Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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22/09/2008 - Iran 1

 

Iran : chapitre 1



Nous sommes enfin sur sol irannien. Nous avons passé la frontière le 20 septembre 2008 avec nos amis français. En fin de journée, après avoir réglé notre histoire de "jets de pierre" à Dostali Köy (Cf chapitre 24 turque). Une fois la barrière franchie, nous avons dû donner nos passeport et avons attendu tranquillement 2h de temps sans savoir trop pourquoi et avons pu enfin passer la frontière.

Nous avons rencontré un couple iranien avec leur fille rentrant d'un tour en Europe et après de bonnes discussions, le soir est tombé.

Nous avons donc campé à côté de la douane. Bien mal nous en a pris. Car le lendemain, prenant notre temps, deux personnes, dont le vétérinaire de la douane, sont venues nous interpeler et nous avertir que nous ne pouvions pas passer ainsi sur sol iranier, qu'il nous fallait une autorisation spéciale pour nos ânes...

Mince alors... On nous dit qu'un fax devrait arriver d'ici une heure de Teheran. Annelise, Maxime et Céline descende déjà à la ville. Je les rejoindrais, les formalités remplies.
Ben non! C'est Célin qui m'a rejoint en bus six heures plus tard. Le fax n'étant toujours pas arrivé, il nous faut attendre deux jours encore, car demain, c'est férié sur Téheran... Annelise et Maxime n'étant pas sûr de pouvoir remonter à la douane, ayant passé un second barrage avant la ville m'ont fait leur "au revoir" par caméra interposée.

Nous avons passé deux nuits difficile. Des petits malins, ou devrais je dire de grand bêta n'ont rien trouver de mieux que de détacher nos ânes pour qu'il coïtent ensemble. Ca faisait rire tous le monde. Et pas un pour prendre notre parti. Une nuit j'ai dû me relever cinq fois pour les rattacher. 

 

 

Au fil des jours nous avons sympatiser avec les travailleurs de la douane et les nombreux routiers en transit. Une impressionnante fil de camion serpente depuis la douane en direction de la ville. Petit à petit le personnel s'est mit à nous respecter et à nous aider. Ouf...


A côté de la fille de camion, il y a une fille de minibus turque de la région frontalière. Mais au lieu d'attendre chacun leur tour, il se font la guéguerre pour passer chacun l'un devant l'autre, dès qu'un des chauffeur s'est abscenté et qu'il n'a pas avancer son bus alors que la fil a, elle, avancé. C'est même à celui qui sera le plus roublard pour s'infiltrer entre deux voiture plus en avant. A cette fin certain place une corde entre deux voiture, faisant comme si l'une était en panne pour laisser passer entre les deux véhicule un confrère. A les voire, c'est trop comique. Mais assez triste en même temps. Nous n'avons pas tout à fait la même notion du respect.

Le 24 septembre, nous attendons à nouveau toute la matinée. Puis je force un peu les choses en allant discuter avec les deux directeurs de la douane et insistant auprès du vétérinaire douanier, responsable de cette démarche buraucratique. Je téléphone même à notre ambassade suisse à Téhéran pour chercher une quelconque aide auprès de notre consul, Monsieur Tanner. Je ne sais pas s'il a pu nous aider, mais en tous cas il a pris de son temps pour nous écouter. Du coup, en milieu d'après-midi, le vétérinaire de la douane arrive avec un traducteur. Là nous comprenons qu'il fait tout son possible pour nous aider. Nous pourrons peut-être partir en fin de journée... Le vétérinaire revient plus tard avec un vétérinaire de la ville pour faire une piqûre à nos ânes. De l'ivermectine, un puissant antiparasitaire. Ce que nous avions voulu évité précédemment. Mais là, pas trop le choix. Pour finir, nous pourrons peut-être partir le lendemain. Pour plus de sécurité nous avons déplacer la tente plus près de la douane. Elle est presque posée à côté des marches de l'entrée. Histoire de ne pas trop nous oublier et que l'on puisse partir un jour...


 

Finalement, le 25 septembre en fin de matinée, nous pouvons reprendre notre route. Merci! Nous ne demandons pas notre reste et nous mettons immédiatement en route. Nous traversons la ville au milieu d'une cohue de gamins criant de tous côté. Nous sommes content de trouver le calme de la route, une fois la ville traversée. Nous traçons jusqu'à Maku. Là c'est encore pire. Plein de jeune avec vélo et grosse motos vrombissante nous suivents et claxonnent de tous côtés. Difficile et surtout très fatiguant. Entouré de cette marmaille difficile de prendre des photos de la ville. Pourtant le décort est très beau. La ville étant encaissée dans une profonde vallée étroite. Il y a réguliérement d'énorme blocs qui roulent sur les pentes abruptes de par et d'autre de cette petite vallée encaissée. C'est beau mais parfois cela doit-être dangereux... Surtout qu'il y a moins d'un mois il y avait des inondations par ici. Heureusement que nous avons pris notre temps à Dogubazayit... Avec l'aide des gens nous apprenons qu'il y a un parc à la sortie de la ville où nous pourrons camper en nous adressant à Firus, le gardien. En bordure de ville, la nuit tombe et toujours pas de parc, il est à 3 km plus loin. C'est à la nuit tombée que nous arrivons. Ouf, il était temps. Le dénommé Firus est bien là et accepte que nous posions la tente dans son parc pour 2 dollars. Ok, nous n'allons pas discuter le prix à cette heure. Rapidement deux voitures s'arrêtent. Les deux chauffeurs viennent s'infomrer sur notre présence. Nous sommes tous invité à prendre le thé dans la petite maison du gardien. L'un des deux hommes est allé nous chercher à manger. Des "Keufté". De la viande grillée avec du pain, du riz et des oignons crus. Quel bel accueille après une première journée pas évidente du tout. Merci!

Le 26 septembre nous reprenons la route. C'est "cuma", le jour de congé de la semaine, qui a aussi sept jours, mais ce jour férié tombe le vendredi. Du coup il y a plein de famille qui s'arrêtent pour nous prendre au photos et nous offrir au passage des friandises et fruits, prit pour leur pique-nique hebdomadaire. Nous longeons des jardins. A midi nous sommes invité par une famille travaillant au champs à prendre le thé avec eux. Nous nous remettons en route et continuons à suivre la grande route. En fin de journée, passant devant un poste de police, nous porfitons de demander si nous pouvons poser notre tente à côté.
Pas de problème. Nous sympatisons et ils viennent même me chercher plus tard pour une partie de foot.

Le lendemain, le 27 septembre, nous arrivons en fin de journée dans un petit village, Makrqan Lar Köy où nous pensons passer la nuit. Le début du village, avec plusieurs maison abandonnée et en démolition insipir peu d'hospitalité. Nous nous arrêtons un peu plus loin à l'épicerie du coin où le vieux vendeur nous a fait signe de venir. Là, rapidement une foule s'aglutine. Mais lorsqu'il s'agit de nous aider, rapidement elle se disperse... Un chauffeur de camion, Kasim, nous offre finalement l'hospitalité. Il nous fait entrer dans une grande cours intérieure. La nous sympatisons avec la famille, douche et repas tous ensemble. Comme en Turquie. Il nous font dormir dans la maison d'à côté qui vient d'être construite pour le grand fils. Elle est déjà aménagée avec tous les ustenciles nécéssaire à la vie quotidienne, encore emballés dans leur carton.
Nous avons eut de la chance, car il a plus toute la journée. C'est Willie, sous son abri de fortune qui n'a pas été aussi bien loti que nous et qui fait un peu la gueule au matin. Il faut dire qu'ici, comme en Turquie, même pire, il ne carresse pas les chiens. Pour les iranien un chien est sale par défaut. Juste bon à monter la garde. Et pour cela, il vaut mieux ne pas trop bien le traiter. Histoire qu'il ne soit pas trop familier avec les hommes.


Le 28 septembre, nous reprenons au matin notre route. Nous suivons une piste à côté de la grande route. Vue sur de belles montagnes colorées.
En faite nous marchons sur une conduite de pétrole ou de gaz, entérée sous nos pieds. Ca nous permet d'éviter le tumulte et les gaz du traffic.

OOOKKKK

 


Le soir nous aurons de la chance. Heureusement, car le temps est incertain. Arrivé à l'orée de la ville, Kereziadin, le soir est entrain de tombé. Où dormir, telle est la grande question... Soudain, passant devant une fabrique, une voiture s'arrête. Les deux occupant, Jusef et Mohamed, en descendent et nous proposent l'hospitalité à leur fabrique de catelle. L'homme s'occupant de la sécurité du lieu tue les quatres poules, et les cuira sur le feu de bois. La femme et les enfants du propriétaire viendront se joindre à nous pour le souper. Quel accueil très spontanné! En plus, ayant appris le vol de notre chargeur solaire à la douane, ils vont exprès acheter pour nous un chargeur et des accus-batteries. Que demander de plus...

Le lendemain, nous sommes mis en garde de ne pas nous arrêter devant un petit village qui a pourtant l'air très pittoresque. Il y a des problème de drogues et les gens sont peu recommandable.
A notre passage une foule d'enfant nous cours après, certain réclamant de l'argent... Heureusement, nous passons sans encombre le coin.
Nous nous arrêtons tout de même plus loin pour une petite photo. Ce village a pourtant l'air si joli...

La route passe maintenant dans une valée verdoyante. En fin de journée, nous arrivons au village de Merkan où nous camperons en bordure de route.

La vallée suivante est plus aride, mais des puits permettent l'irrigation et des cultures. Notamment des tournesols.


 

 

 

 


Ce 30 septembre nous arrivons à Evoghli où nous profitons de faire quelques achats. Mais pas simple du tout. Rapidement, comme à Maku, nous sommes entouré d'une foule d'enfant hurlant de tout côté. Le pire c'est les motos bricolée avec leur pot d'échappement vrombissant à nous casser les oreilles. Difficiles de garder son calme. Surtout que nous devons faire attention à nos animaux. Nous sommes invités de toute part à prendre le thé, dans chaque magasin. Je fini par me poser deux minutes à la boulangerie où je vais pouvoir trouver du pain tout chaud. Ils viennent d'alumer le four. Le pain cuit sur du gravier chauffer avec un brûleur. Première fois que je rencontre ce mode de cuisson. Il faux enlever les petits cailloux incrustés à sa sortie et venir avec un cornet car il est encore brûlant. Le boulanger m'offre le pain.

 

A l'extérieur je retrouve Céline entourée d'une foule, ne sachant plus où donner de la tête. Un homme nous invite à le suivre au travers de petites ruelles pour disperser la foule. Il nous invite à prendre le thé chez lui. C'est gentil, mais nous préférons continuer notre route et chercher un habri pour la nuit. Il nous invite ensuite à passer la rivière à gué, histoire de dissuader les nombreux enfants et motards à nous suivre... Bonne idée, mais la rivière est un peu trop profonde. Nous réussirons à semer nos poursuivant en arrivant à la grande route. 200m plus loin, notre bienfaiteur nous invite à prendre le thé dans un petit garage. Là nous simpatisons avec les mécaniciens du coin.

On se retrouve assis sur une petite médzanine à 50 cm du sol, un peu branlante, mais agréable avec de nombreux cousins. Ils nous invitent à passer ici la nuit. Ok, ça à l'air sûr. Pour plus de sécurité ils téléphonent à la police qui vient regarder les lieux et nous demande d'aller dans un hôtel... Notre ami nous emmène dans un restaurant un peu plus loin, chez l'ami d'un ami. Nous laissons nos ânes brouter à l'arrière de l'établissement et nous pouvons dormir dans la chambre de prière. Le restaurateur nous offre le repas. Que d'accueil par ici! Nous y dormirons paisiblement.

 

 

Le lendemain nous prenons la direction de Tabriz à la sortie de la ville. Le temps est pluvieux et à l'orage même. Nous nous habriterons le temps que la tempête aie battre son plein plus loin...

 

Il a même neigé sur les sommets. Dans moins de deux mois, c'est l'hiver par ici, avec son lot de neige et ses grands froids. Il nous faut rejoindre Esfahan avant cette période. Là bas, et plus au sud, bien que les nuits seront qu'en même glaciale, il fera bon la journée, et pas de neige.

 

 

 


 


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