitait un peu. Espérons que nous pourrons qu'en même prendre la route d'ici peu...  L'hiver n'étant plus si loin que ça. Et il nous reste encore beaucoup de route pour se retrouver dans des régions chaudes.

    Ce 21 aout au soir, nous trouvons Willie en piteux etat. Il a une sale blessure a sa patte. Il est ouvert sur toute la largeur de la patte juste en dessus du coussinet. Nous lui donnons les premiers soin (lavage de la plaie a l'eau savonneuse plusieurs fois, puis desinfection au iode et application d'au pro-biotique (jus de pepin de pamplemousse) faisant office d'antibiotique local. Nous prenons contact avec un veterinaire en Suisse pour des conseils. Il nous en donnera d'ailleurs des tres avises. Faire des pansements tres humides avec une solution d'iode diluee a 10%. Le iode permettant un bon apport d'oxygene a la plaie et permettant d'eviter tout tetanos... Une aspirine ou aspegic par jour (25 mg/Kg/j) comme anti-inflammatoire, voire de l'ananas (bromelaine). Et un antibiotique contre toute infection (bactrim ou ampiciline) durant les cinq premiers jours. Merci pour vos bons conseils Monsieur Glardon!

     

    Nous hesitons a tenter nous-meme de recoudre la plaie, se cicatrisant mieux plus on le fait rapidement. İl est conseille de le faire dans les six premieres heures. Mais vu que nous n'avons pas d'anesthesiant et novice en la matiere nous preferons prendre contact avec un veterinaire local qui viendra demain matin.

    Dans la soiree nous refaisons le bandage de Willie, sa patte ayant beaucoup gonfle et lui donnons de l'aspirine. Et quelques calin pour qu'il trouve le sommeil.

    Au matin du 22 aout, nous trouvons la patte enflee de Willie...  et commencons l'operation. Le veterinaire, Alpler Gümüş, est tres sympathique et meticuleux. Quelle chance! 

    En plus genereux, il nous fait payer que l'antibiotique.

    Heureusement que Selman est la pour nous remonter le moral...

    Le hic c'est que Willie ne peut pas marcher durant dix jours... Nous pensons rester encore trois jours et trouver une petite charette pour transporter le chien.

     

    Voilà, nous avons enfin trouvé un chariot à commission. Pas évident dans cette petite ville... Chariot que nous avons amélioré pour transporté Willie. Tout d'abords à même la rue dans la ville avec Selman et ses amis. Puis devant la maison de Seddick, pour le fixer sur Karma.

     
     
    Nous profitons de découvrir encore quelques travaux quotidien. Chaque jours Yıldız s lève à 5h, et va traire les vaches. Chacune lui donne environ 5L de lait par jour,  en deux fois, matin et soir. Voire 10L lorsqu'elles mangent bien et de la bonne herbe verte (pas autant que nos vaches suisse produisant plus de 30L par jour).
     

    Puis ayant mélangé le lait du soir plus acide et celui du matin plus doux, 20 L environ ayant 4 vaches, elle fait la séparation entre la graisse et le reste du lait avec une machine à manivelle. Avec le gras, elle fait du beurre une fois par semaine. Heureusement elle a maintenant une machine électrique pour le faire... Ensuite, elle cuit le reste du lait à feux doux sur feu de bois dans une grande marmite dehors et fait son fromage. Environ 4Kg, grand max.

     
     

    C'est un fromage filendreux et très peu graisseux. Bon pour ceux qui ont trop de cholestérol... Ils en mangent chaque jour. Le surplus, elle le vend ou le garde pour l'hiver en le conservant dans de gros barille dans une saumure. Elle fait ce travaille chaque matin avant de préparer le déjeuner. Elle fait aussi un fromage plus gras, mais sans avoir enlever le gras du lait.  

    Ici Jasmin nous prépare des poças pour de voyage. Des petits biscuits fourrés au fromage et aux herbettes.

    Le 24 au soir, nous sommes donc prèt à reprendre la route. Après quelques essai concluant avec Willie et sa charette. Départ demain matin...  à suivre.

     

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    21/08/2008 - Turquie 20

     

    Turquie : épisode 20


    Le 15 août nous quittons Divaskor et partons à l'ascension de la dernière chaîne de montagne avant de retrouver des "plaines". En route pour l'alpage de Divaskor, Divaskor Yayla.

    Nous pensions arriver au plus tard ce jour même en Iran. Visiblement nous avons un peu de retard sur le planning...

    Nous montons une route carrossable, évitant les détours de la pistes empruntée par les voitures. 

     
     

    Nous arrivons rapidement dans la forêt. L'air devient plus frais.

    Plus haut, le vent va se lever et fortement souffler, les nuages vont soudainement arriver avec quelques gouttes de pluies...

    Après une heure de montée et ayant évité par chance les orages sporadiques, nous atteignons enfin les alpages de Divaskor Yayla.

    La vue est très belle. Et nous tombons en plein durant la saison des foins.

    Le sentier s'étant perdu dans les champs, nous demandons notre chemin à trois frères faucheurs en la circonstance.

     
     

    Par ici pas de machine, tout se fait à la main. Il nous invite à une collation en compagnie de leur enfant et femme. Mmh, le fromage d'alpage est très bon. Et ils nous servent une délicieuse pâte de sinorodon. Tellement bon qu'ils nous en reservent par trois fois... Quelle gentillesse.

    Par ici les gens se déplacent beaucoup à cheval. Il y en à plein qui sont en pâture...

       

    Il nous est difficile de progresser. Pas que le terrain soit trop accidenté, les bottes de paille étant suffisamment espacées, mais il y a une foule de personne qui fauchent en ce moment et chacun vient discuter à notre venue. Quel accueille par ici. Chacun veut nous inviter à passer la nuit à l'alpage...

     Nous poursuivons sur les pâturage d'Avçakale Yayla.

     

    Là plusieurs troupeaux de vaches sont en pâtures. Mais mâles et femelles sont séparés. Sinon les mâles se batteraient ensemble pour la donzelle.
    Nous nous arrêtons pour le thé et une collassion sous la tente de deux frères, gardiens de troupeaux, vivant ici durant les trois mois d'été. Pour chaque vache qu'ils gardent, ils gagnent environ 40 Ytl pour les trois mois. Il ont un troupeau de 350 bêtes. Pour la turquie, c'est bien payé. C'est pourquoi ils quittent annuellement leur petits jobs d'Istanbul et son saisonniers ici à l'alpage.

    Il sont armés, car par ici rôdent la nuit des loups. Ces carnassiers ont attrapé un jeune vaud il y a un mois, et surtout leur âne il y a trois jours...

    Nous apprenons qu'ici la montagne s'appelle Allahüekber Dağlılar, culminant à plus de 3100m, en commémoration des nombreux soldats morts de froid durant un hiver. Devant rester en poste ici dans la montagne, bien qu'il n'y avait pas de guerre déclarée au milieu des année 1900, entre 90 à 120 milles hommes sont mord ici. Il faut dire que les températures peuvent descendre à moins 35 degré. Voire plus.

     

    En partant, l'un échange sa casquette contre mon chapeau. Souvenir symbolique de notre passage. Et ce chapeau de cow-boy lui ira mieux à lui qu'à moi, c'est certain! Il est fou de joie...

    Ils téléphonnent à leur famille qui nous accueillera dans la plaine à Avçakale au pied de la montagne. Nous passons par la yayla d'Avçakale au passage.  

    Nous arrivons à la nuit tombée au village d'Avçakale, sous un beau clair de lune ronde. Leurs frères partaient à notre rencontre lorsque nous arrivions.
    Ils sont quatorze frères et soeurs. Par ici il y a beaucoup de famille kurdes. Et l'habitude de faire  beaucoup d'enfant pour s'entre-aider au travaille persiste toujours. Leur langue est bien différente du turque. Leur culture est un peu un mélange entre le turc et l'arabe. Bien que cela soie un peuple bien à part.

    Céline se retrouve en compagnie des femmes et moi avec les hommes. J'assiste à une réunion de vente d'un tracteur. Il y a une dizaine d'hommes autour de moi dans une sorte de salon. Ils est surprenant de voire à quel point ils passent d'un sujet de conversation à un autre. Bien que le fond de la discussion soit la vente du tracteur, elle est entre-coupée réguliérement de questions et réflexions au sujet de notre voyage, le temps de reposer les esprits et la réflexion quant à la vente proprement dite. Finalement un prix se décide et tous partent.
    Moi qui pensait qu'ils étaient venus exprès pour faire connaissance...

     
     

    Le lendemain nous réalisons, à la vue du village en plein jour, que la région est pauvre. Il m'invite à filmer et photographier les alentours. Comme si dans la région il y avait un besoin de "garder en mémoire". Déjà à l'alpage j'avais senti la même chose. C'est peut-être parce qu'ici s'est passé l'exode arménien. Ils vivaient ici jadis. Ou peut-être parce que les kurdes sont en recherche d'une identité...  

    Nous sommes le 16 août et partons de bon pied content de retrouver de vastes plaines, sur un plateau à 2000m. Après toutes ces montagnes et leur fortes émotions, c'est plus reposant. Mais la région est pauvre et on sent qu'il ne faut pas traîner par ici. Bien que l'on reçoive un bon accueille en traversant les villages. Vers midi un homme nous oblige presque à gagner sa maison, par "soif" d'hospitalité. Malgré que nous ayons eut envie de continuer. Rapidement nous ne regrettons pas notre choix. Il nous offre un vrai festin, avec de surcroix, une douche. Ca faisait quatre jours que nous ne nous étions pas lavés. Quel bonheur! Sa fille est justement ici en vacance avec son mari turque parlant très bien l'allemand, habitant en Allemagne, non loin de Bâle.

     

    Il nous propose de nous emmener plus loin vers Oluklu en camion. Comme il doit justement aujourd'hui aller y chercher trois vaches. Il fait acheteur et revendeur de bétails avec son camion. Ca tombe bien. Cela nous permet de nous reposer un peu. Surtout que Skadar boite en ce moment, suite aux chemins difficiles naguère dans la montagne. 

    J'en profite pour filmer un peu lors du voyage. Histoire de s'essayer au "travelling"... cheveux au vent. Le chauffeur conduit à toute vitesse. Heureusement que les ânes sont bien attachés! 

     

     

     

    Il nous dépose au bord de la grande route et continuons notre chemin. Nous atteignons le bord du plateau et commençons la descente dans une vallée. Là l'orage nous surprend et nous allons demander à la "karakol", maison des jandarmes, sur le bord de route où nous pouvons trouver abri pour la nuit. (Ci-contre, photos le lendemain avant de repartir).

    Au début le garde nous renvoie plus loin... mais devant notre insistance, la nuit tombe et la pluie, ses chefs arrivent et contact un de leur ami à Paslı, le village d'à côté, qui accepte de nous offrir l'hospitalité.

    C'est Fevzi, un éléctricien qui nous emmène dans son village à sa maison. En entrant chez lui, j'ai l'impression d'entrer dans une grotte. Nous passons un petit corridor au milieu d'un brique-à-braque d'affaires de cuisine. Nous entrons dans l'une des deux pièces habitables de la maison. Une sorte de salon, chambre à coucher, salle à manger et réduit. Là vivent ses parents, son frère, sa femme et leurs trois enfants. Tous kurdes. Nous nous entassons tous dans la pièce et sommes rejoints par une dizaine de voisins curieux pour boire le thé. Ils veulent tous nous prendre en photos avec leur natel...

     
     

    Après le souper il se met à pleuvoir, nous allons mettre les animaux à l'abri. Quelle ne fut pas ma surprise de voire Fevzi les faire rentrer dans la maison, dans une pièce attenante. Là, une vraie brocante. Les murs sont couvert de vieux ustenciles devenus obsolètes depuis. (Genre une toute vielle barate à beurre) Plusieurs dindons et poules sont perchés de-ci, de-là... Etonnant!

    Leurs enfants ont une sacrée bouille...!

    Venu le temps de dormir, ils nous aménagent un lit dans la pièce et vont tous s'entasser dans la pièce d'à côté.

    Nous nous couchons et espérons pouvoir rapidement trouver le sommeil. Mais voilà t'il pas que nous sentons des bêtes nous monter dessus, le long des jambes. Au début nous pensons à quelques fourmis. Mais avec la lumière et en y regardant  mieux, ces petites bêtes sautes... et nous remarquons qu'il y a plein d'anciennes petites taches de sang sur le draps... Là, il n'y a plus de doute, le lit est infesté de puces!!!

    Mince alors. Et nous ne pouvons faire autrement que de dormir là, vu leur hospitalité. Nous essayons de les tuer, mais il y en a trop. Heureusement nous pensons à l'anti-moustique. On s'en badigeonne partout. Ca à l'air de fonctionner... On se recouche... On sent encore quelques petites bêtes, mais déjà moins. Espèrons que ça ne grattera pas trop demain. 
    A peine coucher qu'on entend du bruit au plafond et de la terre nous tomber dessus... Il faut dire que le toit est composé de planches très espacées depuis le temps, et de terre. Pas de doute, il y a des rongeurs par là-haut. Nous devons changer de côté la tête du lit, histoire de ne pas en avoir plein les cheveux, et rassemblons la nourriture de nos saccoches que nous suspendons. Nous finissons par trouver le sommeil tant bien que mal...

    Alors Céline, cette nuit, bien dormi...?  Pas trop de boutons ce matin? 

     

    Heureusement les puces n'ont pas été trop voraces...

    Ce 17 août, nous continuons la descente de la vallée, longeant une rivière. A la première occasion, nous nous arrêtons et allons nettoyer nos vêtements et nous laver. Histoire de ne pas prolonger trop longtemps cette mésaventures... 

    En préparant à manger j'entend Céline s'exclamer... Je regarde et la voie toute nue courir dans la rivière après ses vêtements emportés par le courant...
    Eh!, Céline!, fait attention, y a une voiture qui arrive!!!   Elle en perdra sa casquette...

    Au village de Kötek, un homme nous sugère d'aller au village suivant demander l'hospitalité au muktar Sulémane, à 7 km. Ok, ça semble bien.

     

    La vallée est bordée de belle montagne rouge... et habrite plein de verger. Surtout des pommes et poires. L'endroit est parfois assez humide et les moustiques très présent. Surtout que leurs piqûres sont très prurigineuses.

    Nous arrivons vers la tombée de la nuit au village et allons directement à la maison du muktar. Les gens sont accueillant par ici. Presque tous nous interrogent et discutent un peu à notre passage.

    Arrivé à sa maison, il n'est pas là, mais sa famille nous reçoit.  

     

     


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    20/08/2008 - Turquie 19
    Turquie : épisode 19

    Nous sommes dans la vallée de Yukarıkatıklı et descendons en direction de Dikmen. Le fond de la vallée est très vert, la rivière bordée de peuplier.

    Dans le village de Dikmen les villageois du coin nous offre le thé et le déjeuner. Mmh, du délicieux miel encore en rayon...

    Plus loin nous trouvons un endroit où nous baigner. Mais un jeune homme ne nous lache pas et va même juqu'à se baigner en même temps que Céline cherchant à faire plus ample connaissance... Elle sort vivement de l'eau et reprenons rapidement notre route. Ce jeune homme semble un peu dérangé...

     

    Dans la commune de Başköy le muktar nous invite à prendre le thé. Il nous porpose de dormir dans l'école désafectée du coin et de nous emmener visiter une vielle église. Ok. En fait c'est l'Imam qui nous y emmène. Il s'agit d'une vielle église construite par les rois géorgiens il y a mille ans, transformée en jamii, la Taş jamii. Ce qui signifie "la mosquée de pierre". Il y a trois églises qui ont été construites par ces rois dans la région. L'imam du coin arrive après un moment d'attente pour nous ouvrir et nous faire visiter sa mosquée. Ouaw, le lieux est très fort. Jamais ressenti un lieux aussi puissant.
    L'imam nous invite à faire un don en argent, mais nous ne sommes pas sur le même plan et ne voulons pas entacher notre mémoire de ce lieux "magique" avec de l'argent. Ce qui à l'air de l'avoir un peu couroussé...

    Ca ne l'empèchera pas de venir participer aux grillades qu'un villageois nous a préparée le soir, sur un feu de bois improvisé avec le muktar...

    Le 8 août nous reprenons la route, finissons de longer la rivière et débouchons sur une autre vallée qui nous amène à Uzundere. Là nous voulons profiter de passer chez un vétérinaire pour renouveler le vaccin de la rage pour Willie suite à son agression. Mais pas là aujourd'hui... Ok. Pause pique-nique et internet café. Puis nous partons pour une nouvelle montagne. Mais en début de route nous réalisons qu'il est tard pour s'y aventurer et demandons à un homme du coin où poser la tente. Il nous invite à la mettre dans son jardin à côté de son rucher. Nous profitons de cet arrêt plus tôt que prévu pour partir visiter la deuxième des églises géorgiennes. Sans trops savoir comment on se retrouve direct dans un bus nous amenant au pied de l'église et gratuitement....

    Même architecture que la précédente, en plus grand, mais moins bien conservée. Le lieux est plus beaux, mais moins puissant.

      

     

    Il va faire nuit, il est temps de rentrer. Il n'y a plus de bus et peu de traffic sur cette route. Mais comme par enchantement une camionette part à l'instant pour Uzundere... On se retrouve à l'arrière, sur le pont de la camionnette, tête à l'air, admirant les montagnes avec le soleil couchant, la camionnette fillant à toute allure sur la route carrossable.

    Le lendemain, 9 août, notre hôte nous amène un bon déjeuner avec de son miel en rayon et du pekmes (une sorte de raisinée faite avec des duts). Délicieux. Il paraît que c'est fort bon pour les intestins. Tant mieux, car nous ne sommes toujours pas guérit de ce côté là...  

     

    Nous montons une vallée en direction de Yayla. Un raccourcit par rapport à la route normale asphaltée pour Oltu. La nature aride du fond de la vallée fait place, au fur et à mesure que nous montons, à la forêt. L'air devenant plus frais.

       

                    
    Nous finissons par arrivé aux alpages du coin, un col à 2000m. Lors de notre pause pique-nique, Recep, un turque parlant fort bien le français habitant depuis plusieurs année en France nous invite chez sa famille. Car lui y est en visite. Il nous offre à manger. De la soupe qui nous fait le plus grand bien vu nos problèmes intestinaux actuels. Nous posons la tente à côté de la maison, à Yayla (le nom du village, mais qui signifie aussi bergerie). Nous passons la nuit à discuter, tout content de pouvoir parler le français. Pas besoin de faire des efforts de concentrations pour se comprendre.

     Après une bonne nuit de sommeil, nous partons pour Oltu le 10 août. Notre hôte nous avait parlé des montagnes bariolées de couleurs à 10 km avant la ville. Il nous avait aussi mit en garde, "les gens d'Oltu sont peut hospitaliés!". Pourtant sur la route, à trois fois des voitures s'arrêtent et nous offres l'hospitalité pour la nuit... A tel point que l'on se retrouve avec deux plans en même temps en fin de journée. D'une part un homme nous attendra à la nuit tombante à l'orée de la ville, et d'autre part une famille nous attend chez elle au village juste avant. Pensant que ce 2ème plan n'était pas sûr, nous continuons sur la ville. 

     

    Mais juste avant de l'atteindre, ils viennent à notre recherche s'étant attendu à ce que nous passions chez eux. Pour l'heure, ayant compris que nous avions continué, ils ont téléphoné au maire de la ville qui va trouver à nous héberger...
     
    Ouaw... Ben devant tant de gentillesse, et le vieux papa nous faisant signe de rebrousser chemin, nous décidons de repartir en arrière et d'aller faire plus ample connaissance avec cette famille.

    Ils sont trois frères. Les deux plus grand parlent fort bien l'italiens, ayant une petite entreprise de fabrication de routes dans le nord de l'Italie.

     
     

    Ils sont en ce moment toute la famille en vacance chez les partents. 

    Nous mettons nos sacs et les sacoches des ânes dans la voiture, Céline avec, et je part seul à pied, dans la nuit qui tombe, avec les trois animaux en queue indienne en direction du village. Sur la route les perosnnes du premier plan viennent en voiture à notre recherche. Je leur explique notre virement de situation, tout désolé... Ils comprennent et me font promettre de leur rendre visite quand nous passerons par la ville.   

    Nous passons la nuit à converser avec eux. L'atmosphère est très sympa. Surtout que la langue italienne donne une grande proximité, elle est très familière. Tout de suite nous avons l'impression d'avoir des amis en face de nous... 

    Au matin je retrouve les grand-parents se chauffant de l'eau avec un samovar au feu de bois. Il paraît que le thé est bien meilleur ainsi. C'est la même différence qu'entre un pain cuit dans un four commun ou un pain cuit au feu de bois... Ce n'est pas qu'une histoire d'odeur de fumée, mais aussi du type de chaleur employée pour chauffer.

     
     

    En plus c'est un mode de chauffage  plus économique. Il mettent toutes les brindilles qu'il trouvent parterre dans la cour.

    Nous passerons deux jours et trois nuits chez cette famille fort sympathique.

    Nous avons profité de vacciner Willie, rappel contre la rage suite à son agression et mit quelques nouvelles sur le net... 

    Ici les femmes préparant les haricots pour le repas de famille. Tout travaille se fait en commun.

    Le dernier soir, une grosse mésaventure pour l'un des habitants du village. Par ici il veille à leur champs la nuit contre les sangliers. Il y en a beaucoup vu que les musulmans ne mangent pas cette viande pourtant très prisée par chez nous... Quand ils en tuent un, il laisse l'animal sur place.
    Sauf que ce soir là, un homme maladroit s'est tiré dans la jambe. Et les balles pour ce genre d'animal sont assz grosse... Direct les villageois on réagit et nos hôtes l'on amené à l'hopital d'Oltu pour les premiers soins et transporté ensuite par ambulance à Erzurum. Heureusement, sa jambe a pu être sauvée...

    Le 13 août nous reprenons la route en direction de Kars.

    Les montagnes le long de cette route d'Oltu à Paşalı sont très belles.

                                         

    Je ne résiste pas à vous mettre encore une petite photo...

    En milieu d'après-midi le temps se couvre d'un coup et il se met à pleuvoir à grosse goutte. Heureusement un paysan du coin nous fait signe de venir nous habriter sous un pont. Nous échapperons ainsi à deux averses. Il nous invitait chez lui, mais préféront faire un peu de route encore, pensant que l'orage serait fini.

     

    Bien mal nous en a pris, et un peu plus loin nous sommes, par chance, hébergé par un jeune chauffeur dans la cabine de son camion. Nous y passerons la nuit. Les chauffeur allant dormir dans un camp en direction d'Oltu. Nous avons d'ailleurs été invité tantôt sur la route à leur cantine pour dîner.

    Un homme restera dormir dans le camion d'à côté surveillant ce parcs à chantier.

    Alors Mathias, bien dormi dans cette cabine...?

    Il faut dire que la route est en cours d'élargissement. Bientôt il y aura quatre pistes.

    Nous reprenons notre route au matin du 14 août. Nous gagnons Aksar. Là, lors d'un arrêt pour se ravitailler, nous nous retrouvons rapidement entouré d'une foule de curieux. Ce qui change de la mer Noire. Curieux aussi, mais pas à ce point!

     
     

    Nous continuons la route encore 5 km, puis après un petit pont nous partons sur la droite dans une petite vallée en direction du village de Divaskor. L'asphalt fait place à un piste. C'est Hüssein, le père des trois frères chez qui nous avons dormi à Oltu qui nous a indiqué cette route. Il connaît bien la région. Dans le temps il aimait s'y ballader à cheval. Par ici c'est un raccourcit pour atteindre directement Igdır, sans passer par Kars.

    Nous nous arrêtons à la nuit tombante un village avant. Là une famille nous hébergent. Les parents, retraités, sont revenu dans le village de leur origine. Quand au deux enfants il habitent toujours Izmir, mais viennent passer trois mois de vacance ici, à la montagne. Le climat étant meilleur.

    Nous enfermons Willie dans la remise, car il y a beaucoup de gros chien par ici, et pas très gentil...

    Les ânes passeront aussi la nuit à l'intérieur, les vaches étant à l'alpage. Et parfois des loups descendent la nuit au village bien que l'on soie l'été... 

     

     


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    20/08/2008 - Turquie 18
     Turquie : épisode 18
    En ce matin du 31 juillet nous partons à l'ascention de la montagne. Le brouillard est bien présent, mais heureusement nous suivons une piste pour voiture longeant un torrent. Mais après 4h de marche, la piste fini en cul de sac dans une bergerie. Et les gens du coin n'ont pas l'air très accueillant. On doit vraiement beaucoup les sollicités pour qu'ils se décident à nous aider. Ils nous font attendre, le temps de bâter leur mule de boie et nous invite à les suivre 50 m en nous laissons devant un petit pont en bois pour traverser le torrent. Il faut que l'on passe de l'autre côté, de ce côté-ci, il y a des gros chien plus loin pas commode du tout... Ok. Nous sommes devons débater car le pont est trop étroit pour les ânes avec leurs sacoches. Après avoir batailler pour faire passer Skadar et Karma ne faisant pas confiance à ce petit pont de montagne, nous reprenons quelques forces en cassant-la croûte. Puis nous suivons le torrent. Nous sommes sensé trouver un chemin amenant à un lac. Mais on ne voit rien, bcp de brouillard et nous finissons par être coincé par un gros pierriers. Impraticable avec nos ânes. Je pars en reconnaissance mais ne trouve pas de lac plus loin.
     

    Il est 17h, nous préférons retourner en arrière. Nous longeons une petite montagne et croisons des jeunes bergers. Au début il accepte de nous donner l'hospitalité dans leur bergerie, mais se rendent comptent que ça ne jouera pas avec Willie et leurs gros chiens. Ok, nous devont camper dans la montagne. Ce qui ne nous enchante pas trop, mais nous n'avons pas le choix. Les bergers dormant à proximité nous assure que nous ne risquons rien. Ils sont là au cas où des loups ou un ours arriveraient... Pas très réjouissant. Enfin, nous montons la tente et trouvons  finalement le sommeil.

    Le lendemain matin le temps s'est juste découvert un peu laissant place au soleil et permettant de reconnaître les lieux. Mais déjà il revient et c'est en suivant à l'aveuglette les sentiers à bétail que nous progressons. Nous sommes le 1er août, je jour de la fête nationale en Suisse. Espérons que cela nous portera chance...

    Sans savoir trop comment, nous arrivons enfin au lac, comme par enchantement. Et la vue est féérique. Le brouillart faisant ici des va et vient, les vents changeant laissant place au soleil de temps à autre. Nous sommes à la limite de la fin du nuage.  

     

    Ouf, nous avons enfin dépassé les brumes et avançons au grand jour. Les paysages montagneux sont magnifiques. Mais ardus. Karma se casse la figure et se retrouve sur le dos...

     

    Depuis le lac nous devons partir sur la droite et franchissons un petit col. Mais haut surprise, de l'autre côté un énorme cirque avec un lac au fond, entouré d'énormes pierriers. Et ben, c'est pas encore gagner. Là nous sommes quelque peu découragé. Je pars néanmoins en reconnaissance pour trouver un passage sur l'arrête la plus proche. Sinon il nous faudra revenir en arrière et tenter ailleurs, ou retourner jusqu'à Ikizdere... La montagne aurat-elle le dernier mot?

    J'atteind l'arrête, enfin, mais ne voit toujours pas la route asphaltée de l'autre côté. Que de grande montagnes avec leur pierriers. J'avance un peu, et...oui... enfin je la voit qui se découvre au loin en contre-bas dans les brumes.

    Je revient sur mes pas et trouve un semblant de chemin plus ou moins praticable pour nos animaux au travers des pierriers.

     
     

    Durant l'ascention, Karma est tombée deux fois à la renverse tellement les pentes étaient pentues et ardues. Pas évident, mais finalement nous arrivons au col. La vue est magnifique. Nous sommes au dessus d'une mer de brume rejoignant au loin la mer Noire.

    Skadar est monté comme un chef, regardez le parader fiérement sur son rocher!

    En redescendant sur la route, nous retrouvons le brouillard. Il fait froid, le vent souffle fort! Nous nous arrêtons à côté d'une jamii pour trouver refuge, mais on nous refuse l'hospitalité... nous devons continuer notre route malgré notre fatigue et la nuit proche. Plus loin de joyeux lurons nous invitent à partager leur grillade. Ce sont des retraité habitant Rize qui monte ici dans leur petite maison construite dans un container pour passer leur week-end dansla nature. Sympa. Nous pouvons poser la tente à côté. Le lendemain matin, une vielle femme très gentille, ébahille par notre voyage nous offre le déjeuner. Si elle avait su que nous dormions à côté de chez elle jamais elle nous aurait laissé passer la nuit dehors.

       

    Le lendemain, 2 août, nous reprenons notre route pour Ispir. Nous serions sencé, d'après notre visa, entrer aujoud'hui en Iran. Nous avons un peu de retard, donc ne tardons pas!
     

    Aux abords de la route de nombreux petits villages avec leur champs. C'est l'époque des foins par ici. Ils fauchent à la faux et entassent l'herbe séche dans de grands cadres en bois. Ils la piétinent et la ficelle. Histoire de faire des bottes de pailles plus facile pour le rangement.

     

    Nous nous arrêtons à Cayırözü. Un couple de vieux nous invitent à manger avec eux. Ils nous servent de la soupe à la tête de chèvre. Au début ça va, sorte de bon bouillon à la viande, mais lorsqu'il sorte la tête de chèvre bouillie de la marmite et se mettent à la démonter et manger tous ce qui s'y trouve excepté les os bien sûr, c'est déjà moins évident... Pas vraiement l'habitude en suisse de tel met. Je mange les joues. Mais me refuse à goûter aux yeux ni à la langue recouverte encore d'herbes vertes... C'est néanmoins fort bon!  

    Un homme du coin un peu spécial, vrai robinson car sans famille et dormant de-ci, de-là, dans les bergeries et patrouillant pour la sécurité du coin nous prend en charge et nous invite à monter la tente dans le jardin de la maison d'à côté, chez Kazım. Un homme très accueillant qui nous offre le souper et le déjeuner.

    Durant la nuit nous sommes réveillé par un coup de feu. C'est un de ses amis venus le trouver sur les 1h du matin. Par ici, pour se souhaiter la bienvenue entre vieux ami, c'est la coutume de tirer en l'air à l'arme à feu... Bien que la pratique soie devenue interdite. Je comprend maintenant le pourquoi des nombreuses douilles trouvée le long de la route.

     

    En fait, dans les montagnes ils sont souvent armés d'un pistolet. Les loups par ici sont nombreux et ils y a quelques ours.

    Le 3 août la route reprise nous arrivons enfin à Ispir. Un ancien chateau borde la ville. Là nous faisons la connaissance de Sean, un glob-trotteurs. Un new-zéélandais parti à l'aventure dans les pays de la route de la soie. Ca lui a tellement plus qu'il avait décidé de travailler une année dans chacun des pays. En tant que prof d'anglais c'est facile. Il travaille dans les écoles privée pour enfant de riches étrangers. Ca lui permet d'avoir un bon salaire et d'avoir du temps pour voyager et découvrir le pays. Il a passé deux ans en Turquie, puis s'est stoppé en Azerbajan depuis 8 ans y ayant trouvé sa femme et fondé une famille de deux enfants... Joli!

    Une jeune carthographe nous invite à diner dans la maison de commune. Sympa. Il nous prépare un croquis pour la route à prendre en direction d'Uzundere.

    Nous nous arrêtons dans le village suivant, la nuit tombe. Une famille nous accueille chez elle. Mais le temps de se poser, Willie attaché à un arbre se retrouve attaqué par trois gros chiens. Ils réussis à les faire fuire, mais non sans mal. Il se retrouve blessé à trois endroit. L'une des plaies est assez profondes, mais pas trop large, 1,5cm. Normalement il faudrait faire trois points de suture, mais vu notre situation et l'hygiène du coin, nous préférons désinfecter et à l'aide d'huile essentielle aider la cicatrisation. Recoudre une plaie, si elle est un peu infectée serait dangereux!

    Les gens ici sont super sympa. Céline se retrouvent embarquée par deux fille à cheval. Il l'emporte au galop...

     
     Le lendemain nous partons à nouveau dans les montagnes. Fort belles, coloriées de rouge. Sûrement beaucoup de fer dans la région...
                      

    Sur notre route, vers les 17h nous rencontrons un turque parlant bien l'allemand et nous invitant dans son village. Après hésitation, nous acceptons.

    C'est un ancien village. Là il y a quatre oda ou maison d'accueille. Dont une tenue par sa famille depuis plus de 80 ans. En fait, la route que nous empruntons était très pratiquée à l'époque. C'est là que passait tous le traffic se rendant à Erzurum. Surtout à cheval et avec des ânes. Entre autres celui provenant de Russie. Maintenant il y a une nouvelle route asphaltée plus rapide. De plus ce village avec est à une journée de marche d'Ispir. Dernière halte avant cette ville.

    Notre arrêt y était obligé...!

     

    Mais la nuit n'a pas été de tout repos. Sur les 2h du matin je n'arrive plus à trouver le sommeil, j'ai le ventre qui gargouille. Je me retrouve d'un coup à quatre patte au dessus d'une bassine providentielle à régurgiter mes trippes... Enfin tout le repas de la veille. Inutile de vous faire un dessin!

    Nous sommes resté deux jours dans ce village, histoire de se retapper. Car Céline n'a pas été épargnée...

    Heureusement qu'il y avait du coca au bacal du coin. Il n'y a que ça qui me tenait à l'estomac!

     

    Le 6 août nous reprenons notre route et prenons un "raccourcis" sur le flanc de la montagne pour passer un col. Mais au bout d'une lente montée nous arrivons dans un cul-de-sac... Nous repartons plus loin est arrivons à une bergerie. Nous pensons que c'est la bonne et continuons l'ascention.

                          

    Au col, nous apprenons auprès d'un vieux bergers à la peau tannée par le soleil et toute ridée par les années, appuyé sur sa vielle canne et gardant encore fermement son troupeau que nous sommes monté un alpage trop tôt. Mais que nous pouvons passer ici l'arrête et redescendre de l'autre côté. Bien que ses deux jeunes eufants ne soient pas trop certains que l'on trouvera un chemin pour nos ânes. Enfin, allons voire... 

     

    En effet, passé l'arrête, il n'y a pas de chemin descendant dans la vallée. Nous avons le choix : continuer l'arrête sans être certain de pouvoir rejoindre l'autre col ou alors de tenter la descente, un chemin semble se distinguer dans la pente en contre-bas.

    Ok, nous tentons la descente dans un couloir. Mais à mis-chemin nous regrettons ce choix. La pente est devenue rocailleuse et raide. Difficile pour nos ânes. Nous sommes deux à devoir gérer Karma qui est déjà tombée par deux fois. Quand à Skadar il semble étonnement maitriser les glissades. Il prend même le temps de brouter de-ci, de-là... Nous rejoignons enfin après 1h de descente difficile ce que nous prenions pour un chemin. En fait c'est une arrivée d'eau rendue très vetuste par les années. Nous la suivons néanmoins tant bien que mal. Et pour finir, atteignons enfin le fond de la vallée. Mais là tout semble très sauvage, et pas de chemin... Heureusement un berger opportun passe sur son cheval et nous indique un petit sentier à suivre. Ouf, nous ne l'aurions pas trouvé tout seul. Après encore une heure de marche nous atteignons le premiers hameaux. Bien que la nuit tombe, les gens ne sont pas accueillant du tout et nous font signe de continuer notre chemin...  C'est au village suivant, dans la nuit, que nous trouvons une hospitalité dans une oda et un repas offert à la maison par une famille. Merci!


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    18/08/2008 - Turquie 17

    Turquie : épisode 17 


    Juste avant Trabzon nous avons trouvé l'hospitalité durant deux jours dans une maison. Les 23 et 24 août. Cela nous a permis de nous rendre au monastère de Sumela, à 50 km dans les terres au sud de Trabzon. D'abords en auto-stop jusqu'à Trabzon. Puis en bus jusqu'à Maçka et ensuite en auto-stop. Car le dernier boud est hors de prix (4x plus cher que la normale, ce qui reste néanmoins très abordable pour le touriste moyen), comme c'est un trajet touristique pour le monastère se trouvant dans une petite vallée encaissée.
    Maçka est une jolie petite ville au fond d'une vallée verdoyante. En plus nous sommes tombé le jour du marcher. Pour la dernière partie du voyage nous avons eut de la chance d'être pris rapidement par deux turques se rendant justement au monastère. Les chauffeurs de Trabzon nous avaient fortement déconseillé de faire cet auto-stop, disant qu'il y avait très peu de voiture s'y rendant. Ce qui est vrai en partie, si on pense que les touristes prennent peu les auto-stoppeurs, m