Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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28/10/2008 - Iran 4

Iran : 4ème épisode


Visite de la mosquée bleu, construite en 1465, détruite en 1779 lors d'un tremblement de terre et reconstruite depuis. Elle est fameuse pour ses mosaïques bleues, en ayant été recouverte intérieurement et extérieurement selon un procédé ingénieux et perdu depuis.

Visite d'un cimetière datant de l'âge du fer. Comportant une quarantaine de tombe avec poteries et autres...

Dans la vielle ville de Tabriz, et comme dans toute la ville auparavant, les ruelles sont étroites. Histoire qu'un assaillant sur son cheval ne puisse se retourver aisément avec sa monture.

 

Le lendemain, visite d'un marcher au puce avec Choukoufet. Nous y trouvons de bonne polaire pour 1 dollard, histoire de se fournire en habit chaud avant l'hiver.

On peut manger de la betterave cuite remplaçant nos marrons chauds ou "croquignoles"...

Le lendemain, 16 octobre 2008, nous avons repris notre route escorter par Aslan nous montrant le chemin pour s'engager dans la ville et la traverser. Pas évident. Tous les 100m des voitures s'arrêtent, nous bloquent le passage pour nous prendre en photos. Et chemin faisant, suite à des travaux nous nous sommes engagé dans des petites ruelles et avons fini par nous retrouvé, comme par enchantement et tout étonné, dans le grand bazard couvert de Tabriz....

C'est la cohue. Une foule en liesse veut nous prendre en photo. Ca doit faire plusieurs années qu'un âne n'a pas foulé de ses sabots les sols de ce grand Bazard. A l'époque, il y a plusieurs centaines d'années, c'était un des plus grand bazard au monde... On a réussi à lui redonné une dimension hors du commun le temps d'y passer. Deux policiers sont rapidement arrivés pour nous indiquer la sortie la plus proche... histoire qu'il n'y aie pas émeute!

La traversée de la ville va nous prendre toute la journée. Tous les 200m nous sommes arrêté par des iraniens qui veulent prendre une photo... En passant devant l'université, Tohrid et Kesab se joignent à nous et se proposent de nous guider jusqu'au parc d'El golü. Où nous allons passer la nuit.

Notre tente posée, nous faisons la connaissance de Noosheen. Elle vient avec sa famille souper en notre compagnie. Une couverture posée à même l'herbe. Nous aurons même droit à deux repas ce soir là. Mahnaz, une universitaire, nous apportera à souper avec ses parents.

Le lendemain, ce sont des habitants du coin qui viennent déjeuner en notre compagnie. Que d'hospitalité, même dans un parc. Notre appareil photo étant tombé en panne, Céline part à la ville avec Noosheen pour le réparer. Ce qui est fait pour la modique somme de 7 rumeni ou 70 000 Rials ( ce qui équivaut environ a 7 US$). Et puis, Bye, bye Tabriz! Nous partons, heureux de t'avoir connue! Un gars rencontré au parc, nous guide sur les hauteurs de la ville et nous indique le chemin à suivre.

Ce 18 octobre donc, nous longeons une route pas mal fréquentée. Les klaxons des bus criards au possible nous font sursauter et heureusement que nos ânes n'ont pas les oreilles aussi sensibles que longues. Derrière nous, la pluie menace. Fort heureusement, on avance bien. Une automobiliste, Katra, parlant anglais et nous ayant croisé par 3 foix sur la route, s'arrête et nous invite chez elle, à Basmenj. Pourquoi pas! On continue et arrivé à Basmenj, on se fait rincer. On s'abrite sous un pont et des gars d'une entreprise voisine viennent nous chercher. On a juste le temps de s'abriter que la pluie cesse, et nous de repartir les bras chergés de tous les cadeaux qu'ils nous ont donné, généreux! On essaie d'appeler Katra mais , il nous manque un chiffre....Elle nous rapelle enfin et vient à notre rencontre. Elle a la saugrenue idée de faire avancer les ânes en le tirants depuis la voiture....Elle insiste tant que nous la laissons essayer. Elle roule trop vite et , fini par comprendre qu'à pied, c'est le pied! Je monte dans sa voiture avec une partie du bagage et la brave Mathias continue.

On se retrouve chez elle avec un de ces amis qu'elle apelle, Pepe. C'est un jeune homme au drôle de métier d'inseminateur de vaches. Mais aussi vétérinaire! Il paraît que le sperme des taureaux suisses est de très bonne qualité et vaut cher! Ben, on en apprend tous les jours et vive la Suisse! On se met à l'aise et mangeons les kebaps a vec une salade qu'on a été chercher au resto du coin. Plus précisément, des "chelo kabab" ou brochettes d'agneau accompagnées de riz cuit à la vapeur. On se régale et passons une soirée sympatique. Demain, Katra nous dit qu'il pleuvra et nous invite à rester pour nous reposer. Nous restons avec plaisir et l'aidons dans son travail qui consiste à s'occuper des chiens érrants du coin. Une Brigitte Bardot iraninne. Elle nous parle de son pays qu'elle a quitté pendant 8 années pour vivre à Londres, elle ne sait toujours pas pourquoi elle est revenue...Ici nous dit-elle les gens sont très menteurs et hypocrites. Ce que nous avons du mal à croire, et essayons d'expliquer par une grande différence culturelle. Mais qui après plus de trois mois passé dans le pays, se révélera malheureusement pas tout faux...

Après finalement 3 jours passées à Basmanj et une matinée passée au poste de police pour contrôle, nous partons (21 octobre). Heureux d'être à nouveaux libres! Vivement Esfahan! Katra nous propose de m'ammener plus tard en voiture avec les bagages et le Wil, ok. Mais on tarde à partir et je me fais du soucis pour Mathias, seul on the road. Après l'avoir cherché longuement, nous trouvons enfin la troupe pres d-un lac...

Mangeons ensemble le repas qu'a prépare notre hôte et reprenons la route. Elle aimerait que je rentre avec elle pour aller chercher ses deux chiwouaouas. Mais je m'étais bien fait à l'idée de marcher avec la troupe.

Elle décide de nous aider à trouver un endroit ou dormir, mais son "aide" ne nous aide pas trop et nous devons nous résoudre à camper près d'habitations. Il fait frais et les gens ne sont pas très acceuillants, ils finissent par nous tolérer puis , moins méfiants, nous apportent du fromage, du yogourt et du pain. Notre "voisine d'un soir" nous ammène même une lampe à huile. Un autre du trèfle pour nos ânes. 


Le lendemain, nous partons en direction de Bostan-Abad. Nous suivons un pipe-line, comme la plupart du temps... Histoire de s'éloigner un peu de la route et de son traffic bruyant et surtout puant! Excusez pour l'expression.

Le pipe-line passe parfois en plein milieu de village, le coupant en deux, comme la route. C'est ainsi que nous traversons un petit village spécialisé, visiblement, dans le bois et la fabrication de cageottes pour paqueter les fruits ou autre.  Les artisans de même confection semble être regroupés. Ici, c'est tout le village qui travail le bois. Dans les villes, les groupes d'artisans, c'est par quartier. 

 
 

Nous arrivons au abords de Bostan Abad. Nous longeons la ville par le bas, au travers d'étonnants beaux pâturages nous rappelant notre belle Suisse verte.

Mais cette ville ne nous inspire pas pour y passer la nuit. Nous décidons de continuer notre route.

Un peu plus loin, un petit village fait son apparition. Là nous n'avons pas le choix, le soir arrive, nous devons y trouver un endroit pour passer la nuit.

Nous trouvons un terrain vague, éclairer, au milieu du village qui nous convient bien. Mais quelques voisins ne semblent pas du même avis et nous renvoie, guidé par des enfants vers le bakal du coin. Là on nous propose de poser la tente à côté de la route. Ca semble pas génial du tout. Pendant que j'essaie de trouver une autre solution, Céline prend les devant et repart, direct, vers l'endroit que nous avions trouvé. Là, suivit des enfants, il n'y a plus personne pour s'opposer à ce que nous campions sur cette place. Nous montons le camp pendant que plusieurs groupe de personnes, à tour de rôle, viennent nous observer.

Puis on nous propose d'aller dormir dans une maison en construiction. Mais il n'y a pas d'éclairage. Ensuite un autre voisin, qui nous a apporté son réchaud à gaz, nous conseil de nous déplacer dans une ruelle, juste devant sa maison. Il y a un bon éclairage, et surtout il n'y a pas de loups à cet endroit... Ben voyons, comme si des loups allaient venir dans le village. Nous sentons bien que nous dérangeons quelqu'un en restant là. Nous tenons bon et finalement ils lâchent prise et nous laisserons dormir en paix.



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