Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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30/10/2007 - L'Albanie

L´Albanie

J 106, le samedi 25 aout 2007… L´arrivée à la douane est un peu tendue. On attend derrière une file d´auto... Mais rapidement, le visa fait, on se retrouve entoure de curieux intrigués par notre attirail et le climat devient plutôt décontracté. Même les douaniers se mettent à plaisanter...

Sur la route pour Skadar, ancienne capitale de l´Albanie, on se rend compte rapidement qu´on est dans un tout autre pays que les précédents. Ici se côtoient Mercedes de luxe, charrettes et ânes. Les routes sont pavées de crottins. On ne voit que des Mercedes car ce sont les seules voitures a supporter leur route carrossable...
Sur le chemin on est suivit par un gamin sur une énorme bicyclette toute rouillée à la roue vrillée. L´enfant doit se déhancher a chaque tour de roue pour toucher les pédales de ses pieds nus. C´est notre guide pour cette entrée dans ce pays un peu moyenâgeux! Il nous a suivit sur plus de 5 km intrigue par le carrix.

Aux abords de Skadar, on passe rapidement au travers d´un petit bidon ville ou plein de gens à la peau plus foncée de type tzigane viennent nous demander à manger et posent leur mains partout sur nos affaires. Pas évident de s´en défaire, on presse le pas, hausse le ton et gagnons rapidement la ville. On les aurait bien aidés un peu mais si on commençait à s´arrêter ils nous auraient pris plein d´affaire en courant...

 

On gagne rapidement le centre ville en passant dans des rues assez chaotiques. Tas d´ordures, chantier ouvert, passage pave, puis carrossable, ensuite un bout de goudron... vraiment très hétéroclite. Mais attractive au regard.

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Apres toute ces émotions, on a qu´une envie, aller se reposer dans un hôtel. On trouve une chambre à deux lits pour 8 euro la nuit dans une grande tour délabrée. Y a juste un petit lavabo dans la chambre pour se laver. C´est propre, c´est tous ce qui nous faut. On sort manger un truc dans un resto et allons sur internet mettre des news. Au retour on croise Pere, un barcelonais en giro dans la région. Il vient souvent travailler dans les Balkans, notamment au Kosovo. On dort dans le même hôtel. J´ai même pu visiter sa chambre, le gars de l´hôtel s´étant trompe de clef lorsque j´ai demande pour aller visiter la place avant de s´installer. Comme quoi on était fait pour se rencontrer!

J 107, le dimanche 26 aout, on part ensemble s´étant donné rendez-vous pour aller visiter le marcher aux ânes. Céline piaf: "Je veux mon âne!!!" On descend au hasard une avenue à la recherche de se marcher qui semble inexistant. Personne ne semble le connaitre. Sur le chemin on rencontre Gimy, une personne rencontrée le jour précédent par Pere. Quel miracle, il sait ou se trouve les ânes à vendre. Et nous voilà parti en taxi les quatre. Dans une Mercedes bien sur. On arrive en lisière de ville sur une route carrossable bordée de quelques ânes. Notre guide commence à négocier les prix. On en trouve un pour 80 euro. On va discuter le prix au café à l´ombre, le soleil commençant à taper.

Pour finir on craque et accepte. Ca a l´air d´un bon prix. Le vendeur est un vieux, un peu édenté, à la face tannée par le soleil, ruisselant de sueur. Il vend son âne pour entretenir ses enfants. Ca nous fait un peu pitié, mais les 80 euro semblent aussi un bon prix pour lui.

Et nous voila avec un âne! On le nomme Skadar, comme cette ville. C´est un nom un peu médiéval qui lui va bien.

   

Du coup, que va-t-on en faire???

On a l'âne et une chambre d'hôtel déjà payée pour la nuit au centre ville...

C'est à ce moment qu’un vieux bus bleu vrombissant arrivant a toute allure s'arrête sur un geste de main de Gimy. Il en sort un gars trapu à la 40 aine. C'est Pellum, un copain de Gimy. Il fait le taxybus. Tout s'arrange. On peut laisser chez lui l'animal pour la nuit et il nous offre même l'hospitalité. Le temps d'aller déposer ses passagers et déjà on se retrouveles cinq, Pere, Gymy, Pellum et nous deux dans son bus. Nous allons manger dans un resto pour fêter notre acquisition, pendant que l’âne attache à une charrette part en direction de la maison de Pellum a 5 km de là.

Rentre au centre ville, Pere prend son bus en direction de la Grèce. Quant a nous, après un saut sur internet, nous rassemblons nos affaire et quittons l'hôtel pour la maison de Pellum.

Arrivé à destination on retrouve notre âne attaché a un poteau sous une énorme tonnelle de vigne recouvrant tout le jardin à trois mètres de haut. Sa maison, très rustique, est sur un étage, comme toutes les maisons du coin. On ne pouvait construire sur plus d'un étage lors du régime communiste. On se fait accueillir par sa femme et ses deux filles.

chez pellum  

 Rapidement on se retrouve avec Pellum à table devant un festin.
Plein de petits plats avec frites maison, saucisses grillées, tranches de viandes, olives vertes, fromage (genre feta), pains, salades de tomate oignon et concombre,... Un régale pour les yeux. Le truc qui dérange c'est qu'on est que les trois à tables. Que les filles et leur maman nous regardent manger. Pellum nous fait comprendre qu'elles ont déjà mange. Mais on voit bien dans leur regard qu'elles crèvent de faim... On se rend bien compte qu'ils ne mangent pas tous les jours ainsi... Enfin, ne froissons pas notre hôte et faisons honneur a son repas pour le remercier. Zouar!, Sante! Qu’il nous fait. On trinque au raky. C'est une sorte de grappa. Tous en font par ici avec leur propre vigne. Au fil des verres l'atmosphère se détend. On essaie d'échanger quelques mots, Pellum ne parlant que l'albanais. On est tout content lorsqu'on arrive à comprendre un, deux mots!


On va se faire une toilette éclairée à la chandelle en se versant des pots d'eau au dessus de leur toilette turque. Très rustique comme douche, mais ca fait du bien de se sentir propre! En sortant des toilettes on voit par la porte entre-ouverte de la chambre d’à cote les filles se régaler des restes du repas. (Vous n’inquiétez pas, il y avait encore pour plus de trois bon mangeurs!)

  

On va ensuite amener l'âne chez son frère pour la nuit. On l'attache à un poteau dans un grand pré et Pellum lui donne du Groum (du son) mélangé à de l'eau. "C'est bon pour sa digestion" qu'il nous fait comprendre en langage gestuel.

A 23h la lumière s'éteint. C'est l'électricité qui est tous les soirs coupée. On trinque encore au raky avec ses trois frères.

 

On dort sur le divan dépliant du salon. On s'est rendu compte le lendemain que c'était leur propre lit. Pellum ayant dormi sur le balcon et sa femme avec ses filles...

J 108, le lundi 27 aout, Au matin on part pour la ville avec Gymy et Pellum à la recherche d'un vétérinaire pour les papiers de l'âne. On fait les rues dans un quartier à la recherche du dit-vétérinaire, ne connaissant pas son adresse. On le retrouve dans un bistro. Comme il nous manque le carnet de vaccination, on va en chercher un en taxi a l'autre bout de la ville bien-sur! Retour chez le vétérinaire.

Ouf, on a le livret remplit par le vétérinaire avec un papier officiel et ses tampons dessus. On espère que ca passera les frontières. Surtout que le carnet de vaccination est écrit en français pour les chiens. On espère que le douanier aura oublie ses lunettes lorsque nous sortirons du pays...

On passe l’après midi à visiter l’âne qui broute dans le pré, Pellum lui donne du son à manger mélangé à de l’eau. C’est bon pour sa digestion, qu’il nous fait comprendre ne parlant que l’albanais. Lui et Gimy n’ont pas été travailler aujourd’hui comme on était là. Beau dévouement. Bon ils nous on réclamé quelques sous pour l’essence et des bricoles... Ca nous a couté 35 euro, mais on n’a pas voulu les froisser et se mettre en mauvais terme avec nos premières rencontre en ce pays.
Je me retrouve seule avec trois enfants à essayer d’échanger quelques mots d’albanais lorsqu’un feu apparait dans la ruelle derrière nous. Le temps de réaliser que ce n’est pas normal et déjà il a brulé la haie de ronce sur 10 m et se propage très rapidement vu qu’il n’a pas plu depuis 3 mois au moins.
On court chercher de l’eau. Dans la ruelle il fait super chaud, je grille tous mes poils à éteindre le feu étant pris entre les deux haies qui flambe. Ayant la présence d’esprit de limiter sa progression plutôt que d’éteindre ce qui brule, le feu est fort heureusement rapidement maitrisé. Voila que plein de femmes arrivent avec des bidons d’eau pour éteindre ce qui restent et éviter qu’il se ranime. Elle me remercie au passage... J’avais toujours rêver d’être pompier quand j’étais petit. Voila, c-est fait!!!

En tous cas, ça s’apprend rapidement...

Rentré à la maison on va chez Gimy visiter sa famille. Plusieurs sont venus passer les vacances. Le petit appart est bondé! 10 personnes y dorment dans 3 pièces... Ils sont très sympathiques. Apres avoir donne un soin ostéopathique à Gimy pour ses migraines on rentre pour un nouveau festin. Le soir on s’éclaire à la chandelle, l’électricité étant coupée à 23h.

J 109, le mardi 28 aout, on se réveille à 4 heure du matin pour préparer l’âne, le bâter et profiter de la fraicheur pour marcher. Apres nos adieux a la famille, émouvant avec Pellum et un peu sur la réserve avec sa femme (peut-être contente de notre départ étant certainement une charge pour elle) et ses trois filles.
Gimy nous accompagne et nous montre le chemin dans ce dédale de ruelle qu’est leur quartier. Plein de petite maison sur un étage. Il doit aller travailler alors il nous quitte à Skadar et nous partons en direction de Tirana.

 

On fait fureur avec notre âne sur la route. Tous à notre passage nous acclame et nous demande d’ou l’on vient et ou l’on va? Ca les intrigue beaucoup deux jeunes (touristes) avec un âne. Ici tous rêve de s'expatrier, d’avoir un confort à l’occidentale. Les ânes, ils n’y a plus que les vieux qui s’en servent. En fait ils se moquent bien de nous!!! Mais qu’importe pour Céline, l'âne elle aime ca!

Vers midi ayant déjà bien marche on s’arrête sur une petite route pour chercher de l’ombre. Rapidement un groupe d’albanais intrigue se forme. On répond à leurs questions en mangeant une pastèque offerte par un habitant du coin. L’âne aussi se régale. Il aime ça la pastèque!

30 min plus tard, ils repartent. Et c’est la que Gek apparait sur sa moto. Il a attendu que la foule se disperse pour venir nous proposer sont hospitalité. Parlant bien l’italien on se dit que c’est une chance pour connaitre un peu mieux le pays. Et nous voila parti chez lui.


C’est une grande maison sur deux étages ayant été reconstruite il y a peu. Toute la famille s’empresse de nous accueillir, ses parents, sa femme et ses deux filles.

  

Ils sont très cordiaux. On se retrouve rapidement à table devant un festin bien évidemment! En compagnie du maitre de maison, Gek, et de son père.
On est reste deux jours chez lui. Il est parti 5 ans, clandestinement en Italie pour travailler. Ca n’a pas été évident. Ca coute 4’000 euro et il a dû passer deux jours avec 40 autres personnes dans une petite cale d’un bateau. Sa femme et ses enfants sont restés au pays. Et la, il n’a plus qu’une idée, repartir. Pas facile pour eux et leur famille...

Le salaire moyen est de 10 euro par jour alors que le coca est d'un euro au café. La vie est chère pour eux par ici. Heureusement ils ont deux vaches, des poules dans leur jardin. Il revende le lait à 1 euro pour 10L. C'est peu, mais c'est déjà ca de gagner.

J 111, le jeudi 30 aout, on reprend tôt la route après avoir fait nos adieux à Gek et sa famille. Rapidement sur le chemin on trouve des morceaux de bois sur le bord du chemin. On demande au gens du coin si on peut leur prendre un peu de bois pour fabriquer une charrette....

 

Cinq minutes plus tard, un début de charrette est fabriqué par deux vieux du coin. Ca se voit qu'il on l'habitude de travailler par ici! On va devoir repartir avec ce début de charrette à la recherche de roues et d'un axe. On met le tout sur l'âne et départ.

 

On a cherché tout le reste de la journée nos deux roues, mais sans succès. En fin de journée, sur une petite route, tout le bas, le chargement de l'âne se renverse... Une voiture s'arrête et deux personnes nous aident à recharger l'âne. Le jeune revient plus tard en voiture pour nous inviter à dormir chez son beau père. Quelle aubaine, on est épuisé et il commence a se faire tard.

Le père est chauffeur pour les bonnes sœurs. Celle de l'ordre de sœur Theresa qui comme chacun le sait était albanaise. Le beau-fils, Antonyo est en vacances. Il travaille en Italie pour amasser un petit pécule d'argent pour construire sa maison au pays. Il n'aime pas trop l'Italie et préfère habiter à la campagne en Albanie. Comme Gek, il s'est émigré clandestinement en Italie. Ca n'a pas été facile. Et encore maintenant, bien que ses papiers soient en règles il se fait régulièrement contrôler ses papiers par la police en Italie.

Ils nous on offert le souper. C'était sympa, plus à la bonne franquette que dans les familles précédentes. On a mange tous ensemble. On a aussi pu prendre une bonne douche chaude, toujours avec des bidons empli d'eau chaude au dessus des toilettes turcs.

  

On a dormi dans notre tente. Il voulait nous inviter à dormir dans leur maison, mais ils étaient déjà six pour deux pièces...

J 112, le vendredi 31 aout, sur le coup des neuf heures, on se remet en route en décidant de continuer par la voie le plus rapide nous menant à Lezhë. La carte routière que nous avions acheté à Skadar est trop vieille (on la payé une fortune pour ici, environ 4 Euro et on nous la vendue comme étant actuelle, hum...) et la route principale que nous empruntons depuis deux jours n'y figure pas! Seule la vieille route, beaucoup moins directe mais plus calme, y est inscrite. Ousch! Allez avance Skadar. En début de journée il avance sans trop de problème, mais après huit, dix heures avec le bât sur le dos, il peine. La charrette artisanale est donc une bonne idée donnée!

Le trafic est dense et les voitures klaxonnent tout le temps. J'ai capté pourquoi: C'est pour éviter de se prendre la voiture d'en face! La route est simple, pas de risque de se perdre: toujours tout droit. Sur le bas côté droit de la route, nous avons assez d'espace pour marcher sans risque. Le temps est toujours aussi ensoleillé et chaud. D'ici une semaine il y aura beaucoup moins de monde sur la route car tous les expatriés recommencent le travail. Ils viennent en majorité d'Italie, mais chaque famille compte au moins un de ces membre vivant ailleurs dans le monde: Canada, Australie, Allemagne, Grèce...

On s'arrête pour finir dans un magasin ou il y a des roue de brouette. Le commerçant, un jeune, nous dit que pour 30 euro il nous monte les roues sur la charrette. Apres plusieurs hésitations, on accepte. C'est déjà mieux que les 40 ou 60 euro qu'on nous avait propose tantôt.

Mais l'axe qu'on avait trouve sur la route n'est pas compatible. Il essaie avec ses potes de nous bricoler un truc à la soudure. Mais visiblement ils sont pas très inventifs et ne savent pas travailler. Il vend que du neuf et la fabrication artisanale n'est plus d'actualité pour eux. Et oui, ce pays commence à s'ouvrir à la société de consommation....

La rencontre :

Nous revoici donc toujours à la recherche de notre matériel pour finir de fabriquer la chariotte. Nous arrivons dans la banlieue de la ville de Lezhë. Il est bientôt 19h et nous sommes tous les trois fatigués.  Il est temps de trouver un abris pour passer la nuit. Voici que dans un tournant,  nous voyons une sorte de magasin de véhicules, dont des vélomoteurs. Peut-être que cette fois c’est la bonne... On revient en arrière et adressons notre requête au maître des lieux. Ils nous emmène de suite sous une magnifique tonnelle entièrement recouverte de raisin, et nous offre à boire. Lui et sa famille sont sympathiques et malgré le peu de connaissance de la langue que nous avons nous arrivons à nous comprendre.  C’est aussi grâce à la plus jeune fille , Bessa qui parle très bien l’Italien,. Nous faisons connaissance de tous. Le papa Dede, la Maman Hanna, La grand-mère Marija. Les enfants: Kidda la seconde, puis Bessa et le fils, Freddy. L’aînée, Mirella, habite en Italie avec son mari, ils viennent d’avoir une fille , de 2mois Alessandra.

Nous goûtons avec délice au merveilleux raison rouge à l’arome incomparable! Mais pendant tout ce temps personne ne parle de roué ni d’axe, ils veulent tout savoir, si nous avons des frères et soeur, où vivent nos parents…Puis, ils nous préparent un lit et nous invitent à rester quelques jours auprès d’eux. Nous acceptons volontiers de rester encore un jour! Demain nous pourrons nous occuper tranquillement de notre char, puis repartir.

J 113, le samedi 1er septembre, En attendant, on engraisse... Les jours suivants, nous passons du temps avec la famille et Bessa notre interprète s’en tire à merveille. Ils ne nous laissent pas un instant seuls et sont adorables. Nous sommes leurs hôtes et la tradition veut que nous soyons reçu le mieux possible. A chaque repas c’est donc un festin qui nous attend et la maîtresse de maison nous demande à chaque fois ce que nous aimerions bien manger. Ce à quoi nous répondons :  « Comme vous, pas besoin de faire du spécial. » Nous ne savons pas à quel point ils ont les moyens de nous nourrir et n’avons pas envie d’être une charge pour eux. Dede mange comme un ogre et nous pousse à dévorer comme lui, ce qui est bien sûr impossible. Durant la semaine que nous avons passé avec eux, nous avons fait quelques réserves pour l automne ! La cuisine bien que toute simple offre plein de saveur. Ils cuisinent sur le feu le feu et au gaz. Ici des poissons du coin bien qu'ayant vu l'etat de la riviere on ne pensait pas en manger...

 

Le papa à son entreprise de vente et de réparation de véhicules. Cela fait quelques années maintenant, qu’il représente une marque chinoise. Ce sont des copies qui ont l’air de bonne qualité : utilitaires à trois roues, petits tracteurs, vespas et vélomoteurs. Ils ont aussi une source non potable qui arrive chez eux et revendent l’eau. Chaque jour,  des camions de 12’000 litres viennent faire le plein et  par temps sec ils en remplissent entre 3-6 par jour ! Avec la pompe bien sûr !  L’atelier est â côté de la maison. Avec ces différents revenus, ils arrivent à tourner.

Chacun à ses tâches : Bessa travaille avec son papa ( comptabilité, vente, montage..). Pendant les vacances, Freddy fait de même, sinon il va au gymnase (il est en 2 ème, année). Tandis que Kidda fait pratiquement tout le travail pour tenir la maison, avec l’aide de sa maman. La grand-maman travaille tout le temps malgré ses 70 ans, elle est encore bien alerte. Elle tient le jardin avec Kidda et on ne la voit jamais sans son tricot. Souvent elle part faire un tour, avec son tricot bien sûr, et revient pour dîner ou le soir.  

A Force d’insister, Dede emmène Mathias sur son scooter faire le tour des décharges pour trouver une vieille charrette. Il ne regarde pas les roues ni les axes, mais reste croché sur son idée de charrette toute faite. Le hic c’est qu’elles sont chères, adaptées pour un cheval et pas un âne et que….il n’en trouve pas !

"On a visité plein de grosses carrioles toutes rouillées en fin de journée avec Ded, le père. Je crois qu'il a pas bien compris qu'on voulait juste une petite remorque pour l'âne et qu'il nous manquait juste deux roues et un axe... "

Après leur virée, ils vont boire un café et rencontrent un homme ayant un enfant malade propose contre bons soins de fabriquer la charrette.

Mathias tout motivé, me propose de rester encore un jour et de tenter le marcher.

 

J 114, le dimanche 2 septembre : Construction de la chariote : Force d’inertie contre force de la nature

A neuf heures, heure prévue pour le rendez-vous avec l’homme chez Dede : personne ! On attend, toujours rien…Personne ne l’appelle pour savoir ce qu’il se passe! Quand je demande, Bessa me répond qu’ils n’ont pas le numéro…On se dit que, si à midi il n’est pas venu, on y va nous.

On se prépare pour partir, alors Dede appelle un autre ami pour venir l’aider : Georges, notre sauveur ! Ce grand et sympathique gaillard est fort comme un bœuf. Illico, il prend les choses en main, pas de problème c’est possible! On va acheter presto les 2 roues de brouette que nous avions repairées, puis tout s’enchaîne comme par miracle. On commençait à desésperer et imaginions repartir le lendemain sans rien.

Ils trouvent un axe, du bois, … tout du matos de récup. qui vient de l’atelier. Ils soudent, coupent, martèlent, à une vitesse hallucinante! On voit qu’ils ont l’habitude, ils bossent comme des pros ! En mois de deux heures nous sommes en possession d’une superbe carriole. Qui ne nous aura modestement coûté que 25 Euro, le prix des roues. Je suis impressionnée de voir à quel point les choses peuvent à la fois être bloquées et paraître impossible, puis d’un coup de baguette magique se décoincer!

Ceux-là, ils savent travailler. Pour sûr! Ils ont bien rigolé avec notre âne...

Nous nous rendons le soir même chez cet enfant malade, qui est paralysé sans raison depuis maintenant 4 ans et tentons avec nos moyens de le soulager et d’enlever ses tensions. Pour l’instant, nous ne pouvons pas faire plus que cela !

 
 

On a développé plein de photos qu'on leur à données. Du coup, c'est l'événement. Chaque fois que des amis passent, ils leur montrent les photos et c'est rire sur rire...

L'hebergement chez cette sympathique famille albanaise a dure une semaine. On a appris beaucoup de chose sur leurs traditions...

 
 
 
 

Papa Ded, maman Ana Les filles Kida et Bessa Le fils Fredi

  

Et la grand-mere Maria bien sur !

J 115 - J 117, le lundi –mercredi 3-5 septembre Internet, visite chez le vétérinaire pour confirmer nos papiers pour l'âne à la frontière.

J 118, le jeudi 6 septembre, Là je vous écris d'un poste internet au centre de la ville, à 15 min a pied de chez nos logeur. On pense vraiment réussir à partir demain...

J 119, le vendredi 7 septembre  Et non, toujours pas parti. Il pleuvait ce matin, le ciel etait tout couvert...  On est rester pour controler notre materiel et faire les dernier preparatif. Skadar commence a s'impatienter.

Pour savoir si on a reussi a partir cliquer sur le drapeau suivant.  

 


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