Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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23/12/2008 - Hiver en Grece.
Hiver en Grèce
Voilà, vous l'aurez compris, nous nous sommes sédentarisé pour l'hiver....
 
Lundi, le 2 décembre 2007
Et ben, déjà quatre semaines, bientôt un mois, que nous ne vous avons pas donné de nouvelles...
Nous sommes toujours chez notre logeur Nikos. Chaque jours nous nous sommes installés un peu plus. Et la question de repartir s'est de moins en moins posée. Pour finalement disparaître. Elle hiberne et refera surface avec le chaud... Non, nous allons rester ici en Grèce jusqu'en février. Plus précisément à Hortokopy, un petit village juste avant Elefteroupoly. Une ville de 5000 habitants. Nous repartirons pour la Turquie en fin d'hiver.  

Là, notre lecteur se dit "Zut, la première saison du feuilleton se termine et nous allons devoir attendre février pour la suite!"

Oui, c'est juste. L'aventure du jour le jour, notre vie de nomade se sédentarise. Mais rassurez-vous, ce n'est pas pour autant que nous n'avons rien à vous raconter... Nous allons tâcher d'entretenir votre curiosité jusqu'à notre redépart, "on the road again!" Pour que vous ne manquiez pas la suite de nos aventures...

Que dire donc...

 

La chambre où l'on vit, à notre arrivée... 

A notre question de savoir si c'est un choix salutaire ou la crise des six mois que de rester ici en Grèce pour l'hiver, je répondrai que durant plus d'une semaine il a plu tous les jours. Et ici, lorsqu'il pleut, il pleut des trombes toute la journée.
Nous vivons dans une maison non chauffée. Le soir nous alumons un petit poelle que nous avons aménagé pour notre séjour. Les température sont en moyenne plus clémentes d'au moins 5° voir 8° qu'en Suisse. Mais après avoir passé toute une journée au froid et à l'humidité surtout, nous sommes bien content de pouvoir nous réchauffer.  Et quel bien cela fait de prendre une douche chaude. Nikos a aménagé un chauffe eau à bois.  

Nous aurions pu suporter le froid, mais cela nous aurait coûté beaucoup d'énergie. Et ce voyage n'est pas une épreuve sportive à la Mike Horn! 

Et un peu de confort ne fait pas de mal....

 

 

Notre chambre une fois rangée... 

En s'arrêtant dans une même région nous découvrons plus en profondeur les us et coutumes de ses habitants. C'est très intéressant et surtout pour moi qui découvre la patrie de mon grand-père Angelo.  
 

Samedi 22 dècembre

S'il y a bien une chose que les grecques font bien, c'est le yaourt. Enfant je n'aimais pas le yaourt nature. C'est lors d'un voyage en Grèce avec mes parents pour venir visiter la famille que je suis tombé en extase en mangeant leur délicieux yaourt avec du miel...

Aujourd'hui Nikos nous a amené du lait frais qu'il a trouvé au monastère sur les hauteurs. Encore plus haut que l'ancien village d'Hortokopy dans la montagne. Céline en a profité pour nous faire du yaourt maison. Mmmh... nous nous sommes régalés. Depuis, nous avons régluièrement des pots de yaourt frais au frigo, tellement c'est bon! Et si facile à faire...si ça vous tente...un petit clic ici ( à venir) 
               
          
 
 
 

Mercredi 26 décembre

Ici pour Noël on tue le cochon. Ben oui, pour faire la fête il faut faire bonne pitence. Dans l'antiquité c'était la fête de Dionysoss. Le jour le plus court de l'année, lors du solstice d'hiver, de nombreux peuple fêtaient le retour de la lumière, des jours plus long, du printemps, de la sève montante, de la renaissance de la Nature,... Puis les Chrétiens ont repris à leur compte cette fête. Enfin, après cette interlude historique, revenons à nos cochons...

 

Comme Nikos n'a pas de cochon, nous avons tué les poules lundi. Céline et moi qui n'avions jamais tué d'animaux. Bien que nous avons toujours mangé de la viande. Nous étions au début de l'abattage quelque peu déconcertés... Voyant Nikos brandir sa hache, l'abaisser violemment sur le cou de la poule. Le sang giclant partout. Eclaboussant la neige au alentour. Nous avons rapidement installé un sceau pour récolter tout ce sang... Ensuite l'animal est trempé dans une casserole d'eau bouillante avant de le déplumer. 

 
 

Voilà, fini l'hypocrisie, nous avons pris notre courage à deux mains et avons participé à cette "Saint Bartélémy" de Noël. C'était pas triste. Surtout que l'animal gigotte beaucoup après le coup de hache. Et je peux vous certifier que l'histoire de la poule décapitée courant partout est véridique...

Le hic, c'est que Nikos a oublié de nous dire de les vider avant de partir. Et c'est le soir, après notre repas de veillée de Noël que nous sommes sortis en pleine nuit pour les vider de leur entrailles. Nous étions entourés des chats et chiens, tout excités par les odeurs. En tout cas, nous allons nous souvenir encore longtemps de notre veillée de Noël ici en Grèce...


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Vendredi 28 décembre 2007
Voici plus d'un mois et demi que nous avons pose notre ancre chez Nikos. J'en profite pour souhaiter a tous nos amis, famille, connaissances et lecteurs une future bonne année et j'espère que vous avez passé de bonnes fêtes de noël!
S'étant sédantarisé, nous avons remplacé la marche par le travail aux alentours de la maison de Nikos. Bien qu'il  n'attende rien de nous, et nous offre gracieusement l'hospitalité, il s'est instauré au fil des jours une sorte de contrat tacite. Il nous loge, électricité, eau, bois de chauffage, ligne téléphonique, compris. Ainsi qu'une bonne part de la nourriture. Il nous a même mit à disposition son ordinateur portable avec fax et imprimante. En échange nous l'aidons dans ses affaires et dans le rangement de sa maison. Le travail ne manque pas et est très varié. Nikios est tellement bordélique, passé moi l'expression, que c'est une vraie brocante par ici...
Jeudi le 3 janvier 2008
Après bientôt deux mois passés, les chats et chiens ont fait copain copain...   
 

Nous avons fêté dignement le nouvel ans. Premier repas chez la tante de Nikos. Délicieux... Nous n'avons même pas entamé tous les plats tellement il y avait à manger! Après une petite sieste digestive, deuxième repas chez Petros, un ami. Nous avons fêté les 24 coups de l'horloge à coup de Tsipouro et de Krassi. Sur le coup des 3h du matin, visite au Santouri, le restaurant de Michel. Après le calme relatif des deux repas, nous avons eut de la musique plein les oreilles. Les gens se sont même mit à danser sur les tables. Par contre la danse sur les assiettes cassées après le repas a disparu.

Dans le temps tous étaient armés et les coups de feu embrasaient les danses. Par la suite ils ont remplacé les détonations par les assiettes cassées... Mais comme il y a eut trop d'accident, quelques malchanceux se sont même vu égorgés...,du coup cette tradition a été  interdite. Certains ont essayé de remplacer ce bruit éguayant les fêtes par des éclatements de ballon. Mais l'aspect ludique, voire dramatique parfois ayant disparu, cela ne s'est par répandu. Dommage, j'aimais bien les assiettes cassées. Ca évitait de faire la vaisselle! Y a plus qu'à la télé qu'on voit ça...

En parlant de télé.... Ici en Grèce, la TV est constamment allumée. Même durant les repas. C'est tout juste s'il n'ont pas une TV dans la salle de bain. Les gens l'utilise comme une radio. Malheureusement, les programmes ne sont pas plus intéressant que chez nous.

Je sais pas si vous avez vu "Le chameau qui pleure". D'après ce film, la TV a même colonisé les yourts isolées dans les steppes de Mongolie. Nous avons beau être parti de Suisse, l'écran abrutissant ne va pas nous lâcher... Nikos a d'ailleurs trois TV chez lui. Mais pour notre plus grand bonheur, aucune n'est installée. Ouf!

  Vendredi 4 janvier 2008

Mort de rireTous nos voeux pour l'année 2008 à vous nos chères lectrices et chers lecteurs!

Céline est partie avec Nikos et Irina en Bulgarie à la recherche d'animaux. Il paraît qu'il y a un marché des animaux le vendredi... Céline veux prospecter pour un éventuel deuxième âne ou une mûle (quoiqu'il paraît qu'elles ne sont pas très docile...). Ainsi nous pourrons mettre tout notre bardas sur le dos des deux animaux, abandonner la charette et espèrer augmenter de 10 km nos 20 km journalier avec Skadar. En Turquie les villages seront plus distant suivant les régions. Et les points d'eau aussi... 

 
 

Quant à Nikos et Irina ils veulent se procurer des poules et lapins. Pour faire bonne pitance d'oeuf et de viande "économico-bio".

Ils pensaient rentrer pour 15h, mais sont arrivés vers 20h. Et sans animaux... Ils ont été mal renseignés. Le marché aux animaux a lieu le lundi. Donc rebelotte dans deux jours. Pour le retard, c'est Irina qui a profité d'être là bas pour faire des emplettes à meilleur prix.

Elle a carrèment dévalisé les magasins et le marché dans les rues... 

 
 
   

Les fameuses Babouchka (les femmes musulman en Bulgarie) avec leurs habits très colorés. 
Il y a beaucoup  de neige sur les cols et la ville là-bas est toute recouvèrte d'un beau manteau neigeux. La tempèrature est de -20°.

Ci-contre le marché aux animaux, fermé ce jour. Il y a juste une vache qui cherche tant bien que mal à broutter... Bon courage! 

Lundi 7 janvier

Vu le trop plein de neige, Nikos pense y retourner la semaine prochaine. Il espère que la quinzaine de jours chaud, comme il y a chaque année par ici en plein milieu d'hiver, va bientôt arriver. Et ferra fondre toute cette neige. 

 
 

 

 

Nikos vend de l'anis. Il va le chercher en Turquie directement chez les petits producteurs. Ayant des origines dans ce pays, ses parents faisant partie des grecs ayant vécu dans la région de Pontos sur les bord de la mer Noire, il a des facilité pour importer cet épice en Grèce. Ce qui lui permet d'être hors concurrence pour ce marché d'importation. De plus il est le seul petit commerçant dans la branche. Les autres filiaire pour cette épice passant par beaucoup plus de mains, leur prix sont plus élevés. Nous l'aidons régulièrement à brasser son épice par centaines de kilos, c'est facinant de sentir tout cet épice. Nous le mettons en sacs de trente Kg.

 

Je l'aide aussi à le livrer, lorsque le soir il est trop fatigué pour conduire. Entre autre dans les petites distilleries artisanale. Car pour fabriquer le Tsipouro, l'ouzo maison, il faut de l'Anis et du Mastica. Le Mastica est la résine d'un arbre provenant exclusivement de l'ile de Chiros ici en Grèce. Ce qui nous amène donc dans de petites distilleries comme celle-ci. Il y a une première distillation avec les restes de raisin ayant servit à faire le vin, puis une seconde dans laquelle est incorporé l'anis et le mastica.

Nikos ne perd ni le nord ni le     fil,... "C'est là que sort le breuvage" dit-il d'un air ...assoifé!

Jeudi 10 janvier
Ici, tout va bien! Mieux ,car j'étais (Céline) un peu malade, gripette.  Mais aujourd'hui, suis en pleine forme. La preuve, suis de sortie à la bilblio.
Je range, nettoie et essaie de nous faire un joli petit nid. Nikos est du genre très, mais alors très énormement cheni! Du coup Mathias est devenu plus ordré. Ce que je commençait à croire impossible. Mais là, à coup d'électochoque de "chenis"... Ca a du bon qu'en même!...
Nous chauffons notre pièce au bois avec un joli poelle qui bouste pas mal. Mais aujourd'hui, il fait étonnemment chaud, 12 degrès!!! Je sais plus comment ca s'apelle, mais c'est une période de quinze  jours environ  où les températures sont plus clémentes. Une petite trêve  au coeur de l'hiver! 

Notre âne va bien, il semble s'ennuyer  un peu parfois. Mais, on va bientôt retourner, en bulgarie pour Skadar number two. Je suis déjà allée y prospecter. Mais ce jour-là, il n'y avait pas de marché aux animaux.
Nikos projette d'acheter encore une chèvre, des poules, lapins et peut-être une meuh meuh..... A voir si tout va rentrer dans la voiture, moi, j'en doute....
C'est un pays encore pauvre, ça sent les restes de communisme a plein nez. Etonnement, malgré qu'il y ai pas mal de boulot à faire pour changer leurs conditions, ils sont déjà dans l'union européenne!
Nous avons gardé la chienne qui se nomme Loulette, car elle ressemble a un petit loup au féminin.
Elle a la bonne idée d'avoir ses chaleurs maintenant. Nous la maintenons donc un peu a l'écart des montées d'hormones de Willie. La nuit, et le jour aussi, il hurle et geint a nous casser les oreilles...  Il a tellement hurlé ces derniers jours qu'il a une extinction de voit. Pour le plus grand bonheur des voisins.

On va souvent chez Petros et Irina, nos presques voisins et amis de Nikos. Tiens, hier soir on s'est inités à la pelotte belge. Jeux de cartes qui ressemble beaucoup à notre chibre. C'était très drôle. A la fin, j' étais fatiguée et je mélangeait les règles au grand désespoir de Nikos, mon partenaire. Ce qui rendait Mathias et Petros hillares...
On apprend déjà un peu le turc avec Petros, c'est sa langue maternelle. Histoire de ne pas être trop largués dans quelques temps. Ca n'a rien a voir avec les autres langues que nous avons étudiées et rencontrées jusqu'à présent... Je lis avidemment le premier tome de Bernard Ollivier pour en savoir un peu plus sur les contrées que nous sommes sur le point de fouler. Si son optique n'est pas tout a fait celle que nous partageons, c'est encore ce qui se rapproche le plus de notre voyage.

D'ici peu nous allons faire, si tout va bien , une escapade par Istambul avec Petros et Irina. Ils y ont habités longtemps et ont encore un appartement là-bas. Comme nous ne sommes pas sûr d' y aller avec le ou les ânes (plus emcombrant qu'aute chose dans une grande ville), nous passeroins plus au sud, c' est l'occasion rêvée! Et avec un pied à terre tel que Petros, rien de mieux pour visiter et entrer dans les endroits les plus reculés de cette ville mythique.

 

Samedi 12 janvier

Hier soir tôt couchés, aujourd'hui tôt levés! Ca tombe bien, le levain est prêt, le pain va donc pouvoir être pétri de frais matin. Je me réjoui, c'est ma troisième tentative de faire du pain, du vrai, au levain. Le deuxième essais ayant porté ses fruits, je ne doute pas de pouvoir me régaler tout à l'heure... Pendant que je vous écrit, la pâte lève bien au chaud chez Irina. Le précieux ferment nous vient du même monastère que le lait. Je l'ai bichonné au chaud et bien nourris de sucre, de farine et d'eau pendant quelques jours. Hier soir,  le voyant tout joyeux , tout bulleux , me suis décidée de le mettre au travail! Le pain au levain à l'avantage de garder les précieux nutriments de la céréale ( vitamines, oligo-éléments, ..) ce qui n'est pas toujours le cas des levures chimiques, faciles d'emploi, mais... De plus le levain permet la digestion de l'acide phytique par les bactéries. Sinon il encombre nos voies d'assimilation des nutriment dans notre tube digestif. A tel point qu'il est dit qu'il vaut mieux manger du pain blanc plutôt que du complet avec les levures chimiques. Plus pratique encore, le pain se conserve plus longtemps. Moins économique peut-être pour les commerçant... On y ajoute ce que l'on veut, graines, malt,...Voilà si l'envie de tester vous prend, ne la réfrenez pas, surtout pas! Venez plutôt cliquer ici! ( pour bientôt des liens gourmands). 

 

 

Céline est si fier de son pain au levain qu'elle veut qu'on la prenne en photo avec...

 

Je me suis rensseignée, la période de chaud se nomme Alkyonides et alors, c'est le pied question températures. Ceci est dû à un phénomène météorologique  ici en Grèce centrale. Donc presque chaque année, après Noël et jusqu'à la mi-janvier, pendant une période ininterrompue, il y a un ciel bleu et clair et les températures sont printanières. Pouvant même atteindre les 20 degrés à Athènes!!! Ces jours ils a fait en moyenne 13 degrés, mais l'humidité du coin, très forte, rend le temps un poil plus froid. Personnellement, je préfère l'explication de Nikos, qui est aussi une petite histoire.

 

Donc, sur son Mont Olympe, Zeus, le roi, trône et suveille toutes les créatures du monde. Il apperçois alors  l'oiseau Alkide qui essaie d'obtenir son attention, il décrit de belles arabesques en volant et piaille bien . Ce joli volatile a la particularité d 'être le prem's de l'année à pondre ses oeufs, avant le printemps.  Ce grand honneur est  hélas fort nuisible à sa survie. C'est qu' il fait froid bon sang!!! Cet étourdi de Zeus n'y avait même pas songé... et les oeufs alors avec le gel...

Bon, reprenant ses esprits, Zeus descend de ses nuages et refléchi à une royale astuce. Puis, en bon étourdi, il retourne à ses préoccupations et oublie, cet histoire d'emplumé. La nuit, ses rêves le rapellent à ses devoirs, il rêve de désert, de grandes chaleures, et fini à poil sur son lit de plume. Au petit matin, trempé de sueur, il décide de créer ( privilège des dieux) un petite trêve au milieu de l'hiver pour permettre à Alkion de survivre. Voilà! 

 

ETINcel

 

Lundi 14 janvier

Aujourd'hui il pleut. Espérons que ce ne sera pas pour toute la journée comme c'est l'habitude par ici... Mais j'en doute! 

Céline est repartie avec Nikos et Irina en Bulgarie. J'espère qu'il ne seront pas bredouille comme la dernière fois. Normanlement Céline devrait partager son siège avec des chèvres pour le voyage retour...

 

Mardi 15 janvier

Hier Céline et Nikos sont revenu bredouille. Il n'y avait que quelques vaches à leur marcher des animaux en Bulgarie. Peut-être était ce dû à la pluie... Il vaut peut-être mieux attendre le début du printemps.

Ce matin à 5h nous nous sommes fait réveillé par Nikos. Il cherchait ses graines de tournesol. "Je pars en turquie", qu'il nous dit soudain. Il n'a pas beaucoup dormi et le grignottage de ces graines lui permet de rester éveillé. Histoire de ne pas se réveiller à grand fracas dans le fossé...
Nous tout surpris... Le temps de reprendre mes espirt et je lui propose de me joindre à lui. D'un coup son visage rayonne. Il a trouvé en ma personne un chauffeur providentiel.

Sur la route, il fait encore nuit et il se met à pleuvoir un peu. Nikos me tient réveillé, il ronfle à côté de moi... Nous passons Xanthi, Komotini, Alexandroupoli... Il se réveille juste avant la douane. Nous traversons un grand pont au dessus d'une rivière avec des gardes militaires tous les 50 m. Ca n'a pas l'air de plaisanter par ici.

L'assurance de la voiture étant européenne, elle n'est pas valide pour la Turquie. Nous devons laisser notre véhicule au parking de la douane. Heureusement, le chauffeur suivant accepte de nous amener à la première ville, Kecan, notre destination. C'est un homme d'affaire de Skopje. Evidemment, Nikos et lui sont en grande conversation d'affaire durant les 30 km pour aller à la ville.

Il nous dépose à la périphérie et nous nous rendons à pied à la gare des bus. C'est là que Nikos vient chercher un coli. Il a préféré se le faire envoyer en Turquie près de la frontière plutôt qu'en Grèce afin d'éviter beaucoup de formalité. Il s'agit d'un petit paquet en carton contenant des échantillons de boîtes en plastiques pour des glaces qu'il veut éventuellement commercer. Malgré les frais de port déjà payé par l'expéditeur, un gars du coin lui demande une bonne main. C'est pour du "tabac" qu'il lui dit. Comme c'est la coutume par ici. Nikos, un habitué, ne tombe pas dans le panneau. Prend son colit et s'en va, baragouinant je ne sais quoi.

Nous allons au petit bistro du coin déjeuner. A l'entrée il y a deux grandes bassines sur le gaz Chacune contenant une soupe différentes. L'une jaune, l'autre blanche. Je choisi celle faite à base de lentille plutôt que la blanche faite à base de tête de mouton... pas encore habitué au met du coin! Ca viendra bien assez tôt...

Le déjeuner terminer nous cherchons un moyen pour regagner la frontière. Malheureusement, en partance pour la Grèce il n'y a que des bus pour Alexandroupoli. Et l'agence n'a pas le droit de vendre un billet pour un trajet jusqu'à la douane. Et pour Nikos, pas question de gaspiller de l'argent. Nous repartons à pied et faisons du stop. Finalement un minibus nous prend jusqu'au dernier village frontalier, à 5 km de la frontière. Ok. De là, un peu de marche et du stop et gagnons assez rapidement le poste frontière. Il y avait bien un taxi mais il tentait de nous arnaquer.

Mais à l'avant poste de douane, haut surprise, le douanier ne veut pas nous laisser entrer à pied. "C'est les consignes. C'est véhiculé que l'on doit traverser!" qu'il nous dit. "La douane, c'est pas un parking!"
Nikos ronchonne à côté, "Quel pays de merde!"... Enfin, après les avoir embetté 10 min il nous font signe de passer plus loin rapidement. On ne demande pas mieux.

Je profite d'être là pour m'enquérir si je pourrai changer les dates de mon visa turque lorsque nous reprendrons notre voyage à la douane même. J'apprend que ce n'est que dans un consulat à l'extérieur du pays que c'est possible. Et que c'est la seule solution. Il me faudra aller à Thessalonique ou à Komotini.

Nous retrouvons la voiture et nous apprétons à quitter la douane turque. Mais voilà que l'on nous refuse le passage. "D'où elle vient cette voiture..." qu'ils nous font. Nous avons beau leur expliquer qu'elle est restée ici sur le parking, ils ne veulent rien savoir. Nous passons d'un poste à l'autre et devont pour finir la passer au rayon X. Nikos ronchonnant toujours à côté "Et ca veut faire partire de l'Europe. Mais quelle pays de merde!" Enfin ils nous font signe que c'est bon. Mais comble de la situation, à la sortie, nous n'avons toujours pas le papier requis! Ok, restons calme. Rebelotte, nous repartons en arrièrre. Là nous ne pouvons qu'éclater de rire. Tellement la situation est devenue grotesque. Ils nous renvoie d'un bureau à l'autre. Pour finir Nikos prend les devant et entre furieux dans un bâtiment à la recherche du directeur. Ce dernier ayant rapidement marre de nous, nous prettant une oreille tout en continuant sont travail de l'autre, il nous attache son adjoint pour résoudre le problème. "Il faut passer la voiture au rayon X!", nous dit ce dernier... Et ben, c'est pas gagné!...  Visiblement il ont un foutoire administratif aussi grand que leur drapeau flottant au dessus de leur bâtiment. Jamais vu un aussi grand! 
Bon, pour leur décharge, je pense qu'il ne doivent pas souvent avoir affaire à ce genre de cas. Devoir laisser sa voiture à la douane ne doit pas être chose habituelle. Du moins j'espère... Je me suis qu'en même demandé si ce n'était pas intentionnel. Pour nous faire savoir que la douane n'est pas un parking!???

Après deux heures de temps nous réussissons enfin à quitter l'endroit. Heureusement, Nikos commençait vraiement à devenir mûr... Pour se consôler il s'est acheté trois bouteilles de wisky au duty free.
Nous franchissons la douane grec en 2 min et pouvons prendre la route du retour. Enfin!

Sur le chemin du retoure Nikos achète des sacs d'anis. Et je me retrouve le soir à l'entrepôt pour triller l'épices et l'empacter dans des sacs de 30 KG. Quelle journée... Et oui, nous ne chaumons pas par ici!

 

Jeudi 17 janvier

Nikos et Petros parte aujourd'hui acheter des arbres fruitiers à Thessalonique. Je saute sur l'occasion et profite du voyage pour aller changer les dates de nos visas là-bas au consulat Turque. Sur place un homme de l'ambassade après avoir discuté avec le vice-consul me dit qu'ils ne peuvent changer les dates de nos visas... Ce n'est possible qu'en Suisse, dans notre pays d'origine. Je lui explique la situation, mais rien y fait et comprend rapidement que toute discussion est inutile. En plus, pour lui, il n'y a pas d'autes alternatives. Je téléphone donc à l'ambassade turque à Genève. Heureusement je tombe sur la personne qui m'avait fournit nos visas. Pour lui le douanier à la frontière m'a raconté des salades.

Malgré le fait que que nos visas soient échus avant la fin des 6 mois que nous allons passer en Turquie, nous pourrons qu'en même obtenir pour cette période un permi d'établissement dans un bureau de la police des étrangers dans une grande ville. Il me dit qu'il ne faut pas discuter avec n'importe qui. Que tous ne sont pas au courant. Ok, ça me rassure.

  Avant que Nikos viennent me rechercher, je ne résiste pas à aller visiter la rotonde de Saint George. 

Eglise construite en 300 AD JC, sur le site d'un ancien temple en l'honneur de Zeus. Elle a été transformée en une église plus commune, puis même en mosquée. Détruite en partie par le tremblement de terre de 1978, elle est presque reconstruite depuis. A l'intérieur quelques très beaux vestiges de mosaïques toutes dorées... 

Sur la route du retour, Nikos étant fatigué il passe le volant à Petros. Ce dernier n'ayant pas l'habitude du point de friction (d'équilibre entre la pédale des gaz et celle d'embrayage) de cette voiture, il faut dire que l'on doit presque relâcher complétement la pédale d'embrayage pour passer la vitesse, il met les gaz à fond... Et quand je dit à fond, c'est à fond. Il a été chauffeur de poid-lourd durant 20 ans. Evidemment, ça n'a pas manqué. Tentant de dépasser un camion à la montée en 2ème, moteur tout vrombissant, de la fumée commence à s'échapper du capot. 

 
 

Voiture arrêtée, nous comprenons vite que l'embrayage a "cramé".... Bravo Petros! Nous sommes en pleine campagne, à 20 km de la ville et 130 km de la maison. Et pour arranger le tout, avec une douzaine de poules dans le coffre avec qui je cohabitait tant bien que mal, la banquette arrière ayant été enlevée.

 

 

Nikos ne perd pas son humour pour autant...

Après multiple téléphone, le fils de l'un de ses amis va nous dépanner dans une heure. Ouf... Car Nikos n'a pas d'assurance pour ce genre de cas. "C'était pas prévu..." Ben voyons!

Notre "dépanneur providentiel" arrive avec sa grosse Mercedes. Pas si grosse que ça, mais au lieu d'avoir un moteur de 1,9 elle en a un de 2,5. Il nous tracte sans problème jusqu'à la maison. Bien qu'un tractage sur une telle distance est "normalement" interdit! 

J'apprend au passage par notre secouriste, mécanicien sur voiture de métier, que les anciennes Mercedes avec leur solides moteurs peuvent durer jusqu'à 1'000'000 de km. Wouaouw... j'aurais jamais pensé autant. Et je comprend maintenant pourquoi les Albanais en sont si friants! Il ajoute que ce n'est plus le cas actuellement. Bien des pièces métaliques ont cédé la place au plastique plus économique. Ca coûte moins cher à la fabrique et ça s'use plus vite. Double d'économie. Pas mal. En plus avec l'électronique, la nouvelle Mercedes de son papa tombe toujours en panne.
La réputation à maintenir n'est plus un critère, je pense. Toute les voitures semblant être à la même enseigne actuellement. A croire que tous les fabriquant automobile se sont mit d'accord et que même les plus renommés se sont mit à la page de la consommation!

Cliquer sur le drapeau suivant pour voire la suite.
 

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