Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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    20/06/2008 - Introduction

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    18/06/2008 - citations

    "Le touriste pense au retour avant même d'être parti;le voyageur, lui, ignore même s'il reviendra un jour."un thé au Sahara, Bertolucci.

    "Certains pensent qu'ils font un voyage, en fait c'est la voyage qui vous fait ou vous défait." Nicolas Bouvier

    "Nous vivons trop dans les livres et pas assez dans la nature" Anatole France http://www.unisson06.org/dossiers/science/catastrophes_naturelles.htm

    "En voyageant à pied, je redécouvre ma langue et la signification des mots" Mathias Berovalis

     



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    17/06/2008 - Couverture livre Melahat Ürkmez
     Voici quelques couvertures des livres de Melahat Ürkmez:
     
       
     
     


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    15/06/2008 - Turquie 11

     Turquie: chapitre 11


    Les jours suivant nous avons fait la connaissance du premier des fils de Melahat Ürkmez, Mehmet Ürkmez. Un jeune homme d'affaire de 29 ans très sympathique. Nous nous sommes également lié d'amitié avec son adjoint en affaire, monsieur Volcan.

     

    Comme cela fait bientôt 2 mois et demi que nous sommes ici en Turquie, nous avons pensé utile de faire ici les démarches pour avoir un laps de temps supplémentaire nécessaire à notre voyage à pied dans ce pays. Normalement nous pouvons rester d'office 3 mois sans visa. Mais pour obtenir plus de temps nous devons faire un permi d'établissement dans une ville du pays. Nous profitons de l'aide de Mehemt pour le faire. Mais ce n'est pas évident. L'administration turque semble labyrintique. Heureusement que Mehmet est là avec ses relations pour nous aider. Du coup cela prend quelques temps et nous restons quatre jours de plus en leur compagnie. Ce qui nous permet de mieux connaître nos nouveaux amis providentiels. 

       

    Parallélement nous continuons notre visite de la ville et nos divers achats dans les bazard pour la bonne suite de notre voyage.

     

    Quelques mots encore sur ce grand sage que fut Mevlana (1207 - 1273). Il est un des principaux penseurs anatoliens du courant mystique dans l’Islam, appelé Soufisme. Il est né dans la ville de Belh en Afganistan. Son père est un éminent théologien et soufi et a le titre de « sultan des savants ». Il prodique à son fils son enseignement. A sa mort d'autre maître l'instruiront, notamment Sems venu de Tebriz en Iran. Par où nous allons peut-être passer. Nous irions bien aussi en Afganistan, mais vu la situation actuelle nous n'y pensons pas pour l'instant...

    L’une des plus célèbres citations de Mevlânâ, que tout Turc, même totalement profane, connaît, dit :

    Gel, gel, gel... Ne olursan ol yine gel !
    Kafir, putperest, mecusi olsan da, yine gel !          
    Bizim dergahimiz ümitsizlik dergahi degildir,
    Yüz kere tevbeni bozmus olsan da, yine gel !  
    Viens, viens, viens... qui que tu sois, viens !
    Viens aussi que tu sois infidèle, idolâtre ou païen,
    Notre couvent n’est pas un lieu de désespoir ;
    Même si cent fois tu es revenu sur ton serment, viens !
    Ceci pour vous donner un entre-aperçu sur le courant mysthique de ce sage. Pour en savoir un peu plus, cf:   http://www.bleublancturc.com/TurcsconnusFR/Mevlana.htm

    Melahat Ürkmez vient de faire traduire son dernier livre sur Mevlana en japonais.

    Cliquez-ici pour voir d'autres couvertures de ses livres.

     

    Nous nous réjouissons de nous remettre en route vers Nevsehir et les Capadocces que nous devrions atteindre dans huit jours de marche. Ensuite ce sera la rencontre avec nos amis suisse Paul et Esther qui arrivent en train à Istanbul le 8 juillet et nous rejoindrons dans la région de Şivas nous présumons en bateau notamment, par la mer noire...  voici donc la suite de notre programme. Nous verrons alors si nous ferons le détour comme prévu par Trabzon au bord de la mer noire, ou si pour des raisons de temps, nous poursuivrons directement en direction de l'Iran. Ayant notre visa iranien ouvert pour le 1er août 2008. Et il vaudrait mieux se trouver au sud de l'Iran avant l'hiver...

    Mercredi 25 juin 2008, toujours à Konya. Cela fait deux semaines que nous sommes là et attendons toujours pour nos visas turques...

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    14/06/2008 - Turquie 10

    Turquie: épisode 10


    Lundi 9 juin, nous continuons notre route en passons par Derbent. Nous entrons dans une vallée en direction de Konya qui s'approche. A l'orée de la vallée se trouve un barrage. Nous y pique-niquons. Mais lors du départ, sur le coup des 16h, Willie ne veut plus avancer. Il a trop mal à ses petits coussinets sous les pattes. Beaucoup de route au soleil ces jours-ci... Nous n'avons pas le choix. Il faut le porter. Nous l'attachons sur Karma. Il a l'air d'un vrai pacha. Mais même pas 500 m plus loin, le bât se casse la figûre. Mince alors. Je décide de le prendre dans mon sac à dos. Ouah, il est pas tout léger l'animal. Il doit bien faire ses 25 Kg... Enfin, nous avançons tant bien que mal. Le poids me rappel le carrix... Bon, là c'est qu'en même très lourd!

     

     

    Céline toute fière de son Willie en âne...

     

    Dans le sac à dos, il fait déjà moins le fière!...

    Nous progressons lentement et c'est à la nuit tombée que nous arrivons dans le petit village de Guneyköy. Il fait nuit et plus un chat, à part quelques chien, traîne les rues... Et le village semble presqu'inhabité. Au milieu du village, Céline toque à une maison éclairée. Par deux fois, mais personnes ne vient ouvrir. Nous continuons et voyons des hommes assis au travers d'une porte entre-ouverte. Je doit les interpeler plusieurs fois et hausser sacrèment la voie pour qu'ils se décident à bouger... En fait le Muktar habite dans la maison ou nous avions frapper précédement. Cette fois Céline tambourine à la porte. Le muktar accepte de nous loger dans l'oda du village. Il passe plus tard dans la soirée nous visiter avec l'un de ses amis. Mais c'est plus pour montrer que c'est chez lui ici que par intérêt pour notre voyage. Il a peut-être besoin de se donner de l'importance, vu que ce village qui comptait 500 personnes naquère n'en compte plus que 120. Tous les jeunes sont partis à la ville. Peut-être que la route passant par là et menant à Konya, qui est en reconstruction et élargissement, sauvera le village...

    Ce matin, nous mettons Willie dans mon sac à dos que nous fixons sur Karma sous les yeux dubitatifs des quelques vieux du village... Qui doivent vraiement se demander ce que l'on fait!...

     
    Nous continuons à longer la vallée. Sur le chemin nous sommes intrigués par deux femmes, une mère et sa fille, qui ont une curieuse façon de cuire le pain...
     

    Leur four est vertical. Elle font un feu pour le chauffer, puis gicle les parois d'eau. Ensuite elle colle leur galettes contre les parois et recouvre le four. Cuisson entre 40 min à 1h.

    Intéressant, jamais vu cela auparavant. Pour notre plus grande joie nous repartons avec quatre galettes dans nos poches.

    Ca tombe bien, nous n'avions plus de pain...

       
       

    En fait ce type de four se nome "Tandır" et se trouve spécialement dans la région de Konya. Le pain qu'on y cuit se nomme "Yufka ekmek". Très bon. Ils cuisent aussi le mouton dans ce type de four. Très savoureux il paraît...

    Nous passons par başarakavak et décidons de couper par les montagnes... la vue devient vite très belle!

     
       

    Mais les heures passent et nous ne voyons toujours pas la fin de la route... Nous avons dû prendre un gros détour. La direction est bonne, mais la nuit commence à tomber et de gros nuages arrivent. Nous pressons le pas et celui de nos ânes avec quelques coups de baguettes.

     
       

     Sur le col un berger nous indique la route. Mais le village est encore à 5 km. Peu être que le vent glacial qui nous souffle dans le dos nous donnera des ailles...

    C'est dans la nuit que nous arrivons à Tatköy. Et comme à Güneyköy, l'hospitalité est difficile à trouver. Nous finissons par sonner à une maison. Le chef de maison semble plutôt accueillant est très étonné par notre voyage. Mais il nous dit que le muktar dort à la ville et qu'il n'y a pas d'oda. Voyant notre insistance, sa femme prend les devant et va chercher la personne qui gère l'"oda" du village. Elle se trouve juste à côté d'une maison où les gens nous avait renvoyé plus loin... Et ben, il faut drôlement insister ici pour être accueillit. Enfin, nous sommes bien content d'avoir trouvé un toit pour nous et nos animaux. Car un orage vient de s'installer à coup de tonnerre fracassant... Très impressionnant! D'ailleurs l'électricité a été coupée jusqu'au matin. Au réveil, les gens que l'on croise dans la rue ne nous salue guère. Et les enfants, pourtant les premiers et plein d'entrain à venir nous interpeler d'habitude mettent bien du temps. L'endroit souffre un peu la misère. C'est un peu comme les toilettes. Une simple pièce où l'on fait caca parterre. Nous avions connu des endroit pauvre, mais pas avec un manque d'énergie pareil.

       

    Enfin, nous reprenons la route et découvrons une deuxième partie de village bien différente et beaucoup plus accueillante. Nous nous y arrêtons, suivant une invitation à prendre le thé et déjeuner. Histoire d'avoir une meilleure impression du coin.

    Il fait chaud et on se demande si un foulard ne serait pas indiqué pour Willie...   

    Nous arrivons à Sille. C'était une ancienne ville arménienne il y a 700 ans. Beaucoup d'habitations ont été construite dans le rocher de la montagne donnant un avant gôut des Capadocces. Ce bled a vraiement beaucoup de charme.

     

    Nous cherchons le muktar pour voire si l'on peut laisser nos affaires et animaux ici pour aller visiter Konya qui se trouve à 7 km. Nous rencontrons un homme semblant nous attendre avec son baton de pélerin sur la place du village. C'est Hazım, un turc parlant l'allemand. Il décide de nous accompagner jusqu'au abords de Konya et de nous trouver un endroit d'accueil là-bas. Nous lui faisons confiance et nous mettons en route.

    A l'oreille de la ville il demande aux gens du coins s'ils accepteraient de nous héberger. Mais après une demi-heure de recherche il doit déchanter. Avec deux ânex, par ici, pas évident. Dans le temps et dans sa ville à lui, cela n'aurait pas posé de problème. Mais de nos jours... Enfin, il trouve qu'en même un plan. Nous nous adressons à une ferme perdue dans un énorme champ à l'entrée de la ville. Ses habitants nous disent qu'ils n'ont pas de place mais nous offrent volontiers à manger. Nous leur parlons de notre tente et acceptent que nous la dressions près de leur habitation, ne pouvant plus refuser...

    Nous voilà donc enfin à Konya.

    Le lendemain et les jours suivant nous allons visiter la ville. Nous y faisons plusieurs rencontres intéressantes. Et visitons de beaux monuments.

    Konya est une ville de plus d'un million d'habitants. Pourtant elle ressemble plus à un énorme village. L'atmosphère y est étonnement paisible pour une cité de cette importance et les gens sont sympatiques. Lors de nos achats, aucun marchands n'a essayé de nous arnaquer. Nous ressentons une sérénité. L'islam y est plus marqué qu'à Istambul. Une majorité de femme porte l'eşarp (le foulard). Elles sont couvertes. Il n'y a que le visage, les mains et les pieds qui dépassent. Nous ne regrettons pas d'avoir pris le temps d'y passer...
    L'esprit de Mevlana, ce grand sage derviche ayant habité ici la majeure partie de sa vie, est encore très présent et semble protéger cette ville. Elle fut d'ailleurs une des rares grandes villes ayant échappé aux invasions Mongols.

    Voici quelques unes de nos rencontres en ce lieu:

    Le premier jour nous avons rencontré un marchand de tapis parlant le français. Il nous a invité à boire le thé. Le lendemain il nous a invité pour le diner en compagnie d'un musicien aveugle très connu dans la cité. Il a été très courtois et a même mit à ma disposition son tailleur pour réparer mon pantalon tout déchiré par les griffes de Willie suite à l'avoir porté dans mon sac à dos.

       

    Le soir nous avons assister à une représentation de derviches tourneurs. Bon, ça n'a plus rien avoir avec les vrais derviches de l'époque. Ceux-ci tournent surtout pour les touristes. Néanmoins leur spectacle est très beau. Ils tournent sur eux même de façon très légère et très harmonieuse.
    A la base, cette danse a été créée par Mevlana lors de la mort de son maître Şems. Le derviche tourne autour de son pied gauche, de droite à gauche, la main droite tournée vers le ciel pour recevoir du divin et la main gauche tournée à terre pour redonner à la terre. Et par cette dans le derviche entre en transe, il se place comme axe entre ciel et terre. Entre le spirituel et le matériel. A l'époque il paraît que cette danse les faisaient même entrer en lévitation. 
     

     

     

     

    A cette occasion nous avons fais la connaissance de Melahat Ürkmez une femme écrivain. Elle a écrit plusieurs livre au sujet de Mevlana et un sur son maître Şems venant de Tabriz en Iran. Elle écrit aussi pour les journaux et participe à des émissions TV. Elle nous invitent le lendemain au restaurant pour manger en compagnie de sa famille.

     
     

    A cette occasion elle nous dit qu'elle veut écrire un article sur nous et faire un reportage. Le lendemain matin elle vient avec un reporter et un cameraman faire un intreview à notre tente. Nous passons le soir même au journal télévisé de la région. Le lendemain un article dans la gazette régionale et bientôt dans un journal national édité à Istanbul. Pas mal, en tous cas elle est bien plus conciencieuse que les précédents journalistes que nous avons rencontré...  

    Le soir même nous allons visiter le "musée" ou plutôt mausolée de Mevlana. Nous y trouvons plusieurs information sur la vie des derviches et de Mevlana et s'y trouvent plusieurs livre écrit par Mevlana (ou plutôt par son secrétaire). Il y a surtout sa tombe, celle de son père qui était un savant homme et celle de Şems son maître. Ainsi que d'autre derviche moins connus. L'endroit est un mixte entre un pseudo-musée et un lieux de prière et de pélerinage. Beaucoup de turques viennent se recueillir sur ces tombes.

     

    C'est sous le dôme vert que réside la dépouille de Mevlana.

    Ici la tombe de Şems, frère spirituel et principal maître de Mevlana.

    Nous allons visiter la vielle mosquée se trouvant sur une petite coline au centre de la place centrale de la ville, la place Alaatin.

       

     

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    14/06/2008 - Turquie 9

    Turquie: 9ème épisode


    Nous quittons le lac d'Eğirdir pour franchir les montagnes de Dedegöl. Comme d'habitude, dès que l'on prend de la hauteur, les paysages deviennent vite très beau. Nous retrouvons plein de champs de rose par ici. Avec leur bonne senteur. Nous atteingons par une petite route le village de Sarıidris. A l'entrée du village nous faisons boire nos animaux à la fontaine. Et rapidement des villageois viennent nous aborder. Entre autre Ömer, l'ex-muktar du village, qui nous propose le thé et de nous héberger. Nous nous retrouvons avec toute la famille. Il a huit enfants et sept frères et soeur. C'est une grande famille...  

     

    Le lendemain il nous accompagne pour nous indiquer le bon chemin à prendre. Nous appréhendons un peu, car ce n'est pas un chemin très sûr.

       

    Il y a surtout beaucoup de bergers avec leur troupeau et donc de gros chien de garde. Entre autre des Corbans peut commodes. En nous quittant Ömer nous fait ses dernières recommandations. Entre autres, que si on nous demande de l'argent, dire que non. Et s'il y a insistance, faire comme si nous ne comprenions pas. Puis il nous embrasse les yeux tout embué. Visiblement nous l'avons beaucoup touché. Ou alors c'est qu'il se fait du soucis pour notre route...

    Céline n'est pas trop rassurée...  Moi non plus, surtout que la route est longue pour joindre le village de l'autre côté de la montagne. Plus de 30 km. Mais l'envie d'y passer est trop grande... Faisons confiance à notre bonne étoile.

     

    Rapidement les paysages deviennent de plus en plus beau... et je ne regrette pas notre choix.

     

    Nous croisons bien quelques bergers et leur chien, mais arrivons à les garder à distance. Nous suivons les indications de Ömer, aux embranchement, deux fois à gauches. Mais soudain, nous arrivons à un troisième embranchement et ne savons quelle route prendre. La route a débouché sur une sorte de plaine habitée par quelques troupeaux. Je vais m'informer auprès d'un berger du coin. Au premier abords il a l'air dubitatif en me voyant arriver. Mais rapidement il me serre la main et ne la lâche plus. Il insiste pour m'offrir le thé à sa tente. Je retourne vers Céline, en compagnie de ce nouvel ami qui ne m'a toujours pas lâcher la main d'ailleurs... Et c'est bien parce que je dois m'occuper de Willie qu'il me la lâchera.

    Il nous amène vers la route à prendre. Et nous propose encore de nous accueillir chez lui. Ok, vu son insistance et notre envie de connaître le milieu où vivent ces bergers, nous acceptons.

     

     

    Nous arrivons vers quelques maisonnettes de pierre recouvertes de bâches en nylon servant de toit. Femmes et enfants sont là et nous acueillent. Un tapis est sorti et posé à terre. Une nappe et un plateau de victuailles arrivent. Soupe, pain, fromage de chèvre et salade. Le repas du berger. Nous mangeons en leur compagnie et apprècions ce moment.

    Quelle tranquilité. Tout est léger et paisible. Autant l'endroit que ces braves gens...

    Nous réalisons que le métier de berger, même s'il est dure, est un des plus beau métier.

    Ils sont trois famille. C'est pour cela que les moutons étaient teint en trois couleurs différentes. Ils viennent ici à leur "alpage" durant les trois mois de l'été.

       

    Après ce bel échange, nous prenons notre route dans une petite vallée encaissée.

    De temps à autre un petit nuage nous procure la fraicheur de l'ombre.

    Nous ne parcourons même pas 3 km que rebelotte. Prèt d'une fontaine un nouveau clan de berger nous aborde.

     

    Peut-être que notre réputation nous a précédé, car une femmes nous demande des conseilles médicaux. Elle a une lésion à la peau du pied. Céline lui fait un emplâtre d'argile et d'huile essentielles. Pour nous remercier et nous connaître davantage, ils nous invitent à prendre le thé. "Ok, mais pour 10 minutes alors" qu'on leur fait. 

     
     

    En nous approchant de leur maison, les chiens de garde accourent. Ce sont quatre kangales qui commencent à nous tourner autour et voudraient bien "croquer" Willie. Et ce dernier n'est pas là pour les calmer, mais les aboie en retour fièrement... Heureusement que les bergers sont là avec leur baton pour nous escorter et les éloigner!

    Ce campement est fait de maison plus développée. Et pour cause, il passe six mois ici. Et comme avant, rapidement ils sortent un tapi, une nappe et un plateau de victuaille. Nous n'avions plus très fin, mais par gourmandise, nous mangeons un peu. Surtout qu'il y a de la confiture de rose et une bonne pâte au sésame...

     
       

    Nous reprenons notre route le ventre plus que plein! La plaine s'élargit et un nouveau campement apparaît au loin. Mais en arrivant à sa hauteur, de gros chien, beaucoup plus argneux que les précédent arrivent. Et c'est pas moins de 6 gros Corbans qui commencent à nous tourniquer autour. Et nous nous essayons tant bien que mal de les éloigner avec nos batons. Heureusement que les deux jeunes bergers du coin nous y aident avec quelques pierres. Sinon j'aurais pas donné cher pour la peau de Willie... On aurait bien pris une photo de l'événement, mais c'était un peu difficile!...

     

       

    Vers la fin de cette grande plaine, le chemin disparaît et nous demandons à une femme montant fiérement son âne quelle route prendre...  Skadar en profite pour faire copain avec un âne du coin chargé de bois.

     

    Nous finissons par trouver un petit chemin descendant dans une vallée encaissée. Le soir approche et le village tant attendu est à 2h de route. Nous ne tardons pas et sommes rejoint dans notre route par une caravane de quatre ânes descendant du bois dans la plaine, en compagnie du berger et de sa maman. Ils nous accompagneront sur tout le chemin.

     

     
     

    Enfin nous sortons de ces gorges et débouchons sur la plaine. Le village de Beleiğez se découvre 2 km plus loin. Et ben, nous avons l'impression au sortir de cette montagne d'avoir passé une grande porte. Nous nous sentons plus fort qu'avant après avoir braver la nature, l'incertitude et ces gros chiens.

    Le village semble grand et désert. Un fort vent souffle. On se croirait dans un western. Arrivé devant la mosquée un homme nous dit qu'il y a une "Oda", une maison d'accueille pour les invités, au centre du village. Un homme nous y accompagne et en moins de deux nous sommes logés nous et nos animaux. Après toutes ces émotions, le sommeil n'est pas dure à trouver ce soir là!

    Le lendemain, jeudi 5 juin, J390, nous poursuivons notre route dans une grande plaine de champ de céréale. Il fait chaud. Willie se trempe pour se rafraichir.    

      Les points d'eau son plus rare par ici. Il y a juste quelques vieux puits...

    Nous passons au bord du lac de Beyşehir. Des troupeaux de chèvres paissent aux abords. Des chèvres noires, comme la plupart. Ces chèvres sont très résistantes mais leur défaut c'est qu'elles mangent tout! Rendant désertique les endroits pas où elles passent. Du coup, dans certaines régions les bergers importent des chèvres blanches de Suisse. Elle mangent plus modérément, mais sont moins résistante. A voire si elle passeront les hiver rigoureux de par ici... 

     

    Nous nous arrêtons dans le petit village de Kıyardede. Huseyn, un vielle homme du coin très élégant avec sa veste bleu marine nous montre un endroit en bordure de village où nous pouvons poser la tente. C'est à côté d'une petite infirmerie de campagne. Nous faisons connaissance de l'infirmière Rukiye qui y habite et nous invite à souper en compagnie de ses parents qui sont venu lui rendre visite quelques jours.

    Le lendemain matin, Huseyn vient nous chercher et nous invite à déjeuner chez lui. Il a un âne des poules et des poussins. C'est bien aménagé chez lui.

       

     

    Dans le village il y a plusieurs barques entreposées dans la rue. Pour la pêche sur le lac derrière la colline. Par ici il n'ont pas de problème d'eau. Il y a sept grosses pompes amenant de l'eau du lac pour les cultures. Donc pas de problème par ici pour la récolte des cerises. Les gens du coin nous en offrent plusieurs cornets. mmmh délicieuses!

     Sur la route, en milieu d'après-midi nous sommes tallonné par un orge. Les éclairs grondent, le vent souffle et quelques gouttes commencent à tomber. Nous poussons nos ânes en avant et espérons échapper à cette tempête. Après une heure de marche forcée, ouf, nous y échappons. Mais déjà le suivant se profile au loin. Nous décidons de trouver un abri pour la nuit dans le village de Selki. Céline s'habrite sous un balcon pendant que je part en direction d'une éventuelle "oda". Le propriétaire, Celalettin, un jeune père de famille arrive avec sa voiture. Il claxonne voulant accéder à son garage. mais comprenant la situation, il nous invite à prendre refuge chez lui. Quel acueille. Douche, repas, lessive, animaux loger dans son garage. Et pour la soirée, Céline la passe en compagnie des femmes à la maison et moi je vais au bistrot discuter avec ses amis qui sont tous content d'avoir un nouveau sujet de discussion.

     
     

    Dimanche 8 juin, Karma traine à l'arrière et fait tomber son bât sur la route... Le temps de le lui remettre en place, c'est Skadar qui a fait tomber le sien, étant tout exciter, ayant perdu de vue sa dulcinée. Vraiement, pas un pour rattraper l'autre!  

    Enfin, nous nous arrêtons prêt d'une fontaine pour la pause de midi, à côté d'un chantier. Là comme pour nous soulager, un garçon, fils du patron du chantier, vient avec teillière, verre et réchaud nous préparer du thé. Sympa! Ensuite, un gars nous donne des fruits que nous n'avions jamais mangé auparavant. Ils ont la taille d'arachide. Leur chair est toute sèche. Elle se mélange avec la salive et révèle un délicieux arome très fruité et sucré. Etonnant. 

     

    Nous passons par Yenidoğan où nous rencontrons une foule d'âne. Dont plusieurs en liberté qui viennent vers nous saluer nos ânes. Ils font l'élevage par ici. Les gens nous indiquent un petit chemin de terre que nous prenons pour atteindre le village suivant à 10 km pour passer la nuit. Le village de Saraypınar semble bien petit et peu accueillant. Les quelques personnes que nous saluons ont de la peine à nous saluer en retour. Nous nous adressons à l'Imam sortant de la mosquée.

     

     Il nous amène chez Hussein. Muhamer, son fils nous reçoit et nous amène à l'oda (une maison d'accueil) que sa famille gère depuis plus de cent ans. Très rustique mais propre et joliment aménagé. Peu de temps après un plateau de délicieux met nous est servit. On se régale... Nous nous douchons au dessus des toilettes turques qui sont à 2m du sol et dont le trou laisse directement les excrément tomber à terre, à côté de la ruelle. Vraiement très rudimentaire... Il est sympa de se dire, en se soulageant au toilette, que quelqu'un peu admirer vos excément tomber à terre à 3 m de lui... Enfin, c'est juste une pensée d'occidental je suppose!
    En tous les cas l'accueil de cette famille est très chaleureux. Surtout de la part d'Hussein qui nous apporte le déjeuner au matin. Il nous propose de dormir à Güneyköy, une oda s'y trouve aussi tenue par l'un de ses amis.
     

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    24/05/2008 - Turquie 8

     

    Turquie 8


    Par ici, vers Tavas, les paysans cultivent beaucoup le tabac. Souvent nous passons au bord de grand champs dans lesquels travaillent quelques personnes semblant perdues au milieu de ces grandes étendues et semblant crouler sous l'énormité du travaille! 

     
     

     Nous sommes le 23 mai, Tavas est une ville de plusieurs miliers d'habitans, ses alentours nous semble peu hospitalier. Nous forçons l'allure et gagnons à la nuit tombée le village de Pınarlar.

     

    Nous déboulons sur la place du village entourée de ses nombreux cafés. Les autochtones sont tout étonnés par notre arrivée. Rapidement ils nous aident. Nous pouvons loger dans une pièce réservée pour l'hospitalité et on nous offre le repas dans un bistrot. Nos animaux se retrouvent logé dans une écurie.

     Aujourd'hui, samedi 24 mai, après un copieux déjeuner chez un habitant du coin parlant allemand ayant travaillé plusieurs année en Allemagne, comme beaucoup de turcs, nous partons de Pınarlar direction la montagne. Rapidement un beau paysage s'offre à nous.

     
     

    Nous arrivons à Kızılca  (Cf http://kizilca.gen.tr/), un village se trouvant à l'orée d'un grand plateau dans la montagne, à 14 jours de marche de Konya. Les villageois nous invitent à prendre le thé sur la place du village. Nous sommes en milieu d'après midi et profitons de l'invitation pour nous reposer. nous passons ici la nuit.  

    Demain les villageois de la région font une cérémonie, une prière pour la venue de la pluie donnée par plusieurs Imam. Il y aura près de  2000 personnes. Ce soir des mets dans d'énormes casseroles de plus de 100L mijottent pour le repas en commun de demain. Cette cérémonie se déroulera dans un champ en pleine nature. Ca me fascine de pouvoir assister à de tel tradition toujours aussi vivante. Je me réjouis de pouvoir y assister demain.  

     
     

     

    Ramazan et son ami, deux jeunes hommes parlant allemand nous font la visite du coin. Ramazan en profite pour nous montrer un bébé sanglier qu'il a récupéré. Les chasseurs ayant abattu sa maman dans les montagnes aux alentours.

    Figuré vous que ces deux jeunes gens s'imaginaient voyager dans la contrée avec deux ânes. Les gens du coin avaient bien rigolés avec leur histoire saugrenue. Du coup ils avaient abandonné leur projet. Mais en ayant vu débarquer notre "caravane", ils pensent bien le réaliser dans un proche avenir! 

    En fait pas autant de monde que cela à cette cérémonie, mais ce fut très sympatique d'y participer en compagnie du maire.

    Céline a fait connaissance avec plein d'enfant du coin. Ils l'on emmenée vers les glaces. En fait ils raclent un gros bloc de glace et l'arrose de sirop. 

     
     

    Sur ces hautes plaines les paysans cultivent beaucoup les poids-chiches. La spécialité du coin, c'est les poid-chiches grillés.

        

    Lors de notre descente dans la plaine suivante, nous rencontrons trois joyeux lurons qui nous invitent à partager leur pique-nique. Très sympatiques. Il nous invite à dormir dans leur village, mais vu l'heure nous préférons poursuivre notre route. Bientôt deux mois que nous sommes en Turquie. Et si l'on veut rejoindre le sud de l'Iran avant l'hiver, nous devons avancer. Actuellement nous essayons de faire 30 km par jour. Pas toujours évident pour nos animaux. Mais nous y arrivons gentilment.

     
     

    Il fait chaud ces jours. En plein soleil, il fait bien 40 degré. Déjà... Mathias se drape de tissus pour se protéger du soleil. Sa barbe n'est pas encore assez grande!

    Notre caravane, malgré ces grandes chaleurs continue sa route...

     
       
     En ce moment c'est la saison des foins et des récolte des premières céréales. Nous sommes fin mai!
     
     
     

    Dans un village, nous sommes invités à manger un vrai festin. Le fils part à l'armée pour 18 mois.  Il y a même des filles en costumes locaux qui sont arrivées pour danser et mettre l'ambiance.

     

    Nous passons par Karahuyuk et arrivons vers Salda Köy. Il est trop tard pour poursuivre. Nous nous dirigeons vers le village pour trouver endroit où dormir. Nous croisons une vielle dame tirant son âne chargé de bois et feuille morte de peuplier. Les ânes adorent manger ces feuilles sèches. Chemin faisant nous échangeons quelques mots et finissons par comprendre qu'elle nous invitent à passer la nuit chez elle. Zeynep a 73 ans et encore pleine d'énergie. Sont visage est tanné par le soleil et très marqué par sa vie de labeur.

    Cette fois nous dormons chez des "vrai de vrai"! Ce couple de vieux à quatre enfants, tous partis sauf la dernière, Selda, une enfant mongole de 30 ans qu'il ont à charge. Pas évident. Mais ça met de la vie dans leur maison qui est une vraie brocante...

     
       
     
    Le lendemain, le mardi 27 mai 2008, nous continuons notre route et découvrons les abords du lac Sadar. Magnifique. Ce lac est très riche en sodium, d'où la nature désertique et presque lunaire sur son rivage.
    Nous passons par Yesilova. Nous traversons ensuite une grande plaine de champs. Il fait chaud et ne voyons pas le boud de la route... Nous finissons par trouver l'ombre d'un arbre pour nous abriter du soleil et pique-niquer. Il est 16h.

    Un jeune ayant bu quelques bières débarque et vient faire causette... Il est un peu brusque avec les animaux, mais pas méchant. Nous sentons néanmoins qu'il vaut mieux ne pas le contredire... Il nous propose de nous offrir l'hospitalité dans son village plus loin sur la route... Nous lui répondons que nous ne savons pas encore où dormir... Pensant que ce n'est pas sûr comme plan. Enfin il repart et nous pouvons tranquillement reprendre la route. La nuit tombe et nous arrivons d'un village. C'est Harmanlı. Et voilà que notre ami biéreux débarque sur son tracteur. Là, difficile de refuser son hospitalité. Ok, nous le suivont. Pour nous rassurer il nous présente son ami Imam qui nous fait la visite de sa mosquée. Puis il nous présente à sa famille qui nous sert un vrai festin. Le meilleure repas depuis que nous sommes en Turquie. Nous découvrons la pâte de graine de pavot sucrée. Délicieux! Nous ne regrettons pas d'avoir accépté son hospitalité!

     
    Le lendemain nous passons dans une forêt de peuplier. Nous pique-niquons à côté d'une fontaine. Plusieurs caléches passent et s'arrête, curieux et étonnés à notre vue. C'est un vrai meeting-point de charette par ici!
       
     

     Ici en Turquie, il ne semble pas y avoir autant de lois qu'en Suisse au niveau de la circulation... Et parfois nous croisons d'étonnant chargement!

    Ce soir là nous arrivons tard, à la nuit tombée à Karakantköy. Un village au bout du lac de Burdur. Au loin les lumières de cette citadelle cintilles. Le Muktar nous invite à camper dans son jardin.
    Le lendemain nous longeons le lac et pouvons déjà admirer les premiers champs de rose rencontré. La culture des roses est une spécialité de la région. Nous libérons le chien, ne voyant pas de troupeau. Bien mal nous en a pris. Le chien a tout d'un coup disparu et un orage menace. Nous partons à sa recherche dans la montagne avoisinante. Mince, des chèvres par ici... Nous espèrons qu'il n'a pas été en mordre une ou même pire, rencontré un de ces énormes chien de garde tel Kangal ou Çorban.... J'entend des cris du côté d'une bergerie et accours. Je vois de gros chien et un berger. Il m'indique du doigt où je peux trouver Willie... J'imagine déjà le trouver tout ensanglanté vu l'air peu commode de ses chiens. Surtout d'un énorme Çorban. Gros comme un petit veau et très argneux! Ouf, je découvre Willie en vie, planquer sous un buissons. Mais plein de sang autour de ses babines... Le berger me conseille de partir, je lui demande qu'en même de contrôler ses moutons et chèvres, avant de partir. Là dessus il réalise que notre chien aurait pu s'attaquer à une de ses bêtes et me fait attendre. Le temps se dégrade, quelques éclaires et des gouttes commencent à tomber. Histoire de rendre la scène plus obscure encore... Heureusement, toutes les bêtes sont présentes à l'appel. Nous pouvons enfin continuer notre route, avec Willie bien attaché!
     

    Le jour suivant nous croisons de plus en plus de champs de rose. Des camions nous dépasse, enbaumant la rose... la rose de Damas. Quelle senteur!

    Cette année, contrairement à la précédente, la récolte est très bonne. Le kilo se vend 2 Ytl (2 Chf).

    Nous profitons d'une pause pour visiter une des cinq principales fabrique d'essence de rose. Là il traite 70 tonnes journalièrement durant la saison qui dure un mois et demi. Impressionnant. Il faut 4 tonnes de rose pour produire 1L d'essence de rose. Il fabrique aussi de la "rose concréte" par distillation avec du benzan je crois... Alors que l'essence de rose est distillée  avec de l'eau. Mais la rose concrète est un sous produis qu'il retravaille pour former de la "rose absolue" durant l'intersaison. Nous sommes d'ailleurs dans la plus grande fabrique de rose absolue au monde. Le produit étant peu courant.

     
                         
     

    Les jours suivant nous continuons notre route par Gönen et Hatabey ou nous nous arrétons plus tôt que prévu dans la journée pour des raisons de pluie.  

    Nous passons ensuite un col pour redescendre sur le lac d'Eğirdir, vue magnifique! La ville, avec sa grande presqu'île, commence à se découvrir sous nos yeux. L'eau du lac est d'un bleu turquoise.

    Nous passons la nuit à côté d'une station service vers la sortie de la ville.

    Au matin le maire vient nous trouver. Il nous apprend que le lieux était déjà habité il y a 7000 ans. Impressionnant!  

     
     
     
     
     


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    16/05/2008 - Photos supplémentaires sur Aphrodisia

     Photos supplémentaires du site d'Aphrodisia


     

     Les statues du musée sont impressionnante de qualités...

     

     

    Il y a 30 ans, un village se trouvait encore sur les ruines d'Aphrodisia.

       

     
    Autour du site, une plaine de champ de blé.   



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    15/05/2008 - Turquie 7

     Turquie: chapitre 7


    Mardi le 13 mai 2008

    Au matin cet homme vient nous chercher et nous emmène chez lui pour le déjeuner en compagnie de sa famille. Super sympa!

    Nous repartons en fin de matinée par les petites routes dans la vallée. Au loin la montagne habritant Meryemana nous appel... Sur la route nous sommes invité à prendre le thé et ont nous offre un repas. Nous repartons avec deux gros sacs plein d'orange et de pamplemouse. Par ici il y a plein de culture d'agrume. Nous traversons les vergers et arrivons à Selcuk. Enfin! Mais l'énergie du lieu n'est pas agréable. L'endroit est très touristique à cause du site archéologique d'Ephèse et de Meryemana. Du coup les autochtones sont moins acueillant. Le respect et les vraies valeurs se perdent au profit de l'argent... Enfin, nous ne nous attardons pas et nous dirigeons vers la montagne à gravir pour visiter et se recueillir à Meryemana. Nous gravissons les six km de route sur le flan de la montagne. La vue qui se découvre sur la ville de Selcuk et de ses abords est magnifique. Nous entrevoyons les ruines d'Ephèse et l'énorme basilique de Saint Jean. L'apôtre pérféré du Christ qui a eut pour tache de s'occuper de Marie et qui est venu expirer à cette vie au même endroit qu'Elle.

    Nous nous dépéchons car il est tard et les gendarmes ferme la route à 19h. Arrivé à Meryemana nous comptions demander l'hospitalité au monastère. Mais en réalité il n'y en a pas! Il y a bien une maison où vivent deux frère capucins avec deux soeurs et deux aident, mais ils n'ont le droit d'accueuillir que leur famille. L'endroit leur est preté. Le frère Adriano se trouve bien emprunté devant notre demande. Il y a une mini-caserne où habitent une bonne vingtaine de gendarmes et soldats pour protéger le site de tout attentat. Le frère Adriano s'est vu infligé un coup de couteau par un fanatique musulman il y a quelques années. Tous le monde était en émois par ici. Vu l'important revenu qu'offre le tourisme à la Turquie il est nécessaire pour les militaire de protéger les sites touristiques pour que cette "vache d'or" ne tarisse pas! Et l'incendie d'il y a trois ans n'a pas arrangé les choses. Tout camping est interdit ici! 

     

    Le groupe de gendarme gardant le site de Meryemana.

     

    D'habitude le frère Adriano reconduit les pélerins, mal informés comme nous, à une pension en ville. Mais vu que nos ânes entrent difficilement dans sa voiture et que la nuit arrive, ça pose problème... Après un coup de fil au commandant, ouf!, nous pouvons, exceptionnellement être hebergé chez les capucins. Quelle chance! Le soir nous fraternisons avec les soldats. Ils font leur service durant une année et demi, sans permission. Leur famille peut éventuellement venir les trouver. Mais vu les distances souvent grande entre leur lieu d'habitation et d'affectation, ces jeunes de vingt ans ne revoient souvent pas leur famille et amis durant tout ce temps. 

    Au matin du mercredi 14 mai, et avant le flot de touristes, nous avons la chance de pouvoir suivre la messe catholique donnée en italiens par les frères capucins en cette petite église construite sur les fondations de la maison qu'aurait habitée la Vierge Marie à la fin de sa vie. Pour les autorités turques c'est un musée.
    Le moment est très touchant et symbolique. Surtout lorsque j'entend le récit biblique évoquant l'événement de l'apostolat de Mathias en remplacement de Juda. Mathias n'est nommé qu'une fois dans toute la bible! Et juste aujourd'hui il en parle... Je me suis senti dissoudre dans l'énergie du lieu... Difficilement explicable, un moment très touchant! en déjeunant en compagnie du frère Adriano nous apprenons que nous sommes le jour de la Saint Mathias. Notre jour de retard en ce lieux avait bien une explication...

     

     

    Ici le mur avec les voeux déposés par les pélerins en ce lieu.

    Après avoir remercié les gendarmes pour leur gestes nous gagnons le site d'Ephèse. En descendant la montagne nous croisons quarante cars plein de touristes...
     

    A l'entrée du site, présentant un article paru sur nous dans les journaux, nous recevons deux entrées en tant qu'invité. Comme quoi, cela a ses avantages de venir à pied...

     

     

     Le site d'Ephèses est grandiose. Deux amphithéatre, de grandes allée entourée de colonne et surtout une façade majestueuse de l'ancienne bibliothèque en partie reconstruite... et une statue d'une madone d'une richesse étonnante de symboles! Malheureusement pour le site, beaucoup de statues trouvées sont à Londre. Les sultans ayant accépté que les anglais se servent dans ce site archéologique en échange de leur aide dans la construction du train. Ce site vaux néanmoins le détour!Lors de cette visite nous faisons la connaissance de Clémentine et Vincent, un couple de jeune français en route pour la Mongolie. Etonnante rencontre. Bon il le font en trois mois en transport publique, mais tout de même...

     
      Nous pique-niquons ensemble avant de nous remettre en route. C'est dans le village de Camlik que nous posons la tente. Nous sommes invité à souper dans deux endroit en même temps. Histoire de bien fêter la Saint Mathias!

    Nous faisons la connaissance d'Serhan. Un commerçant dans le marché du cuir qui a son magasin en face de notre tente. Il nous met à disposition sa connection internet. Comme nous avons beaucoup de retard en écriture sur notre blog, que nous sommes aussi un peu fatigué, nous profitons pour rester un jour de plus. Le matin nous sommes invité à déjeuner chez des voisins. L'après-midi arrive une agence de presse nationale. Un caméramane, deux photographes et un reporter viennent faire un reportage sur nous et notre voyage. C'est Erdouane qui les a appelé. Du coup cela fait un peu de publicité dans leur village. C'est un échange. Et nous aimons témoigner de ce que l'on fait. Ce voyage est aussi un chemin de paix, reliant beaucoup de pays qui ne sont pas toujours amicaux...

     

    Fatma est en chaleur en ce moment... Elle titille Skadar qui devient franc fou! Huir soir il a carrément sauter sur Willie. Essayé de le mordre en se couchant dessus...  Mais non Skadar, Willie n'est certainement pas un concurrent potentiel!!!

    Et l'autre jour, ayant vu un autre âne sur le chemin, elle est restée en arrière, s'est arrêtée et a attendu d'être hors de vue pour repartir en arrière pour aller rendre visite à ce copain vu sur la route pour faire plus ample connaissance. Pas si bête que ça l'ânesse. Heureusement que j'ai fait attention et senti la combine... 

    Enfin nous partons plein est! Dans une nature très verdoyante et héteroclite. Le blé est quasiment mûr. Les foins sont coupés. Il fait 35 degré au soleil si c'est pas 40. L'été est déjà bien présent!

    Nous découvrons de nouveau fruit comme les duts.

       

       
       

    Nous avançons de village en village et nous adressons au muktar pour savoir où dormir. Et généralement quelqu'un nous offre l'hospitalité pour la nuit.

    Dans la région de Yenipazar, c'est la culture des tomates. Nous découvrons de grand champs plein de plans de tomates. Jamais vu autant. Sur les places de village, en place de la statue se trouve une énorme tomate...  

     

     

       

    Les traditions sont très vivantes par ici. Ce soir, le 20 mai 2008, à Mescitli köyu, nous avons vécu la fête de départ du fils pour ses 18 mois d'armée. Il part pour Ankara. Le soir toute la famille et les amis du village sont invités dans le jardin de la maison. L'aspirant Imam fait l'annonce à la prière. Un silence profond rêgne. Tous se recueillent, les mains tournée vert le ciel.

     

    Il y a une très forte présence et un grand respect dans ce moment de recueillement. Comme si le prophète était encore présent en chair et en os. Puis l'Imam récite une prière. Cela m'a fait pensé à une prière que l'on fait pour le guerrier qui par au combat. Le jeune, munit d'un foulard rouge sur les épaules, comme c'est la coutume, salue les personnes présente les une après les autres. Un dernier aurevoir, dans une année et demi. Ensuite tous montent en voiture, ou dans le bus qu'on a amené pour l'occasion. C'est un vrai cortège de claxon qui escorte le futur militaire juqu'à la gare des bus la plus proche. Il part prendre son bus pour Ankara où il entrera en service demain.
    Une maison typique turque à Karacasu. Les quelques chèvres sur le camion jaune regardent passer dubitatives notre caravanes...   

     

    Nous continuons notre chemin en direction de Tavas sur de petites routes, évitant les grand axes routiers. Ce faisant nous passons loin de Pamukkale et Hierapolis vers Denizli. Mais nous ne manquons pas de visiter le site d'Aphrodisia. Magnifique. Il se trouve sur une plaine, entouré de champs de blé déjà tous jaune soleil. Ce site est presqu'aussi étendu que celui d'Ephèse, moins bien restauré, mais son musée possède de très belle statue. Il y a 30 ans se site était encore habité par un village.

    Pour tout vous dire, arrivé à l'entrée du site, un des gardiens nous à convié à mettre nos animaux dans l'enceinte du site, nous avons manger en sa compagnie et il nous a offert la visite du site. Il y a quatre famille qui vivent sur le site même. Ce sont les gardien et les jardiniers avec leur famille. 

     

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    Nous  redescendons dans une grande plaine...  
     

    Le lendemain nous passons par Kızılcabölük et invité pour boire le thé sur le chemin, nous découvrons une petite fabrique de textile. En fait, c'est le principal travail dans la région. Après demain, et sur trois jours (les 25, 26 et 27 mai), c'est la foire au textile dans cette bourgade. Dans la petite fabrique que nous visitons nous découvrons de vielle machine à tisser suisse.

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    14/05/2008 - Turquie 6

    Turquie: 6ème chapitres


    Le 4 mai 2008, sur le coup des 16h nous nous quittons avec Hugues et reprenons chacun notre route. Nous descendons sur Bergama. Et prenons les petites routes par la montagne pour éviter Ismir. Nous arrivons à Sindel à la nuit tombante. Nous allions camper dans le préau de l'école lorsque Ferit Kormaz vient nous offrir l'hospitalité dans sa maison en construction.
     

    Le lendemain, lundi 5 mai, nous repartons et marchons en direction des montagnes, parsemées d'éoliennes. A force de s'en approcher, elles commencent à devenir très imposantes. C'est à Ismaele, où le muktar nous met à disposition une salle couverte de tapis dans l'enceinte de la mosquée pour passer la nuit que nous apprenons que ces éoliennes font parties d'un vaste projet. Bientôt toute la région sera alimentée par l'électricité qu'elles produisent. Et même la ville d'Ismir. Il va y avoir 200 éoliennes. Leur taille est impressionnante. Elle font environ 100m de haut, on une largeur au pied de 6m et l'élice à un diamètre de 92m. Elles pèsent 340 tonnes et 630 tonnes de béton son nécessaire pour les stabiliser au sol.

                       

    Le lendemain, mardi 6 mai, nous poursuivons notre route dans les colines. Les paysage sont magnifique.
       

    Nous traversons quelques villages qui deviennent désertiques. Les jeunes partant chercher du travail à la ville. Comme celui de Maruflar. Sur la route, dans ces collines reculées et non touristiques, nous rencontrons quelques bergers dans leurs habits très locaux... 

     

                                     

     

    En fin de journée nous arrivons à Osmancalı. L'accueil semble plus difficile à trouver. Nous rencontrons l'imam (chef religieux équivalent du prêtre) et le muktar dans un bistrot décoré au couleur de Galatasaray par son patron fanatique de ce club de foot. Surtout n'aller pas lui dire que vous préférer Federbaçe! Nous attendons plusieurs heures avant que tous deux se décident à nous montrer où nous pouvons loger pour la nuit. Comme s'il nous fallait passer un "test" avant de nous aider. Leur hospitalité semble être au compte goutte. Mais en fin de compte nous sommes très bien acueillit. Nous dormons à nouveau dans une salle pleine de tapis à la mosquée. Et l'ingénieur agronome du coin nous offre le repas dans le bakal. On nous amène une table et deux chaise et mangeons carrément dans l'épicerie.

    Mercredi 7 mai, nous devons sortir nos pélerines, la pluie est au rendez-vous... Nous descendons dans la plaine de Manisa. En fin de journée et voulant nous arrêter avant la ville de Muradiye nous tentons l'hospitalité à Bagyol. Un homme nous invite chez lui. Mais en arrivant vers sa maison, Willie ne s'entend pas du tout avec son chien et les deux commencent à se battre. Sa femme sort et se met à enguler son homme et nous demande prestament de partir ou d'aller voire le Muktar. Là-dessus, prenant le temps de séparer les chiens, Fatma se fait courser par l'âne du voisin qui profitant de la confusion a réussi à se libérer et tente de saillir notre ânesse qui cours dans tous les sens. Skadar est inmétrisable. Il est fou furieux qu'un autre congénère tente de faire plus ample connaissance avec sa bien aimée. Ces trois ânes se mettent à courir dans tous les sens. La dessus des villageois tentent d'intervenir tant bien que mal... mais ils semblent totalement dépassé par la situation. L'un prend ma canne qu'il brise en plusieurs morceaux en tapant sur l'âne courseur... Nous n'avons pu que pouffer de rire, tellement la situation était cocasse. Nous nous serions cru en plein film de Kusturica!

    Ils sont parfois difficilement maitrisable nos trois animaux. Comme ici, le chaud étant arrivé, ils se ruent tout trois, tant bien que mal, vers le saut d'eau...

    Enfin le calme revenu, nous expliquons à notre ami tout désolé qu'il est préférable que nous continuions notre route pour l'heure. C'est à l'entrée de Muradyie que nous trouvons l'hospitalité dans une station service. Le patron du coin qui a construit une petite discothèque à côté nous convie à sa table d'hôte. Et nous pouvons dormir dans un lit dans une pièce mise spécialement à notre disposition.

     

    Quelle surprise devant tant de générosité de retrouvé Willie, le lendemain matin, l'oreille tout en sang! Dans un premier temps nous pensons qu'il n'a pas suporté le bruit de la discothèque... dormant à côté. D'ailleurs les deux chien qu'avait Ali le patron ont fui l'endroit il y a quelques temps.
    A Muradyie nous sommes pris en charge par Yaverçimen et son papa. Un vétérinaire examine Willie mais malheureusement son appareil pour observer le fond de l'oreille ne fonctionne pas. Le papa de Yaverçimen nous offre les gouttes prescrites.
    Des antibiotiques, 3 gouttes matin et soir durant 5 jours. Nous reprenons la route et cherchons l'institut vétérinaire d'état de Manisa pour faire un passeport à Fatma. Pas évident de s'y retrouver dans cette grande ville, 9ème ville du pays en importance.

    Enfin nous trouvons l'endroit. Mais il est tard et va bientôt fermer. Une foule s'agglutine rapidement autour de nous. Céline va expliquer la situation dans les buro. Une heure plus tard, ils ont enfin compris. En fait il n'existe pas de passeport pour âne ici en Turquie. Même pas de carnet de vaccination pour ces animaux. Mehmet, un vétérinaire très sympa qui a bien compris la situation veux nous aider. Mais pour l'heure il s'agit de trouver un endroit où dormir, l'institut allant fermer, il faut revenir demain matin. Pas évident de caser deux âne en ville...
    Comme par miracle, les gardiens de la fabrique de cigarette d'à côté nous proposent un dortoir et de loger nos animaux sur leur parking. Ouf!

     
     

    Jeudi 8 mai, Céline et Mehmet arrive à nous fabriquer un passeport pour Fatma avec un carnet de vaccination pour chien. Comme ce que l'on nous avait fait précédemment pour Skadar en Albanie...

    Nous pouvons repartir soulager d'avoir les papiers de Fatma pour passer les prochaines frontières. 

    Nous passons par les collines, dormons à Karaôglanlı où une famille très sympathique nous héberge. le soir nous visitons une fête de fiançaille. Au matin nous buvons du lait frais que le papa vient de traire. Willie se royaume sur un canapé dehors... Histoire de se remettre de son "otite".

    Nous descendons dans une nouvelle plaine. Par ici, à Armutlu, ils cultivent les cerises pour l'exportation. Plusieurs miliers de tonnes. Mais cette année, ils ne savent pas pourquoi, est stérile. Peut-être parce-que l'année passé il y a eut sécheresse... Du coup il commence à pomper dangereusement dans la nappe fréatique qui n'a pas le temp de se ralimenter en eau. Un barrage se construit plus loin pour collecter les eau de pluie et tous ces puits seront fermé.

    Il y a qu'en même quelques cerises pour le plaisir de Mathias!

                       

    Le 10 mai, nous partons à l'ascenssion des montagnes nous séparant de Selçuk. Nous grimpons une petite route sinueuse dans une vallée encaissée nous rappelant les alpes suisses.

       

    Nous nous arrêtons dans le petit village de Kıyzılcaova à l'orée de la plaine... Nous trouvons hospitalité chez le patron d'un bistrot et le lendemain matin il nous emmène prendre le thé chez les voisins. Là nous les trouvons à récolter les feuilles de vignes qu'ils conservent dans de l'eau et du sel. Il les utilisent pour enrouler des boulettes de viandes ou de riz. Comme un peu des riavili, la feuille de vigne remplaçant la pâte. C'est très bon!

     

    Lundi le 12 mai 2008  

    Nous fêtons aujourd'hui l'anniversaire de notre départ. Cela fait une année, jour pour jour, que nous sommes partis de Suisse. Déjà... et en même temps que de choses vues et vécues. Voyager à pied, tel des pélerins en quête de rencontre de l'autre, de nature, de cultures différentes, de soi-même en fin de compte...c'est la plus grande université au monde. Nous sommes parti vers l'Est, vers des pays qui ont conservé leurs traditions, leurs mythes. Nous sommes au portes de l'Orient et déjà tant de choses vécues... Nous pensons déjà à reprendre la route dès notre retour dans trois ans pour témoigner à chaques personnes rencontrées sur notre chemin de ce que nous avons et aurons vécus... Qui sais?! Si Dieu le veux...comme ils disent par ici!

     

    Nous pensions arriver aujourd'hui à Meryemana, la maison où serait morte la Vierge Marie, à côté de Selcuk. Histoire de commémorer en beauté notre année de voyage. Mais vu l'heure tardive, nous cherchons un endroit où poser notre tente à 15 km avant notre but. Nous demandons à une station service, mais ils nous proposent de continuer plus loin. Il y aurait un poste de gendarme à 3km et donc plus de sécurité. Comme si leur station service ouverte toute la nuit n'était pas assez sûr... Nous comprenons rapidement que l'endroit est devenu plus touristique et qu'une tente sur leur parking avec deux ânes ferait désordre.

    C'est à l'entrée de Belevi qu'un homme nous interpelle et nous propose de dormir dans un cabanon utilisé parfois par la police pour contrôler le traffic. Nous ne demandons pas mieux.

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    23/04/2008 - Turquie 5

     Turquie, 5ème chapitre