Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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22/01/2009 - Pakistan 2
Pakistant : chapitre 2
 
 Les paysages sont magnifiques en arrivant dans les montagnes précédent Quetta!
 
 
 

Rencontre avec les premiers chameaux pakistanais...

Le chauffeur prendra grand soin de nous. Nous feront quelques halte dans des "pseudo resto-route". Des sorte de petite cabane le long de la route, dans lesquelles se trouvent deux-trois énorme marmites sur le feux. Surtout de la viande que nous mangeons avec des chapatis (pain plats). Et du thé. Bien meilleure que le thé iranien. C'est ici du Thaï. Un bon thé au lait avec des épices et du sucre...

Notre chauffeur nous offre les repas. Il est super sympa. Nous avons eut de la chance de tomber sur lui!

 

Durant la nuit, un des axes moteur est tombé... Heureusement, il en a deux. Mais du coup, il n'y a plus que deux roues motrices et non quatre. Le hic, c'est que nous n'avions pas encore franchit les montagnes et leur cols. Et que dans la montée, impossible d'avancer. J'ai dû soritir et ballancer du gravier sur la route devant le camion avec les deux aides chauffeur. Epique. Pleine nuit, sur les route monganeuses pakistanaise à 80 km de la frontière afghane à chercher des petits cailloux à mains nues pour les jeter juste devant les roues du camion...  Sur le dernier col, un autre camion nous a remorqué...
 
 
 

 
  Arrivée à Quetta vers 12h le lendemain. Après 16h de route, une panne et quelques haltes.Nous déchargeons à la gare routière, sur les hauteurs de la ville. Nous ne pouvons entrer en ville avec ce gros camion. 
Notre chauffeur... Un brave homme! Il nous trouve un petit pick-up pour nous amener à la gare. Quand je dis petit, c'est petit. Grosse sacoche et autres affaire mise sur le siège co-pilote, reste des affaire au fond à l'arrière, entrée des deux ânes et de Willie tant bien que mal, et nous deux agenouillé entre les animaux, l'un à l'avant, l'autre à l'arrière, histoire que les ânes ne mettent pas une pattes en dehors du véhicule... Mémorable!
 
La gare atteinte, Céline m'attend avec notre caravane devant la gare. Je vais au renseignement pour un éventuel train pour Islamabad. Nous sommes dans une énergie nous poussant à vite passer le Pakistant. Freinée en même temps par une autre énergie, celle de prendre le temps d'avoir des transports assez sûr. Je passe au guichet principal. Fille d'attente. Je vois un des chefs sortir, je lui cours après et lui demande pour un éventuel train avec mes animaux. Il m'envoie à un autre guichet. La je fait la connaissance d'un jeune qui m'emmène plus loin pour m'aider. Nous demandons à un chef de gare qui me dit qu'il nous faut réserver un wagon à marchandise entier pour nos animaux. Nous passons dans un buro, puis un autre. Je me retrouve enfin dans un office poussièreux à boire le thé avec un vielle homme avec une grande barbe blanche. "L'ancêtre des lieu" très certainement. Il regarde dans un grand registre. J'ai l'impression de me retrouver dans Harry Potter! Il me dit qu'un Wagon peut être réservé pour demain, que ça coûte 20000 roupies. Soit 350 CHF pour Islamabad et que le transport dure une à deux semaines... Que c'est possible mais pas évident. La ligne faisant un détour par le sud-est pour remonter ensuite.
Je retourne donner des infos à Céline, je la retrouve assise sur une chaise avec un bon thé, nos animaux mangeant de la paille offerte...
 
Sur la route pour Islamabad.
 
On sent vraiement les restent de l'empire colonial!
Je part encore vers un autre office. Nous entrons dans de grand bâtiment, traversons de grandes pièce avec plein de buro poussièreux, étagères encombrées de plein de registres, mais personnes à l'ouvrage, comme déserté. On arrive tout au fond, devant une pièce bourrée de vieux registres entassé de-ci, de là, en montagne, masquant toute fenêtre. Visiblement la pièce des archives. Au milieu, dans un reste de petit espace sombre, un homme atabler devant un vieux livre, éclairé par une petite lampe de chevet... J'ai l'impression de me retrouver en plein conte de fée... Devant une de ces vielles bilbliothèque de mâge! Là, en deux phrases, l'homme nous envoie dans un autre buro. Nous devons tous retraverser le bâtiment. Et poussons une petite porte sur le côté du corridor. D'un coup, un brouhaha. Plein de buro et table et de gens affairé. Je me retrouve à nouveau à boire le thé devant un énorme buro avec un petit monsieur en face de moi. Il me dis que le train n'est pas une bonne solution. Que le voyage peut prendre un moins. Mais que si j'insiste, tout le personnel ferrovière nous aidera durant ce périple... Ok, nous allons réfléchir et je repasserai lui donner ma réponse. Il faut que l'on prenne le temps de nous reposer et surtout de nous aclimater...!
 
  Un patelin sur la route pour Islamabad.
 
Recherche d'un hôtel. Mais tous refuse. Pas évident avec nos animaux. Pourtant en Iran ou en Turquie cela n'avait pas posé problème. Nous téléphonons à notre ami Jounous, le chef policier à Taftan qui va appeler un de ses amis qui prendra contact avec nous. Pour l'heur, notre ami, le jeune qui nous a aidé à la gare, nous emmène chez sont grand-père. Nous traversons tout un tas de petites ruelles, foisonnant de vies. Et débarquons dans une vaste cours. Ouf, le calme. Là nous pouvons laisser nos bêtes et nous avons même une pièce où passer la nuit. Un jeune nous invite chez lui à prendre une douche. Nous arrivons dans une petite pièce non chauffée, et prenons place sur quelques canapé. Céline passe en haut, chez les femmes. Le papa, arrive. Munit de son chapeau pachtou. C'est un homme très sage. Il me donne de bon conseil. C'est alors que les amis de Jounous débarquent. Ils sont trois. Wahid, un cousin de Jounous, Sahid, le directeur d'une école privée, et Nahzir, un des aides à l'école. Ils ont déjà trouvé un camion, pour 40000. Ca semble beaucoup. Nous allons rediscuter le prix. Mais pour l'heure, bien que le jeune nous propose de dormir chez lui, on nous invite à passer la nuit à leur école. En fait, nous apprenons que le papa a leur a demandé de nous héberger ailleurs, n'ayant pas de bonnes accomodations pour nous recevoir. Ok, nous viendrons rechercher nos animaux et affaires demain. Nous embarquons dans une petite voiture, avec nos trois nouveaux amis. Mais sûr la route, l'école étant en dehors de ville, Céline commence à prendre peur... Il fait nuit, nous sortons de la ville avec trois hommes que nous ne connaissons pas vraiement. Pas rassuré!

 
 Sur la route pour Islamabad, des petites maison de bergers...
 
Ouf, nous sommes content lorsque nous arrivons à la dite école. Là nous pouvons séjourner le temps de trouver un transport pour Islamabad. Il y a des gardien, un grand mûr protégeant tout le complexe. C'est une école privée habritant 700 élève et une quarantaine de classe. Nous avons accès à internet et Nazir nous prépare à manger. Nous discutons des modalités du transport avec Wahid et Sahid. Après une bonne nuit de sommeil, ça va déjà mieux.
Il y a des manifestations, le bazard n'est pas sûr. Nos amis iront pour nous faire des commissions. Entre autres de nouveau habits, les traditionnels d'ici, histoire de passer plus inhaperçu.
Nous apprenons que déjà un article est paru sur nous dans le journal. Il est fait mention en quelques ligne qu'un jeune couple de français est arrivé en ville avec des ânes et un chien. Qu'ils voyagent à pied en direction de l'Inde. Et ben, les nouvelles vont vite... On nous amène nos affaires et nos animaux. Nous n'avons pas à sortir de l'enceinte. C'est mieux ainsi.Le directeur de l'école nous explique que cette institution a été ouverte par un australien. Et que malheureusement, ce dernier a dû regagner son pays, pour des raisons de sécurité. Par deux fois on a tenté de le kidnapper. 
 
 


Nous arrivons à avoir un meilleur prix pour le camion. Mais cela reste chère, 33000 Rps. Et très chère pour ici. Sachant que le coût de la vie est 8 à 10 fois plus bas que chez nous. Un homme gagne en moyenne 8000 Rps par mois. Soit 130.- CHF. Enfin, notre sécurité a un prix que nous sommes près à mettre, bien évidemment. Nous partons demain matin. Le chauffeur arrive en fin de journée. Ca va, il a l'air de confiance.
 
Ce matin du 6 janvier 2009, lever au aurores. Et chargement du camion. Nos ânes sont carrément portés à l'intérieur....
 
 
Nous espérons que ce camion au armoirie de Bénazir Butto va nous porter chance...
 

 

 Notre chauffeur, avec son camion décoré à la Bénazir Boutto!

Depuis le temps que nous admirons ces camions bariolés de toutes les couleurs, nous pouvons enfin en voire un de près, et nous allons même voyager avec...

 

 
  L'équipe qui nous a aidé à charger nos animaux...
 

 
En route donc... nous devons parcourir 900 km de route et piste sur 2 jours de route. Nous allons passer par Zohb et Ismaeli Khan qui sont deux zones peu sécure... Mais habiller en locaux et avec notre chauffeur au plaque locale, ça devrait passer.
 
 

 
  

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