Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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25/10/2007 - Macedoine ou Skopye

Transit par la Macedoine

J130, le mardi 18 septembre Le lendemain on part pour la frontiere avec la Macedoine. L'ascesion du col est rude, des pentes a 10%. Les camion poids lourd nous depasse a vitesse d'homme tellement ils sont charges. La vue sur la paine de Perrenjas est splendide. Grand soleil evidemment. La plaine est morcelee en petit rectangle de plein de couleur par les cultures. Surtout de mais. On atteint enfin le col a 1200m d'altitude.

On est un peu anxieux avant de passer la frontiere. On ne sait pas encore si les papier de l'ane vont suffir pour son passage.

L'athmosphere se detend vite. Vu notre accoutrement et notre ane et son charriot, tous riggole et prennent des photos. Meme les douaniers. Et nous voila passe, sans probleme, comme une lettre a la poste.

On prend qu'en meme le temps de voire le veterinaire pour verifier notre papier. Il est encore valide 8 jours. C'est plus qu-il n'en faut pour passer e Grece. Apres l'avoir viser, mit son tampon "transit par la Macedoine", on reprend notre route. Il est 18 h et le prochain village dans 7 km. Ca va etre juste...

Pour finir on a dormi dans un paturage.
Le lendemain on a fait connaissance avec le berger du coin. Un vieux tres sympathique.

La on est a Struga, internet, achat et concort. Il est 18h et il faut que j'y aille. Chercher un endroit ou dormir en direction de Ohrrid. Puis Bitola et dans 4-5 jour la Grece.

J 131, le mercredi 19 septembre a J 137, le mardi 25 septembre
De Struga a la frontiere Grecque

Comme parachutes hier de l'Albanie en Macedoine, nous voici en de nouvelles terres. Moins acceuillantes, plus riches, et nous pensons avec un poil de Skadar et de nostalgie a nos amis Albanais. Tout a change radicalement, le climat qui est devenu plus humide et ressemble beaucoup a celui de notre chere Suisse. La vegetation est plus dense et verdoyante qu'auparavant, on retrouve presque les memes types de plantes et de buissons que "chez la Suisse". A Struga, nous sommes au bord du lac, un peu comme a Yverdon. Les gens parlent le macedoine, qui ressemble pas mal au serbe, la pays ayant fait partie de l'ex-yougoslavie. Quelques personnes parlent l'Albanais car une partie de la Macedoine etait auparavent Albanaise. On se debrouille avec un drole de melange et j'avoue me sentir un peu perdue. Bien sur on retrouve les avantages de la civilisation moderne presque tout ce que l'on veut dans les magasins, des trottoirs propres, plus de tas de dechets partout...mais on reste Mathias et moi surpris du manque de chaleur des gens. Sans vouloir critiquer ce pays, mais le contraste avec l'Albanie est tellement saisissant que je me sens amputee de cette part d'humanite si presente en Albanie. Y a pas a dire ,ce pays nous a marque tout les deux! Nous avons tellement a apprendre des gens magnifiques que nous y avons cotoye et cet echange me manque.

Hier nous avons marches sur Struga et sommes restes en "stagnation" le temps necessaire a nos petites affaires administratives. Nous avons ensuite trouve un petit coin au bord du lac pour y piquer la tente et faite paturer Skadar. petite journee de marche, mais pause bienvenue pour notre ami asin qui a gere comme un chef l'ascension du col juste avant la frontiere. La nuit fut, comment dire, perturbante... Je m'explique, tout allait bien jusqu'a ce qu'un orage eclate a quelques km de la et gentiment n'arrive juste au dessus de nos tetes. Les eclairs a pas plus de cent metres et pas des riquiqui! Me voila paniquee et appeuree! Priant tous les saints pour que la foudre veuille bien aller voir ailleur si on y est! Puis la pluie, qui finalement se calme. Ouf! Je commence a me relaxer quand une forte lumiere eclaire la tente. Une voiture parquee en face de nous, feux ouverts. C'est quoi ce bin's? Je sors la tete et une miss me demande en Anglais, l'air pas tres rassuree, mes papiers. Pis quoi encore! Je repond que je ne les montre que si elle est de la police. Elle tient un document en main, un passeport? Ce qui est sur, c' est qu'elle n'est pas de la police. Le conducteur reste a l'abri dans la voiture, ne bouge pas. Elle dit qu'elle cherche quelqu'un... Bizarrd! Puis, ils repartent sans rien dire. Autant dire que j'ai eu de la peine a trouver le sommeil.

Apres la pluie, vient..un peu de vent qui nous aide a secher un brin la tente. Skadar engrange un peu de mais et nous voila prets pour aller sur Ohrid. La temperature jusqu'alors plus que clemente , est retombee a 15 degres! Au chaud dans nos vestes, nous suivons le sentier bordant le lac. Tranquille, bordes de noyes a point et de roseaux. Puis la route secondaire que seuls quelques taxis empruntent. Mathias se charge de ramasser de l'herbe et des trefles, et Skadar de marcher a mes cotes sans avoir besoin d'etre tenu. le temps est encore bien couvert mais deja on commence a sentir un peu le soleil. La route se poursuit et nous entrons en ville d'Ohrid

J132 a J134, du jeudi 20.9.07 au samedi 22.9.07 Arrive dans Ohrid je me suis pose sur la place au centre ville pour le plus grand plaisir de tous les curieux du coin. Rapidement Skadar et moi avons ete entoure d-une foule de macedonien. Ici les gens sembles plus chaleureux qu'a Struga! Pendant que je repondais tant bien que mal aux multiples questions, Celine est allee sur internet et faire des amplettes.

La ville d'Ohrid est surplombee d'un grand chateau. C'est ici que serait ne le cyrillique. La ville est divisee en quartier musulman et chretien.
En fin de journee nous quittons la ville en longeant le lac. C'est le plus profond lac d'Europe, 380m de profondeur. Et au dire des autochtone, le plus profond du monde... Il se trouve sur une plaque techtonique similaire aux lacs Titicaca (au Perou) et Baical. Il fait 40 km de long pour 24 de large selon un maitre nageur qui l'a d'ailleurs traverser deux fois dans sa longueur. A la nage evidemment!
La nuit tombee, et au vu de la route etroite, on s'arrete dans un hotel. Content de pouvoir nous doucher apres 3 jours sans s'etre lave.

A mit chemin sur la rive ouest du lac nous avons commence a grimper la montagne. Nous avons mit deux jours pour franchirs un col a 1560 m et gagner la berge du lac suivant. Faut dire que nous avons crever. Heureusement que l'on a une chambre a air de secours. Nous sommes passe au travers du parc national de Galicica. La vue au sommet du col est magnifique!
De la son parti plusieurs parapente. Il parait que du sommet de la montagne on peut voir les deux lacs.
La vue de l'autre cote, lorsqu'on redescend sur le lac suivant n'est pas mal non plus....
Mais voila que rebelotte, on creve a nouveau. Pas de kit de reparation. Et plus de chambre a air de secours. On doit regonfler la roue toutes les 30 min. Du coup, a la descente on fait activer Skadar qui arrive a une vitesse de pointe de 5,5 km/h.
J135, le dimanche 23.9.07 Au bord de ce nouveau lac 200m plus haut, nous traversons une multitude de vergers rempli de pommier. C'est enorme! Plus on avance et plus on se met a saliver. On ose pas pratiquer la maraude comme en Suisse! Malgre les nombreux arret pour regonfler.
 
Heureusement, en demandant notre chemin une dame nous convie a cueillir des pommes dans le vergers d'en face. Mmmh comme elle sont bonnes! Elle nous offre meme le gouter dans son jardin. Son mari a une petite exploitation mais produit tout de meme 100 tonnes de pommes par annee. Le kilo se vend 0.35 euro au grossiste. Alors qu'on les retrouve a 2 euro sur l'etalage...
Plus loin on se retrouve escorter par une dizaine d'enfant qui sont tous fou avec Skadar. Il faut dire qu'il n'y a plus d'ane dans la region. On prend la vielle route toute pavee pour Bitola.
 
     
 
On s'arrete un peu avant le col. Il souffle un peu et la temperature doit avoisiner les 5 degre. On entoure Skadar de sa veste et d'un sac a couchage. Car un peu rude ce brusque changement de temperature.
J136, le lundi 23.9.07 Nous avancons peniblement vers Bitola. Avons a nouveau creve. Mais la, le trou est si grand que la roue se degonfle en 2 min. Je suis oblige d'aller a Bitola en stop pour reparer. Je me retrouve parachute en plein centre ville. Et pas une petite! Bon allez, je vais prendre des forces chez la marchande de Burek. Je lui expose mon probleme et me rend compte qu'il y a un marchand de rue pour chambre a air droit en face du magasin. Ouf, sauve. Chambre a air reapree et kit de reparation trouve. Apres quelques emplette au marche je decide de prendre le taxi pour sortir de la ville et tant qu'a faire m'amener directement vers Celine qui m'attend avec Skadar a 20 km. Cout du taxi, 7 euro.
Reparation faite nous repartons. Et c'est la qu'un chien commence a nous suivre. D'abords tres distant, puis apres une deux caresse, il commence a prendre ses aises. Il nous suit toute le reste de la journee et dors avec nous devant la tente.


J137, le mardi 25.9.07   Au matin le chien est toujours la. Nous devons gagner la frontiere grec, a environ 30km, au plus vite. A cause des papiers de l'ane. Son attestation de bonne sante est valable jusqu'au 25 septembre.
Arriver a l'entree de Bitola on decide donc de se separer. Celine va au centre ville a la recherche d'un veterinaire faire des papiers pour le chien pour passer la frontiere. Il s'est montre si sympa avec nous qu'on peu bien tenter de faire quelque chose pour lui... Pendant j'essaie de faire avancer Skadar, tant bien que mal, vers la frontiere. Evidemment, Celine pas la, il ne veut pas avancer. On fini par se retrouver planter au bord de la route. Planter, c'est le mot. Car une des roues du carrosse est plantee d'une cinquantaine d'epine! Je passe au moins une heure a les enlever et reparer. Je change carremment de chambre a air, car la crevee comporte pas moins de 6 trous.
Un peu plus loin Celine arrive en taxi toute pimpante avec Willy. Et oui, elle a reussi l'impossible. En 2h elle a trouve une pharmacie veterinaire pour le vaccin de la rage, une dame acceptant de faire les papiers a son nom (le cadeau d'un chien et mieux que l'adoption d'un chien errant) et le veterinaire chef du district pour les papiers de la frontiere. Son nom, "Willy le borgne". Son oeil droit etant atrophie de naissance. Nous voila donc en avec un compagnon suplementaire...
Sur la route en cette fin de journee plus que mouvementee, pas d'eau. Nous poursuivons donc jusqu'a la frontiere bien que la nuit commence à tomber.
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