Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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12/08/2008 - Turquie15

Turquie : épisode 15


Nous nous levons tôt. Ce matin nous allons visiter notre dernière vallée, celle de l'amour...

Céline, à l'orée de la vallée en bave déjà... tellement ça à l'air de lui plaire! 

C'est vrai qui sont beau ces pics, pas vrai les filles... 

 

Je ne résiste pas à vous mettre plusieurs photos de cette nature très surprenante et belle.

 

 

Après cette visite nous allons profiter une dernière fois de la piscine de l'hôtel. Histoire de se refroidir un peu... Le soir nous faisons nos adieux au staff de l'hôtel. Demain nous partons tôt.

Le 11 juillet aux aurores nous sommes parti pour d’autres contrées, en direction de Kaysery, sous le regard des nombreuses mongolfières qui survolent le site chaque matin de bonne heure. On se serait cru dans un rêve avec ces gros "ballons", une vingtaine, survolant nos têtes et cette terre “lunaire”… 


Nous passons à côté de Zelve et son fort troglodite.

 

De là nous avons prit les petites routes et coupé à travers de grand champs de blé notamment. Pas un arbre à l’horizon… Evitant ainsi la ville d’Avanos qui se dressait au loin. 

 

 

 

Nous avons rejoint la route à Sarı Hanı, un caravane-sérail datant de 1249, aujourd’hui tout rénové pour des spéctacles de derviches. Plus petit que celui de Sultanhanı, mais tout aussi beau et surtout plus vivant car décoré! Ce qui nous sous donne une petite idée de ce qui s’y passait à l’époque.

Le professeur qui nous avait amené le thé où nous campions, le soir avant Göreme, allait souvent dans ces han, encore vivant il y a plus de trente ans. A l'époque, son grand-père faisait 300 km de route avec ses ânes transportant du sel. Ce qui lui avait permis de rencontrer ce milieu.
Les caravanes sérailles étaient de grands carrefours de passage. Les gens voyageaient peu à l'époque. Ces lieux permettaient de rencontrer des hommes provenant d'autres contrées, parfois très lointaines. Plein d'histoires devait s'y raconter le soir autour d'un thé. C'était des endroit très vivant.
De nos jours les gens s'enferment dans des boîtes de nuit et discothèques... Le professeur regrette ce temps perdu et était donc venu avec plaisir à la rencontre de notre petite caravane!

Par de petits chemins nous sommes partis en direction de la rivière Kızılırmak. Le long du chemin, des cannaux d'irrigation. Willie fait trempette ce qui nous donne des idées. Nous nous y rafraichissons aussi, le temps du pique-nique... 

Nous entrons ensuite dans la vallée verdoyante et longeons la rivière, histoire de gagner un peu de fraîcheur… Nous avons campé à Bozca, un petit village. Plusieurs habitants sont venus nous saluer et nous apporter à manger. Entre autre des feuilles de vigne farcies. Une farce de riz avec de la menthe et autres épices (ou de bulgur, ce qui est encore meilleur) roulée dans ces feuilles. Délicieux ! Le lendemain nous avons continué à longer la rivière. De magnifiques paysages. 

En passant dans le nouveau village à côté de ces ruines, des villageois m'ont invité à goûter leur bulgur en cours de préparation dans d'énormes marmites sur le feu. Ils cuisent le blé, de grosse quantité, qu'ils mettent sécher ensuite au soleil avant de le concasser et de le mettre en réserve.

 

A Tahirinli nous sommes parti à travers champs, histoire d’éviter un détour par l’asphalt.

 

Il fait chaud, très chaud... Küçuk s'effondre sur les rochers le temps d'une pause au coin de l'unique arbre rencontré! 

 

En chemin nous avons trouvé un puit, perdu au milieu de ces immenses champs, et avons profité de nous y laver. Quelle bien fou cette eau fraîche…


Au abords, un champs de poids-chiches. Avez-vous déjà vu des plans de poid-chiches... 

 

Nous finissons par arriver à un village, Süksün. C’est une kasaba. En Turquie les villes et villages sont hierarchisés de cette manière suivant le nombre d’habitants qu’il y a : les hameaux sont appelés Mahallesi ( mahalesi avec un h aspiré), puis il y a les villages Köyü ( keuyu) ,puis les Kasaba ( kassaba), puis les Ilçe ( iltché), et enfin les Şehir ( chehir avec le h aspiré.)
Nous y sommes restés un moment à hesiter entre deux chemins à prendre et ne comprenant pas bien les indications des villageois. Au final nous hésitions à y rester dormir ne sachant pas trop comment nous y prendre losque: Mehmet est arrivé, sur ses deux pieds (pas de cheval nommé Tornado). Il nous a embarqués, toute la troupe chez lui. "Je vous invite, dormir et manger", ce qui nous a bien plu et mis fin à nos hésitations! Nous avons passé une agréable soirée chez ce sympatique grand-papa ( büyük baba ou dede) entouré de son fils Muzzafir de sa femme Hanife ainsi que de nombreux curieux. 

Le lendemain nous avions prévu de partir vers les 6 heures sans déjeuner. Mais notre hôte ne voulant pas nous laisser partir le ventre vide et nous, ne voulant pas le faire lever tôt, nous arrivons à négocier un départ à 7 heures. C’est l’estomac sur-calé par les œufs et autres milles délices préparés par Hanife que nous prenons la route, Mehmet encore dans son piyama. Nous faisant des signes d’au revoir depuis sa fenêtre. Heureux et libres, comme la brise nous poussant vers la ville de Kaysery, nous avançons. Suivant un joli sentier avec vue imprenable sur montagne « Erciyes », encore enneigée au loin. Puis, nous sommes forçés, à un moment de regagner la route. Pour la traverser et longer les rails du train par une petite route.

 

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