Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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15/01/2009 - Iran 8
 
 Iran: chapitre 8

 

Le 4 novembre 2008, nous continuons à suivre la rivière en direction de Zanjan. La rivière était à sec, mais suite au pluies, l'eau est revenue, et la boue aussi...

Nous avançons avec peine. Arrivé à l'oraie de Nick Pey, nous tentons de traverser une rivière de boue à guêt. Karma en faisant à sa tête suit un autre chemin et commence à s'enfoncer dans la boue... Elle essaie de sauter, ses pattes avant accroche la terre ferme, mais son arrière train s'enfonce dans l'eau et la boue da la rivière. Elle est carrément couchée dedans. Nous tentons de la sortir de là, mais rien à faire. Nous devons la débâter. Puis mettre les pieds dans l'eau et la boue, Céline en perd sa chaussure, pour la dégager et la pousser hors de la rivière. Désolé, dans le feu de l'action, nous avons oublié de faire des photos... C'est qu'il faut vite trouver un abri chaud pour les ânes maintenant. Il fait froid et Karma tremble, étant toute mouillée et recouverte de boue.  .

 
 
Nous entrons dans le village et gagnons un magasin. L'épicier du coin prend vite soin de nous. Il apporte à manger pour nos ânes et nous invite à s'asseoir dans son magasin. C'est pas bien grand, mais il trouve la place de nous installer, d'apporter un réchaud à pétrole et de nous servir un bon thé chaud pour nous réchauffer. Quel accueil. Nous demandons où nous pouvons trouver un abri pour passer la nuit. Il nous conseil de passer au bâtiment de commune. Nous attendons encore un peu. Histoire que les enchère monte... Et cela ne manque pas. Un villageois nous offre son hospitalité. C'est Hamed. Nous déchargeons nos bagages chez lui, et amenons nos ânes chez son frère. Il a une ancienne écurie. Trop parfait.
 
 
Nous allons chercher un peu de trèfle séché dans sa réserve qui n'est autre qu'une toute vieille mosquée...  La soirée ne sera pas de tout repos. Ayant des "invités de marques", il a téléphoné à toute sa famille. Ses frères passent les uns après les autres pour venir nous voire. Les touristes sont rares par ici. Et les visas pour l'étranger sont très difficile à obtenir pour les iraniens. Du coup ils sont tout intéressés à venir nous rencontrer. Pour plusieurs, c'est la première fois qu'il rencontre un étranger.
 
 

Le lendemain, Hamed nous propose de rester un jour de plus. Nous en profitons pour aller visiter le bazard de Zanjan et faire des téléphones à la poste.

 
 C'est un vrai plaisir pour le regard...
 

Les gros morceaux de "cand", sucre cristalisé. Les iraniens en consomment beaucoup en buvant leur thé.

Il y a plusieurs boutique avec plein de belle robes de toutes sortes pour les mariages. C'est le seul moment où les femmes iraniennes peuvent se dévoiler et faire la fête. Bon, entre elles. Car hommes et femmes restent séparés durant ces festivités. Du coup elles s'en donnent à coeur joie. Elle se maquille "surfait" et change plusieurs fois de robe durant la soirée. Dommage qu'il n'y ait pas d'homme pour les contempler... 


 
Les bazard sont généralement couvert par des voutes. Chacune comportant une petite cheminée couverte à son sommet pour permettre un échange d'air frais et la lumière de passer.  
 

Céline n'est pas une adepte du quartier des échoppes à viande. Qui exposent entrailles et autres sur leur étalages...

 

 

 

 
D'autres passages sont plus idyliques.
 

Nous allons nous reposer un peu dans une échoppe à thé. Agréable de se poser sur des tapis logé sur de petite "médzanines".
 
 
 
 

Hamed et sa femme nous proposent de rester encore le surlendemain, mais nous préférons reprendre la route, vu le beau temps arrivé. Surtout que l'hiver nous talonne!

C'est le moment des "adieux" qui peuvent être assez émouvant!


 

"On the road again!"

 


 
 
 
  Quelques copain sur la route pour Skadar et Karma. Histoire d'entendre un petit concerto ânes!
 
Il y a parfois des nuages étonnant dans ces grandes étendues...
 
 
Ce 6 novembre, nous arrivons en début de nuit dans un petit village à 10 km de Zanjan. La nuit, c'est toujours difficile de trouver l'hospitalité. Les gens sont déjà rentrés chez eux. Nous interrogeons quelques jeunes sur une éventuelle place où dormir. Ils nous invitent à continuer notre route et rejoindre une station benzin au bord de la grande route. Contre leur avis nous nous engageons dans les petites ruelles du village. Nous longeons les hauts mûrs entourant chaque propriété. En Iran, chacun est comme baricadé chez soit. Nous croisons bien un troupeau avec leur bergers, mais ils ne s'arrêtent pas. Nous n'avons pas le choix, nous commençons à partir en direction de la grande route.
 

C'est alors qu'un des bergers vient nous rechercher en courant. Son vieux père lui a dit de venir nous chercher et de nous mettre à l'abri chez lui pour la nuit. Merci! Le contact est différent des hospitalité spontannée. Nous sentons bien que c'est une invitation pour nous "dépanner" et pas pour sympatiser. Mais qu'importe. Nous passons une agréable soirée et dormirons bien au chaud.

En repartant le lendemain, nous passons devant les fours à pain du village.

 
 
Nous arrivons enfin à Zanjan. A l'orée de la ville nous téléphonons à notre ami Ali qui nous invitait chez lui. Mais cela n'a pas l'air simple. Difficile de le joindre, personne ne répond. Puis en téléphonant à son frère, on nous dit qu'il est parti à Teheran. Son frère nous invite donc chez lui. Nous partons en direction de sa maison. Finalement sa fille nous appelle et nous donne son adresse. Nous allons qu'en même chez Ali. Et ben, pas simple. Surtout qu'une foule nous entoure... La police arrive, nous check et décide, pour notre sécurité de nous embarquer dans un pick-up pour traverser la ville avec nos animaux. Un flic arrête un chauffeur et lui demande de nous amener à l'adresse convenue. Pas simple d'entasser nos affaires et les animaux à l'arrière du pick-up. Je reste à l'arrière pour checker les animaux. Et c'est pas de tout repos. C'est ainsi que nous traversons toute la ville. Nous arrivons au parc d'un hôtel. C'est là qu'Ali pensait "caser" nos bêtes. Mais ça ne joue pas. Du coup nous repartons en direction du prochain village. Le chauffeur se propose d'heberger nos animaux. Mais ça semble un peu difficile. Sa femme n'a pas vraiement envie de nous accueillir et il n'a pratiquement pas de place.
Nous cherchons un endroit dans le village. Un vieux accepte, mais pas le chien. Ali insiste tellement, que lorsque nous revenons avec les ânes, la porte d'entrée reste fermée. Nous trouvons ensuite une ferme en bordure de village. Là le gars demande une pension... tout semble très compliqué... Finalement nous prenons nos affaires, bâtons nos animaux, et repartons. Laissant Ali mécontant derrière nous. Il voulait absolument nous donner l'hospitalité et nous amener chez lui. Mais c'était un peu compliqué avec nos animaux. Pas grave...
Nous posons la tente vers la sortie du village. La nuit arrivant, un habitant nous invite à passer la nuit chez lui. Tant mieux, nous pourrons dormir au chaud!
 
 
 

Nous reprenons la route en direction de Ab'Ar. De-là nous quitterons la route partant sur Teheran et descendrons directement sur Esfahan.

 

A midi, repas partagé avec un berger. 

 

 

 
 
  Nous longeons les voies de chemin de fers et faisons parfois de belles rencontres, comme ces trois hommes sur leur ânes rûdement chargés! 
 
 

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