Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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14/01/2009 - Iran 7

Iran : chapitre 7


 

1er novembre, pas évident aujourd'hui. Nous devons suivre la route asphaltée sous une pluie et le vent. Croisant des camions nous souflant au passage.

La ville de Zanjan est encore à 80 km. Soit 3 jours de marche.

 

Chemin faisant, un jeune homme sur un tracteur s'arrête et nous offre l'hospitalité. Il est 15h, un peu tôt, mais nous ne refusons pas. Il va pleuvoir cette nuit. Il en a encore pour une heure de travail au champ, mais appel deux jeune qui vont nous guider jusqu'à sa maison.Arrivé au village, rapidement une foule nous entoure. Et les questions fusent de toutes part. Et lorsque nous décidons de nous remettre en route, nos deux jeunes guides ont disparu. Nous nous retrouvons plantés au milieu du village, au milieu d'une foule, ne sachant où aller.

 

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C'est alors que plusieurs hospitalités se proposent. Tous parlent en même temps et il n'est pas facile de discerner et comprendre tout ce qui se dit. Finalement, nous suivons un homme qui nous inspire confiance. Tout de suite nous sommes introduit à l'intérieur, dans une grande pièce, tout au fond. Comme si on y trônait. On nous apporte le thé et des personnes de la famille viennent à tour de rôle nous tenir compagnie pendant que le maître de maison installe rapidement un poelle dans la pièce d'à côté, afin de nous mettre au mieux. Les murs n'ont pas de peinture, c'est directement le béton. Souvent, les villageois laissent leurs murs ainsi.
Le soir, une grande nappe est posée à même le sol, et s'est un vrai banquet qui se dresse devant nous. Le repas fini, d'autres convives arrivent. Ils s'aligne le long du mûr de façon très hiérarchique. D'abords les hommes, puis les femmes. Et toujours de l'ainé au plus jeune. Comme si chacun savait exactement quelle était sa place. Tout prend son sens dans ces régions. Les traditions sont encore très vivent.

Plus tard un ami d'enfance sourd-muet arrive. Et c'est un vrai spectacle de le voire s'entretenir avec notre bienfaiteur.


Voici la plante qui sert à fabriquer les balais. Principale culture dans la région à cette époque.
Lors d'une mini pause de 5 minutes, Karma fatiguée se couche. Elle est fatiguée et se met en grêve...
Voici mon look de pélerin en terre iranienne...

 

Il y a encore quelques jolies fleures malgré cette période tardive de l'année...
Cette nuit là nous avons campé sur une aire de resto-route, sous l'avant toit d'une mosquée. Ca faisait longtemps que nous n'avions plus sortis la tente. Histoire de bien apprécier la prochaine hospitalité. Les nuits commencent à être bien fraiches.
Nous longeons une large vallée et suivons les méandres du lit de la rivière à sec.

Nous ne savons pas où dormir ce soir là. Nous hésitons entre deux villages. Chacun sur un côté opposé de la rivière et tout deux à plusieurs kilomètre. Non joignable avant la nuit. Nous demandons plus d'informations à un marécher. Et de fil en aiguille, il nous invite à passer la nuit dans sa petite maison de jardin. Il y a un chantier 500m plus loin. Habité la nuit, au cas où..Nous pouvons fermer la porte à clef et plein d'herbe pour nos ânes. Nous acceptons volontiers son offre. Pour l'eau, il a un puit à côté de la maison. Il y pompe l'eau pour arroser ses cultures. Quant à notre hôte, il repart pour Zanjan où il habite.

 

 

 

Nous sommes bien content d'avoir pu trouver cet abri. Il a plu une bonne partie de la nuit. Et le coin est très humide.

 

Nous retrouvons notre hôte au matin. Il nous propose de nous héberger lorsque nous arriverons à la ville. C'est toujours sympa d'avoir une adresse à l'avance...

 

 

 
 

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