Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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20/08/2008 - Turquie 18
 Turquie : épisode 18
En ce matin du 31 juillet nous partons à l'ascention de la montagne. Le brouillard est bien présent, mais heureusement nous suivons une piste pour voiture longeant un torrent. Mais après 4h de marche, la piste fini en cul de sac dans une bergerie. Et les gens du coin n'ont pas l'air très accueillant. On doit vraiement beaucoup les sollicités pour qu'ils se décident à nous aider. Ils nous font attendre, le temps de bâter leur mule de boie et nous invite à les suivre 50 m en nous laissons devant un petit pont en bois pour traverser le torrent. Il faut que l'on passe de l'autre côté, de ce côté-ci, il y a des gros chien plus loin pas commode du tout... Ok. Nous sommes devons débater car le pont est trop étroit pour les ânes avec leurs sacoches. Après avoir batailler pour faire passer Skadar et Karma ne faisant pas confiance à ce petit pont de montagne, nous reprenons quelques forces en cassant-la croûte. Puis nous suivons le torrent. Nous sommes sensé trouver un chemin amenant à un lac. Mais on ne voit rien, bcp de brouillard et nous finissons par être coincé par un gros pierriers. Impraticable avec nos ânes. Je pars en reconnaissance mais ne trouve pas de lac plus loin.
 

Il est 17h, nous préférons retourner en arrière. Nous longeons une petite montagne et croisons des jeunes bergers. Au début il accepte de nous donner l'hospitalité dans leur bergerie, mais se rendent comptent que ça ne jouera pas avec Willie et leurs gros chiens. Ok, nous devont camper dans la montagne. Ce qui ne nous enchante pas trop, mais nous n'avons pas le choix. Les bergers dormant à proximité nous assure que nous ne risquons rien. Ils sont là au cas où des loups ou un ours arriveraient... Pas très réjouissant. Enfin, nous montons la tente et trouvons  finalement le sommeil.

Le lendemain matin le temps s'est juste découvert un peu laissant place au soleil et permettant de reconnaître les lieux. Mais déjà il revient et c'est en suivant à l'aveuglette les sentiers à bétail que nous progressons. Nous sommes le 1er août, je jour de la fête nationale en Suisse. Espérons que cela nous portera chance...

Sans savoir trop comment, nous arrivons enfin au lac, comme par enchantement. Et la vue est féérique. Le brouillart faisant ici des va et vient, les vents changeant laissant place au soleil de temps à autre. Nous sommes à la limite de la fin du nuage.  

 

Ouf, nous avons enfin dépassé les brumes et avançons au grand jour. Les paysages montagneux sont magnifiques. Mais ardus. Karma se casse la figure et se retrouve sur le dos...

 

Depuis le lac nous devons partir sur la droite et franchissons un petit col. Mais haut surprise, de l'autre côté un énorme cirque avec un lac au fond, entouré d'énormes pierriers. Et ben, c'est pas encore gagner. Là nous sommes quelque peu découragé. Je pars néanmoins en reconnaissance pour trouver un passage sur l'arrête la plus proche. Sinon il nous faudra revenir en arrière et tenter ailleurs, ou retourner jusqu'à Ikizdere... La montagne aurat-elle le dernier mot?

J'atteind l'arrête, enfin, mais ne voit toujours pas la route asphaltée de l'autre côté. Que de grande montagnes avec leur pierriers. J'avance un peu, et...oui... enfin je la voit qui se découvre au loin en contre-bas dans les brumes.

Je revient sur mes pas et trouve un semblant de chemin plus ou moins praticable pour nos animaux au travers des pierriers.

 
 

Durant l'ascention, Karma est tombée deux fois à la renverse tellement les pentes étaient pentues et ardues. Pas évident, mais finalement nous arrivons au col. La vue est magnifique. Nous sommes au dessus d'une mer de brume rejoignant au loin la mer Noire.

Skadar est monté comme un chef, regardez le parader fiérement sur son rocher!

En redescendant sur la route, nous retrouvons le brouillard. Il fait froid, le vent souffle fort! Nous nous arrêtons à côté d'une jamii pour trouver refuge, mais on nous refuse l'hospitalité... nous devons continuer notre route malgré notre fatigue et la nuit proche. Plus loin de joyeux lurons nous invitent à partager leur grillade. Ce sont des retraité habitant Rize qui monte ici dans leur petite maison construite dans un container pour passer leur week-end dansla nature. Sympa. Nous pouvons poser la tente à côté. Le lendemain matin, une vielle femme très gentille, ébahille par notre voyage nous offre le déjeuner. Si elle avait su que nous dormions à côté de chez elle jamais elle nous aurait laissé passer la nuit dehors.

   

Le lendemain, 2 août, nous reprenons notre route pour Ispir. Nous serions sencé, d'après notre visa, entrer aujoud'hui en Iran. Nous avons un peu de retard, donc ne tardons pas!
 

Aux abords de la route de nombreux petits villages avec leur champs. C'est l'époque des foins par ici. Ils fauchent à la faux et entassent l'herbe séche dans de grands cadres en bois. Ils la piétinent et la ficelle. Histoire de faire des bottes de pailles plus facile pour le rangement.

 

Nous nous arrêtons à Cayırözü. Un couple de vieux nous invitent à manger avec eux. Ils nous servent de la soupe à la tête de chèvre. Au début ça va, sorte de bon bouillon à la viande, mais lorsqu'il sorte la tête de chèvre bouillie de la marmite et se mettent à la démonter et manger tous ce qui s'y trouve excepté les os bien sûr, c'est déjà moins évident... Pas vraiement l'habitude en suisse de tel met. Je mange les joues. Mais me refuse à goûter aux yeux ni à la langue recouverte encore d'herbes vertes... C'est néanmoins fort bon!  

Un homme du coin un peu spécial, vrai robinson car sans famille et dormant de-ci, de-là, dans les bergeries et patrouillant pour la sécurité du coin nous prend en charge et nous invite à monter la tente dans le jardin de la maison d'à côté, chez Kazım. Un homme très accueillant qui nous offre le souper et le déjeuner.

Durant la nuit nous sommes réveillé par un coup de feu. C'est un de ses amis venus le trouver sur les 1h du matin. Par ici, pour se souhaiter la bienvenue entre vieux ami, c'est la coutume de tirer en l'air à l'arme à feu... Bien que la pratique soie devenue interdite. Je comprend maintenant le pourquoi des nombreuses douilles trouvée le long de la route.

 

En fait, dans les montagnes ils sont souvent armés d'un pistolet. Les loups par ici sont nombreux et ils y a quelques ours.

Le 3 août la route reprise nous arrivons enfin à Ispir. Un ancien chateau borde la ville. Là nous faisons la connaissance de Sean, un glob-trotteurs. Un new-zéélandais parti à l'aventure dans les pays de la route de la soie. Ca lui a tellement plus qu'il avait décidé de travailler une année dans chacun des pays. En tant que prof d'anglais c'est facile. Il travaille dans les écoles privée pour enfant de riches étrangers. Ca lui permet d'avoir un bon salaire et d'avoir du temps pour voyager et découvrir le pays. Il a passé deux ans en Turquie, puis s'est stoppé en Azerbajan depuis 8 ans y ayant trouvé sa femme et fondé une famille de deux enfants... Joli!

Une jeune carthographe nous invite à diner dans la maison de commune. Sympa. Il nous prépare un croquis pour la route à prendre en direction d'Uzundere.

Nous nous arrêtons dans le village suivant, la nuit tombe. Une famille nous accueille chez elle. Mais le temps de se poser, Willie attaché à un arbre se retrouve attaqué par trois gros chiens. Ils réussis à les faire fuire, mais non sans mal. Il se retrouve blessé à trois endroit. L'une des plaies est assez profondes, mais pas trop large, 1,5cm. Normalement il faudrait faire trois points de suture, mais vu notre situation et l'hygiène du coin, nous préférons désinfecter et à l'aide d'huile essentielle aider la cicatrisation. Recoudre une plaie, si elle est un peu infectée serait dangereux!

Les gens ici sont super sympa. Céline se retrouvent embarquée par deux fille à cheval. Il l'emporte au galop...

 
 Le lendemain nous partons à nouveau dans les montagnes. Fort belles, coloriées de rouge. Sûrement beaucoup de fer dans la région...
                  

Sur notre route, vers les 17h nous rencontrons un turque parlant bien l'allemand et nous invitant dans son village. Après hésitation, nous acceptons.

C'est un ancien village. Là il y a quatre oda ou maison d'accueille. Dont une tenue par sa famille depuis plus de 80 ans. En fait, la route que nous empruntons était très pratiquée à l'époque. C'est là que passait tous le traffic se rendant à Erzurum. Surtout à cheval et avec des ânes. Entre autres celui provenant de Russie. Maintenant il y a une nouvelle route asphaltée plus rapide. De plus ce village avec est à une journée de marche d'Ispir. Dernière halte avant cette ville.

Notre arrêt y était obligé...!

 

Mais la nuit n'a pas été de tout repos. Sur les 2h du matin je n'arrive plus à trouver le sommeil, j'ai le ventre qui gargouille. Je me retrouve d'un coup à quatre patte au dessus d'une bassine providentielle à régurgiter mes trippes... Enfin tout le repas de la veille. Inutile de vous faire un dessin!

Nous sommes resté deux jours dans ce village, histoire de se retapper. Car Céline n'a pas été épargnée...

Heureusement qu'il y avait du coca au bacal du coin. Il n'y a que ça qui me tenait à l'estomac!

 

Le 6 août nous reprenons notre route et prenons un "raccourcis" sur le flanc de la montagne pour passer un col. Mais au bout d'une lente montée nous arrivons dans un cul-de-sac... Nous repartons plus loin est arrivons à une bergerie. Nous pensons que c'est la bonne et continuons l'ascention.

                      

Au col, nous apprenons auprès d'un vieux bergers à la peau tannée par le soleil et toute ridée par les années, appuyé sur sa vielle canne et gardant encore fermement son troupeau que nous sommes monté un alpage trop tôt. Mais que nous pouvons passer ici l'arrête et redescendre de l'autre côté. Bien que ses deux jeunes eufants ne soient pas trop certains que l'on trouvera un chemin pour nos ânes. Enfin, allons voire... 

 

En effet, passé l'arrête, il n'y a pas de chemin descendant dans la vallée. Nous avons le choix : continuer l'arrête sans être certain de pouvoir rejoindre l'autre col ou alors de tenter la descente, un chemin semble se distinguer dans la pente en contre-bas.

Ok, nous tentons la descente dans un couloir. Mais à mis-chemin nous regrettons ce choix. La pente est devenue rocailleuse et raide. Difficile pour nos ânes. Nous sommes deux à devoir gérer Karma qui est déjà tombée par deux fois. Quand à Skadar il semble étonnement maitriser les glissades. Il prend même le temps de brouter de-ci, de-là... Nous rejoignons enfin après 1h de descente difficile ce que nous prenions pour un chemin. En fait c'est une arrivée d'eau rendue très vetuste par les années. Nous la suivons néanmoins tant bien que mal. Et pour finir, atteignons enfin le fond de la vallée. Mais là tout semble très sauvage, et pas de chemin... Heureusement un berger opportun passe sur son cheval et nous indique un petit sentier à suivre. Ouf, nous ne l'aurions pas trouvé tout seul. Après encore une heure de marche nous atteignons le premiers hameaux. Bien que la nuit tombe, les gens ne sont pas accueillant du tout et nous font signe de continuer notre chemin...  C'est au village suivant, dans la nuit, que nous trouvons une hospitalité dans une oda et un repas offert à la maison par une famille. Merci!


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