Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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25/12/2008 - Iran 5
Iran : chapitre 5

Nous quittons cette région de Bostan Abad peu hospitalière et continuons notre route sur la piste du pipe-line. Il fait grand beau, 20 a 25 degré...
En fin de journée, nous arrivons au village de Ali Keretch Juste avant que la route ne s'engoufre dans une petite vallée. Là nous décidons de monter la tente au abords du village, vers la rivière. Rapidement une foule de jeunes nous entoure. Un voisin nous apporte le thé, comme il est de coutume lors de toute rencontre en ce pays.
La nuit tombe, il y a toujours une foule bruyante nous entourant. Et c'est pas de tout repos. Ils sont tous plus curieux les uns que les autres. Nous sommes assaillit de questions... Ils n'ont pas l'habitude de voire des touristes, et encore moins avec des ânes!
C'est alors qu'Habib fait son apparition. Il nous invite à sa maison. Histoire d'être un peu plus au calme et au chaud pour la nuit. Je pars visiter l'endroit sur sa moto. Ca semble ok. Je reviens vers Céline et paquetons les affaires. Les ânes bâtés, nous nous mettons en route vers cette "terre de repos". Mais le chemin n'est pas des plus aisé. La foule nous submerge, et un cortège de motos vrombissantes nous accompagne... Nous passons dans un dédale de petites ruelles et entrons finalement dans la cours intérieure de la maison de notre hôte. C'est avec soulagement que nous voyons le portail se refermer derrière nous. Le calme..., enfin le calme!
D'autant qu'il est seul à la maison. Ses parents ne rentrant que le lendemain matin, et ses deux frères étant allé dormir chez des amis. Et Habib respire le "zen". C'est un champion d'art-martiaux. Il vient de rentrer médaillé d'une compétition à Istanbul. C'est dire si nous sommes tranquille!
 

Ca faisait longtemps que nous n'avions pas passé une aussi bonne nuit.

Le lendemain, le 23 octobre, départ au petit matin. Habib nous accompagne en moto vers la sortie de son village. Le temps est mitigé, et nous devons nous habriter sous le premier pont venu, le temps d'une petite averse. La route est entrée dans une petite vallée. Nous marchons dans le lit de la rivière pour éviter le traffic et trouver une nature verdoyante. Bon, avec quelques déchets emporté par les eaux de la rivière.

Faut dire que les décharges des petits patellins bordant le cours d'eau donne directement dans le lit de la rivière. Histoire que ça parte plus loin...  
Nous avons passé cinq jours à descendre cette petite vallée. Comme il pleuvait fréquement, le cours d'eau est monté petit à petit... 
  

Le premier jour, lors d'une grosse averse, les hommes d'un poste du croissant rouge nous ont fait signe de venir nous habriter et de boire un thé pour nous réchauffer. Le croissant rouge, cette emblème qui a remplacé la croix rouge dans les pays musulman... 

En fait, cet équipe vient d'aménager leur nouveau poste. C'est leur premier jour ici... Ils nous proposent de passer la nuit dans leur ancien poste à Karatchimen, 10 km plus loin. Quelle chance, surtout que c'est la tempête cette nuit là...

 
Bon ça n'a pas été évident. Arrivé là-bas à la nuit tombée, nous avons tenté à mainte reprise d'appeler nos amis du croissant rouge pour venir nous montrer et ouvrir l'endroit. Mais ils ont fait semblant de ne pas comprendre et ne répondaient plus à nos appels. Nous avons donc trouvé un abri de fortune pour monter la tente tant bien que mal, sous un fort vent et début d'averse. Soudain, comme par miracle, une ambulance arrive. Pris de remord et voyant la tempête s'installer ils sont venus à notre secours... Et c'est dans leur ancien poste désafecté du jour même que nous avons passé la nuit. Nous avons même pu y prendre une bonne douche chaude.      Même si l'aide a tardé à venir, Merci!
 
Plus la rivière montait et plus nous avions du mal à la traverser à guès...
 
Nous profitions des quelques rares rencontres pour s'enquérir des kilomètres qu'il nous restaient à parcourir pour rejoindre le prochain village, histoire de ne pas se retrouver perdu en plein nuit. Surtout que dans cette "gadoue", notre avancée était mise à rude épreuve.
 
 

A la nuit tombée nous sommes arrivés au village de Kosalar. Au début les habitants voulaient nous faire camper à l'entrée du village. Histoire de ne pas parquer nos ânes trop près de leur maison... Puis, Ali et Hossein, deux frères, sont venus nous chercher et nous ont offert l'hospitalité chez eux. Nous avons passé une super soirée en leur compagnie. Une ambiance très festive. Nos animaux aussi était au mieux, logeant dans une petite écurie.

Départ dans la matinée du 25 octobre. Il fait grand beau. Ali nous déconseille de suivre le lit de la rivière. Le niveau d'eau peu monter brusquement suite à de forte pluie... Ben pour l'heure il monte gentilement. J'espère que nos ânes n'auront pas à nager... 
 
Nous avons trouvé refuge dans la mosquée d'un resto-route. Et avons pu loger nos animaux dans un ancien pigeonnier. C'était assez crade, mais plus prudent. Des loups rodent par ici la nuit...
 
En ce 26 octobre 2008, le niveau de la rivière est bien monté. Et le hic c'est que nous ne pouvons pas passer les tunnels. Trop dangereux! Pas de place pour les piétons, et les iraniens roulent comme des fous. Surtout que la route est très fréquentée par les camions qui préfèrent suivre cette route principale plutôt que l'autoroute plus au sud. Les payages autoroutiers étant chères pour les iraniens. Le premier tunnel nous pouvons le contourner par la montagne. Quant au second, nous devons passer par la rivière. Et vu la végétation et le haut niveau de l'eau, c'est un vrai parcours du combattant. Nous finissons par déboucher dans un jardin. Celui de Riza.
 
 

Il est un peu étonné de nous voire débarquer. Il nous invite direct à prendre le thé dans sa petite maison de jardin. Et nous propose d'y passer la nuit. Vu la fatigue, nous ne refusons pas. Il a une pisciculture, 10000 truites. Il a une génératrice, car en cas de coupure de courant, si le bassin n'est pas alimenté en eau courante durant plus de 4 heures, tout sont élevage serait mourant...

Il pêche quelques truites que nous grillons au feu de bois pour notre souper. C'est agréable de vivre dans une spontanéité pareille! Mmmh, et quelle délice!
 
Le lendemain, juste avant le départ...

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