Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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8/02/2008 - Visite d'Istambul
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Visite d'Istambul (jeudi 31.1.08 au mecredi 6.2.08)

Nous avons renoncé à traverser Istambul avec notre âne. C'était un beau rêve, mais la ville étant devenue très grande, habritant plus de douze millions de personnes, il nous aurait fallu plusieurs jours pour la traverser à pied. Et camper en périphérie dans des parcs plublics ne doit pas être très sécure... Du coup nous avons saisi l'opportunité de nous y rendre en bus pour une semaine. Nous ne pouvions suivre la route de la soie sans passer par Istambul. Cette ville mythique, ancienne Byzance, porte de l'Orient.

Rien que le nom de Byzance nous fait rêver. Ne dit-on pas "C'est Byzance!" pour parler de richesses, saveurs, rêves, voyages,... C'est parce que la ville se trouve à la frontière entre l'Occident et l'Orient. Se trouvant à cheval sur le Bosphore. Etendue d'eau séparant les continant européen et asiatique en ce lieu. C'était alors, une étape importante pour les caravanes de la route de la soie, riches en épices et étoffes...

Voici donc un peu d'hisoire: la ville est fondée par le roi Byzas (env. 600 av JC) à l'embouchure de la Corne d'Or. En 324, dans un empire romain décadent, Constantin en fit sa capitale. Elle est devenue Constantinopolis et l'empire devenu chrétien a pris le nom de Byzance. En 1453 la ville est conquise par les Ottomans et devient musulmanne avec ses nombreuses mosquées. C'est au cours du 19ème sciècle qu'elle a pris le nom officiel d'Istambul, les Turcs ne voulant plus entendre parler des Grecs. Mais éthymologiquement Istambul provient du grec: Ist-in-polis, signifiant est-dans-la ville.

Mozaïque de St-Sophia

Nous sommes parti à 5h15 de la maison jeudi matin, Nikos nous amenant à 100 km de Kavala, à Xanthi pour prendre le bus déstination Istambul. Le prix y est bien moins cher que depuis Kavala. C'est peut-être parce que dans cette ville plus frontalière la moitié des gens sont d'origine turque. Nous y arrivons tout juste pour prendre nos tiquets et monter dans le bus qui part à 6h30. A la douane nous faisons attention de ne pas nous faire tamponner notre visa turc. Pas encore le moment, on reviendra...

Dans le bus nous faisons la connaissance de deus jeunes étudiantes: Pina qui est slovène et Jarga qui vient de Mongolie. Ca semble de bonne augure... Toute deux étudient en Turquie pour une année avec Erasmus. (Un programme pour les étudiant leur permettant d'étudier à l'étranger une année lors de leur cursus universitaire). Elles nous proposent l'hospitalité lorsque nous passeront par leur ville, Eskisehir, avec Skadar.

Les abords d'Istambul, sa périphérie, sont très hétéroclites. Usines et fabriques côtoyants immeubles, petites maisons et terrains vagues.

Il faut dire que pratiquement toute l'industrie du pays se trouve dans la région d'Istambul et des grandes villes de la côte ouest comme Ismir.

Ce qui fait qu'Istambul est en plein boum depuis les années 1970. En trente-cinq ans la population de la ville est passée de un million à plus de douze. L'inflation était très grande il y a quelques années, beaucoup de turques et de Kurdes sont donc venus chercher du travail par ici. Exode rural.

Le bus nous dépose dans une énorme gare routière en début de ville, loin du centre. De là, nous prenons un plus petit bus nous amenant au centre de la ville, à la place Taksim. C'est sur cette grande place, dans le "nouveau Istambul" que nous avons rendez-vous avec Pétros. Nous les avons connus lui et son amie Irina à Hortokopy. Ayant un appartement à Istambul, ils nous ont offert l'hospitalité pour la semaine. C'est une chance d'avoir un pied à terre dans cette grande ville. Il devient notre guide jusque chez lui à Acibadem, sur le côté oriental d'Istambul.

De la place de Taksim nous descendons une grande rue piétonne, Istiklal Caddesi. C'est carrèment une artère à piéton, tellement il y a de monde. Céline croyait qu'il y avait une manif... C'est à coup de claxon qu'un vieux tram se fraie un chemin. Quelques jeunes en profitent pour s'accrocher à l'arrière de la machine. Chemin faisant, Pétros très croyant, nous fait la visite de deux églises chrétiennes. Notamment celle de Saint Antoine. Petit clin d'oeil à Padoue, où se trouve sa Basilique. Ici aussi beaucoup de croyant viennent prier ce Saint.


Et une petite église découverte fortuitement sur un bas côté de la rue, à l'arrière plan des façades. C'est derrière une grille, en bas d'un escalier que nous l'avons découverte. Cachée, nous rappelant qu'ici nous sommes en terre musulmanne. Magnifiquement ornée, cela aurait été dommage de passer à côté sans la voir. Pour Petros, pourtant un habitué du coin, se fut aussi une découverte. A la fin de la rue nous prenons le métro empruntant le tunnel de Geçidi pour relier Karaköy, à l'embouchure, rive nord, de la Corne d'Or ( Haliç, en Turc). Le tunnel passe sous la fameuse tour Galata, construite en 1348 comme point de surveillance. La vue y est magnifique il paraît.

Mais il se fait tard et nous gagnons l'embarcadère et sautons dans un bateau prêt à partir pour Kadiköy. Sur la rive orientale, à l'ouverture du Bosphore sur la mer de Marmara.

C'est là, traversant le Bosphore que nous pouvons admirer Istambul qui s'offre à nous de l'intérieur. Nous apércevons la tour Gallata, les mosquées avec leur minarets, dont un peu plus loin Sainte Sophie et la mosquée Bleue avec à leur pied le palais de Topkapi, ancienne demeure des sultans. Pour ne citer que les bâtiment les plus connus...

Vue sur Eminönü avec les mosquée de Yeni et plus au fond de Süeleymane.

Débarqués sur la rive orientale, nous allons acheter quelques pâtisseries pour le dessert. Mmmh que de bonnes choses il y a. Difficile de choisir, nous aimerions tout goûter...

Ayant réussi à sortir de la pâtisserie, finalement, vingt minutes plus tard d'une marche rapide, étant en appétit, nous arrivons dans le quartier d' Acibadem composé de petits immeubles. Pour retrouver un peu de tranquilité dans cette grande ville. C'est là que se trouve l'appartement de Nikos où Irina, son amie, nous attend avec impatience. Rapidement nous nous retrouvons attablé et leur racontons notre voyage en bus. Après une longue discussion, nous nous retrouvons devant la TV... Et oui! Mais là, pour une fois, nous visionnons avec étonnement une émission suisse romande. Un petit plaisir des oreilles, se rappelant la langue et l'accens du pays, avant de rejoindre nos oreillers.

Nous logeons dans la chambre d'Ilias, son fils qui va à l'école à Athène en ce moment. Pas mal pour une première journée. Le sommeil ne fut pas dur à trouver.

Le lendemain nous partons avec Petros qui va nous guider jusqu'à l'ambassade d'Iran pour changer les dates de nos visas ayant prit du retard sur nos plans. Sur le Bosphore il nous montre une petite ïle, occupée par une tour. Il nous raconte l'histoire d'une princesse. Il avait été prédit à son père le sultan que sa fille serait mortellement mordue par un serpent. C'est pourquoi il a logé la princesse sur une ile, protégée par les eaux. Mais elle n'échappa pas à son destin et le serpent a débarqué dans un cajot de fruits. Ce qui devait arrivé arriva! Voilà pour la petite histoire. Au passage admirer au loin le pont traversant tout le bosphore. Il paraît qu'on ne peut le traverser à pied. Les turcs craigant la pose d'une bombe sur leur "symbole de modernité".

A l'ambassade, après avoir expliqué notre histoire, la personne au guichet nous dit qu'il faut retourner en Suisse pour changer les dates de nos visas. Qu'ici il ne peut le faire. Et qu'un nouveau visa n'est pas possible, l'ancien étant toujours valide...
Enfin, après avoir plus longuement raconté notre périple, montré des photos de l'âne et du chien et bien rigolé, il nous promet de faire son possible. Vingt minutes plus tard, il accepte de nous faire un nouveau visa. Ok, si c'est la seul solution. Il vaut mieux le faire ici nous pensons, car plus loin cela risque d'être plus difficile. Il paraît qu'à Erzurum, près de la frontière turco-iranienne, ça prendrait deux à quatre semaines pour se procurer ce papier.
Nous allons payer dans une banque et revenons une demi heure plus tard remettre les papiers nécessaire par l'entrée de service, la consulat ayant fermé. Là nous faisons la connaisance de Jafar, un "masseur thérapiste" qui s'est mit à soigner les gens instinctivement. Il espère pouvoir aller en Europe pour développer sa pratique. Du coup nous prenons rendez-vous ensemble pour le surlendemain afin de discuter de nos pratiques respectives
.
Il est passé midi et nous mourrons de faim. Après une courte ballade nous nous retrouvons attablé sur le côté de la rue pour goûter des Kokorec. Sortes de grandes saucisses grillées composées de multi-couches de tripes de toutes sortes. Ils en servent des morceaux en Kebab. Le sandwich oriental. Pour des tripes, c'est assez bon. Il faut dire que je ne suis pas un fan des entrailles... Contrairement à Petros qui s'est régalé. Céline malgré sa faim s'est contentée de nous regarder. Heureusement pour elle, nous trouvons plus loin quelques Kebab plus à son goût.
Nous passons en coup de vent dans Kapali Carsi, un énorme marché couvert de plus de quatre milles commerces, et nous rendons visite à un ami de Petros. C'est un bijoutier arménien, un des premiers intallé.
Il s'interresse à notre voyage. Nous lui donnons quelques explications et histoires et mettons quelques photos sur son ordinateur. Il fera paraître un article dans un journal arménien sur notre périple lorsque nous traverseront ce pays. Sympa
Pétros nous fait encore la visite de Misir Carsisi, le marché aux épices. Magnifique de voire tous ces monticules d'épices de toutes les couleurs, toutes plus éclatantes les unes que les autres. Sans parler des senteurs... Des mélanges de thés embaumant la cannelle, girofle, muscade, la rose ou l'ibiscus pour en cité quelques uns... Et pour tout usage...

Après le Bazard nous traversons le pont de Galata passant au dessus de la corne d'Or et reliant Eminönu à Karaköy.

C'est un grand pont de 200m de long rempli de pêcheur à la ligne. C'est un gagne pain pour certain habitué. Il entasse leur poisson frais dans des petites barquettes à même le trottoir. Petros adorant le poisson, mais uniquement le fraîchement pêché ne résiste pas et en prend pour le souper.

Passé le pont nous nous séparons. Il rentre préparer le poisson quant à nous nous profitons qu'il fait jour encore pour lézarder dans les rues.

Au retour nous nous sommes perdu dans les rues, d'un marché. Evidemment, comme Istambul est un grand marché en soi... Cette fois un marché à nourriture.

Nous avons fini tout de même par retrouver notre chemin. Ca va, par ici ce sont des quartiers fréquentable...

 


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