Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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18/08/2008 - Turquie 17

Turquie : épisode 17 


Juste avant Trabzon nous avons trouvé l'hospitalité durant deux jours dans une maison. Les 23 et 24 août. Cela nous a permis de nous rendre au monastère de Sumela, à 50 km dans les terres au sud de Trabzon. D'abords en auto-stop jusqu'à Trabzon. Puis en bus jusqu'à Maçka et ensuite en auto-stop. Car le dernier boud est hors de prix (4x plus cher que la normale, ce qui reste néanmoins très abordable pour le touriste moyen), comme c'est un trajet touristique pour le monastère se trouvant dans une petite vallée encaissée.
Maçka est une jolie petite ville au fond d'une vallée verdoyante. En plus nous sommes tombé le jour du marcher. Pour la dernière partie du voyage nous avons eut de la chance d'être pris rapidement par deux turques se rendant justement au monastère. Les chauffeurs de Trabzon nous avaient fortement déconseillé de faire cet auto-stop, disant qu'il y avait très peu de voiture s'y rendant. Ce qui est vrai en partie, si on pense que les touristes prennent peu les auto-stoppeurs, mais il protégeaient surtout leur buisness! 

Nous nous engouffrons de plus en plus dans cette petite vallée encaissée. Les feuillus laissent progressivement la place au sapin, à tel point que lors de notre arrivée aux abords du monastère, on a l'impression de se retrouver dans les montagnes suisses. Là nous découvrons qu'il y a beaucoup de touristes. Surtout des turques, l'endroit étant peu connu des occidentaux. La vue est magnifique. Le monastère est haut perché sur les flanc de la montagne. Il a été construit ici pour éviter toute destruction.

 

La vielle partie du monastère est construite à même le rocher contre la falaise et est recouverte de vielle fresque. Encore en assez bon état... Autour de cette ancienne partie, plusieurs annexes, mais pas très intéressante. Ce qui est surtout impressionnant c'est la beauté du site et les fresques.

               

   

Le bord de mer de Trabzon, comme presque toute les villes par ici, n'est pas très beau. C'est la grande route bordée de terrains vagues, avec une voie pavée et quelques bancs en bord de mer. Bon, je pense que c'est du provisoire, la route étant encore "recente". Enfin j'espère...

  Le vieux Trabzon, de l'autre côté d'une colline est déjà plus joli. 

Nous avons découvert une nouvelle sorte de fruit que l'on trouve spécialement par ici. Ca ressemble au raisin rouge, mais le fruit est plus ferme et surtout amer. Mais bon pour le foie.

Comme cette route est une grande voie de passage, nous avons rencontré plusieurs voyageurs à vélo. Entre autre deux suédois dont l'un est parti de Saint-Jacques au Portugal et se rend à Péquin.

Et nos deux premiers iraniens rencontrés. Pourtant ce ne sont pas des gens habitués à voyager à vélo. Fort sympathique. Nous avons poser nos tentes ensemble sur une plage et échangé adresses et renseignements.

 
   

C'est dans un vieux café, attablé avec le muktar du coin que nous en apprenons plus sur cette belle région. Trabzon et ses environs sont surtout connus pour le thé. C'est là, sur les bord de la mer Noire, que se trouve toute la production de thé de la Turquie. Il en produise 1200000 Tonnes par année. Et pratiquemment tous est utilisé par les turques, tellement ils en boivents à longueur de journée. Donc très peu pour l'exportation. Il faut 4 Kg de feuille de thé pour faire un Kg de thé noire. 

Il y a une 50 aine de fabriques d'état et environ 250 privées.  

 

 

Voici une feuille de thé. Je ne m'attendait pas à cela. Il s'agit de champs de petit buissons que l'on taille trois fois durant les trois mois de la récolte qui se fait en fin d'été. 

 

A Of, le 28 juillet, nous quittons enfin la région du bord de mer. Enfin, car marre de la grosse route et de l'humidité ambiante. C'est sous la pluie que nous partons, pour changer... Nous partons sur Hayrat et passons dans la vallée d'à côté. Magnifique. De beaux champs de thés verdoyant sur les flancs de la vallée se découvrant au travers de légères brumes. On se croirait en Byrmanie... 

                     

Nous arrivons vers un café en bordure de route. Là, le serveur Ali nous prend en charge et nous aide à trouver un endroit où mettre nos ânes, nous amène à la fabrique de thé du coin pour y souper à la cantine et ensuite nous amène chez un de ses amis pour dormir. Super sympa...  

 

Voici la pince coupante utilisée pour récolter le thé. Un petit sachet où s'accumule les feuilles avant de les mettre dans de grand sacs. 

             

Nous partons ensuite pour Ikizdere où nous passons la nuit du 29 août. Ca n'a pas été simple d'y trouver l'hospitalité. Pour finir nous avons été logé au dessus du bistrot, un ancien hôtel et nos ânes en sécurité pour la nuit dans le parc de la banque d'à côté. C'est pas en Suisse qu'on aurait pu faire ça...

De là nous montons une vallée en direction du petit village de Basköy. Nous entrons dans les montagnes du Kaçkar, culminant à près de 4000m d'altitude, comprises dans la chaîne de montagne de la mer Noires, Kara Deniz Dagı.  

                         
La nature devient vite magnifique et le climat plus agréable. Bien que le temps soie toujours couvert, avec une légère pluie fine.
                         

Nous arrivons enfin à Basköy à la tombée de la nuit et proche du brouillard. Ouf! La route a été longue et pénible. Nous avons bien dû monter 1500m. Ce village doit être vers les 2300m. Là les femmes ont un costumes très particuliers. Elle sont un foulard rayé comme couvre chef, qu'elle fond tenir avec une ficelle. Et la pupart on des grandes chaussettes rouges en laines.

      

Les habitants du coin sont très accueillant. Ils nous logent nos ânes dans une écuries, nous loge dans leur maison d'hôte fraichement construite (comme à l'hôtel) et nous invitent à manger au bistrot. Les femmes nous ont préparé une spécialité de la région. Une pâte chaude faite de polenta, d'huile et de fromage fondu que l'on mange en trempant son pain. Mmh, délicieux, ca remplace à merveille nos fondue au fromage suisse.
Par ici beaucoup de personne s'étant expatriée dans les gandes villes comme Trabzon, Rize voire Istanbul, reviennent durant leur vacances à l'alpage. La terre de leur origine. Pour y trouver le calme de la nature et de la montagne et un climat plus agréable.

Nous apprenons que la route que nous pensions prendre en direction de Aksu est une vielle route qui n'a pas été entretenue et maintenant de nombreux ébouli l'on détruite. Donc impraticable pour nos ânes. Ils nous indiquent une route partant sur l'ouest pour rejoindre la route Ikizdere-Ispir juste après le col à 2200 m d'altitude. Ok, nous espérons que cela jouera.


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