Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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11/09/2008 - Turquie 24

Turquie : épisode 24


 

 

 

 

Jeudi 11 septembre 2008, cela fait déjà une semaine que nous sommes à Dogubayazit. Nous pensons y rester encore une semaine. Nous sommes au Murat Camping. Nous payons nos nuitées en aidant le personnel du camping. Nous pensions partir aujourd'hui, mais le patron nous a demandé de rester pour aider le staff, comme il s'abscente une dizaine de jours. Il est parti à la recherche de l'arche... Celle de Noé sur les flancs du mont Ararat. Réalité ou rêverie d'utopiste, nous ne savons que trop. Il vient de partir en quête de ce symbole avec son équipe. Encore une "histoire"... 


La vue au dessus de notre campement.

Tous les 3-4 jours des touristes de tout pays arrivent pour gravir le mont Ararat. Il passe par l'agence Murat afin d'avoir rapidement un laissé passé nécessaire pour grimper cette montagne et d'avoir tout l'équipement et un guide pour cette grimpette. Le prix de base est de 600 US. Ca fait cher l'excursion...  Enfin, on peut toujours s'arranger par ici. Et pour 200 US ça reste possible. Dommage que cette montagne, si riche d'histoire, soie devenue un "attrape frique".

 

Chaque jour nous descendons à la ville pour faire les commissions et se ballader un peu.

Ici le marcher couvert aux légumes.

La Turquie est devenue très agréable. Nous arrivons maintenant à tenir une petite discussions avec les gens qui apprécient beaucoup. Les touristes parlant le turque sont très rare.  

         

Visite d'Isak Pasa, un ancien palais surplombant la ville et le camping.

  

 
 

Le palais est très beau. Ca vaut le détour. Surtout que le cadre est magnifique comme vous avez pu le voire...

Une équipe d'ouvrier provenant de Van est entrain de le restaurer. Les travaux doivent durer 2 ans.

 

 

Je suis allés grimper avec Maxime et Peter dans les montagnes surplombant le site. La vue y est grandiose.

Ca fait du bien de prendre le temps et de se reposer dans un si bel endroit. Afin de repartir du bon pied pour l'Iran à un jour de marche.
Cet endroit semble comme intemporel. On se croirait presque dans un Corto-Maltese...

L'autre jour c'est une caravane d'une quinzaine de camping-car français qui a déboulé. Chacun transportant 1 m cube d'aide humanitaire dans leurs soutes. Ils font partie d'une association regroupant une 60aine de ces mobilomes. Chaque année plusieurs voyages sont organisés vers des destinations différentes pour y apporter une cargaison. Ce groupe devait aller en Géorgie. Pas de bol, le territoire vient de connaître la guerre. Du coup ils partent plutôt dans le sud-est de la Turquie, distribuant leur cargaison de-ci, de-là, au fil des rencontres...

 

Le couple de français avec qui nous avons lié amitié voyage en camping-car. Tout aménagé de A à Z par maxime. Avant c'était une fourgonnette. Ils partent, lui et son amie Anne-lyse pour l'Inde et le Nepal. Suivant la même route que nous. Nous partageons notre vie quotidienne avec eux. Ils sont très sympas, nous avons beaucoup d'affinités, dont la langue...
Ils ont décidé de profiter de l'endroi et de notre rencontre pour se fiancer. Nous avons été les heureux témoin au coucher du soleil à côté d'Isak Pasha. Puis nous avons préparer un bon repas pour fêtre ça au resto du Murat camping. Ci-contre, dans les cuisines en préparant des poires "belle-Hélène".

 
  
 

Nous nous lions d'amitié avec le personnel du camping, dont Güside avec qui nous échangeons nos recettes respectives. Ce soir là elle nous a préparé des dolmas. Une spécialité de Diarbaker, sa ville natale, plus au sud. En fait des courgette et poivron fourré avec une farce de bulgur, oigons, tomates et viande.  

 

Nous pensons reprendre la route mercredi ou jeudi prochain. A bientôt pour les prochaines nouvelles...

Jeudi 18 septembre 2008

Nous pensons reprendre la route tôt demain matin. Afin de voire le vétérinaire inspecteur à la frontière avant qu'il ne ferme. Surtout qu'il ne travail pas le week-end et que demain c'est vendredi...   Nous pensons passer la frontière iranienne samedi matin. Enfin!!!  Si proche et si loin en même temps.  

 
Vendredi 19 septembre, réveil aux aurores, préparation des affaires et nous quittons enfin le camping Murat, en route pour l'Iran.
 

Nous prenons le sentier partant de la mosquée au dessus d'Isak Pasha et longeont la grande crête rocheuse. Comme nous avait indiqué Saïm, le patron du camping, la veille. Les paysages sont vites très beaux sur cette route de montagne. Arrivé au col, des jeunes bergers nous indiquent la route à prendre pour redescendre sur Dostali Köy. Ce village se gagne par une piste très rocailleuse. Pas beaucoup de voiture par ici. Toute les habitations sont encore contstruite en brique de terre. Nous demandons notre chemin aux femmes lavant leur linge et tapis au ruisseau à la sortie du village.

Elle nous conseil de contourner par le haut le vallon abrupte de la rivière en contre-bas. Il y a un gué plus pratiquable pour nos ânes bien chargé. Nous joignons les pâturages et deux jeunes bergers nous rejoignent préctemment. Rapidement ils nous réclame de l'argent ; "para, para". Nous leur répondons que nous n'en n'avons pas. N'étant pas content de notre réponse, ils piquent la mouche. Ils nous disent que le chemin est dangereux et là-dessus ils se mettent à rameuter leur amis berger et surtout leur chien. Nous nous retrouvons entouré d'une bonne dizaine de chien. Willie est aux aboies... Heureusement ils ne sont pas bien méchant et déguérpissent lorsque nous faisons mine de les affronter avec nos bâtons.
Voyant que leur combine ne marche pas, ces cinq jeunes bergers, stimuler par leur ainer, un jeune pas très éduqué d'une quinzaine d'année, se mettent à nous jetter des pierres...
L'avancée de devient pas évidente et en traversant un petit valon escarpé, Karma en tombe à la renverse, les quatre fers en l'air et le cou un peu tordu.

 

Je dois maîtriser Willie, débater Karma et l'aider à se relever tout en affrontant les jets de pierre. Pendant que Céline attent à côté avec Skadar, faisant face à ces jeunes éffronté. Situation pas du tout évidente. Surtout qu'ils commencent à jeter de grosses pierres et que ces projectiles ne passent pas très loin...
 Finalement je réussi à dégager Karma et entend Céline hûrler s'étant ramassée une pierre sur le genou. Je ne la voie plus. Je suppose qu'elle est allée chercher de l'aide au prochain village...  Je cours de temps à autre après ces voyoux pour les éloigner un peu, mais il reviennent vite à la charge et je ne peux m'éloigner trop des affaires et des animaux. Je fini par faire semblant de téléphoner au jandarmes, n'ayant pas de réseau par ici... Effet disuasif. Après dix minutes, ils lèvent le camp. Je rejoins Céline en contre-bas qui m'attendais en fait. Elle se faisait du soucis car un jeune lui avait dit que j'avais reçu une pierre en pleine tête et que j'étais mort... et nous n'étions pas à distance de voie.
Nous rejoignons tant bien que mal le village de Buramie, Céline boitant sous la douleur de son genou droit.

Au village nous prenons le numéro de téléphone du Muhtar, comme il est à la ville, et informons quelques villageois de notre mésaventure. Je téléphone à Saïm qui fait venir les jandarmes.
Nous les retrouvons au bord de la grande route. Là ils arrêtent un camion qui emmène Céline à Dogubayazit chez un docteur et chez les jandarmes pour poser plainte. Bien que nous nous en sortons bien, cela aurait pu méchamment dégénérer. Et nous ne voulons pas laisser les chose ainsi. Qu'en à moi, je pars pour la frontière à pied avec les trois animaux attachés en fil indienne, les baggages dans la jeep des militaires pour aller au plus vite à la frontière. Le vétérinaire de la douane fermant à cinq heure. Il me reste 15 km à parcourir en 3h30... Je dois régulièrement stimuler Skadar à coup de bâton qui n'aime pas traîner Karma derrire lui. Quand à Willie il suit tant bien que mal les caprices des deux ânes, attaché à l'arrière de Karma. Car de tant à autre Skadar se met à courir! 

Je retrouve nos affaires devant le poste de jandarme de la frontière et vais dessuite à la recherche du vétérinaire. Mais pas évident. Je n'ai que des informations contraire. "Oui il est là-bas dans ce bâtiment", puis "Et où allez-vous comme cela... Il n'y a pas de vétérinaire par ici". Finalement un homme de la sécurité m'amène au bureau, mais il vient de fermer, il est 17h10... Il faut revenir demain 8h. Ben voyons!
Le gars m'indique un près où nous pouvons passer la nuit dans l'enceinte.
On me fait aussi comprendre qu'avec les passeports de nos animaux, il n'y a pas de problème.

De dépit et mourrant de soif, la gorge déséchée n'ayant rien bu de la journée ayant courru après le temps en plein soleil sur 15 km, je fonce dans un magasin pour un bon coca frais... Le vendeur m'invite direct à souper avec lui et partager sa bouteille de coca devant un DVD. Je demandais rien de plus pour reprendre des forces. Un peu plus tard dans la soirée, Céline me fait signe. Elle est arrivée avec Maxime et Anne-lise qui m'attendent près des animaux.

Nous échangeons nos histoire. Céline s'est retrouvée à l'hopital de la ville. Direct radio du genou, sans palpation préalable de la zone lésée. La miss au radio est toute étonnée que Céline insiste pour se protéger le bassin avec le tablier en plomb. "Mais vous n'êtes pas enceinte..." qu'elle lui fait...  Bonjour la prévention par ici! Enceinte ou pas, c'est une obligation dans nos pays européen!
Puis les radios faites, Céline tente d'y jeter un coup d'oeil, mais rapidement le médecin arrive, les prend et dit qu'il n'y a rien. Céline insiste qu'en même pour les voire et les garder avec elle. Mais le médecin refuse et dit que ce sont des pièces à convicition. Ben voyons...

Chez les jandarmes ce n'est pas mieux. Rapidement le chef en a marre et voudrait rapidement entériner l'affaire. Et c'est à coup d'insistance qu'il concède à faire un rapport. Rapport très laconique d'ailleurs. Ils ne peuvent aller aujourd'hui au village, il faudrait deux voiture alors qu'il n'en n'ont qu'une. Difficile à croire avec tout le déploiement de force militaire dans la région. De plus, le chef dit qu'il faudrait que nous restions une semaine pour que l'affaire aille plus loin.

De dépit et n'arrivant pas à me joindre par téléphone, Céline rejoint Maxime et Anne-lise pour partir en direction de la frontière. 

Cette nuit là nous n'avons pas bien dormi, ressassent notre mésaventure dans notre tête. Au matin  nous informons nos deux amis français de notre intention d'aller au village informer nous même les gens et le muhtar de cette mésaventure. Histoire de pouvoir laisser derrire nous cette mauvaise énergie.
Nos deux amis sont sympas, ils décident de nous attendre et de garder nos affaires.

Sur le chemin nous décidons d'avertir les jandarmes du coin de notre démarche. Ils nous feront poirauter une heure pour voire un responsable... Ils nous aideront qu'en même en arrêtant une voiture pour nous emmener à Buramie. Là, Céline va m'attendre chez une famille lui donnant l'hospitalité. Ne pouvant pas bien marcher et qu'il faut remonter à pied à Dostali Köy.

Je monte seul les pâturage. Pas de jeune berger en vue. Je gagne sans encombre le village. Là j'infomre les villageois de l'histoire et le muhtar prend la chose au sérieux ayant découvert le rapport de jandarme. Il m'accompagne dans les près à la recherche de ces gosses mal éduqués. Mais évidemment, ils ne sont pas là aujourd'hui. Et tous ne proviennent pas du même village.
Je fini par laisser le chef du village rentrer chez lui. Ma démarche fut plus symbolique que corrective. Mais le but est atteint. Je me sens soulagé de la colère dans laquelle ces enfants m'avaient mit.

Je rejoint Céline qui, elle aussi, se sent mieux. Ayant pu se rassurer en renouant avec une bonne hospitalité.

C'est vers 13h30 que nous retrouvons nos deux compères français qui commençaient à se faire du soucis.

Nous pouvons enfin passer la frontière...

Passage de la frontière turco-iranienne, le 20 septembre 2008

Nous passons rapidement les formalités turques et nous retrouvons pour la première fois devant une doubles grande barrière de deux mètres de haut. Et bien, ça ne plaisante pas par ici. Bien que le climat soit très décontracté. Surtout à la vue de nos deux ânes.
Finalement les deux portails s'ouvrent et nous laissent passer. Willie en profite pour pisser sur la barrière et nos deux ânes posent leur crottes fraîches sur sol iranien. Histoire de "fertiliser" notre arrivée en cette nouvelle terre.
Là nous allons attendre presque deux bonnes heures, sans trop savoir pourquoi. Mais ce n'est pas une attente comme en Turquie, où on nous fait bien sentir que l'on nous fait attendre. Non, ici, ça passe comme si c'était tout naturel. C'est une attente tranquille. Finalement nos passeport arrive. Nous apprenons avec plaisir que la durée de validité c'est pour la date d'entrée et que nos trois mois de visa sont plein. Donc que nous devrons renouveler notre visa dans trois mois. Ouf!

Nous nous mettons en route. Nous rencontrons rapidement un iranien qui veux prendre des photos. Nous lions connaissance avec sa femme originaire de Belgique et sa fille qui parlent toutes deux très bien le français. Du coup il se fait tard et nous campons à côté de la frontière.
Bien mal nous en a pris. Car le lendemain, vers 10h30 deux gars arrivent et nous disent qu'ils y a un problème pour nos animaux. Nous devons attendre une heure de temps un fax de Téhéran. Céline descend à la ville avec nos amis. Je les rejoindrait plus tard avec notre caravane animalière.
Mais 6h plus tard, j'apprend que les buros ont fermé, que demain c'est férié et qu'il nous faut attendre le surlendemain pour partir. Ben voyons... Je luis fait comprendre ma déception, mais n'ai pas vraiement le choix.

 

Maxime et Anne-lise, n'étant pas certain de pouvoir remonter avec leur bus, ayant passé un deuxième contrôle en contre-bas me font leur "au revoir" par caméra interposée... Pas évident de se quitter ainsi. Mais nous espérons bien nous revoir sur la route à leur retour ou dans notre Europe natale dans quelques années. Il y avait une bonne synergie entre nous. 

Et voilà. Nous sommes le 22 septembre 2008 et attendons demain, en espérant pouvoir enfin parcourir les contrées iraniennes avec notre caravane.
La nuit n'a pas été de tout repos. A cinq reprise, quelqu'un s'est amusé à détacher Skadar pour qu'il aie embêter Karma qui commence ses chaleurs. heureusement que Willie était là pour nous avertir.

Nous sommes content de quitter l'est de la Turquie. Autant l'ouest et le centre était agréable. Autant l'est est pénible. Et ce n'est pas un concours de circonstance. Nous avons les mêmes écôts de plusieurs voyageurs à qui plein de bricoles et mésaventures de toutes sortes leur sont arrivée en arrivant à ce confin de la Turquie. Et ce n'est pas, comme le disent les turcs de l'ouest, dû à une région plus pauvre. Mais plutôt à un vrai changement de culture. Chez les kurdes, bien que nous pouvions trouver des gens très gentil et hospitalié, il y en a beaucoup de mal éduqué et surtout très moqueurs. Pourtant ils revendiquent tous que l'hospitalité kurde est meilleur que la turque. Dans tous les cas elle est beaucoup plus incertaine.
C'est peut-être dû au fait qu'ils ont coutume de faire beaucoup d'enfants et qu'ils ne peuvent tous les éduquer correctement... Quoique dans des familles turcs tout aussi nombreuses, le respect persiste. Et surtout le respect de l'ainé et de l'étanger. C'est surtout une question de cuture. Les kurdes faisant penser à un culture mi-ture, mi-gitane. Les impressions à la Emir Kusturica sont bien belles sur des toile, au cinéma, mais dans le vécu quotidien, pas facile à vivre!
Enfin, c'était un peu mon coup de gueule. Ayant eut du mal à vivre cette fin de Turquie après avoir passé des si bon moment en ce beau pays très accueillant toutefois. 
 


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