Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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23/01/2009 - Pakistan 3

Pakistan : chapitre 3


 

Le 6 janvier 2009, sur la route donc, pour Islamabad. Les paysages sont grandioses...

 

Lors des différents arrêts, nous profitons de contrôler si tous se passe bien pour nos animaux. Les ânes ont de la chance cette fois-ci. Avec la terre embarquée, il ne glisse plus. Heureusement, car avec leur routes caillouteuses et les nombreux nid de poule, ça ballance parfois dans tous les sens...
 
 
 
 
   
Vers Zohb, nous sommes arrêté par un poste de garde juste avant la ville. Vers 16h30, dans une heure la nuit tombe. Nous sommes tout deux blottis dans la cabine du chauffeur. Espérons qu'avec nos habits locaux ils n'y verrons rien. Histoire de ne pas perdre de temps.
 
Un garde arrive, il gigne dans la cabine et voit bien à notre face que nous ne sommes pas "basanné" comme nos acolites. Du coup il nous fait descendre et nous emmène vers ce qu'il semble être les chefs du campement. Deux hommes attablés. On ne distingue pas leur grade à leurs habits héteroclites. Mais ce sont les deux seuls qui sont assis. Contrôle des passeport et quelques questions sur notre voyage. Comme ça semble être une histoire dépassant leur cordes, ils nous font attendre sur un sommiers, juste à côté d'eux. Nous avont le temps d'admirer l'hétéroclicité de leur campement. Et la grosse mitrailleuse lourde en position dans un petit fortin de sacs de sables. Quinze minutes plus tard, une moto débarque avec deux gulus. L'accolade de l'un d'eux au garde qui nous a "démasqué" ne trompe pas. Il sont content de nous avoir mit le "grappin" dessus.
 
 
 
A nouveau des questions et contrôle de passeport. Le gars de l'accolade a un regard beaucoup plus dure que les autres et nous scrutte droit dans les yeux, comme pour nous sonder. On nous fait attendre sous une tente. Ce qui n'est pas si mal. Histoire de rester discret par ici. "Zohb" étant une zone tendue en ce moment. Là un officier supérieur arrive et nous demande d'attendre encore une quinzaine de minute. "Quelqu'un va arriver...". Nous sommes un mètre et demi sous terre, une sorte de pièce creusée à même le sol sous la toile de la tente. Ce serait un vrai frigo avec la nuit qui tombe s'il n'y avait pas ce petit poelle qu'un soldat ranime avec succès. On nous sert du thé pour nous faire patienter. Un bon thé au lait avec des épices. Une jeep arrive. Ce doit être nos hôtes. Plusieurs personnes s'attable avec nous et l'interrogatoire commence. Passeport, explication du voyage, etc... L'un commence par relever nos coordonnées, en s'inspirant du formulaire d'un autre interrogatoires.  Il y a trois groupes qui sont présent. Car deux autres font une copie manuscrite du relevé des données. Après une bonne heure et demi, nuit tombée, ils nous font comprendre que c'est bon, nous pouvons reprendre la route. Je leur pose la question, à tout hasard, de la sécurité du chemin durant la nuit...? Là, un officier commence à réaliser la situation et nous dit d'aller à la ville trouver un hôtel. Ca ne nous satisfait pas, cette ville étant réputée comme peu sûr. Nous leur disons vouloir dormir dans le camion. De fil en aiguille, les militaires nous donnent l'hospitalité. Après un coup de fil à notre ambassade à Islamabad, sur le numéro d'urgence, pour informer de notre situation et quérir un éventuel conseil, nous acceptons leur offre. Nous sommes logé sous la tente des officiers et avons chacun un sommier ou dormir. C'est un luxe que nous ne pouvons refuser. Nous partageons leur repas avant de trouver un sommeil colorié par une impression de "guérilla", de "Corto Maltese en Sibérie". C'est un de ces moments magiques que j'adore. Tellement irréel, un mélange de rêve et réalité, que je m'endore en plein "Corto Maltese chez les Afghans". Cela a un côté grisant. Bon c'est d'un point de vue romantique, enfouis dans mon sac de couchage à duvet de canard que je me laisse bercer par de telle rêverie. Mais j'ai bien conscience qu'au jour le jour, ces soldats ont la vies rudes. Il fait froid par ici, et y a pas que des histoire drôles...
 
 
 
 
Le lendemain, réveille au coin du feu pour se réchauffer et boire un bon thé en compagnie de quelques soldats et de l'assistant chauffeur. Notre chauffeur, nous l'attendons. Il est allé dormir chez de la famille à la ville. Nous leur demandons à tout hazard si nous pouvons faire une photos... Nous n'avons pas besoin de le leur demander deux fois. Les "chefs" vont même revêtir leur uniforme. Tout est plus spontanné et a plus de saveur. La vie prend tout son sens, dans ces endroits où elle est incertaine. Cela aura été une belle expérience.
 
 
 
 
Nous reprenons notre route. Céline se planque lors de la traversée de la ville. Ca grouille de vie par ici. Impression d'être en plein moyen âge. Poules dans des cage en bois sur un porte baggage de vélo. Une voiture se fraie un chemin dans la foule dense. Un chameau par ci, un âne par là... Des échoppes les unes sur les autres tous les mères... Je tenterai bien une photo...
Nous nous arrêtons à un carrefour. Un homme monte. C'est le frère du chauffeur. Il nous accompagne pour la suite du voyage. Est-ce pour plus de sécurité?
 
 
 
 
Nous roulons sur de grandes plaines bordée de collines et les montagnes au loin.
 
 
 
 
 Nous croisons souvent du monde. Par ici, il y a souvent quelqu'un au bord de la route. Même si nous nous trouvons dans une région peu habitée du pays. Un chameau par example...
 
 
 
 
Nous allons devoir traverser une chaîne de montagne. 
 
 
 
Nous passons dans des gorges très encaissées, et profonde. 
 

Les paysages sont très impressionant.  La route n'est pas très large et nous rencontrons plusieurs éboulis avec d'énormes rocs sur le coin de la route...

 

 
 
 
 
Nous longeons la chaîne de montagne faisant frontière avec l'Afghanistan. Ca donne drôlement envie d'y aller...  Peut-être qu'un jour l'envie sera plus grande que la prudence... Quoique certaine partie de ce pays sont relativement sûr pour être visitée. Même à pied!
 

 
 
Quittant les gorges, nous arrivons sur un haut plateau. nous profitons de faire une halte dans un de ces petits reto-route. Cette fois nous pouvons descendre du camion pour manger. Il y a une petite hutte qui nous protège de tout regard indiscret. Avec une magnifique vue sur la vallée et sa rivière en contrebas. Les montagnes arides en face. Resplendissant de leur couleurs grise et ôcre. Contrastant avec la végétation verdoyante de la vallée.
 
 
 
 
 

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