Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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27/07/2008 - Turquie 13

  Turquie : épisode 13


 

Le lendemain, le 4 juillet, nous visitons la vallée des monastères. Belles, mais pas autant que la vallée d'Ihlara. 
Nous poursuivons notre route en direction de Derinkuyu par les petits chemins de montagnes. La vues y est magnifiques. Des enfants nous accompagnent et nous indiquent le chemin au fur et à mesure de notre avancée. Sympa, surtout qu'il n'y a pas d'écritau par ici... Nous partageons notre pique-nique avec eux.

Ils nous laissent après avoir passé le relai à un berger pour nous guider dans la suite de notre périple. 

Nous descendons sur le village de Nar. Très beau. Il est surplombé par plein de petites cavernes creusées.

De là, guider à nouveau par des enfants nous remontons une mini vallée étroite aux allure lunaire... et finissons par déboucher au sommet du cratère d'un ancien volcan. Habritant un lac. Nous descendons rejoindre la route et prenons un bain dans ces eaux géo-thermales. Pour entré et sortir de l'eau, je le fait à quatre pattes, sinon je m'enfonce dans une sorte de vase jusqu'au genoux... Ca a découragé Céline pensant venir s'y laver...

     
 

 

Un troupeau nous dépasse avec son nuage de poussière... Descente sur le lac. 

La région est volcanique. Plusieurs restes de cratères aux alentours formant de petites colines...

Nous n'avons pas beaucoup avancer sur la carte, malgré les nombreux kilomètres parcourus. Mais ça en valait la peine. dans la roche.En fin de journée un motoriste nous invite à dormir chez lui. C'est le muktar du village suivant. On ne demande pas mieux...

Il a cinq jeunes enfants.

 

   
 

Le 5 juillet, après une marche forcée de 20 km sur l'asphalt nous rejoingnons enfin Derinkuyu. C'est là que Paul et Esther, deux amis suisses, vont venir nous rejoindre.


En les attendant nous nous posons dans l'enceinte d'une vielle église. Dommage qu'elle soit fermée, car vu son portique elle doit être magnifique à l'intérieur... C'est dans ce beau décort que nos retrouvailles émouvante se font. Nous allons visiter à tour de rôle la ville souteraine construite par les Hitites il y a plusieurs sciècle.

 
 
 

Une cité de 8 étages ayant pu abriter 25000 personnes sur plus de 4 km de galeries. Impressionnant. Il y a plusieurs puit servant d'aération permettant de considérer la profondeur de cette fourmilère humaine. A certain endroit il y a de grosse pierre ronde, comme des meules, servant à bloquer les entrées en cas d'agression. Impressionnant!  

Nous campons dans les jardins de la caracole, les bureaux de la polices. C'est là que nous recevons notre caméra, notre nouveau réchaud et autres présents que nous ont envoyé nos parents par l'entremise de nos amis fraichement débarqués de Suisse. Escellent, nous allons pouvoir cuisiner à nouveau des pâtes pour Willie et surtout pouvoir faire de petits films... Nous nous découvrons de nouveaux talents de cinéastes... J'ai l'impression de revivre mon enfance comme quand le père noël était venu chez mes grand-parents pour m'offrir un tracteur à pédales...

 
 

Le 6 juillet nous prenons donc la route à quatre, accompagné de nos animaux. Au sortir de la ville nous prenons de l'essence pour notre réchaud. Paul en profite pour faire le plein de des ânes. Il se dit que comme ça il avanceront peut-être plus vite...

Skadar n'a pas l'air d'y croire...!!!

Plus loin, deux chiens se mettent à nous suivrent. Un grand dont Paul réussi à nous débaraser après de multiples jet de cailloux et un petit, trop jeune pour prendre peur de ces projectiles malheureusement... Au fur et à mesure de la journée il s'intègre de plus en plus au groupe. Nous espèrons qu'après plusieurs dizaines de kilomètre il commencera à fatiguer et laisser tomber. C'est notre seul chance à moins de l'attacher à un arbre. Façon un peu cruel de l'abandonner.

Nous continuons donc accompagné de nos quatre animaux. Un pour chacun, comme ça pas de jaloux...

Nous passons par Tilköy. Puis nous suivont une étroite vallée en direction de Mazýlköy. Par ici les gens cultivent la pattate. En cherchant un endroit où pique-niqué, nous sommes invité par les "fermiers" du coin à partager leur repas de midi dans une petite maisonnette. Avant de manger nous visitons leur entrepos à pattate construit dans la roche. Là il stock plus de 1000 tonnes de pattate chaque année. En fait c'est parce que la roche se creuse facilement par ici, et que ces "caves" sont de bon lieu de conservation pour les pommes-de-terre qu'il cultive ce tubercule par ici. Ils y conservent aussi du fromage et d'autre produit "maison". Après la visite, c'est un vrai festin qui s'offre à nous. 

 
 

Les hommes étant retournés à leur labeur, nous profitons de nous baigner dans leur bassin d'eau de pompage, sortant tout droit du sol à presque 200m de profondeur. Plutôt glacial, mais très rafraichissant...    Même le petit chien reçoit son bain!

 

Nous arrivons à Ayvalý. Un joli petit village. Beaucoup d'anciennes maisons sont inhabitée et laissées à l'abandon. Dommage... Les changements de population dans la région en sont peut-être la cause. (Entre greques et turques) Ou c'est simplement le fait que le milieu rural se vide au profit des villes. Pourtant la région est magnifiques...
Nous cherchons le muktar. On nous dit qu'il n'est pas là, mais à la ville... ou qu'il n'y en a pas... Histoire de nous dissuader de rester ou de le déranger. Visiblement les gens comme nous sont classés direct dans le paquet touriste et un touriste ça paie l'hôtel et ne dérange pas le chef du village. On voit que nous sommes à l'orée des Capadocces avec son
 lot de touristes!

Finalement un villageois téléphone au muktar qui nous offre le thé un demi heure plus tard. Nous pouvons loger dans une maison en construction. Ce sera la futur salle de balle du village pour les marriages notamment. Ce brave homme est très sympa. Il nous indique une route pédestre pour le lendemain. Et quant au nombreux abricotiers que nous trouveront sur notre chemin, on peut se servir...  Il y a tellement d'abricots dans la région que le kg en gros rapporte à sont exploitant 10 kuruç (soit 10 centimes de Ytl). C'est peut. Ce qui explique que beaucoup d'abricot croupissent aux pied des arbres n'étant pas récoltés.  

 

 
Finalement Kütsük, ce qui signifie "petit" en turque, le petit chien se voit mit sur Karma lorsqu'il est fatigué.
 
Skadar jaloux se fait remettre à l'ordre par Karma qui lui fait la grimace...

 

 Le 7 juillet, comme convenu, nous commençons par une dégustation orgiaque d'abricots. Mmmh délicieux. Bien plus gouttu que ceux de par chez nous. Pas d'engrai ni de traitement. Et surtout ils ont poussé sous un climat très ensoleillé.

Pendant ce temps, c'est Willie qui est content de faire une petite sieste...

 

Nous arrivons aux Capadocces.

Esther en tête, toute contente de découvrir cette magnifique région.

Je vous prévient, les photos vont être nombreuses. C'est pour le plaisir des yeux!!!

 

Nous descendons dans une petite vallée à la végétation dense. Paul est tout content et cours descend vivement le chemin. 

 

 

Nous découvrons une petite vallée sauvage avec des "cavernes-maisons" creusée dans la roche. Nous allons à la découverte des moindres recoin tel de vrai aventuriers!

Nous reprenons le chemin et sortons de la vallée. Les alentours commencent à prendre de belles formes...

   

Nous passons par Mustafapasa. Un joly petit village. Plein de vieille maison avec de belle sculpture. Il faut dire que c'est, ou plutôt c'était, le village des tailleurs de pierre. En ce moment c'est surtout un village qui fabrique du très bon vin. Vu le soleil, très fruité il paraît... 

              
                 

 

De là il n'y a plus de "patika yol" (route pour les chaussure). Nous tentons de couper à travers champs, mais difficile. La nature étant arride par ici, plein de brindille, épine et branchage entre dans nos chaussures. Et je ne vous parle même pas de Paul avec ses sandales... le pauvre. Il s'est planté de grosses épines dans le pied.  
 
 
Nous finissons par reprendre l'asphalt et arrivons enfin à Ürgüp. Là se trouve un magnifique "kalle" (chateau) fait d'une colline creusée de part en part. Formant une ville en soit. Je profite pour déposer une nouvelle adresse chez les gendarmes qui m'invitent à manger dans leur cantine. Nous campons à la sortie de la ville. Un homme vient nous offrir le thé avant de se coucher. Il nous met en garde contre les scoprions... Lors d'une piqûre, un antidot serait d'écraser la bête et de frotter la blessure avec. Ok. Mais nous éspérons ne pas en arriver à cette éventualité.  

 

Le 8 juillet, en route pour Göreme, le centre des Capadocces... Nous continuons la route asphaltée pour ne pas manquer les premières cheminées. Sorte de pique de gravier, avec une grosse pierre posée dessus. 
 
Ayant marre de l'asphalt, nous finissons par prendre un petit sentier descendant dans une vallée encaissée. 

 

 

 


 

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