Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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2/02/2009 - Pakistan 4

Pakistan : chapitre 4


 

Plus nous avançons, et plus la nature se fait présente.

 

 

 Ainsi que les zones d'habitations.

 

 

 

Nous finissons par descendre et arriver dans la "grande plaine" pakistanaise. Là, tout est d'un vert vif! Presque irréelle après avoir traverser tant de plaines arides. C'est nos ânes qui vont être content lorsqu'ils sortiront leur tête du camion...

 

 

 

  Les routes sont du coup beaucoup plus fréquentées. Avec parfois d'étonnant chargemant.

 

 
 
 
 

 

 

En approchant d'Ismaeli Khan, une seconde zone très tendue, le chauffeur nous passe la cassette du dernier discours de Benazir Butto. Nous sommes tout étonnés en lisant la date de l'enregistrement, 27 décembre 2007. Il y a un peu plus d'une année. L'histoire de son assassinat nous semblait beaucoup plus vieille... Force est de constater, en l'écoutant, que cette femme avait du "punch". Une vraie oratrice, mettant la foule en liesse, scandant fréquemment des slogans.

 
Pour l'histoire, elle avait été premier ministre et avait dû fuire le pays. C'est peu après son retour, en lisse pour le poste de premier ministre qu'elle fut assassinée. Du coup c'est son mari qui fut élu. 
 
 
 
 
 Eh Skadar, il y a des copains pour toi par ici!
 
 
 
 
Un de ces petits resto-route. Une pièce pour manger et un comptoir avec quelques grosses casseroles. Sûrement un "Dal", une pâtée de légumineuse, et de la viande qui marine dans une bonne sauce.
 
 
  Dernier bout droit en direction d'Islamabad. Autoroute sur la centaine de km qui nous en sépare. Autoroute pratiquement déserte. Les pakistanais préférant prendre les nationales, moins chères.

 

C'est en ce 8 janvier 2009 que nous arrivons, propulser par trois camions depuis Isfahan, en cette ville nouvelle. Fraichement construite il y a plusieurs dizaines d'années pour être le centre administratif de l'état. Tout y est quadrillé. La ville est formée comme un damier, chaque case étant un quartier avec en son milieu une zone commerciale. Du coup ça la rend très aérée. De grosse artère, avec plein d'arbre. Le hic, c'est qu'il ont surtout planté une espèce causant des allergies de pollen. Ils les changent gentilment. Faut dire qu'il y en a plus d'un million... Nous déchargeons le camion près de la Kashmir High Way. C'est le long de cette route que nous touverons le camping interntional, amenagé exprès pour les touristes. Vu que c'est la ville au visas. Ici se trouve pratiquement toute les ambassades. Nous longeons cette grande avenue et arrivons en vue du camping. Je pars en reconnaissance, tombe sur un garde armé à l'entrée qui ne veux pas me laisser rentrer. J'insiste pour voir le reponsable. Un petit bonhome avec son chapeau plat de "baloutch" arrive. Lui non plus ne veut rien savoir. Visiblement je fais trop couleur locale... J'insiste et lui montre mon passeport. Il fini part accepter. Mais lorsqu'il comprend que nous sommes avec deux ânes et un chien, là, il n'est plus question d'entrer en matière.


Et ben, c'est pas gagner pour trouver un endroit où dormir. Quelques citadins s'agglutinent autour de nous. L'un nous invite à porter plainte le lendemain dans un office... Soudain on m'appelle, les soldats me font signent de venir vers le camping. Je rencontre quatre touristes français, beaucoup plus accueillant que le "boss camping". Ce dernier se détend rapidement en comprenant que je suis bel et bien un touriste. Ouf! nous pouvons entrer.
 

C'est là que je rencontre Rodolphe, Pascal, Gopal et Sylvie. Tous français. Ca fait plaisir d'échanger dans notre langue natale. Ca faisait bien longtemps que nous n'avions plus vu de touriste. Ca doit faire quatre mois à Dogubayazit en Turquie. Nous passons la soirée ensemble. Très sympathique.


Pascal est sur le point de rentrer en France. Il a une femme et un bébé qu'ils ont mit au monde il y a deux mois en Inde dans la vallée de Kullu. Il n'arrête pas de nous parler de cette endroit paradisiaque.  Tout trois pensent s'y installer dès septembre. Peut-être l'y rejoindront nous. En tous cas, à l'entendre, ça fait drôlement envie. Les montagnes vertes, plein de ballade, peu touristique, les locaux sympatique, quelques européen s'y sont déjà installé... Bon, faut dire qu'il est sur son nuage avec son nouveau né... Sa femme et son gosse sont rentré en France par avion. Lui, ne pouvant passer avec son camion l'Iran retourne en Inde et va le faire charger dans un container à Bombay.
 
Rodolphe est un rodeur, il a rencontré Pascal en chemin il y a quelques semaines et profite du voyage en Inde. Il va poursuivre au Viet Nam. C'est un habitué de la région. 

 

Gopal et Sylvie font chaque année la route entre la France et l'Inde. Il viennent y passer l'hiver,  font le plaint d'affaires (habits, tissus et autres), et rentre au pays faire les marcher. Ca fait 19 ans qui font ça. Mais cette année, c'est la première fois qu'ils rencontrent autant de peine à passer les frontières. Il y a peut-être du Sarkozy la dessous... En tout cas pour l'Iran, comme il soutient la politique américaine, les français ont dû coup beaucoup plus de peine à obtenir ce visa. Heureusement, nous ont est Suisse et un peu plus neutre... Ils sont marrant ces voyageurs, ils veulent tous avoir raisons. Pas toujours évident de discuter avec eux, mais on passe de bon moment.


Le lendemain, nous prenons contact avec notre ambassade et faisons notre demande de visa à l'ambassade indienne. Le soir, nous sommes invité par des attachés de notre mission diplomatique à Islamabad. M. Obolensky, vice ambassadeur et Mme Konrad, vice-concul, les deux personnes avec qui nous avons eut contact par le biai du téléphone d'urgence afin de les informer de notre situation lors de notre voyge au Baloutchistan et depuis Quetta.

 

 

 

Pour l'occasion nous allons manger dans l'enclave diplomatique, au "Club 21", chez les français. Histoire de manger au goût européen. Ca nous a fait très plaisir de redécouvrir quelques mets de part chez nous. M. Obolensky nous a offert le repas, et Mme Konrad plein de fromage suisse. Merci! C'est nos comagnons français qui ont fait la grimace. Il se sentent nettement moins bien lotis à leur ambassade... Rien qu'une lettre de recommandation a été difficile à obtenir. Enfin, ne faisons pas de prosélitisme...  Nous sommes qu'en même bien content d'être suisse :-)!

 
 

Le surlendemain, 10 janvier, Rodolphe et Pascal s'en vont déjà. Nous les avons cotoyé juste le temps de nous faire rêver de la vallée de Kullu et du Viet Nam. "Chacun sa route, chacun son chemin!", comme dit la chanson. Pourtant, en écoutant le rêve de chacun de ces deux routards, ça donne envie d'aller le vivre aussi...

Bien que nous avançons à pied et que c'est en soi un voyage extra-ordinaire, ces "gullus" donne des envies d'aller plus vite tout visiter!

  

 


 

Pour suivre la suite de nos aventures à Islamabad, cliquez sur ce lien!


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