Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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18/04/2008 - Turquie 4


 Turquie, 4ème chapitre


Aujourd'hui nous allons enfin arriver à Assos. Nous prenons un sentier pavé avec une vue superbe, La mer au loin et toutes cette gamme de vert... Arrivée à Assos nous sommes invité par une sympatique famille à boire le thé et ils nous offrent des pâtisseries et une des femmes insite et me met sa, montre au poignet. J'ai beau refuser et lui dire ue j'en ai une...

 
 

Nous continuons ensuite avec l'ascension de la cité, C'est ici qu'Aristote a crée sa première université, et c'est aujourd'hui un lieux très visité. Quelle surprise quand arrrivés presque au sommet après avoir gravi les ruelles bordées de petites échopes, nous découvrons qu'aujourd'hui même il y a une célébration spéciale ici et maintenant! Les gens se rassemblent pour prier et fêter la renaissance de la vie, le printemps et remercier Dieu.

 

 

Du coup , tous ces gens communient ensemble et mangent ensemble. Belle vision que ce site couvert de petits groupes de gens assis par terre. La vue est panoramique, splendide. Ou que l'on se tourne c'est beau. Nous partageons le repas en communions avec tous ces gens. 

Ce moment fut pour nous très puissant. D'arriver à un moment de communions sur un site aussi magnifique... En un jour sans aucun nuage (ce qui n'avait pas été l'habitude les jours précédent...)... Ce fut un moment d'extase, difficile à traduire en quelques mots.   

 

 

Nous reprenons la route, plein de cette sensation d'harmonie. Il fait anormalement chaud pour la saison, plus de 34 degré. Willie décide de prendre un bain...

 
 
 

Nous longeons la mer, il y a plein d'hotel par ici. Pas facile de trouver un endroit d'accueil pour dormir dans ces zones touristiques. Nous finissons par trouver un camping... Des familles sont attablées, c'est dimanche, ils viennent y faire leur grillades. Nous montons notre tente et nous joignons à leur table. En nous indiquant l'herbe jaune que commence à brouter Skadar et Fatma, les gens nous parlent de "médecine"... Tiens, ce doit être de bonne herbe médicinale que je me dis... Nous finissons heureusement par comprendre que le terrain a été aspergé d'herbicide et déplaceons rapidement nos ânes dans un champs à côté... Le lendemain matin, nous sommes seul, face à la mer, à déjeuner sous une tonnelle. Idillique...

Chemin faisant, bordé d'oliveraie, nous croisons un fermier avec sa charrue et ses deux chevaux. Et oui, les tracteurs ne peuvent pas aller partout. Comme dans les montagnes, sur les terrains abrupts, les ânes sont encore au travail lors de la récolte des olives. 

 
 

Plus loin nous nous arrêtons devant une sorte de ferme biologique. En face nous rencontrons un couple de jeunes fabriquant des lampes avec des calebasses. Après quelques échanges, ils nous apprennent qu'ils ont l'intention de partir sac à dos sur la route de la soie, direction la Mongolie depuis leur domicile... Et ben, quelle rencontre étonnante. Ils nous offrent une canne en olivier pour nous soutenir dans notre périple et une jolie boite contenant soixantes jolies cartes illustrées de peintures miniatures détaillant la vie du fameux derviche Mevlana. Chacune de ces cartes comprenant une citation de ce grand sage (traduite en anglais). Afin que sa philosophie nous accompagne sur notre route en direction de Konya, la ville où il a passé la mageure partie de sa vie et toute emprunte de spiritualité. Endroit que nous allons visiter d'ici un mois et demi. 

Plus loins sur la route une voiture s'arrête, c'est un couple de reporter. Il nous film pour une chaine de télévision. Plus loin encore ce sera un photographe qui nous rejoindra sur le porte bagage d'une moto... Amener par un homme fort sympatique que nous avions rencontrer devant la maison du couple qui pense partir l'année prochaine pour la Mongolie. Si nous étions une année plus tard, ils se seraient joint à nous...

 

 
 

Nous  continuons notre route en longeant le bord de mer. La nature est déjà toute fleurie... plein de bonne senteur et plaisir pour le regard!

Il fait chaud, on se croirait en plein été...

 
 

Arrivé à l'entrée de Kucukuyu, nous sommes invité par un couple à prendre le thé et une collation sur une terrasse ombragée, vue sur mer. Ca fait du bien de se rafraichir, il fait 35 degré sous le soleil. Anormalement chaud pour la saison... Nous pouvons correspondre en allemand avec eux, ils ont vécu plusieurs année proche du lac de Constance en Allemagne. Maintenant il vivent ici du "tourisme". Ils ont un grand jardin et plusieurs appartement qu'ils louent durant la saison d'été. Je met "touristes" entre quillement car ce sont surtout des turcs d'Istanbul qui viennent passer ici la saison d'été. L'endroit est trop éloigné d'accés par avion. .   

Leurs locataires viennent carrément s'établir pour 3 mois. Le mari n'ayant pas trois mois de vacance, la femme reste avec les enfants et souvent la grand-mère ou autre personne de la famille se joint à eux.

Nous reprenons la route qui s'élargit rapidement. Nous longeons la mer devenue très "touristique" dans la région. La route est bordée d'hotel et de maison, voire "village" de vacance. Nous commencons à chercher un endroit ou dormir lorsqu'un homme nous invite à prendre le thé et nous offre une restauration. Nous nous retrouvons attablé avec toute la famille. La nuit arrivant, il nous propose de camper à côté, un peu plus loin vers la mer, entre deux "village de vacance". C'est là que nous faisons la connaissance d'une famillekurde. Ils s'occupent du jardinage, de l'entretient et de la garde des maisons de vacance. Ils vivent à dix dans une petite maison. Ils sont super sympa et très touchant.

 
 

 Ils apportent rapidement une table et trois chaises. Avec thé et repas. Plus tard, Fikret, un docteur neuro-chirurgien qui vient souvent se relaxer par ici se joint à nous. C'est une personne très éveillée et nous nous lançons dans des discutions spirituelles jusque tard dans la nuit. Pour lui, vu notre "pélerinnage", nous devons passer par Kusadasi avant de partir sur Konya. C'est là que serait morte la Vierge Marie. Qu'aurait eut lieu sont "assomption". Il finit par nous convaincre... Il est la troisième personne qui nous en parle... Ce lieux se trouve à côté d'Ephèse, un fameux site archéologique à Selçuk, au sud d'Ismir sur la côte west turque

 

Le lendemain nous reprenons la route en direction d'Edermit. Nous rencontrons chemin faisant un ex-militaire qui courre chaque jours 20 km. Il a 62 ans et a déjà parcouru une distance égale à 4 fois le tour de la terre. Impressionnant! Il nous accompagne sur la route et nous croisons Ahmet qui nous offre l'hospitalité dans un petit village, 2 km en direction des montagnes. Nous saisissons cette occasion pour quitter la grande route qui commencait à nous fatiguer avec son trafique. Tout de suite le calme de la nature nous appaise!   

   

Nous faisons la connaissance de toute la famille et mangeons le repas à même le sol, avec une couverture comme nappe. C'est comme un pique-nique, mais à la maison. Le repas devient très convivial! La distance que met une table entre les convives s'efface. Et le repas devient plus communion... Nous mangeons les produits locaux. Ils font leur propre yaourt, peynir (fromage) fait de lait de chèvre et de mouton, pain et légume.  Haricots, biber (pâte de poivron rouge),... Bref, nous nous régalons. Les mets les plus simple sont parfois les plus savoureux lorsqu'ils sont composés de produit maison aussi frais! Notre hote, Ahmet, fait venir un "traducteur". Omer, un voisin parlant le français, ayant vécu en Belgique. Il nous conseil de rester le lendemain pour aller visiter le "Bazard" (le marcher hebdomadaire) d'Edremit. Ca nous fera un jour de repos, bien mériter pour nos animaux et surtout Fatma qui n'a pas l'habitude de marcher autant.

 

Ahmet, retraiter fait encore le chauffeur de taxi pour toucher un peu plus d'argent pour construire la maison de ses petits enfants. C'est avec son taxi qu'il nous amène à Edremit visiter le "Bazard" et le magasin de sa belle fille qui vent du fil et toutes sortes de perles... En plein marcher plusieurs personnes nous interpèle. Notre photos est passée dans plusieurs journaux locaux ce jour même. Ahmet est tout content de pouvoir expliquer notre voyage à ses amis du marcher. Nous découvrons une boutique pour les ânes et profitons d'acheter un licol, des sacoches et divers autre  objet pour bater mieux Fatma.

 

           

 

En fin de journée nous sommes invité chez Omer. Pour rentrer nous devons attendre sagement derrière la porte que ses chiens de garde, des kangales, facent gentilement connaissance avec nous pour nous laisser entrer. Les kangales sont une pure race canine. Ils seraient venus en Turquie dans des temps anciens avec des peuplades descendues de Mongolie... Ce sont les seuls chiens pouvant tenir tête aux loups et aux ours! Leur pouvoir d'attaque réside en leur poitrine. Ils foncent sur leur proie, saute dessus et l'assome ou lui casse la colonne ou les côtes, utilisant leur poitrine comme un bélier. A les voire, leur machoires doit aussi être efficace...

Leur taille est très impressionnante! Ils n'ont pas le droit de quitter le territoire turc. Toute exportation est interdite. Les eventuels amateurs passent par le marcher noir... Y a bien des riches américains qui ont des lions comme chiens de garde. Pourquoi pas des kangals...
Sa femme nous a préparer de délicieuses sucrerie (entre autre un flan de crème à la noix de coco recouvert d'une crème de chocolat noir). Nous dégustons cet enca sur leur terrasse surplombant les champs d'olivier des environs avec une magnifique vue sur la mer.

Nous gagnons Edremit le lendemain par les petits sentiers de la montagne. 

 

Sur le chemin, à Gure, nous croisons plusieurs bus de touristes australiens qui viennent commémorer le 26 avril le sacrifice d'un de leur parent ayant sacrifier sa vie dans les batailles de la première guerre mondiale s'étant déroulées dans les dardanelles pour la possession de cette place stratégique permettant le passage vers la mer noire et la Russie.  Là se sont battu les forces alliées, surtout des autraliens, contre les turcs pour essayer de s'emparer des dardanelles, mais en vain, malgré leur supériorité technologique. Les turcs se sont battus avec bravoures pour défendre leur patrie. A leur tête, des chefs militaires comme Kemal Ataturk ont contribué à leur victoire. Non sans mal, car il paraît que l'eau des dardanelles était rouge de sang. Là sont mort 1 million de soldat, 500'000 dans chaque camp. Bien que sur le papier il soit noté 500'000 morts! Et ben, on ne nous avait jamais parler de ce chapitre de la guerre des tranchées... pourtant pas si anodin!!!

C'est d'ailleurs suite à la première guerre mondiale que les sultans ont pris la fuite et que les militaires ont prit le pouvoir pour stabiliser le pays et sauver la Turquie avec à leur tête Kemal Ataturk. Qui fut élut premier ministre, 4 ans plus tard, chef de la république turque en 1920. Grâce à lui le pays fut sauvé de toute dislocation et se modernisat.

 

A Edremit nous passons dans un institut vétérinaire d'état pour montrer une dépilation sur une zone du corps de Skadar, craignant une éventuelle gâle. Et là, difficile de se comprendre. Nos trois animaux se voient sprayé d'insecticide et Willie subit une piqûre d'ivermectine, ce que nous voulions éviter. Nous voulions juste consulter pour avoir un diagnostique et non subir le rouleau compresseur d'une médicalisation chimique abusive... Enfin. Maintenant nos animaux n'ont plus aucune puces!!!

Nous trouvons à camper proche d'une station service dans un petit village aux alentours. Au matin, Ahmet, le propriétaire de la station nous fait visiter sont grand jardin "botanique". Il pratique un peu l'aromathérapie et produit notamment du thé avec les feuilles d'olivier. D'après des études américaines, l'oleuropein, le principe actif de l'olivier se trouvant dans ses feuilles, permettrai de stabiliser voire de diminuer toute forme de cancer et serait fort bénifique contre l'excès de cholestérol, l'hypertension, le diabète et autres. Cf: D'ailleurs en Grèce les vieux avaient l'habitude de macher les feuilles d'olivier. Mais les médecins ont mit en gardent les gens de ne pas le faire, car toxique. Je ne sais pas si c'est parceque les arbres ont commencés à être traités ou si ce fut pour protéger leur lobbies!

 

Le temps de visiter son jardin, des gitans viennent chercher de la féraille et embarque notre réchaud... par mégarde, je suis pas sûr! Ahmet, tout désolé, insiste pour que nous prenions le gros réchaud à gaz de sa station... Pour lui enlever le poids du regret qu'il s'inflige, nous acceptons son cadeau de 5 bon kilos...

Nous prenons les petites routes en direction des montagne pour joindre Bergama. Sur le chemin avant Sarköy nous rencontrons AliIbrahim. Ancien médecin, retraité, qui s'adonne à la musique. Il se met à jouer de sa Sas (sorte de "guitare" turk) et compose pour nous une chanson sur notre voyage...

Ce fut un moment "magique", très touchant. Cet homme dégageait une telle sérénité et semblait avoir bien cerner ce que représente notre voyage pour nous.

 

Nous gagnons le village de Sarköy pour y passer la nuit. Là des jeunes nous indiquent un endroit où camper. Malheureusement c'est trop éloigné du village. Nous retournons donc vers les premières maisons demander si nous pouvons poser la tente à côté. Pas de problème. Les villageois, la nuit tombée, nous apportent à tour de rôle un repas. Quel festin! Plus tard et au matin nous allons prendre le thé dans leur logis. 

Sur le coup des 11h, nous reprenons enfin notre route commençant à serpenter dans les montagnes. Les paysages deviennent très pitoresques... Ce jour même ma soeur Livia se marie au civil en Suisse et nous avons convenu de nous téléphoner entre 14-15h. Malheureusement il n'y a plus de réseau par ici. Au village suivant, cherchant un téléphone je tombe sur le muktar (chef du village) qui m'indique un point précis sur un petit mûret, le seul endroit dans la région couvers par le réseau Türkcel. Ouf!!!

 
   

Au village suivant, comme par "hasard", les villageois fête des fiançailles... Le muktar nous propose une chambre pour dormir. Nous ne refusons pas cette aubaine, surtout que la météo annonce de la pluie.

Le soir Céline se retrouve à danser avec les filles. Fête improvisée sur rue pour les fiancés comme c'est de coutume. D'abords les filles ensemble avec le fiancé, puis les hommes. La musique sort de deux gros haut-parleurs connecté à la chaine stéréo d'une voiture que l'on remet en marche de temps en temps pour recharger la batterie.


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