Mathias et Céline (Suisse & Italie)
Qui suis-je ?

Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

Derniers articles
Menu
Mes amis
Liens


Billet 144 sur 162
Page précédente | Page suivante

3/03/2008 - Visite Istambul suite

Le lendemain, visite du palais de Topkapi. C'était le palais résidentiel des sultans ottomans entre les 15ème et 19ème sciècles. Nous y passons une demi journée tellement il y a à voir. L'architecture hétéroclite a subit de multiples influences orientale, notamment japonnaise et chinoise.

[Pour plus de photos sur ce musée cliquer sur la photo ci-dessus!]

Les bâtiment sont très étalés, séparés par plusieurs grand jardins. Où il est agréable de flânner, on se croirait déjà au printemps!

Nous commençons par la visite des cuisines, et vu la taille des marmites, il y avait du monde à nourrir...

Pour ce qui est de la vaisselle, beaucoup de porcelaine chinoise dont les sultans étaient très friands. Visite ensuite de quelques trésors des Sultans. De grandes richesses en vitrines: pierre précieuses, émeraudes, rubis, époustouflantes! Il y a même des perles grosses comme des petites prunes. Tout cela horne épées, trônes, voire berceau d'enfant. Plusieurs de ces trésors ont été offert au sultant par d'autre souverains.

Une petite pause pique-nique en admirant la vue qui s'offre sur le Bosphore.Visite des reliques comme le bâton de Moïse, une dent du prophète Mahomet, ou encore un bout de sa barbe... Mais nous avons de la peine à y croire. Peut-être que le lieux ne s'y prêtent guère. Pour finir avec la visite du Harêm, qui contient les appartements des femmes et des enfants du Sultan. Le hic de cette visite, c'est le prix d'entrée. Environ 6 euro pour l'entrée principale, (on peut encore comprendre), mais 6 de plus pour le Harêm, cela devient très cher... Une sorte d'arnaque à touriste car bien que cela soit intéressant, ça n'en vaut pas la peine.
Nous partons visiter la mosquée Bleue. Mais elle est fermée, c'est l'heure de la prière. Un homme nous aborde, il veut nous montrer un musée de tapis. Il nous affirme qu'il n'est pas guide touristique et qu'on peut le suivre sans qu'il vienne nous réclamer de l'argent plus tard. A pein dit Ok, que nous nous nous retrouvons dans la boutique familiale de tapis. Un de ses cousins essaie de nous en vendre un, après nous avoir servi un thé à la pomme. Comprenant rapidement que nous ne sommes pas interressés, il nous invite cordialement à partir...

Plus loin, rebelotte. Nous ne refusons pas, le vendeurs ayant l'air plus sympa. Dans sa boutique une femme tisse un tapis. Elle montre à Céline comment faire. Pas si évident de s'y repérer... où placer le noeud sur la trame et avec la bonne couleur surtout? Pour ce tapis, elle va mettre une année à le finir... Peut-être?! En tous cas, c'est du beau travail. Notre ami vendeur s'intéresse déjà plus que le précédent à notre voyage. Il appelle même un couple de ses amis, dont la femme est originaire de Suisse. Nous faisons ainsi la connaissance de Ruth et Mohamer attablés dans un bistrot. Il sont très religieux, Ruth s'est convertie à l'Islam. Ils sont très enthousiasmés par notre périple. Après deux bonnes heures de discussion, il commence à se faire tard et nous regagnons la maison de Pétros pour le souper.

Aujourd'hui nous avons rendez-vous avec Jafar, le "guérisseur" rencontré à l'ambasade d'Iran. Il nous emmène dans un café tranquile, au fond d'un cimetierre. C'est sûr que c'est calme par ici!
Après trois heures de discussions sur nos pratiques respectives, nous échangeons nos adresses et Jafar nous raccompagne jusqu'à l'entrée de Sainte Sophia.

Sainte Sophie ( Hagia Sophia qui veut dire sainte sagesse) est une basilique construite par Constantin le Grand (Constantin II) .Ensuite détruite, elle fût reconstruite par Justinien au six ième sciècle en seulement 6 ans. Son immense dôme culime à une hauteur de 55 m au dessus du sol pour une largeur de 31 m. Impressionnant! Elle fut transformée en mosquée par les Ottomans, puis prît le statut de musée sous le président Kemal Ataturk. Elle habrite encore de très belles mosaïques. Mais à part l'architecture du bâtiment qui est à voir, le terme de musée ne se justifie plus. Il sert plutôt à justifier le prix des 6 euro d'entrée.

Istambul est devenue une ville chère! Cette basilique, comme le musée de Topkapy étant des étapes inévitable pour les nombreux touristes, les prix flambent...

Après un bon kebap, nous allons visiter plus en détail le grand Bazaard et ses quatre milles commerces. C'est à s'y perdre, tellement il y a de ruelles! En traversant un marché aux livres, nous finissons par déboucher sur un autre, cette fois-ci à ciel ouvert. Sur une petite place où des commerçants viennent étaler toutes sortes d'objets hétéroclytes par terre sur des couvertures. Ca fait très couleur locale, bien moins touristique que la première partie du marché couvert, et d'autant plus intéressant.

Nous partons ensuite à la recherche de tissus pour fabriquer des sacoches à Skadar et flânon, chemin faisant, dans les ruelles marchandes pour le simple plaisir des yeux.

Nous tentons une nouvelle fois la visite de la mosquée bleue, malheureusement fermée après le prière du soir. Dommage, cela aurait été un moment paisible pour cette visite.

Avant de rentrer nous allons boire un verre avec nos amis Ruth et Mohamer. Mohamer s’est renseigné pour des sacoches pour l’âne. Il nous emmène dans un bazard et s’arrête devant une boutique. Voilà, nous dit-il en nous montrant des sacoches traditionnelle tissée à la main. Ouah, très belles, avecses dessions chatoyants et fait-main en plus!

Le commerçant nous annonce le prix, 300 Ytl (soit 300 CHF.- ou environ 180 euro). A ben là, après la surprise de la beauté de la chose, voilà le choc du prix… Nous entrons tout de même dans son magasin et il nous montre d’autres models. Mohamer, en expliquant notre voyage arrive à un prix local de 100 Ytl. Nous hésitons presque. Elle sont solides et très belles. Skadar serait magnifiquement orné avec de pareilles sacoches. Mais leur forme est rudimentaire et elles sont un peu petites, nous préféront en fabriquer des plus appropriées. Nous allons en discuter dans un petit café aux couleurs très locales. Autour de nous, beaucoup jouent au back-gamon et à d'autres jeux de société.

Ambiance très sympatique. Du coup nous perdons la réalité temporelle. La nuit est tombée et il n'y a plus de bâteau depuis Sirkeci. Nous devons traverser le pont de Galata et prendre un bâteau depuis Karaköy. Ouf, nous arrivons juste pour le dernier! Juste le temps de se dire adieu, ne sachant si nous nous reverrons et déjà la machine se met en route. Durant la traversée nous apprenons que le bateau s'arrête à Harem et ne va pas jusqu'à Kadiköy. Mais deux jeunes hommes bien sympatiques se proposent de nous aider à trouver un bus. Ils sont vraiment cool! Après avoir interrogé plusieurs chauffeur ils nous accompagnent jusqu'au bus qui nous amènera le plus près de notre destination. Ils nous payent même le billet malgré nos oppositions et s'entendent avec le chauffer pour qu'il nous indique le bon arrêt. Et ben, nous avons eu de la chance! Irina était inquiète malgré que nous l'ayons avertie de notre rentrée tardive. Pour elle, Istambul n'est pas fréquentable la nuit...

C'est lundi, notre cinquième jour dans cette ville. Nous allons chercher nos visas tout neufs à l'ambassade d'Iran. Nous voulions visiter Sainte Irina, la première église chrétienne construite ici à Istambul et transformée en musée depuis. Malheureusement elle est actuellement fermée. Après avoir flânnés dans les rues, pour changer, nous tentons à nouveau une visite de la mosquée bleue. Et oui, ce troisième essais est le bon! L'espace est grand et son dôme semble aussi haut que Sainte Sophia. Parterre un énorme tapi pratiquement neuf, bien agréable et moelleux. Un homme est en train de finir d'en poser un morceau, alors que deux de ces collègues le regardent travailler. Le tapis est tout neuf, ils viennent de le changer. Et vu la taille de la bâtisse, ça n'a pas du être une mince affaire...

Aujourd'hui, avec nos kebab, nous dégustons un jus de grenade fraîchement pressée. Mmmh, vraiment délicieux. Si vous en avez l'occasion, ne la manquez pas. Un vrai plaisir pour les papilles gustatives.

Nouvelles recherches du tissu pour les sacoches. Toujours infructueuses dans cette énorme bazard, c'est le cas de le dire. En cherchant une adresse nous nous retrouvons a monter un escalier étroit et raide d'une vielle bâtisse. Et là, au surprise, nous débouchons dans le petit atelier d'un fabriquant de tente. Ouaouh! Nous ne pouvions pas mieux tomber... Nous sommes dans la maison familiale de constructeur de tentes de toutes sortes qui se transmettent le métiers depuis six générations. Le commerçant allant bientôt fermer, il est 16h30, il nous invite à revenir tôt demain matin pour la fabrication de nos sacoches.

Sur le chemin du retour nous passons par la banque centrale pour tenter d'échanger nos 100 marks de Bosnie-Herzégovine. Et non, pas plus de chance que dans les autres pays traversés depuis lors. Il ne font pas ce change là, et même pas de change du tout! Il nous indique un magasin de change une rue plus bas. Ok, essayons. C'est notre derrnière chance.

Le gars du guichet à l'air septique en examiant nos billets. Il a pas l'air de connaître cette monnaie. Il sort néanmoins un énorme livre, vraie bilbe à monnaie. Jamais vu ça auparavant. Il trouve notre billet. Malheureusement il nous en offre 40 lira turque. Soit 40% de la valeur. Monnaie très peu courante et beaucoup de taxe qu'il me dit. Je sais qu'il n'y a que là que je pourrai éventuellement changer cet argent. Je tente de négocier et arrive à en tirer 60 lira. Et c'est presqu'à contrecoeur qu'il accepte de me les échanger après des négociations très âpres., à coup de chiffres tapés à vitesse éclair sur une calculatrice. Bon, ce ne fut pas un bon change, mais c'est mieux que rien! Cette argent nous payera les sacoches.

Nous nous levons tôt ce matin, la fabrication des sacoches étant une bonne motivation.

Nous prenons quand même le temps du traditionnel déjeuner préparé avec amour par Irina. Moment d'échange avec nis généreux hôtes et de préparation de la journée. Mais ce jour là, il y a une sorte de "grêve navale". La compagnie de bateau à Kadiköy est à l'arrêt. Nous ne nous décourageons pas et nous glissons plus loin dans la file dense d'une autre compagnie navale. Les bateaux y sont plus petits, et la foules y est énorme... Mais comme par miracle nous arrivons à nous faufiler et à monter sur le premier bâteau arrivant. Juste avant qu'il soit trop plein. Déjà que le niveau de flotaison ait bien diminué. Et là, dans ma tête, reviennent en mémoire différents naufrages de ferryboat par surcharge... Mais, le temps est au beau fixe et la mer est calme, ça devrai donc bien se passer.

Arrivés sains et saufs à Eminönu, nous gagnons prestemment le Bazard et notre marchand de tente qui nous attendait patiemment en compagnie de son petit fils. A peine nous sommes arrivés, que direct, il se met au travail. Avec une rapidité et dextérité étonnante, malgré son âge avancé et ses mains tremblantes. Nous restons à ses côtés pour lui donner les mesures et souhaits pour la fabrication. Car c'est du sur mesure! En une heure de temps nos sacoches sont prêtes! Un travail rapide et de qualité. On voit que la couture, il connaît! Nous passons encore une demi heure de confection pour des sangles diverses afin de pouvoir bien fixer le bas (la "selle" pour le matériel) sur l'âne.

C'est alors que vient le moment de s'asseoir, boire le thé et surtout de négocier le prix. Hum, hum,ça se voit bien que nous sommes deux débutants en la matière. Un peu gênés au début, ne sachant pas trop que faire, nous n'osont pas commencer à proposer un prix.

Allez, Mathias se lance et ouvre la bouche. Les négociations sont rudes et ils nous laissent peu de marge. Pour jouer en notre faveur, nous lui expliquons notre voyage et montrons quelques photos. Ils rigolent bien et cela nous permet d'avoir un bon prix de départ. Je veux dire, un prix non "touristique". Finalement c'est son petit fils qui pose le prix final, 58 liras, mettant tous le monde d'accord. Il va même jusqu'à essayer les saccoches pour tester leur qualités... Ce fut une belle expérience et nous avons bien rigolé!

Un dernier coup d'oeil au marché avand de rejoindre nos amis Ruth et Mohamer.

Nos amis retrouvés, ils nous offrent un livre retraçant succinctement la vie du prophète. Sympa. Nous avons déjà le Coran avec nous. Allant entrer en terre islamique, cela nous permettra de mieux comprendre les us et coutumes locales. Il fait grand soleil, nous prenons place dans un café à ciel ouvert, bordé de magasin de tapis. Nous profitons de ces derniers intant en leur compagnie. Demain est un autre jour, nous rentrons à Hortokopy. Nos animaux s'impatientent d'après Nikos.

 

 

 

 

Pour voire quelques photos supplémentaires sur cette ville mythique, clickez sur le lien suivant:

 

Pour retourner à la page d'accueil cliquez sur le drapeau suivant:


:: Envoyer cet article