Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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15/06/2008 - Turquie 11

Turquie: chapitre 11


Les jours suivant nous avons fait la connaissance du premier des fils de Melahat Ürkmez, Mehmet Ürkmez. Un jeune homme d'affaire de 29 ans très sympathique. Nous nous sommes également lié d'amitié avec son adjoint en affaire, monsieur Volcan.

Comme cela fait bientôt 2 mois et demi que nous sommes ici en Turquie, nous avons pensé utile de faire ici les démarches pour avoir un laps de temps supplémentaire nécessaire à notre voyage à pied dans ce pays. Normalement nous pouvons rester d'office 3 mois sans visa. Mais pour obtenir plus de temps nous devons faire un permi d'établissement dans une ville du pays. Nous profitons de l'aide de Mehemt pour le faire. Mais ce n'est pas évident. L'administration turque semble labyrintique. Heureusement que Mehmet est là avec ses relations pour nous aider. Du coup cela prend quelques temps et nous restons quatre jours de plus en leur compagnie. Ce qui nous permet de mieux connaître nos nouveaux amis providentiels.

Parallélement nous continuons notre visite de la ville et nos divers achats dans les bazard pour la bonne suite de notre voyage.

Quelques mots encore sur ce grand sage que fut Mevlana (1207 - 1273). Il est un des principaux penseurs anatoliens du courant mystique dans l’Islam, appelé Soufisme. Il est né dans la ville de Belh en Afganistan. Son père est un éminent théologien et soufi et a le titre de « sultan des savants ». Il prodique à son fils son enseignement. A sa mort d'autre maître l'instruiront, notamment Sems venu de Tebriz en Iran. Par où nous allons peut-être passer. Nous irions bien aussi en Afganistan, mais vu la situation actuelle nous n'y pensons pas pour l'instant...

L’une des plus célèbres citations de Mevlânâ, que tout Turc, même totalement profane, connaît, dit :

Gel, gel, gel... Ne olursan ol yine gel !
Kafir, putperest, mecusi olsan da, yine gel !
Bizim dergahimiz ümitsizlik dergahi degildir,
Yüz kere tevbeni bozmus olsan da, yine gel !
Viens, viens, viens... qui que tu sois, viens !
Viens aussi que tu sois infidèle, idolâtre ou païen,
Notre couvent n’est pas un lieu de désespoir ;
Même si cent fois tu es revenu sur ton serment, viens !
Ceci pour vous donner un entre-aperçu sur le courant mysthique de ce sage. Pour en savoir un peu plus, cf: http://www.bleublancturc.com/TurcsconnusFR/Mevlana.htm

Melahat Ürkmez vient de faire traduire son dernier livre sur Mevlana en japonais.

Cliquez-ici pour voir d'autres couvertures de ses livres.

Nous nous réjouissons de nous remettre en route vers Nevsehir et les Capadocces que nous devrions atteindre dans huit jours de marche. Ensuite ce sera la rencontre avec nos amis suisse Paul et Esther qui arrivent en train à Istanbul le 8 juillet et nous rejoindrons dans la région de Þivas nous présumons en bateau notamment, par la mer noire... voici donc la suite de notre programme. Nous verrons alors si nous ferons le détour comme prévu par Trabzon au bord de la mer noire, ou si pour des raisons de temps, nous poursuivrons directement en direction de l'Iran. Ayant notre visa iranien ouvert pour le 1er août 2008. Et il vaudrait mieux se trouver au sud de l'Iran avant l'hiver...

Mercredi 25 juin 2008, toujours à Konya. Cela fait deux semaines que nous sommes là et attendons toujours pour nos visas turques...

Dans l'attente nous avons fait la connaissance d'un marchand de tapis fort sympathique. Il a faillit réussir à nous vendre un kilim (sorte de tapis tissé). C'est lors de cette rencontre que nous avons rencontré Madame Yýldýz et sa famille. Nous avons passé pratiquement trois jours chez eux et avons vu le match Turquie-Allemagne en leur compagnie. Moment très fort... Tout l'appartement et la rue entière été enflammés par les cris des supporters.  

 
   

 

 

Nous avons fabriqué un prototype de chaussure pour chien pour Willie. Vu qu'il a mal aux cousinets de la patte avant droite. Ca l'a fait boîter plusieurs jours avant d'arriver à Konya. L'asphalt brûlant désseche ses coussinet qui se fendent...

Grâce à Yýldýz et de ses bonnes relations, nous avons reçu en cadeau le Mesnevi (livre en six volumes écrit par Mevlana, ou plutôt son secrétaire) de la part du maire de la ville de Konya. En plus en deux exemplaire et avec un magnifique Coran en anglais. Quels cadeaux!

Nous profitons également d'aller visiter le marcher de Konya. C'est un grand marcher couvert. Ici une montagne de pastèques...
 
 

 
 
Des poussins de toutes les couleurs... Et juste à côté le marcher aux poissons.
 
 

 

Notre permis d'établissement nous a enfin été délivré après plus de deux semaines d'attente. Le seul hic c'est que nous devons donner une nouvelle adresse d'établissement tous les deux jours. Comme nous sommes nomade et ne restons pas à Konya. Nous reprenons la route. Direction les Capadocces.
Nous n'avons pas le choix, nous devons suivre la grande route pour y arriver. Elle traverse plus de 150 km de plaines arrides. 
 

 


 

Nous sortons de Konya au travers de la zone industrielle. Qui est évidemment très impressionnante, Konya et ses environs comptant 2 millions d'habitants. Cette ville fut la capitale de l'empire Selcuk avant l'avénement de l'empire d'Osmanlý. Donc un carrefour important à l'époque. De là partait une des grandes route de la soie. Sur notre chemin, tous les 30 km environs, se trouvent les restes ou les ruines rénovées de caravane-sérailles.



Nous traversons deux grandes plaines. Premier contact avec un "désert". Pas un seul arbre en vue sur des kilomètres. Au loin on distigue des villages comme "suspendu" en l'air. Tel des mirages. Il fait chaud, très chaud, et Willie a beaucoup de peine à avancer. Nous lui mettons une cape et une casquette pour le protéger du soleil et devons lui donner fréquemment à boire pour qu'il veuille bien continuer d'avancer.

 
                                       
Par ici l'eau est devenue plus importante...  Un arrêt sur un chantier permet de se reposer un peu, d'y trouver de l'eau et à manger à la cantine des ouvriers. Super sympa...

                      

     

 

 Les maisons des rares villages que l'on traverse sont encore fabriquée de briques en terres par ici. Et comporte une cours intérieur, avec cuicine séparée. Elle sont enourée d'un mur d'enceinte, car beaucoup de vent. A cause de la chaleur des mini-tornades de poussières, de quelques centaines de mètres de haut parfois, se forment. De quoi nous rafraîchir mais nous mettre plein les yeux de sable...

 

 

Dans la 2ème plaine se trouvent de grand champs de blé.

 

A l'orée de Sultanhaný, nous recevons l'hospitalité d'un hôtel qui nous propose de camper dans le jardin. Ca nous fait une soirée de "vacance". Le personnel de l'hotel est à nos petits soin. Il y a une piscine pour nous rafraichir. Nous sommes beaucoup sollicité par les clients de l'hôtel intéressés par notre voyage. Nous passons une soirée fort sympathique. 
L'hotel a été aménagé dans une ancienne école pour la réparation et fabrication de tapis. A l'époque le marché était très important. Mais aujourd'hui il a beaucoup diminué. Les nouvelles générations préférant prendre plaisir à bronzer sur les plages, faire de la plongée, sky nautique ou autres divertissements plutôt que faire des visites culturelles et s'intéresser au tapis. Du coup l'école s'est déplacée dans de plus petit bâtiment.


A Sultanhaný nous visitons le caravane-séraille. Un des plus grand, voire le plus grand rénové en Turquie. Ici serait passé il y a plusieurs sciècles Marco Paolo. Impressionnante bâtisse. C'est une enceinte massive, de gros mures, délimittant une cours intérieure et habritant des arcades et chambres, ainsi qu'une moitié recouverte pour les animaux et l'hiver. Au milieu de la cours, une sorte de tour servant de mosquée.    

 

     

Juste à côté un gars m'invite à visiter son magasin de tapis. Je l'ai connu le soir d'avant à l'hôtel. Il s'est spécialisé dans la réparation de tapis. Il a une huitantaine d'ouvriers qui travaillent pour lui. Y a même les tapis de prince Charles qui viennent ici se faire réparer à ses dires...

                             

Je profite d'être passé dans un hôtel pour donner cette nouvelle adresse aux gendarmes. Le contact fut très sympathique. Et les jours d'après ils nous ont suivit de près. Presque chaque jour, quelques gendarmes en civils, Günay notamment, sont venus nous rendre visite. Entre surveillance ou protection, nous ne savions pas trops à quoi nous en tenir. En tout cas ils furent très sympas et nous ont aidé chaque fois que nous en avions besoin.

Pour voire la suite de nos aventures, cliquez sur le drapeau suivant:


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