Mathias et Céline (Suisse & Italie)
Qui suis-je ?

Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

Derniers articles
Menu
Mes amis
Liens


Billet 137 sur 162
Page précédente | Page suivante

3/04/2008 - Turquie 3

Troisième volet Turque


Suite Mercredi 16 vavril 2008

Go donc et comme par miracle ça marche plutôt bien. Un coup, elle est devant et motive le Skad. à avancer et puis c'est Skadar qui prend la tête et court même pour faire le fier. C'est aussi qu'il n'apprécie pas trop que Fati lui hume le derrière alors il commence à trotter, je dois me mettre à courrir pour le suivre. Heureusement, en général, il s'arrête au bout de 30 secondes!

Il préfére quand même être le premier et quand Fati est trop en arrière, elle se met aussi à courrir en trottinant... Ce qui donne des scènes assez comiques! On rigole bien avec ces zigotos! On prend la route pour Kurumbun par champs verdoyants et collines. Arrivés au village nous croisons notre ami Mehmet qui part, il reviendra vers 17h seulement. Nous le saluons car nous ne pouvons pas attendre si long. Camoba est un petit village très paisible que nous avons vite fait de traverser. Puis Geyikli, ville qui de loin ne fait pas envie. Nous continuons par un petit sentier ralliant la mer.

Bonheur de voir notre petite troupe évoluer en harmonie. Nous commençons à avoir l'air d'une caravane... arrivée à Iskelesi, village-ville encore mort avant la belle saison. Rempli de bungalows encore vides. C'est là que depuis sa voiture,

Haslan nous invite à boire le thé chez lui. On passe devant sa maison d'oü il nous invite à la rejoindre. Tout le terrain devant derrière de côté et jusqu'à la mer lui appartient! Il nous fait visiter son petit paradis. Il ne lui manque plus qu'une Eve à son bonheur, avis aux amatrices! Il a 45 ans: jeune retraîté, amateur de fleurs, ordré et gentil. Hic ,il ne parle que l'arabe et le turc. Nous profitons pour aller sur Internet. nous doucher et dormir dans un doux plumard après un bon repas et feux de cheminée qui se transforme en sauna! Et pour cause, il a mis un sac entier de petit bois directe dans l'âtre. Impressionnant!

Nous prenons une route splendide (pas, peu de voitures) passant par Alexandria ( une ancienne cité) - Troas - Daylan. Fôrets de chênes et ruines couvertes de verdure forment un agréable décors! Vision unique que cette bergère tricot autours du cou. surveillant ses chèvres et riant en nous voyant. Au loin la mer à nouveau qui se profile entre les vallons. Il fait doux. environ 20°C. Bras et mollets aux vent. C'est si beau qu'on décide de continuer par la côte même si c'est plus long.

A Tavakli , on refuse un site ou dormir, question de sécurité, on préfère avoir du monde autours de nous. Puis entre ce village et celui de Kosedere, Murat nous invite à dormir sur la plage privée de son resturant. Tamam(=OK). Il dit nous avoir vu sur la route de Canakkale il y a quelques jours avec un seul âne. L'endroit est super calme et sympa. On se pose sur la plage. puis il revient nous inviter à un souper qu'il nous a concocté: corba (=soupe). salade, fromage et vin. Mathias s'est contenté d'un verre de Raki alors que j'en abuse un peu et dors ensuite comme un bébé. Plus l'habitude...On a de la peine à partir tôt, faut dire qu'on dort en moyenne 9-10 heures par nuit! Après deux verres de thé, nous reprenons la route par Kosedere.

Ils sont en train d'y construire une mosquée toute neuve. On s'active car la pluie menace. C'est vallonné, toujours aussi vert et beau. Ca grimpe et Skadar et Fati suivent bien! On entend résonner l'appel à la prière avant d'appercevoir le village. C'est Babadere (du même nom que la mince rivière qui coule en aval du bled). Il ne pleut pas souvent par ici. Il est preché dans la montagne. Route agréable, pas de voiture à part les flambants neufs mini-bus, seuls moyens de transport reliants les villages d'ici. Les gens se déplaçent souvent en moto. peu de voitures.

La beauté des paysages est saisissante en ce moment par ici...

Les gens d'ici cultivent la tomate principalement, l'oignon, les haricots et les oliviers. Ce sont les femmes, alignées par groupe de 6 -7 qui bêchent à la main et plantent les précieuses plantes. Alignées le long de tuyaux plastiques d'irrigation. Quel boulot! Souvent les champs d'oliviers sont quadrillés de plants de tomates entre les arbres. histoire de ne pas perdre un mètre de terre.

Celal, berger, délaisse un moment ses bêtes, et vient nous faire la causette à la pause de midi. Il nous offre généreusement un bout de son pain et fromage maison. Délicieux!

Juste après notre repas nous passons par Tuzla. Tuz signifiant sel, à voir la plaine marécageuse d'eau salée bordant le village on comprend son nom.

Nous arrivons vers 18h à Gülpinar. Des gens dans ce village; tout pavé et en montée; nous indiquent un terrain où camper. On se pose et des gosses ne tardent pas à venir tout curieux. Semih, le plus curieux m'aide à installer la tente. Son amie. Kubra me pose plein de question et nous entraîne voir le site archéologique : Le temple d'Appolon. Il est fermé à cette heure. Mais, de dehors c'est tout aussi bien, surtout avec le soleil couchant,

Mes parents nous font un petit coucou par téléphonne. On en profite pour se laver le visage et les mains à la fontaine à l'eau étonnement chaude. Finallement il n'a pas plu aujourd'hui! Nous allons ensuite manger une corba et faisons connaissance de Cezmi qui tient le magasin de pêche au sourrire franc et direct et de son ami Akin qui nous offre notre repas. Merci! On se met ensuite au boulot pour vous àcrire ces lignes et relever nos mails...

Ca y est, chemin faisant on commence à apercevoir de plus en plus d'ânes, mon coeur fait boum boum! Nous sommes partis ce midi de Gulpinar. Il est difficile pour nous de partir tôt. Le temps de paqueter, de manger, de s'occuper des bêtes de dire au revoir et bien sûr de prendre un dernier çay (= thé). Le rythme est au ralenti mais ce qui ne nous empêche pas de faire quand même nos 20-25 Km par jour. C'est ainsi qu'avant de partir, Ali ,nous invite à déjeuner sous un grand soleil avec ses enfants devant sa maison.

La route monte, peu de traffic heureusement, car elle est étroite. Nous traversons pleins de petits villages pittoresques presques collés les uns aux autres: Balabanla-Bektaç- Kuruba. Arrivés à une sorte de col: un paysage digne du Jura avec ho surprise, plusieurs troupeaux d'ânes en liberté! Wouah je suis toute folle! Skadar aussi, c'est Mathias qui doit le re-tenir. Il serait prêt à montrer sa force aux autres étalons pour séduire les belles...

Willie en liberté se met à aboyer les mâles qui s'approchent de trop près et à les courser, drôle! Moins drôle quand il fait pareil avec un troupeau de brevis qui paissaient tranquille non loin de là! Il se met à chasser et éloigne une bête, puis la fatigue afin de la croquer..... On intervient vite avant! Attachons notre petit loup et je pars à la recherche de la brebis égarée. Elle a filé au loin. Je me bat ave elle car elle refuse de me suivre vers le troupeau, elle a les boules! Finalement,J'arrive à la rapprocher et au bout de 40 min., les bergers viennent me dire que c'est ok! J'ai l'impression d'avoir fait un marathon.

Les paysages deviennent très pitoresque par ici...

Ci contre un vieille abri pour berger.

Dans chaque village il y a une troupe d'ânes en semi-liberté qui se ballade et c'est la bal avec Skadar...Nous arrivons en fin d'après-midi à Korubasi.

Nous comptions dormir à Assos mais devont renoncer car il ferait nuit avant d'y arriver et aucun village d'ici là. Les villageois nous prposent un terrain. puis un homme nous prend en charge et nous fait camper devant chez lui. Il met les ânes dans son parc fermé et nous prpose un thé plus tard. Il s'apelle Mustafa. Il est jardinier et vie aves sa femme, Emine et ses deux petites filles : Gamze, l'aînée et la turbulante Aysenur( =lumière de lune). Nous passons le samedi soir chez eux à voir des photos, boire du thé. Ils nous proposent ensuite une lessive puis, suprême luxe: une douche chaude! Merci!
Nous découvrons les superbes mosaïques que fait sa femme. Un de ses amis nous apporte du fromage maison et des olives.

Le lendemain matin, nous déjeunons sur l'herbe et la voisine nous porte un plateau: souvenir délicieux que ce bon beurre salé si frais sur le pain-maison. De bon matin, le papa de Mustafa passe devant la maison avec son troupeau de moutons qu'il conduit. Assis fièrement sur sa jument, suivit de près par le mignon poulain.

Par ici il ont de vieux petit van à ciel ouvert..


Voici un extrait de livre transmis par Erelle. J'avais envie de le mettre sur le blog pour le partager. Sensation d'être vraiment vivant et de se laisser porter tout en étant conscient du courant qui nous emporte.
C'est le récit d'un couple qui a parcouru l'Afrique à pied, du Sud au Nord, en suivant le grand Rift, soit 14'000 km dans les pattes pour relier Le Cap au lac de Tibériade en Israël...voyage initiatique dans les pas de l'Homme...

[Il y a vraiment un dieu pour les marcheurs. C'est insensé comme les choses arrivent quand on se met en situation de les laisser arriver. Il s'agit d'être attentif, de les reconnaître, et d'y répondre. La vie nous porte autant que nous la menons. Foncer tête baissée c'est aller dans le mur, se laisser porter c'est aller nulle part, ce n'est pas vivre, c'est vivoter. Entre les deux, il y a l'Aventure. Et l'Aventure est à l'angle de chacun de nos jours. C'est plus un état d'esprit qu'un état de fait. Il suffit de lui laisser de la place. De ne pas tout prévoir. Certains appellent ça de l'insouciance, les autres à qui rien n'arrive appellent ça de la Chance et en font un nouveau dieu, fantasque et impitoyable. Une fois là, une fois pas là. Nous préférons y voir, dans le doute et en secret, une bonne volonté immanente des choses, qui conspire à nous aider. Très discrètement. Mais présente et permanente. Spirituelle. Et qui aime bien se marrer.]
Sonia et Alexandre Poussin, Afrika Trek 2

Pour suivre la suite de nos aventures et voire le magnifique site d'Assos, cliquer sur le drapeau suivant:

:: Envoyer cet article