Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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3/02/2009 - Pakistan 5

Pakistan : chapitre 5

 


 

 
La semaine suivante, nous la passons en compagnie de Gopal et de Sylvie, à attendre nos visas indiens. Cela prend dix jours à les obtenir. J'ai tenté de les avoir plus rapidement, mais pour finir ça nous arrange de prendre un peu de temps libre à profiter de faire quelques achats au bazard et d'aller sur internet.
 

 

 

Ou alors d'aller boire un bon "Tchaï", un thé au lait sucré, sur une terrasse. Un petit coin "tranquille" que Gopal nous a fait découvrir. Nous profitons aussi de goûter à la cuisine pakistanaise et allons manger les midi avec nos deux compagnons dans un petit resto pas cher et pas trop "crade" aux dires de Gopal. Nous prenons surtout du "Dal" (lentilles, poid jaune ou poid-chices). C'est 30 Rps la ration. Soit -.75 cts suisse. Un demi euro. Que l'on mange avec des chapatis. Des galettes de pain rond non levé. Que de la farine et de l'eau mit à cuire à plat sur une plaque de tôle arrondie. Ou alors dans un four, "tendeur", vertical. On apprend à se faire le palais avec cette cuisine "épicée"... Et on s'y fait, même que cela devient une "drogue"...

 

Quelques photos d'Aabpabara bazard. Un des bazard les moins bien fréquenté au dire de M. Obolensky. En fait le meilleur marché et du coup c'est aussi là que cela survient, lorsqu'il se passe quelque chose. Bon, faut dire qu'il y a une mosquée pas très loin, et qu'il y a toujours un imam qui scande je ne sais quoi devant une foule en liesse à longueur de journée. Tant qu'on s'approche pas de ces exhalté...

Moi je l'aime plutôt bien ce bazard. Ca grouille de vie. Pas comme les autres quartiers commerçant au bord de grandes avenues. Heureusement pour nous, le camping est juste en face, à 100m.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Comment nous trouvé vous dans nos habits locaux? Quelle est votre photo préférée?

Moi, j'ai pas réussi à me décider...

 


 
 
Ou alors, c'est les pâtisseries qui vous attire le regard... Faut dire qu'elle sont très bonnes. Presque chaque jour nous allons manger une assiette de riz au lait à la cardamone et autres épices.
 
 
Allez acheter un peu de viande pour le chien. Par ici, la bidoche est étalée à même la rue, comme les tissus, chaussures, tapis et autres. Avec plein de mouches autour... et on est pas en été! Bon, bien cuite, ça passe toujours. Mais on commence déjà à se sentir végétarien avant l'Inde...
 
 
On profite de se refournir en corde et autres matériel pour la suite du voyage. Les échoppes sont carrément les unes sur les autres!
 
Le marché tôt le matin. Avant la cohue de la journée...
 
 
Le soir nous le passons autour d'un bon feu de bois. Les nuits sont qu'en même fraiches.
 
 
On y cuit notamment des patattes. Misent directement dans les braises. Pas besoin d'alu. On en perd un peu, mais c'est tellement meilleure... et plus simple aussi!
 

Voici le fameux bus de nos amis. Un gros évidemment! Afin de ramener plein de matos pour leur marchers en France.

 

Un petit coup d'oeil sur la carte d'Inde. Gopal nous donne quelques bon "tuyaux". Il nous invite à aller les trouver à Pushkar. C'est leur lieu de résidence durant l'hiver. 

 

 

 

Puis vient le moment du départ. Leur visa indien reçu, ils se mettent en route et nous laisse, seul, au camping.


 

Nous sommes les derniers touristes de la saison. Evidemment, à pied...!
Il y en a très peu qui prennent la route par la Turquie et l'Iran l'hiver. Du coup, ça fait un peu vide... Bon, nous ne sommes pas vraiement seul, il y a toujours la quinzaine de soldats qui gardent le camping. Ils campent à côté dans de grandes tentes. Le matin, je profite d'aller faire quelques parties de volley en leur compagnie. Hisoitre de s'amuser un peu et de sympatiser. Il ont un terrain juste derrière les bâtiments. Au pakistan, le volley et le criquet sont leurs sports fétiches... Ca change de tous ces pays "footballeux" traversés. 

Céline attrape une infection urinaire. Il faut dire que l'higiène, par ici, laisse à désirer. Il y a bien des toilettes séparées entre militaires et touristes, mais  dans la pratique, une toilette libre, ça s'utilise. Et ces soldats n'ont pas l'habitude de se laver les mains au savon! Enfin...
  Céline tente de se soigner naturellement avec huiles essentielles (Tee tree) et jus de pépin de pamplemouse (un antibiotique naturel). Malheureusement cela ne suffit pas, et devant une douleur prenant plus d'ampleur après trois jours, nous décidons de consulter un docteur.
Après téléphone à l'assurance et à notre ambassade, nous optons pour le Shiva hopital. A l'entrée nous rejoignent Catherine, attachée à notre ambassade, et une doctoresse canadienne, Jeny, parlant très bien le français. Histoire de faire le lien avec le personnel hospitalier et de suivre attentivement les démarches. 
  Par ici, c'est pas toujours simple. Par exemple, il faut payer à chaque interventions, avant de faire des examens, consultation et autres... Et si vous avez pas d'argent, tant pis pour vous!!!  
Vers 23h30, nous sortons enfin de l'hopital, et Catherine nous amène chez Constantin, le vice ambassadeur, qui a l'amabilité de nous offrir son hopsitalité durant le temps que prendra le rétablissement de Céline. Et ben, quelle chance!
Après l'incident du Mariotte, un hôtel attenté à la bombe trois semaines plus tôt, environ 500 Kg d'explosifs et une soixantaine de morts, beaucoup de familles, femmes et enfants des attachés des missions diplomatiques, ont été rappatriées. Ce fut le cas de la femme et des deux enfants de Constantin. Du coup il a de la place pour nous loger. 


 

 

Nous retrouvons la sensation agréable de bon lit... Et pas que ça. Une bonne douche chaude, un home cinema, de bon petits plats préparé par un cuisinier personnel, et pas un manche...

Et quelle chance, il s'est mit à pleuvoir durant les trois jours suivant!

Nous avons séjourné presqu'une semaine chez notre ami providentiel. Ce fut intéressant de cotoyé un attaché d'ambassade. De passer de bon moment à discuter ensemble. Ca nous a fait plaisir de parler français avec un "homme d'esprit".

 

 

 

C'est Willie qui était moins content. Nous passions qu'en même deux fois par jours le trouver et le nourir... Quant aux ânes, avec toute l'herbe verte du camping, ils étaient aux anges....

 

Puis les visas arrivés, Céline remise, vint le temps, pour nous aussi, du départ et de reprendre la route...  celle de l'Inde!

Le jour d'avant nous avons croisé un camion de déménagement. Un groupe de rock pakistanais venu faire un clip dans une de ces maisons upées pour diplomate et autres. Nous en avons profiter pour prendre contact avec l'agence et réserver un de leur camion pour nous transporter à Waga border, la frontière pakistano-indienne, la seule ouverte par la route, à 25 km à l'est de Lahore.


Adieux à nos amis militaires du camping, et chargement du camion. Nous resterions bien encore quelques jours par ici. Ayant été invité pour des balades dans la montagne notamment. Mais l'ouverture de la frontière restant incertaine suite à l'incident du Taj Mahal (attentat à la bombe à Bombay part, paraît-il, des pakistanais), nous préférons ne pas perdre de temps.
 

 


 


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