Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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14/05/2008 - Turquie 6

Turquie: 6ème chapitres


Le 4 mai 2008, sur le coup des 16h nous nous quittons avec Hugues et reprenons chacun notre route. Nous descendons sur Bergama. Et prenons les petites routes par la montagne pour éviter Ismir. Nous arrivons à Sindel à la nuit tombante. Nous allions camper dans le préau de l'école lorsque Ferit Kormaz vient nous offrir l'hospitalité dans sa maison en construction.
 

Le lendemain, lundi 5 mai, nous repartons et marchons en direction des montagnes, parsemées d'éoliennes. A force de s'en approcher, elles commencent à devenir très imposantes. C'est à Ismaele, où le muktar nous met à disposition une salle couverte de tapis dans l'enceinte de la mosquée pour passer la nuit que nous apprenons que ces éoliennes font parties d'un vaste projet. Bientôt toute la région sera alimentée par l'électricité qu'elles produisent. Et même la ville d'Ismir. Il va y avoir 200 éoliennes. Leur taille est impressionnante. Elle font environ 100m de haut, on une largeur au pied de 6m et l'élice à un diamètre de 92m. Elles pèsent 340 tonnes et 630 tonnes de béton son nécessaire pour les stabiliser au sol.

                  

Le lendemain, mardi 6 mai, nous poursuivons notre route dans les colines. Les paysage sont magnifique.
   

Nous traversons quelques villages qui deviennent désertiques. Les jeunes partant chercher du travail à la ville. Comme celui de Maruflar. Sur la route, dans ces collines reculées et non touristiques, nous rencontrons quelques bergers dans leurs habits très locaux... 

 

                                 

 

En fin de journée nous arrivons à Osmancalı. L'accueil semble plus difficile à trouver. Nous rencontrons l'imam (chef religieux équivalent du prêtre) et le muktar dans un bistrot décoré au couleur de Galatasaray par son patron fanatique de ce club de foot. Surtout n'aller pas lui dire que vous préférer Federbaçe! Nous attendons plusieurs heures avant que tous deux se décident à nous montrer où nous pouvons loger pour la nuit. Comme s'il nous fallait passer un "test" avant de nous aider. Leur hospitalité semble être au compte goutte. Mais en fin de compte nous sommes très bien acueillit. Nous dormons à nouveau dans une salle pleine de tapis à la mosquée. Et l'ingénieur agronome du coin nous offre le repas dans le bakal. On nous amène une table et deux chaise et mangeons carrément dans l'épicerie.

Mercredi 7 mai, nous devons sortir nos pélerines, la pluie est au rendez-vous... Nous descendons dans la plaine de Manisa. En fin de journée et voulant nous arrêter avant la ville de Muradiye nous tentons l'hospitalité à Bagyol. Un homme nous invite chez lui. Mais en arrivant vers sa maison, Willie ne s'entend pas du tout avec son chien et les deux commencent à se battre. Sa femme sort et se met à enguler son homme et nous demande prestament de partir ou d'aller voire le Muktar. Là-dessus, prenant le temps de séparer les chiens, Fatma se fait courser par l'âne du voisin qui profitant de la confusion a réussi à se libérer et tente de saillir notre ânesse qui cours dans tous les sens. Skadar est inmétrisable. Il est fou furieux qu'un autre congénère tente de faire plus ample connaissance avec sa bien aimée. Ces trois ânes se mettent à courir dans tous les sens. La dessus des villageois tentent d'intervenir tant bien que mal... mais ils semblent totalement dépassé par la situation. L'un prend ma canne qu'il brise en plusieurs morceaux en tapant sur l'âne courseur... Nous n'avons pu que pouffer de rire, tellement la situation était cocasse. Nous nous serions cru en plein film de Kusturica!

Ils sont parfois difficilement maitrisable nos trois animaux. Comme ici, le chaud étant arrivé, ils se ruent tout trois, tant bien que mal, vers le saut d'eau...

Enfin le calme revenu, nous expliquons à notre ami tout désolé qu'il est préférable que nous continuions notre route pour l'heure. C'est à l'entrée de Muradyie que nous trouvons l'hospitalité dans une station service. Le patron du coin qui a construit une petite discothèque à côté nous convie à sa table d'hôte. Et nous pouvons dormir dans un lit dans une pièce mise spécialement à notre disposition.

 

Quelle surprise devant tant de générosité de retrouvé Willie, le lendemain matin, l'oreille tout en sang! Dans un premier temps nous pensons qu'il n'a pas suporté le bruit de la discothèque... dormant à côté. D'ailleurs les deux chien qu'avait Ali le patron ont fui l'endroit il y a quelques temps.
A Muradyie nous sommes pris en charge par Yaverçimen et son papa. Un vétérinaire examine Willie mais malheureusement son appareil pour observer le fond de l'oreille ne fonctionne pas. Le papa de Yaverçimen nous offre les gouttes prescrites.
Des antibiotiques, 3 gouttes matin et soir durant 5 jours. Nous reprenons la route et cherchons l'institut vétérinaire d'état de Manisa pour faire un passeport à Fatma. Pas évident de s'y retrouver dans cette grande ville, 9ème ville du pays en importance.

Enfin nous trouvons l'endroit. Mais il est tard et va bientôt fermer. Une foule s'agglutine rapidement autour de nous. Céline va expliquer la situation dans les buro. Une heure plus tard, ils ont enfin compris. En fait il n'existe pas de passeport pour âne ici en Turquie. Même pas de carnet de vaccination pour ces animaux. Mehmet, un vétérinaire très sympa qui a bien compris la situation veux nous aider. Mais pour l'heure il s'agit de trouver un endroit où dormir, l'institut allant fermer, il faut revenir demain matin. Pas évident de caser deux âne en ville...
Comme par miracle, les gardiens de la fabrique de cigarette d'à côté nous proposent un dortoir et de loger nos animaux sur leur parking. Ouf!

 
 

Jeudi 8 mai, Céline et Mehmet arrive à nous fabriquer un passeport pour Fatma avec un carnet de vaccination pour chien. Comme ce que l'on nous avait fait précédemment pour Skadar en Albanie...

Nous pouvons repartir soulager d'avoir les papiers de Fatma pour passer les prochaines frontières. 

Nous passons par les collines, dormons à Karaôglanlı où une famille très sympathique nous héberge. le soir nous visitons une fête de fiançaille. Au matin nous buvons du lait frais que le papa vient de traire. Willie se royaume sur un canapé dehors... Histoire de se remettre de son "otite".

Nous descendons dans une nouvelle plaine. Par ici, à Armutlu, ils cultivent les cerises pour l'exportation. Plusieurs miliers de tonnes. Mais cette année, ils ne savent pas pourquoi, est stérile. Peut-être parce-que l'année passé il y a eut sécheresse... Du coup il commence à pomper dangereusement dans la nappe fréatique qui n'a pas le temp de se ralimenter en eau. Un barrage se construit plus loin pour collecter les eau de pluie et tous ces puits seront fermé.

Il y a qu'en même quelques cerises pour le plaisir de Mathias!

                   

Le 10 mai, nous partons à l'ascenssion des montagnes nous séparant de Selçuk. Nous grimpons une petite route sinueuse dans une vallée encaissée nous rappelant les alpes suisses.

   

Nous nous arrêtons dans le petit village de Kıyzılcaova à l'orée de la plaine... Nous trouvons hospitalité chez le patron d'un bistrot et le lendemain matin il nous emmène prendre le thé chez les voisins. Là nous les trouvons à récolter les feuilles de vignes qu'ils conservent dans de l'eau et du sel. Il les utilisent pour enrouler des boulettes de viandes ou de riz. Comme un peu des riavili, la feuille de vigne remplaçant la pâte. C'est très bon!

 

Lundi le 12 mai 2008  

Nous fêtons aujourd'hui l'anniversaire de notre départ. Cela fait une année, jour pour jour, que nous sommes partis de Suisse. Déjà... et en même temps que de choses vues et vécues. Voyager à pied, tel des pélerins en quête de rencontre de l'autre, de nature, de cultures différentes, de soi-même en fin de compte...c'est la plus grande université au monde. Nous sommes parti vers l'Est, vers des pays qui ont conservé leurs traditions, leurs mythes. Nous sommes au portes de l'Orient et déjà tant de choses vécues... Nous pensons déjà à reprendre la route dès notre retour dans trois ans pour témoigner à chaques personnes rencontrées sur notre chemin de ce que nous avons et aurons vécus... Qui sais?! Si Dieu le veux...comme ils disent par ici!

 

Nous pensions arriver aujourd'hui à Meryemana, la maison où serait morte la Vierge Marie, à côté de Selcuk. Histoire de commémorer en beauté notre année de voyage. Mais vu l'heure tardive, nous cherchons un endroit où poser notre tente à 15 km avant notre but. Nous demandons à une station service, mais ils nous proposent de continuer plus loin. Il y aurait un poste de gendarme à 3km et donc plus de sécurité. Comme si leur station service ouverte toute la nuit n'était pas assez sûr... Nous comprenons rapidement que l'endroit est devenu plus touristique et qu'une tente sur leur parking avec deux ânes ferait désordre.

C'est à l'entrée de Belevi qu'un homme nous interpelle et nous propose de dormir dans un cabanon utilisé parfois par la police pour contrôler le traffic. Nous ne demandons pas mieux.

Pour voire la suite de nos aventures, cliquez sur le drapeau suivant:     


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