Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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18/08/2008 - Turquie 16

Turquie : épisode 16 


 

 

 

Le 13 juillet, arrivée à Kaysery en longeant les voies ferrées. Nous passons la gare des marchandises avec tous ses camions et gros containers. Au passage nous demandons s’il est possible de prendre un train avec nos ânes. On nous répond que oui, mais qu’il faut aller à la gare principale, 10 km plus loin dans la ville. La ville est grande, plus d’un million d’habitant...En fait, ayant perdu beaucoup de temps à Konya, soit deux semaines, nous avons dans l’idée de trouver un transport motorisé pour nos âne direction la mer Noire, afin de rattraper le retard. Mehmet, notre contact de Konya voulait nous aider pour trouver ici, à Kaysery, un camion pour Sivas. Mais difficile de le contacter et son ami sur place n’est pas au travail en ce moment. Il faut dire que nous somme pazard, soit dimanche. 

 

Plus loin deux gars viennent à notre rencontre et décide de nous aider pour trouver un transport en camion jusqu’à Sivas. Je vais avec eux, et il m’emmène à la gare routière. Là tout une foule de chauffeur de poids-lourds s’aglutinnent autour de moi et me demandent jusqu’où et surtout combien je suis prèt à mettre. Chacun me fait un prix et me presse de répondre. Pas évident de garder son calme. Les prix tourne autour des 700 lyra pour Ordu environ... C’est assez cher. Mais cela semble encore assez correct vu qu’il s’agit d’un aller retour avec un poids lourd. Le dernier prix est 550 lyra pour Sivas, soit environ 500 km aller-retour. Trop cher, nous cherchons un camion qui fait un aller simple, revenant d’un voyage ou partant y chercher des marchandises. Il me proposent ensuite de m’amener avec la fourgonnette d’un marchand de chaussure sur la place... pour 500 Lyra. Mais vu que ce transport use beaucoup moins d’essence je trouve la proposition encore trop cher ! Ils ont le dont de trouver un prix qui convient et de changer d’un coup l’arrangement... Ce qui les avantages beaucoup.Sans meilleure proposition, je rejoint les amis et continuons le long des voies. Sur le chemin nous passons par des terrains vagues où « habitent » des gitans... Au passage, presque tous nous demandent de l’argent criant « para, para !!! » en souriant... Est-ce pour plaisanter, pas certain... Nous continuons sans nous attarder.Arrivons à une petite gare. Son chef de gare nous affirme que des echec (âne) dans un train, ce n’est pas possible. Son ami aurait été plus arrangeant visiblement... Enfin. Nous nous rangeons à cet avis. Ils nous amènent à manger, reprenons des forces et nous allons, Paul et moi, avec l’ami du chef de gare à la recherche d’un camion, notre unique chance maintenant ! Et voilà qu’il nous emmènent à la gare routière. A nouveau... Je retombe sur les même têtes et me sens un peu malalaise... ayant refuser toutes leur proposition précédemment. Nous nous asseyons au café du coin et discutons. Des chauffeurs passent à tour de rôle pour faire leur propositions. Mais pas mieux qu’avant. Nous commençons à déséspérer et pensons revenir lundi. Plus de chance la semaine de trouver un transport à vide pour Sivas.

A ce moment là, notre ami nous dégotte un chauffeur qui fait le voyage de toute façon et nous proposent le trajet pour 250 lyra demain matin. Ok, nous acceptons. L’ami nous propose de poser notre tente à côté de la gare. Le soir nous allons souper et nous doucher chez un travailleur ferroviaire habitant à côté une sorte de cabanne. Souper à la bonne frenquette très sympathique. Le lendemain, 14 juillet, 9h, nous chargeons le camion. Les animaux attaché dans le camion et nous quatre dans la cabine avec le chauffeur, assis en partie sur sa couchette. Et en route pour Sivas que nous joignons vers 12h30.

 

Le chauffeur nous dépose à la gare des camions, comme nous voulons continuer notre voyage motorisé plus loin. Depuis là, il y a plus de chance de trouver un transport pour la suite que depuis Kaysery. Et comme à Kaysery, plusieurs chauffeurs nous entourent rapidement et font leurs offres. Le prix est environ de 600 pour Alucra, une ville à 3-4 jours de marchent par les montagne de la mer Noire. Voire 700 pour Ordu, directement au bord de la mer. Le trajet et plus montagneux, donc plus cher par rapport à la distance. Y a un type qui nous propose 550 avec une petite fourgonnette pour Ordu... Moins cher, mais avec ce plus petit véhicule nous pensons que le prix est trop élevé. Je vais avec Paul dans la ville à la recherche d’une camionette. Pas évident! Nous demandons par-ci, par-là, au hasard des camionettes rencontrées sur notre chemin. Nous touvons finalement un homme qui accepte, mais pour 1000 lyras... On commence à désespérer. Finalement le gars de la camionnette nous téléphone et négocions 530 lyra. 20 de moins, mais vu que ça semble difficile de trouver un transport et que nous sommes pressés par le temps, nous acceptons avec plaisir. Nous chargeons paquetage et animaux et allons bâcher sa camionnette chez lui, sous le regard intrigué de sa famille.

      

On se met d'accord pour la destination de Güdül, un petit village dans les montagne à deux jours de marche de Giresun. Il se fait tard, la nuit va bientôt tomber...

 

Esther fini par donner le départ. Et on s'entasse tant bien que mal dans la fourgonnette.

Nous admirons le paysage sur la route, avec le soleil couchant. Après 4h de route, arrête vers 23h en bordure de route pour se restaurer. Les prix du restau-route du coin sont exhorbitant. Nous achetons quelques petits pains et continuons notre route. Nous nous sommnolons tant bien que mal à l'arrière de la camionnette. Il fait nuit, nous dormons les uns sur les autres, au milieu des paquetage, Skadar et Karma à côté luttant pour ne pas glisser et tomber, bien qu'ils soient bien attachés. Il faut dire que le trajet est devenu très sinueux dans les montagnes. Nous devons passer deux cols aux alentours de 2000m d'altitude.
Soudain nous sommes arrêté à Şebinkarahisar par les policiers et jandarmes. Il doit être 3h du matin. Hommes armés de mitraillette, une voiture blindée avec mitraillette lourde à côté. Sérieux au début ils se décontractent un peu après avoir contrôlés nos papiers. Ils ne veulent pas nous laisser passer plus loin. La région comporte des risques de nuit. Le "PKK" n'est pas loin... Un commandant en civil fini par arriver. Il nous explique qu'il y a trois jours les hommes du PKK ont essayé d'arrêter une voiture sur la route pour Güdül... Heureusement le chauffeur ne s'est pas arrêté. Il y a eut les jours suivant des échanges de tirs entre force de l'ordre et "terroristes", trois gendarmes blessés! Le commandant n'ayant pas de mendat pour nous interdire la route nous conseille néanmoins de nous arrêter ici et de repartir le lendemain. Il fera son possible pour nous trouver un transport.
 

Nos chauffeurs devant rentrer, ils travaillent demain.
Nos chauffeurs sont partant pour continuer. Nous pensons qu'ils doivent être kurdes... S'étant concertés, nous sommes tous prêt à prendre le "risque" car il nous semble très minime. La région étant du coup quadrillée par les forces de l'ordre. Il n'y a que Céline qui hésite. A un moment donnés nous pensions rester là, Céline et moi, pour l'accompagner. Paul et Esther auraient continué plus loin avec nos affaires, nous les aurions rejoint le lendemain en bus...
Céline fini par mettre sa peur de côté et se range à l'avis du groupe. Nous continuons...  Cependant nous convenons avec le commandant et nos chauffeurs d'aller jusqu'à Dereli et d'héviter Güdül.

Et c'est camoufflé dans la camionnette, couché les uns sur les autres, que nous continuons notre progressions. L'athmosphère est un peu tendue, nous avons l'impression d'être des fugitifs. Comme dans un film. L'aventure... Notre voyage prend une dimenssion nouvelle! Excitante, voire effrayante pour d'autre.
Sur le coup des 5h du matin, nous arrivons enfin à Dereli. Pas fâché d'être arrivé... Nous nous arrêtons à côté du poste de police qui informe le commandant de notre arrivée sans encombre. Après avoir "donné une bonne main" et remerciés cordialement nos chauffeurs, nous allons prendre une bonne çorba (soupe) dans une locanta (resto). Histoire de se réveiller un peu et se remettre de nos émotions...

   

Requinqués par une bonne soupe, ce matin du 15 juillet, nous nous mettons en route et descendons la vallée en direction de la mer Noire, 26 km plus loin. Nous découvrons une nature nouvelle, verdoyante et luxuriante. Il y a plein de champs de noisettiers plantés le long des flancs abruptes de la montagne. Le climat devient très humide, la chaleur, bien qu'il face nettement moins chaud  que dans les terres, devient plus difficile à supporter. 

 
 

Le types d'habitations prend aussi un air nouveau. Les murs sont quadrillé de bois, et les interstices rempli de pierre et recouvert de terre.

Les habitations par ici sont beaucoup plus espacées, dispersées les unes des autres. Ils n'y a pas beaucoup de village compact, à cause du terrain accidenté, pentu et richement boisé.

Les maisons sont commes "suspendues" dans la pente.

Sur le chemin on nous offre le thé, puis une collassion chez un habitant. Les enfants du coin fraternise avec Kütçük, notre petit chien, toujours parmi nous. Au départ ils nous demandent s'ils peuvent le garder. Au début nous sommes tout content pour lui et acceptons pensant qu'ils vont bien s'en occuper. Mais Paul, son parrain et Esther, sa marraine, finissent par le reprendre. Ils veulent le garder et le ramener en Suisse. Les "sentiments ont parlés"! Et c'est ivre de joie à l'idée d'avoir adopté le petit chien que nous nous remettons en route. Tout en espérant que nous n'avons pas été trop discourtois avec les habitants du coin, n'étant pas très bien réveillé aujourd'hui...

Après une halte dans un marché sur rue, nous nous arrêtons à l'orée d'un village . Là nous nous baignons dans la rivière. Histoire de se rafraichir. Il fait une chaleur humide écrasante. Après une bonne sieste, tant bien que mal, car plein de mouches, nous continuons et gagnons le dernier village avant la mer. Là une famille fort sympathique nous permet de poser notre tente dans leur jardin et nous invite à souper chez eux.

Le lendemain, le 16 juillet, s'est tout excités à l'idée d'aller nous baigner dans la mer que nous nous réveillons.

 

 

Sur le chemin des journalistes nous arrêtent et nous interview. Ils y a là trois journaus en même temps, dont une agence de presse.

Enfin nous arrivons à la mer, a Giresun. Ouahh, quelle plaisir de la retrouver et de perdre son regard à son horizon...

   

Sur le chemin, passant devant l'institut de santé de la ville, nous sommes invité à y prendre le thé par Vedat. Un chimiste s'occupant de contrôler les eaux de la région. Là un de ses amis nous donne l'adresse d'un "camping" 5 km plus loin le long de la côte. Ok, nous nous y rendons avec plaisir, histoire de se poser un jour et de profiter de la plage après toutes nos aventures passées.
 

Un camion plein de ballon nous invite déjà à gagner la plage et jouer au foot...

En fait ce n'est pas vraiement un camping. C'est une sorte de complexe plagié géré par Selim. Il nous donne l'hospitalité et nous met à disposition une tonnelle sur la digue. On ne pouvait pas être mieux situé... On peu dormir là cette nuit, un de ses employé nous apportent des dönners pour nous restaurer. Trop cool! Une demi-heure plus tard, nous prenons un bon bain.

 

Le soir Vedat passe avec ses enfants nous visiter. Le lendemain nous allons chez un de ses amis vétérinaire pour faire vacciner Kütçük. Mais après quelques téléphones en Suisse, Paul et Esther se rendent comptent que les formalités sont difficile. Déjà le transport de ce chien sur leur vol easy-jet posera de gros problème, tout animal étant interdit sur ces vols, mais en plus, en Suisse, tout chien turque devra passer 3 mois en quarantaine à l'aéroport. C'est beaucoup pour ce petit chien en jeune âge. Finalement, un jeune du staff de la plage l'adoptera et Esther et Paul pourront partir soulagé, bien que très triste de le laisser ici...

Le 17 juillet, le temps s'est couvert. Après cette visite chez le vétérinaire nous sortons manger dans un restaurant en compagnie de notre ami Vedat, histoire de fêter l'anniversaire de Céline. C'est surtout le soir même que nous le commémorons sous la tonnelles dans une orgie de nourriture et d'ambiance festive. Selim passe et nous offre un magnifique livre plein de photos sur la région.  

 

Heureusement au matin du 18 juillet, le temps s'est découvert et nous pouvons profiter pleinement de la plage. Paul et Esther finissent par nous quitter vers 16h, prenant un bus pour Istanbul. Ils rejoindront la Suisse par avion le sur-lendemain. Ca a été un grand plaisir de partager nos aventures avec ces deux chaleureux compagnons de route. Nous formions une bonne équipe. Là il va falloir nous réhabituer à n'être plus que deux... enfin cinq avec nos animaux.

Mais déjà la nostalgie se dissipe..., nous reprenons direct la route, bien que nous soyons en fin de journée. Après deux nuits ici et le départ de nos amis, nous voulons passer à autre chose. Et c'est dans une jamii (mosquée) à l'autre bout de la ville que nous sommes catapulté, l'Imam nous offrant l'hospitalité. Nous sommes nourris par le patron de la station benzin d'à côté. De quoi se mettre en forme et en route pour Trabzon... 

 

Je vous rassure, une jamii plus petite que la magnifique que vous voyez ci-contre. Nous ne sommes pas encore des Sultans... 

 
 

Chaque jours nous avons profité de nous baigner. Sauf lorsque le temps ne le permettait pas. Ici il fait beau une semaine, et pleut la semaine suivante. L'atmosphère est si humide que la chaleur de 28-30 degré est beaucoup plus difficile à supporter que les 40 degré de l'Anatolie centrale.

Nous croisons régulièrement des camions emplis d'énormes blocs de rochers. Beaucoup de digues sont en construction pour protéger la route. Ici les vagues, par mauvais temps peuvent atteindre 6 à 10 m de haut selon certains... Avant la route était fréquemment accidentée.

Avec cette grande voie d'accès la région se développe beaucoup. Mais en même temps elle a beaucoup été dénaturée. Avant certains villages n'étaient accecibles que par bateau. Du coup l'hospitalité du coin, comme tous les lieux de passage, est devenue un peu plus "froide".

 
 

Ce qui ne nous empêche pas, pour autant, de tomber sur les bonnes personnes...

Nous voulions goûter le fameux poisson de la mer Noire avant de la quitter. Lors d'une de nos dernière halte baignade voilà que trois jeunes passant par là nous amènent du poissons frais, salade et pain servit sur un plateau. Un vrai festin, quelle merveille!... 


Pour la plus gande joie de Céline, nous avons vu des dauphins le long des côtes. Certains à une 30 aine de mètres...même pas! 
Il paraît que l'on peut en voire tous les jours par ici.

 

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