Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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23/10/2007 - La Grece
La Grece
De J 137 à J 151 ou du 25 Septembre au 9 Octobre 07
J 137, mardi 25 Septembre Quand on se réveille, le chien est encore là devant la tente. Il n'a pas bougé d'une brique! Grande discussion: que va-t-on faire de lui? On est censés passer la frontière Grecque ce jour avec Skadar car nos papiers vétérinaires, ( déjà antidatés, hum ) seront échus demain. Ok c'est l'âne qui a bien sûr la priorité, mais ce chien me plaît, je le trouve spécial et très gentil. Je décide donc de faire tout mon possible pour qu'il ne nous regarde pas passer la frontière sans pouvoir nous suivre.
On reprend la vieille route pour Bitola et Willie nous devance tout fier, la queue en étendart . Il se retourne souvent pour voir où on est et rassuré, continue. On fait une pause pic-nic a l'entrée de la ville et on monte nos plans: Je partirai en taxi pour aller plus vite avec le chien et Mathias continuera la route. Nous nous retrouverons soit sur la route, il n'y en a qu'une ça simplifie. Soit de l'autre côté de la frontière, si je n'arrive pas avant 18h. Ca me fait bizarrd de se séparer, j'aime pas trop cette idée, mais c'est la seule facon d'arriver à garder le chien. Le taxi appelé par un monsieur ne veut pas me prendre a cause du chien. Les gars nous disent que ca va pas marcher, que le chien ne passera pas la douane. Que le véto va coûter une fortune, sans compter les vaccins...je ferme mes oreilles, écoute mon coeur et après avoir embrassé Mathias, je me lance à pied. C'est loin, je connais presque rien de la langue ( même pas comment on dit chien) et n'est aucune idée d'où se trouve ce fameux vétérinaire inspecteur... Le défis m'excite et je me lance avec plein d'énergie positive. Je remarque que personne ne se ballade avec un chien. Que les seuls chiens ici sont soit gardiens, ou errants. Les gens m'évitent sut le trottoir et font parfois un détour par peur du chien.

Un flic m'indique une station de taxi et rebelotte, personne ne veut de Willie. Sauf un gars qui me dit que pour 1 euro et demi il m'y mène. OK! Je pousse énergiquement le chien dans le coffre et le tiens depuis l'arrière avec une laisse de fortune pour qu'il y reste (après en être ressortis deux fois). J'attéris en ville près d'un cabinet de vétérinaire. Personne! Le chauffeur de taxi est sympa, il explique ma situation à des gars, dont un qui me prend en charge. Il est né en Suisse allemande, ça aide pour communiquer. Il me conduit prestement à travers un dédale de petites rues ( le marché ) et me dit qu'ici on est " quelque part entre l'Orient et l'Occident". Mes yeux me confirment ses dires. Nous arrivons a une pharmacie vétérinaire et une fille très sympa, prend le relais. C'est impressionnant comme les gens vous aident ici. Ils se sentent concernés et font leur possible pour que tu sois content. En plus avec le sourire. On devrait en prendre de la graine!!! J'explique mon cas comme je peux. Et en deux minutes, je me retrouve à tenir Willie qui recoit un vaccin contre la rage, sans broncher. Moi qui en bonne suisse voulais d'abord savoir combien ça coûte, et pis et pis... Je me sens crispée et pingre face à eux qui sont détendus et prennent les choses comme elles viennent. J'apprend. Je me laisse guider et suit le flux: Le carnet de vaccination faisant office de passeport, les papiers pour l'inspecteur vétérinaire ( qui comme par miracle a son bureau juste en face), le payement des papiers, l'achats de la laisse (moins chère au marché que dans leur propre boutique), une petite écuelle pour sa nouriture....En deux heures j'ai un chien tout ce qu'il y a de plus légal au bout de ma laisse. Je n'en crois pas mes yeux. Je me suis fait prendre dans une vague de bonheur! Et ai bien fait rire les gens du bureau avec mes explications de voyage et d'âne. Ivre de surfer sur cette vague, je salue avec une immense gratitude mes sauveurs et repar à l'assaut de la Grèce! Il est environ quatre heures et demie p.m. Si ça se trouve Mathias m'attend devant la douane...
J’ai la chance de trouver rapidemment un taxi « privé », par hasard, qui me propose pour un bon prix (environ 5.- CHF = environ 200 dinars) de m’ammener jusqu’à la douane ou de me stopper dès que j’aperçois Mathias. Au bout d’une dizaine de km, les voilà ! Il a du batailler sec avec le gomore pour le faire avancer. Il est donc très content de me voir enfin débarquer, qui plus est avec Willie. La roue a plus que crevé et il a dû enlever une bonne cinquantaines d’épines incrustées sur la gomme. La nuit va tomber mais on pousse plus loin, vu le manque d’eau, (barrique pratiquement a zéro). On la sent bien de passer la frontiere même à la tombée de la nuit. Sur la route, nous croisons un joli petit feu de campagne, on a eu chaud!

 

La douane s'offre à nous, citadelle lumineuse, et nous y volons comme des papillons. Un peu nerveux mais rassurés, car c'est déjà notre deuxième frontière avec Skadar. S'il passe, Willie n'aura aucun problème. Le douanier Macédonien s'approche de nous avant que nous n'arrivions aux "guichets". Très sérieusement, il nous demande nos passeports et reparts avec les documents. Comme il ne revient pas de suite, je vais voir où il se trouve. Il sort du poste et nous fait signe d'approcher. Plus détendu, il nous dit de patienter une seconde et reviens avec ses collègues qui prennent des photos de nous quatre. A peu près, meme scénario du côte grec. La barrière se lève, et on rêve d'aller se coucher bientôt. Les douaniers nous indiquent un coin juste à côté de la douane. On se pose et dodo après avoir construit un abri pour Skadar, le ciel ayant laché quelques gouttes...

J 138, mercredi 26 Septembre Après de longs préparatifs, nous prenons la route. Temps venteux et couvert, le premier village que nous traversons, Niki, est acceuillant. Les gens nous posent pleins de questions et...on ne comprend pas grand chose à cette nouvelle langue. Il y a plein de nids de cigogne sur les poteaux de téléphones...

 

 

 

 

On en trouve aussi à des endroit plus surprenant....

Apres un pic nic de fortune, nous décidons de faire un crochet par Florina afin de retirer des Euros, de trouver une pharmacie et internet. On se fait contrôler deux fois. Une première par les douaniers volants plutot sympas, puis par des inspecteurs en civil aussi aceuillants que des portes de grange. Arrivée tardive dans la ville de Florina. Il fait nuit, je pars en expédition après avoir pétouillé un moment à discuter avec une fille du coin. Je reviens deux heures après, mission accomplie! J'ai même réussi à aller sur internet gratuitement. On doit encore trouver un endroit pour dormir.

On se lance en dehors de ville par une route assez frequentée. Lumières enclanchées. Une voiture nous stoppe au bout de quelques kilomètres. De nouveau la police. Mais c'est une manie par ici! Ils sont de la ville, contrôles et questions habituelles. Deux gars, très humains, plutot préoccupés par notre sécurité que par autre chose. Ils nous "obligent" à dormir un peu plus loin sur un parking de supermarché. On demande pas mieux! Ils reviennent un peu plus tard voir si tout va bien et si nous n'avons besoin de rien. Ils rient de bon coeur en entendant les noms que nous avons donné aux animaux. C'est à cette occasion que Skadar goûte, pour la première (et la derniere fois d'après sa tête), au savon. Et nous de bien rigoler même si nous n'avons pas vu des bulles sortir de sa bouche...

J 139, le jeudi 27 septembre.

Temps couvert ce matin, il fait un fort vent. Après avoir remplis nos sacs de provisions, on repart sur la même grande route. A un carrefour, des gens posés dans un prés nous font signe de loin. On les rejoint. Deux jeunes Flammands à vélo! Ils ont entendu parler de nous. Ma non! Ils voyagent depuis 5 mois de Belgique par le Kirzigstan et retournent par l'Albanie. Ils ont rencontré notre "Suisse à vélo" croisé à Perrrenjas. Le monde ( des voyageurs) est tout "microriquiqui".

Le temps fini par se découvrir...

Nous reprenons la route en direction de l'est. Vers Vevi nous quitton enfin la grosse route en prenant la direction des montagnes qui nous sépare d'Edessa. La nuit est proche, nous montons le campement sur une colline dans les près. Skadar est tout fou! Difficile de l'arracher de son broutage pour aller chercher de l'eau au village d'à côté..

J140 à 143, du vendredi 28 septembre au lundi 1er octobre 2007
Nous commencons à gravir les collines. A la première occasion on fait le plein d'eau, ne sachant si on pourra en trouver plus loin sur notre route. Skadar exulte de joie lorsqu'un paysan nous offre une botte de trèfle.
Plus loin sur la route sinueuse un camion s'arrête. Deux hommes viennent à notre rencontre et nous invitent à boire un verre dans leur village de Kelli 2 km plus loin. "Ok, on y arrive dans 30 minutes!" Notre arrivée au village ne passe pas inaperçue. Surtoût qu'étonnament il est très habité. Gros contraste avec la Croatie ou le Monténégro où les villages avaient tendances à se vider. Ici, plein d'enfants nous entourent avec beaucoup de curiosité.
Nous trinquons au café glacé sur une terrasse en compagnie des gens du coin. En Grèce les gens boivent peu de bière ou de thé, surtout du café! On ne voit pas le temps passer que déjà la nuit se met à tomber. Rapidemment, les gens du village nous prennent en charge. Skadar se retrouve à broutter un terrain de foot et nous à dormir dans les vestiaires...
Le lendemain matin un villageois vient nous chercher et nous invite à déjeuner et prendre une douche. Nous finissons par dîner ensemble... Il nous invite à rester encore un jour de plus, mais nous préférons nous remettre en route. Heureusement, car arrivé au stade de foot des joueurs viennent d'arriver et contemplent médusés Skadar entrain de brouter la pelouse! Nous avons juste le temps de ramasser les crottes, paqueter nos affaires que déjà le match commence. Evénement un peu loufoque...

Nous retrouvons la route et ses collines. Et croisons des troupeaux de mouton. On s'arrête pour discuter avec un berger et apprenons qu'ils sont trois pour gérer un troupeaux de 1500 bêtes. Ouaw! on aurait pas dit qu'il y en avait autant...

Ce soir là Skadar nous a fait une frayeur. Nous ne l'avons pas attaché tout de suite pour le laisser broutter librement et il en a profiter pour prendre la poudre des squempettes ( je laisse cet orthographe que je trouve "tropjoli "). Tout d'un coup, après avoir monter le campement nous réalisons qu'il a disparu... Quel choc.... Céline est toute en ébulition. "Mais où est-il passé, on l'a perdu..." Il fait nuit, et la forêt est pleine de recoins.

On cours dans tous les sens à sa recherche et les oreilles attentives au moindre bruit de clochette. Je commence à arrêter les voitures pour demander s'il n'aurait pas vu un âne par hasard. Il me prenne un peu pour un illuminé. Céline fini par aller chercher le chien, lui faire sentir la veste de Skadar, et part en piste.
Après 10 min, ouf, ils le retrouvent. Il n'était pas parti bien loin en fait, mais de nuit, pas évident de le retrouver. Après ces fortes émotions, nous nous écroulons de sommeil.
Le lendemain en descendant de nos montagne nous plongeons dans des vergers de pommes vers Arnissa. Les pommes du coin sont connues pour leur saveurs loin à la ronde ici en Grèce. Le coin nous fait penser à la région d'Ostecevo au Monténégro.
Les paysans du coin( Mathias aurait-il mange du canard? )nous offre plein de pommes à tel point que l'on fini par en refuser, après avoir remplit nos sacs de plus de 15kg de ces fruits.

Le soir nous campons dans les vergers. Nous nous levons tôt le lendemain pour réussir à bien tracer. Car il faut dire qu'ici en Grèce, bien que le pays soit bien développé, les gens savent encore prendre le temps. Et cela se ressent sur notre rythme qui est devenu plus lent. Mais voilà, la Grèce en a décidé autrement. Ce ne sont plus des crevaisons, mais le roulement à bille de la roue qui casse! Je pars en stop pendant que Céline reste à écrire et garder les animaux.Rapidement une voiture me prend. L'affaire expliquée, le chauffeur se renseigne et m'emmène directement dans un garage qui en vend. Quelle aubaine!Expliquant a nouveau l'affaire et notre voyage, les garagistes me rappelle que la Macédoine est grecque et que l'on vient de Skopije!

Allez dire que la Macédoine est un pays à part à un grec et il vous bondira au cou... non, pas à ce point, mais on sent une réelle tension. Skopije veut rentrer dans l'Europe au titre de Macédoine alors que les grecs, déjà dans l'Europe unie s'y opposent. En ce moment l'affaire est au tribunal européen je crois. Finalement un garagiste à la gentillesse de me ramèner. La roue réparée nous repartons en direction d'Edessa. Pas très rapidement car la route descend beaucoup, parfois à 10% et les sabots ferrés de Skadar glissent sur ces routes à l'asphalt polli par le caoutchouc des peneus( joli aussi, Mathias) La ville traversée, voilà que l'on crève à nouveau... Ben c'est pas aujourd'hui qu'on fera de l'avance! A la nuit tombante nous campons un peu plus loin dans les vergers.
Sur le bord des routes ici en Grèce on croise beaucoup de ces petite église.
Au début nous trouvion cela tout mignon.

Par la suite nous avons appris que c'était de petit monument suite à de graves accidents de la route.

J 144, le mardi 2 octobre.
Les parents de Céline arrivent demain et nous ne savons toujours pas où nous allons mettre en pension nos animaux. Confiant que la solution viendra au moment oportun, nous prenons les petites routes bordant les vergers en direction de Giannitsa.
En fin de journée, passé Mandalo, une batisse se profile sur le bord de la route. Un cheval est entrain de brouter dans le jardin. Un homme debout au portique nous salue et nous invite à venir boire un verre. Ok. On se retrouve sur la terrasse d'un restaurant en construction, sur une petite butte dominant la pleine. Notre hôte parle allemand. Il construit ce restaurant à lui seul depuis 3 ans. Il s'est construit une petite chambre derrière qui est un vrai petit studio avec baignoire et cuisine.
Il a deux chevaux, deux chiens, trois chats, un sanglier et un jars. Une vrai ménagerie. Il nous propose de dormir chez lui et de laisser nos animaux le temps que l'on voudra. Ouaw, quelle aubaine!
Nous passons la soirée avec ses amis. Ils rigolent beaucoup a cause de l'ane et pour la pluspart, cela fait au moins 15 ans qu'ils n'en ont pas vu! Grillades, olives, salades de choux, bière, raky. Et retsina bien sûr. Un vin blanc auxquel il ajoute de la résine de pin. De quoi nous remettre en forme!
Nous dormons au milieu de son restaurant sous la moustiquaire. A l'abri des cafards et crapeaux rodants dans le coin. Pour les toilettes pas encore d'interupteur, il faut tourner l'ampoule pour alumer ou éteindre. Vraiment très rustique son resto.
J 145 à J 151, du mercedi 3 au mardi 9 octobre: Vacances à Gerakini

Couches tard, leves tard , car pour une fois, une grasse mat' ne se refuse pas. A 13h 50, je recois un SMS: mes prents viennnent d'attérir a Thessalonique. Les retrouvailles sont pour bientot. Je joue un peu avec les animaux en attendant...Un aute SMS: ils ont loués une polo Bleue,ca se précise! Mais le message date d'un petit moment et a l'instant même ou j'en parle à Mathias, il me repond qu'en effet la voiture est bien bleue! Nous les regardons donc arriver depuis la terrasse. Grande joie des retrouvailles!!!! Préparation de nos affaires et celles de Wilie, j'ai pas envie qu'il tente de s'enfuir croyant que nous l'avons abandonné. Finalement, Willy, me rassure qu'il n'y a aucun risque que c'est plus simple de le laisser. D'accord, pour une fois je me laisse convaincre.

En route pour plus de deux heures de route jusqu'à la côte. Dans la région de Chalkidiki. Plus précisement à Gerakini. Il a neigé au bord de la route, neige de coton. Nos premiers champs de coton sont en vue. A perte de vue. Puis le soleil se couche sur Thessalonique au loin, énorme monstre de ville. Il est tard, mais les tenanciers de l'hotel nous attendent et s'occupent de nous. Chacun prend possession d'une jolie petite chambre avec balcon et ...à trois petits pas de la mer! Je reve! Le grand luxe! Mathias se rue sur la TV et on s'installe, tout contents et étonnés de ce comfort retrouvé.

Je rêve la nuit a Willie et me réveille préoccupée, mince est-il reste attaché? Un SMS vient vite me rassurer et les vacances débutent tranquillement par une baignade et un bain de soleil sur la plage presque déserte. A part nous l'hôtel compte deux voire trois personnes et c'est tout. Qui aurait cru qu'a cette période nous aurions encore pû nous baigner...Quelle chance! Déjeuner copieux et planification de la journée: Visite du site archéologique d'Olymthos et on verra...Puis, c'est Noel en Octobre. Nous déballons avec impatience nos cadeaux. Matériel d'hiver, habits chauds, pellerines, lettres, photos ainsi que mille agréables surprises! Pour prendre l'avion, mes parents avaient un petit surpoids de bagage qui est heureusement passé sans problème. Et c'est tant mieux, car ca nous a rendu bien service. Merci papa merci maman... Merci aussi a MaJoLeOl, Nath, Les Bero, Tante Charlotte pour vos attentions, c'est un bout de Suisse qu'on a pu savourer grâce à vous.

Le site est a environ 6 km, ancienne cité alors capitale du nord, 300 ans AV J-C., lors de la lique Chalkidiki contre Athène. Ville de bonne taille, divisée en deux parties l'ancienne et la nouvelle(organisée en quadrillage) et située sur deux monticules voisins. Impressionnant pour l'époque de voir les restes de leurs infrastructures. Certaines maisons bénéficiaient de l'eau courante, et il y avait une fontaines sur la place pour les autres. Pic-nic et partie de cartes, Maman réclame a grands cris ses dés! Mais on en a pas trouvé, elle est alors condamnée a mieux jouer au Chibre, hi hi! Ce qu'elle a fait soir après soir!

Réveil, grand soleil, on se demande si on rêve pas! Et plouf, confirmation que non. L'eau est bonne, Pa s'amuse a faire des ricochets: flip, flop, poc, platch! Je pense à Skadar qui doit être heureux de pouvoir se reposer un peu et récupérer ses forces. Nous visitons d'autres cites archéologiques sur Kassandre, le "premier doigt". Cites de moinde importance, restes microscopiques d'ancient temples...Alors, un peu bluffés, nous nous rabattons sur une bonne baignade et chasse aux cailloux passionnée, comme des enfants. Visite d'un village typique avec une église magnifique, ambiance vieux châlet tout en bois. Encore une belle journée de passée.

Farniente et baignade. Discussions, on refait le monde sur fond marin. Le fils de l'hôtel a un canoé, qu'il nous prête. Alors c'est parti! Pour moi qui rêve d'en acquérir un une fois, c'est l'occasion d'essayer.

Pocahontas est arrivee! Yahou, j'adooore!

Visite hypra touristique le jour suivant. On se lance pour une mini croisière autours du célèbre Mont Athos. On va jusqu'au port de Ouranopoli prendre un bateau. C'est le seul moyen qu'ont les femmes, interdites d'entrée sur tout le reste de la presqu'île. Le bateau démarre, surplein de touristes et une flotte de mouettes de différentes tailles nous suit affamée. En avant, à l'assaut de ce lieux mythique! On voit la frontière, depuis cet endroit ,(surveillé biensûr) aucun homme ne peut pénétrer sans une autorisation. Ce qui me fait bouillir! Et la visite commentée commence en anglais -allemand et grec. Xenophontos, Dochiari, Panteleimonos, autant de nom étranges et énigmatiques. Nous voyons alors défiler devant nous ces monastères plus beaux les uns que les autes.

Mon préfèré: Simonos, car si haut perché que rien ne semble l'atteindre et il me fait penser un peu au Potala de Lhassa. Nature varieé, d'abord des champs d' oliviers. Ensuite des vignes, puis, plus on avance, plus ca devient sauvage et escarpé.
Il paraît que les abeilles des moines produisent un miel tres spécial. Il est fait avec des fleurs de chataîgniers. Ce qui lui donne un aspect fonce et un goût amer, tres peu sucré. Même qu'il serait utilisé pour soigner naturellement certains diabètes. Et pour le final , tadam: voici donc Mesdames et Messieurs le Mont Athos qui du haut des ses hauts talons culmine a 2033 M. Impressionnant, je comprend mieux pourquoi les moines ont choisis ce haut lieux énergétique pour s'y installer.
Ballade en voiture, pas de baignade car le temps s'est couvert, cueillette de châtaignes sous la petite pluie.
Un orage pendant la nuit m'a fait sursauté, viiite mettre Skadar a l'abrit...et je me rendors. Aujourd'hui, il pleut. On s'en fout, on visite le doigt du milieu Sithonia, le plus sauvage. Dire que les routes de cette presqu'île sont vallonnées c'est peu dire! Ca tournique a qui mieux mieux, mais au bout du compte, on se retrouve dans une crique, sur une plage paradisiaque . Et si on ne se baigne pas, on profite de la vue.
Nous profitons du dernier jour pour aller surfer sur note blog et écrire quelques cartes et lettres. Le temps a passé si vite, une semaine... En gros resumé: petits restos sympa, ballades, visites... et surtout joie de partager ces beaux moments ensemble! Merci beaucoup d'avoir fait tout ce voyage pour venir nous trouver!

Pour la suite de nos aventures en grece, cliquer sur le drapeau suivant.

 


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