Puis on redescent et une tempête de vent nous oblige à avancer, courbés sous le sable et la poussière.
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La montagne est tellement belle que Mathias en perd son chapeau... Quand à Céline, jalouse de ne pas être sur les photos fait un petit cou-cou à l'objectif!
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Nous avons fait 35 km et arrivés au village de Bardaklı, (Bardak voulant dire verre) nous avons la chance d'y trouver un salle ou dormir.
Le 1er septembre, tôt le matin, nous partons pour Doğubazayıt. Enfin, mettons une bonne heure plus tard que d'habitude. Car Willie malade a fait des crasse devant la porte de notre chambre. Vomi, un gros pipi et une grosse crotte bien dégoulinante et puante... Enfin, je vous passe les détails.
Chemin faisant, après un km, un âne en liberté approche au galop en brayant à tue tête. C'est un mâle venant défier Skadar ayant peut-être senti les chaleurs de Karma. Je me prépare à le recevoir avec mon baton, Céline prend une roche à lui lancer et Karma en profite pour s'éclipser au milieu de la route... Une fourgonnette débarque, chargée à bloque de pastèque... Elle semble avancer au ralenti, mais ne freine pas tout de suite, Karma et Willie avec sa charette en plein milieu de la route... Le chauffeur tente d'éviter nos bêtes, accroche la petite voiture de Willie qu'il traîne sur plus de 20m, ayant vraiement de la peine à freiner... J'entend Céline hurler, je ne vois pas ce qui se passe étant de l'autre côté de la fourgonnette et me prépare déjà à voire Willie dans un sale état... La charette est totalement détruite. Heureusement les cordes on lâché et Karma n'a pas été entraînée. Et Willie, une bonne étoile le garde... Pas une égratignure. Un miracle, car il était attaché dans la charette.
Le chauffeur sort et nous demande si on a quelques chose dans la tête... Quel imbécile! Aucune excuse, alors qu'il a tardé à freiner... pensant pouvoir éviter le convoi et économisant ses freins et la benzine.
Nous récupérons les quelques débrits de la charette et nous remettons de nos émotions.
Ben voilà, tu vas devoir marcher Willie...
Il fait chaud, la plaine est aride. Pourtant sur ma carte il y avait deux lacs. Asséchés depuis, je présume. Willie regrette déjà son carrosse!
La ville se profile au loin... encore quelques kiliomètres qui parraissent long, l'incident nous ayant épuisé. Enfin nous l'atteigons... Mais là plein d'enfant arrive n'ayant que les mots "para" ou "money" à la bouche. A croire qu'il on perdu toute règle de l'hospitalité, pourtant ci chère ici en Turquie. Nous ne trainons pas et sortons rapidement de la ville en direction d'Isak Paşa. Un palais surplombant la ville, en direction de l'Iran. Là se trouve "Murat camping". Histoire de se poser et de pouvoir se reposer pleinement... Nous espérons une douche, le calme et une sieste...
En chemin une petite fille nous demande de la prendre en photo. C'est si gentillement demandé que voilà...
Ce 1er septembre au soir nous nous posons enfin dans le camping de Murat. Nous sommes aujourd'hui le 7 août et y sommes encore... L'endroit est magnifique et "magique", les paysages merveilleux et nous rencontrons plein de voyageurs.
Entre autres des français avec qui nous nous lions d'amitié. Ca faisait longtemps, nous prenons enfin le temps de nous reposer. Histoire que la plaie de Willie guérisse et qu'il puisse reprendre la route à quatre patte, et nous de nous regonfler à bloc avant de passer en Iran, à une journée de marche. Et ici, on se sent si bien que nous n'avons plus l'envie de repartir... Une petite photo histoire de vous montrer comment c'est par ici...
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Histoire de comprendre pourquoi nous sommes encore là, ce 11 septembre... L'endroit est un vrai carrefour. Nous sommes en plein "territoire" kurde, à la frontière avec l'Iran, l'Arménie et l'Azerbadjan. Le mont Ararat, symbole arménien, nous surplombe de ses 5200m. Endroit riche d'histoire et vrai meeting-point pour tout touristes...
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Avec parfois quelques rencontres étonnantes... comme Momo et Jérome arrivant tout droit de France pour venir aider un vieille homme à transporter son chameau malade jusqu'en Mongolie. Hisoitre qu'il puisse mourir en sa terre natale.
Ils sont arrivés un jour trop tard... le vieux chameau s'est déjà éteint. Il reste maintenant la femelle. Une nouvelle histoire s'annonce déjà. Ramener la chamelle en Mongolie pour la faire porter.
Ce ne sont pas les histoires qui manquent par ici!
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