Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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25/12/2008 - Iran 6

Iran : chapitre 6


Nous reprenons notre route en ce 27 octobre 2008. Le prochain et dernier tunnel, nous tentons par la montagne. Nous traversons une petite plaine encerclée par la montagne. Le premier berger rencontré nous invite à reprendre la route. Pour lui, ce n'est pas possible de passer par là... C'est aussi très difficile, voire impossible de discuter avec lui. Il ne semble pas avoir toute ses facultés. Ce qui arrive parfois par ici. La plupart des mariages se faisant au sein de la famille, donc con-sanguin, débouche parfois sur une progéniture diminuée... Non, je suis un peu méchant, mais là ce berger a la tête dure, et c'est vrai que ce problème de consanguinité est réél en ce pays. Peut-être dû au fait que les rencontres entre homme et femme sont moins évidentes que par chez nous.

Le berger suivant sera d'un abords plus amical. Il nous guidera vers une passe par un col...

La vue depuis les sommets devient vite très belle. Si nous avions plus de temps et un moins long voyage, nous ferions chemin sur ces hauteurs...

Retour à la route et son bitume... les montagnes sont aussi belle depuis là...

Nous sortons enfin de cette vallée encaissée et arrivons à Miyaneh. Nous cherchons un endroit où dormir. Peut-être un parc publique. Finalement nous tombons sur des amis rencontré chez Riza le soire d'avant. Firus nous trouve un plan pour laisser nos animaux dans l'arrière cours d'un restaurant. Il y a quelques années, ce restaurant était fameux! Maintenant qu'il y a l'autoroute plus loin, il s'est peu à peu vidé et est devenu presque désert. Personne ne sera dérangé par le chant de nos ânes...

Akbar nous invite à passer la nuit à sa maison. Quel bonheur d'y prendre une bonne douche chaude. On en profite pour se laver les cheveux.

Akbar, ingénieur et la trentaine a du talent. Il a inventé une machine qui se place juste à l'avant des tracteurs pour moissonner les champs. Cette machine a un pris bien plus abordable que les grosses moissonneuses batteuses. Et rend bien service à de petits paysans qui continuaient à faucher à la main. Et elle a aussi l'avantage de ne pas trop tasser le terrain... Intelligent! Il nous donne un Cd montrant son invention, pour éventuellement en parler plus loin sur notre chemin, si cela se donne.
La maison d'Akbar.

Nous reprenons notre route dans la gadoue... dans les rue de Miyaneh, pour de nouvelles aventures.

Il fait mauvais. Passant devant un restaurant, nous nous arrêtons pour téléphoner à la cabine du coin. Le tenancier du coin, un certain Jafar, vient à notre rencontre et nous amène le thé. Il nous invite ensuite à dîner. Très sympa! Il semble être touché par notre démarche. Des touristes à pied, il n'en avait encore jamais vu...

Un peu plus loin, une voiture s'arrête. C'est Aref qui nous invite chez lui. Au vu du temps, ok, bien volontier. Nous passerons deux jours chez lui et sa famille. Très chaleureux. C'est pas toujours que des iraniens se livrent à coeur ouvert et montrent leur émotions.

Le départ fut très touchant... Voici Aref, le papa et la maman, ses deux soeurs et la femme de son frère, avec son fils trônant sur Skadar pour l'occasion.

Vue sur la petite cours intérieure où nos deux ânes ont séjourné.

La route reprise, nous arrivons un peu plus loin à un barrage militaire. Les trois soldats nous arrêtent et commencent à nous poser quelques questions. Ils nous demandent si nous avons une caméra, pendant que l'un d'eux se met à "tatter" nos sacs... Ca nous semble un peu louche et très intéressé. Je fais semblant de ne pas comprendre... Devant leur insistance, je leur dis que nous avons un petit appareil photo numérique. Afin d'éluder toute question concernant notre caméra... Là dessus un soldat demande à le voir et le prend en main. Il ne veut plus le lâcher. Maintenant ils veulent que nous allions dans leur poste afin d'effectuer une fouille. Ca commence à devenir très louche. Nous sentons bien qu'ils aimeraient mettre la mains sur quelques une de nos affaires. C'est alors qu'arrive, comme par miracle, le père d'Aref. Il nous a suivit en voiture, se doutant bien que les flics véreux de part ici allaient nous poser quelques problèmes. Il leur dit nous connaître, que nous sommes ses amis et qu'il n'y a pas de raison de nous embêter. Ne pouvant plus agir à couvert, ils nous rendent l'appareil et nous font signe de continuer notre route. On ne demande pas mieux et partons rapidement.

Il y a un tunnel et comme par miracle, la circulation est déviée. Il est bloqué une heure ou deux pour raison de maintenance. Nous pouvons donc le traverser à pied avec nos ânes. Trop cool, ça nous fait gagner plusieurs kilomètres...

 

Plus loins nous passons près d'un ancien pont, dynamité lors d'une guerre...

En fin de journée, passant devant un petit village, plusieurs habitants viennent à notre rencontrent. Ils nous invitent à prendre le thé. Nous les suivont, espérant pouvoir aussi bénéficier de l'hospitalité pour la nuit. Sur la petite place du village, nous devons batailler rude contre de gros chiens tout exciter à la vue de Willy. Ouf, plus de peur que de mal...

Nous prenons le thé sur rue et demandons si nous pouvons passer la nuit dans leur patellin. Une brave femme accepte et nous invite chez elle.

Nous nous retrouverons à passer deux jours dans leur petite maison, bloqué par la pluie.

Nous séjournons chez un couple de vieux qui habite leur village natal durant la belle saison et vont habiter chez leurs enfants à la ville l'hiver. Il s'en vont d'ici deux semaine. Tout est très simple par ici. Nous dormons les quatre autour du poelle dans l'unique pièce qui leur sert d'habitation.

Sur la photo, la femme coupe le "cand", des bloques de sucre cristalisés. Les iraniens en consomment beaucoup avec leur thé. Et comme ils se brossent peu les dents, celles-ci sont souvent très abimées. Et n'ayant pas les moyens de payer pour les réparer, le boulot du dentiste consiste surtout à faire des extractions de dents. Soit à les arracher... 

 

La principale activité de ce village, en ce moment, c'est de récolté une plante ressemblant un peu au maïs, mais servant à fabriquer des balais.

 

 

 Nous reprenons la route malgré une petite pluie en ce 1er novembre 2008.

 

 

 

 


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