Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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13/10/2008 - Iran 2

Iran : épisode 2


 

 

Ce 1er octobre qui a vu les premières giboulées de neige sur les hauts sommets des chaines de montagnes nous entourant, nous arrivons en fin de journée au village de Gaplong. A l'orée du village, plusieurs ânes en liverté poussent leur braiement à la vue de notre caravane. Un peu plus loin, des femmes nous proposent le thé. Nous ne refusons pas, espérant peut-être pouvoir aussi y trouver un abri pour la nuit. Rapidement une nappe-couverture est dressée parterre, le thé arrive sur un plateau, ainsi que du pain et du fromage du village. Les hommes arrivent et nous conversons, tant bien que mal, en turque. Ici, dans le nord-ouest de l'Iran, ancien territoire d'Azerbajan, les gens parlent l'azeri. Très proche du turc, mais plus chanté. D'ailleurs, plus nous allons à l'est et plus les paroles semblent chantée... Qu'est ce que ça va être en Chine...

Nous arrivons tout de même à nous comprendre, malgré les quelques différence entre turc et azery. Surtout au niveau de la prononciation. Nous pouvons ainsi converser avec les "iraniens" jusqu'a Zanjan. A partir de là, il n'y aura que du farsi.

Nous sommes invités à passé la nuit chez une famille. Merci. Nos ânes sont rentrés dans une écurie. Histoire qu'il n'y ait pas de grabuge avec les autres ânes du coin. 


 


Nous continuons, dans une nouvelle grande plaine, qui gentilement devient de plus en plus verte. Tant mieux, car le dernier grand plateau traverser était très désertique et nos ânes ont été à la diète. Le problème du fourrage pour nos ânes commence à se poser. Les régions que nous allons traverser allant devenir de plus en plus aride. Et pour ce qui est de l'eau, de même.
Nous nous arrêtons à l'air de repos de Koshksaray, juste avant la ville. La se trouve une station service ouverte toute la nuit, une locanta (resto) et un magasin.
Nous posons la tente en retrait de la route, sur le béton.
Le soir, nous pensions manger une soupe à la locanta, mais en allant "visiter" les lieux je découvre des cuisines pas très propre et le personnelle remassant une pille de pique pour brochette tombée à terre. Ok, je crois que nous allons pique-niquer ce soir... D'ailleurs, une demi heure plus tard, l'établissement a fermé. 
 

A Koshsaray, nous voulons acheter quelques tomates. On se retrouve avec un énorme sac rempli de ces légumes rouges en cadeau après avoir échangé quelques propos sur notre voyage devant une foule de maréchers intrégués.

Plus loin, c'est au tour des camioneurs de nous recevoir. Hussein nous invite dans son office à prendre le thé et va nous chercher des "köfte" à la locanta d'à côté.

Céline est un peu dépitée, car comme il est de coutume par ici, les hommes ne lui adresse que très peu la parole et elle se sent un peu délaissée... Elle peut néanamoins se consolé en se régalant de ses brochettes de poulet grillé et de son riz.

Par ici les maisons sont construites en petites briques. Une armature de grosses poutrelles métaliques soutenant l'édifice. Même les sols sont souvent quadrillés de poutrelles et comblés de briques, ainsi que les escaliers. Ca donne un petit air de far-ouest.
Dans les grandes villes, ils commencent à remplacer les poutres métaliques par du béton armé. Comme en Turquie. 

Ayant plus d'eau, il y a plein de potager et plantage par ici. Plantations de légumes et vergers.
D'ailleurs il y a des odeurs de pommes...
Un peu plus loin nous découvrons une fabrique de jus de fruit. Notre nez ne nous avait pas trompé.

Une fil de camion plein de tomate attend devant l'entrée. Ils font également des conserves à la fabrique.

Sur la route un "ami" taximan nous apporte quelques victuailles. Le jour d'avant, il s'était déjà arrêté et avait été nous chercher du pain. Cette fois il est accompagné de sa famille.


xxxxxxxxxx10En fin de journée nous recevons l'hopsitalité dans un garage sur les bord de la route, un peu avant Marand.

Le lendemain, le 4 octobre, nous entrons dans Marand. A l'entrée de la ville Willie est agressé par trois molosses sorti d'une porte de cours ouverte pour laisser passer un camion. Pas de bol... On se defend comme on peu, mais Céline a de la peine a lancer des cailloux pour les éloigner les gens se mettant devant et moi je me vois cinturé par le propriétaire des "dogs" qui veut m'empécher des les bastonner.

Pas évident. Finalement les molosses quittent la place. Plus de peur que de mal semble t'il. Mais après une centaine de mètre on découvre quelques plaies sur Willie. Il nous faut malheureusement voire un vétérinaire et stopper notre avancée. Nous qui voulions rapidement traverser la ville, c'est rater.
Heureusement Amir passe par là avec sa grosse voiture. Il nous demande si on a besoin d'aide. Céline le prend au mot. Rapidement nos ânes et affaires sont déposés chez lui, 200m plus loin, et ils nous emmène chez un vétérinaire. Willie est mit à terre et soigné. Trois points de sutures cette fois-ci. Et un sprais antibactérien local. 

La famille d'Amir nous offre une collation et l'hospitalité pour la nuit. Plusieurs convives se joindront à nous, venant en avance pour le mariage qui aura lieu demain. 500 personnes sont invitées. 

Ce soir là, comme pour nous consôler, nous avons droit à un vrai festin... Par ici nous mangeons toujours parterre comme en Turquie. Mais ce n'est plus un drap, mais une nappe qui est dressée. Et suivant le nombres de convives, et la taille de la pièce, la "tablée" peu être très grande.
Marand
Malheureusement, ayant trop mangé ou ayant mal supporté certain mets, nous sommes malades le lendemain. Et nos amis, ayant déjà beaucoup à faire avec leur mariage ne peuvent s'occuper de nous. Il nous donne l'adresse d'un hôtel sur notre route où nous pourrons peut-être camper dans le jardin.
Nous reprenons notre route, tant bien que mal, Céline étant très épuisée. Nous gagnons les abords de l'hôtel, et en montant la rampe d'accès, Teymur vient nous chercher en moto et nous offre l'hospitalité à son restaurant en face. Il nous dit que les nuits à l'hôtel coûtent 30$ par personnes. Ok, ça fini par nous dissuader.
Au resto nous faisons la connaissance de son frère Issa. Tout deux étaient chauffeur poid-lourd et se sont recycler dans la restauration. Il viennent d'ouvrir il y a 6 mois. Nous campons dans leur énorme jardin à l'arrière du restaurant. Et c'est un vrai paradis pour les ânes. Plein d'herbes fraiches. Eux qui étaient à la diète depuis quelques temps ils ont repris des forces durant nos trois jours de pause en cet endroit.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxx14Le 2ème soir, nous faisons la connaissance de Parvis, un coach dans le cyclisme. Il nous arrange un interview TV avec la télé de Tabriz. Il m'invite sur sa moto pour m'amener sur internet en ville.

Il en profite pour me faire visiter la cité et quelques amis. Un peu farfelu mais super sympa. Céline avait l'impression d'être dans un cartoon en nous voyant tout deux sur la moto... xxxxxxxxxxxxxxxx15

Le 8 octobre nous reprenons notre route en direction de Tabriz. xxxxxxxxxxx16

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