Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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18/10/2008 - Iran 3

Iran : 3ème épisode


Ce 8 octobre nous reprenons notre route pour Tabriz. Il n'y a qu'une route, l'autoroute. Du moins une grande route trop dangereuse pour nos animaux. Nous cherchons une autre voie d'accès et trouvons une piste "pipe-line". Nous traversons de nombreux vergers. Surtout des pommiers. Chaque personnes que l'on croisent tient absolument à nous offrir de ses pommes. Je dis absolument car certains, devant notre refus ayant déjà plein de ces fruits et nos ânes étant déjà bien chargé, viennent nous chercher avec leur voiture et tiennent absolument à nous mettre un tas de pommes dans les mains. Ok, on ne peut refuser devant tant d'insistance. C'est Skadar qui tire la gueule, mais qui se "dérédit" lorsqu'il en goûte une. Elle sont super bonne. Crocante et très goutûe. Jamais manger d'aussi bonnes... Surtout les jaunes qui sont d'habitude farineuse chez nous.

 

En fin de journée nous joignons la plaine de Tabriz. La nuit tombe et nous ne savons où dormir. Et nous sommes en périphérie de Sofian. Nous allons demander si nous pouvons poser la tente à côté d'une fabrique. Par ici, il y a pratiquement toujours quelqu'un qui dort sur place dans les lieus de travail, en bordure de ville. Nous arrivons devant le bâtiment, mais ce que nous prenions pour une fabrique est en fait un bâtiment universitaire. Une université privée de HEC. Après plusieurs téléphones et la visite de la police pour contrôler nos passeport et notre sécurité, nous nous mettons enfin d'accord sur une place en face de l'université où nous pouvons poser notre tente et placer nos ânes.
Au début on nous avait dit que nous pouvions dormir dans leur salle de prière et mettre nos âne dans l'enceinte. Puis, ne voulant pas nous dire ouvertement que cette solution n'était plus possible, on nous a indiqué un autre lieu, mais un peu trop "glauque" (en bordure de route et peu éclairé). Tous cela a pris beaucoup de temps. En Iran on ne vous dira pas ouvretement lorsqu'il y a un problème ou que quelque chose dérange. On vous aménera à une autre solution sans vous dire le pourquoi. En tous cas, lorsque nous avons tous été en accord sur le lieu où nous pouvions camper, les choses ont été très vite.

 

Au matin nous reprenons notre route pour Tabriz. Nous traversons une grande plaine en suivant toujours une voie de gaz. Il fait chaud et pas un arbre à l'horizon. La plaine est très aride, bien qu'il y ait quelques champs irrigué en pompant dans la nappe fréatique. Nous joignons les abords de cette grande ville de plus de 1,6 millions d'habitants, la nuit tombante, dans la zone industrielle. Nous nous arrêtons au bord du périphérique.

Cherchant où dormir. Là, spontanément une voiture s'arrête. C'est Ali qui nous vient en aide. Il nous indique deux parcs où nous pouvons camper. Devant notre insistance à savoir si ces endroits sont sûr pour la nuit, il nous propose l'hospitalité. Nous ne refusons pas. Il nous emmène à sa fabrique, à 500m. Personne n'étant présent durant la nuit, il nous amène ensuite à un autre endroit. Bien que sa première solution nous aurait bien convenu. Nous arrivons dans une zone où il y a quelques odeur nauséabonde et n'ayant pas l'air très fréquentable de nuit... On se demande où il nous emmène. Tout d'un coup une porte s'ouvre et il nous fait signe d'entrer...

Nous entrons dans une cours parsemée de galets, avec plein de tapis suspendu de-ci de-là au son d'une musique orientale. Nous avons l'impression de nous retrouver en plein dans un caravane sérail...

Aslan arrive et accepte de nous offrir l'hospitalité pour deux jours. Rapidement nous déchargeons nos ânes, et sommes invités à prendre le thé. Nous sommes dans une "fabrique" de nettoyage de tapis. Le cadre est presque enchanteur et l'endroit, du coup, très propre.

Aslan et ses fils travail à y nettoyer les tapis. Pour cela il ont à disposition toute une série de machine. Il nettoyent les tapis avec une machine à coup de grande eau et de savon. Puis il les essort dans un gand tambour à axe vertical.

Ils étalent les tapis et les clouent sur des parquets bien droit au cordeau. Puis les aspergent d'eau et les laissent sécher. Afin que la trame du tapis s'harmonise et se réaligne.

Une sorte d'aspirateur et des grattes tapis pour dépoussiérer.

Au brûleur pour enlever parfois les petits fils qui dépassent.

Une grande machine à dépoussiérer.

Au matin Ali vient nous chercher et nous emmène au Bazard en compagnie de sa femme. Nous profitons d'acheter des saveurs du coin. Entre autres, des petits citrons séchés aromatisant le thé et des baies rouges que les iraniens mettent dans leur fameux riz. Il nous fait visiter les jardins fleurit en bordure de ville et un ancien pont.

Le soir, nous soupons avec Aslan, son fils Sasan et sa femme qu'il a amenèe pour l'occasion. Il fume ensuite le "narguilé" ou plutôt le "galien" comme il s'appelle par ici. Un peu plus tard, le propriétaire des lieux, Moshein, débarque en compagnie de sa femme et de ses deux enfants avec Ekber, un de ses amis parlant anglais. Ils viennent faire connaissancent avec nous. Son ami nous propose d'aller prendre une douche chez eux le lendemain matin.

 

Au matin, Moshein vient nous chercher et nous emmène chez sont ami. Là nous prenons un bon déjeuner, une bonne douche, et faisons la connaissance de Choukoufet, la nièce de Chaïn, la femme d'Ekber. Une fille super sympa parlant très bien l'anglais et l'allemand. Elle nous accompagne à la poste et nous aide à envoyer un coli en Suisse. A Marand ce n'était pas possible. Pour les envois vers l'étranger, on ne peut le faire que depuis la poste de la ville principale de chaque province. Il y en a trente ici en Iran.

Puis elle nous fais la visite du Bazard, le marcher couvers.

Nous profitons d'acheter du pain frais. Ouf, nous pouvons en prendre quelques uns. C'est les cinq derniers. Les autres ont déjà été réservés. Il y a trois boulangers. L'un prépare les boules de pâtes, un autre les étales et un troisième les mets cuire dans le four à bois. Chaque client, à tour de rôle, ramasse les galettes de pains chaudes, les plies et les mets dans son sac. Il vaut mieux en avoir un, car le pain est encore très chaud.

Le soir nous soupons chez Moshein. Ce soir là, comme chaque semaine, Ekber, Moshein et Sadjad se réunissent pour leur leçon hebdomadaire d'histoire. A cette occasion nous faisons la connaissance de Sadjad. Il est historien et se propose de nous faire une visite historique de Tabriz.

Nous ne refusons pas.

Tabriz, vue depuis l'office du tourisme

A l'office du tourisme Nasser vous donnera de bon tuyau sur l'Iran, n'hésiter pas à y passer. Il parle très bien le français et l'anglais.

Il pourra vous aider concernant des questions de visas, moyen de transport ou autres...

Visite historique de la ville. Nous commençons par "l'Arche", un reste d'une muraille très impressionnante construite lors de la domination mongole de la région. Le tout construit en petite brique d'une hautreur de 30m. La porte principale de cette muraille faisait, à l'époque, 30m de large. Histoire de faire place à la cavallerie du "Grand Mongole"...

Puis visite d'anciennes maisons datant de 200 ans, style victorien, habritant, de nos jours, l'université d'architecture.

 


Pour voire la suite de notre visite de Tabriz, cliquez sur ce lien!


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