Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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4/03/2009 - Inde 3

Inde: chapitre 3


Retour le samedi 7 février à la douane à Wagah. Dans le train de nuit, je trouve ma place déjà prise. Le jeune indien me dis, en parlant du gars qui dort sous sa couchette, qu'il s'est mit au faux numéro, mais qu'il peut changer... Il s'adresse directement à lui et lui demande de me laisser la place. Pour ne pas déranger ce pauvre bougre, je prend la couchette où il devait, soi-disant, normalement dormir, celle du couloir. Le lendemain, après avoir passé une nuit froide, n'ayant pas de couverture et m'étant trouvé sur la couchette la plus ventée, celle du couloir, je réalise pourquoi le numéro de la couchette est important. En fait, le jeune indien à qui je me suis adressé, et qui dormait bel et bien à ma place, s'est adressé au gars dormant en dessous de lui pour lui faire changer de place, lui-même ne voulant pas céder sa couchette et aller dormir dans le couloir. Très retord ces indiens...

Enfin, je rejoint Céline qui a eut le temps de sympatiser avec les locaux de la douane. Visite le dimanche chez Sama et sa famille à Attari, un bled à 2 km de la douane en direction d'Amritsar. C'est le portier de la douane. Il nous a invité chez lui à prendre le "lunch". 

Ils vivent toute sa famille, sa fille, son fils et lui dans une pièce qui leur sert de maison. Faut dire qu'il pleut rarement par ici et qu'une grande partie des taches ménagères se font à l'extérieur. Qu'en fin de compte l'intérieur n'est utilisé que pour dormir. 

En haut, au milieu de la photo, c'est la case de Sama. L'ensemble habrite sa famille.

  Nous sortons l'appareil photos. Du coup, pas moyen de faire une photo à la "naturelle". Il faut se coiffer, se changer, se pamponner avant. 

  Tout l'attirail est sorti: que je te peigne les ongles d'un doux rose nacré pendant que la voisine te pommade généreusement les lèvres d'un vif rose fuschia ...sans oublier la touche finale; un bindi assorti aux habits, collé au milieu du front. Tout en rigolant bien! On se croirait ensuite au chapître photo de famille, comme en plein mariage. Snap snap snap, j'ai les joues qui commencent a se crocher. Me reveillerais-je toujours le sourire  croché aux lèvres? 

En tout cas on se marre bien, merci les amis! le thé de Gugga pour le dessert, c'est une joie  sucrée qui se déguste lentement, assis sur un des ces lits tout simples, fait d'un cadre de bois et d'un tissage de bandes synthétiques colorées  aussi fait  par Gugga ...et disposé à l'ombre dans la cour intérieure.

Ouf, car le soleil tape fort. Aux alentours les blés et le seigle sont déjà bien grands et forment un grand beau tapis vert tendre qui repose l'esprit.

 

 

 

Ci-contre, vue depuis le toit de la maison du frère de Sama.


En fin de journée nous partons nous ressourcer au Golden Temple. Je ne resiste pas à vous remettre une petite photos...

A 23h55, nous prenons le "Sleepy-train" pour New Delhi. Ensemble cette fois-ci. A deux nous aurons sûrement plus de poids face aux autorités pour défendre notre cause. Et les indiens semblent plus touchés par le charme féminin...

Lundi 9 février, arrivée à 8h du matin à la capitale. Direct, nous entrons dans Main Bazard pour prendre un hôtel et déposer nos affaires. C'est un grand marché à côté de la gare principale de Delhi. On y trouve beaucoup d'hôtel, et ce marché, vu la grande influence de touristes, est le moins cher de la ville. C'est même carrément ici qu'il est conseillé de faire son shopping. On y trouve de tout...

Visite ensuite au Ministère de l'agriculture, Animal Husbandry. Nous nous y rendons dans un bus local, bondé... Nous sommes pressé les uns contre les autres, tellement il est plein!

Nous rencontrons le fameux Commissioner. L'homme de lois de ce ministère. Et là, grosse désilution. L'homme est incapable de prendre notre cas en considération et nous renvoie au protocole inapplicalbe dans notre cas. Un peu borné le type. Difficile de se faire entendre. Il semble que les indiens ont quelques difficultés d'écoute. Peut-être ont-ils tellement l'habitude de vivre les uns sur les autres, dans quelques années leur population devrait dépasser celle de la Chine, qu'ils ont pris l'habitude de ne pas écouter... Nous continuons donc nos démarches par écrit. Et visitons notre ambassade pour un soutient et une lettre de recommandation. Car sans soutient officiel, il est difficile d'arriver à quelques chose. Chaque bâtiment ministériel est gardé par une police armée. A chaque entrée il faut justifier sa venue. Arrivé au secrétariat, il faut prendre rendez-vous par téléphone. Et là c'est pas encore gagné. Il faut convaincre le secrétaire de la personne que nous voulons rencontré d'accepter de transmettre notre demande d'entrevue à son chef. Et souvent ces grattes papiers de buro son très récalcitrant. Il filtre beaucoup l'information. Régulièrement on nous répond que la personne n'est pas là, est en meeting, est occupée, est en tournée et ne revient que la semaine prochaine, et j'en passe des meilleurs. Rien que pour un rendez-vous, il faut durement se battre! 


Entre deux visites officielles, nous reprenons des forces en mangeant un "samossa". Une sorte de beignet frit, renfermant une farce faite de pomme-de-terre, petits poids,oignons et piments verts. Il ne faut pas trop en manger, sinon vous tomber malade. En ce qui me concerne, je sais qu'à partir de deux pièces, il faut que je m'abstienne.

 Les suivantes la prochaine fois...

Le week-end arrivé, retour à la frontière. Willie est tout content de nous retrouver. Durant notre abscence, c'est Deba, un homme à tout faire de la douane qui s'est occupé de lui. Il lui a donné un litre de lait par jour et des chapati. Pour le remercier, nous le dédomageons d'une bague. En recevant le cadeau il avait les yeux qui brillait tellement il était content.
 

A la douane, nous campons juste derrière la barrière. Sous des arcades. Nous louons une petite pièce pour mettre sous clef nos affaires et la tente que nous rangeons la journée.

 
On dirait presque que c'est vide, inhospitalié. Je vous rassure tout de suite, c'est pas le monde qui manque par ici. Là c'est encore tôt le matin, mais ils y en a déjà qui nous observent en buvant un thé à l'échoppe d'à côté, chez Jess...
 
 
La journée, nous mangeons au mess des officiers à la douane. Et le soir, c'est Sama qui nous invite dans son local de garde.
 
 
 
Sama est très sympathique. Bien qu'il parle très peu l'anglais et nous encore moins d'Hindi ou le Punjabi, on se comprend qu'en étonnement bien. Nous lui apportons les photos faites le week-end précédent chez lui, développée à la ville. C'est l'occasion d'en faire de nouvelles... 
 
 
 
Avec son chapeau sikh sur la tête, un Kesh.
Les sikh ont cinq attribus, Khalsa, cinq "K". Il ne se coupent pas les cheveux ni la barbe qu'ils coiffent d'un Kesh, fait d'un turban de cotton. Ils portent un Kangha, sorte de ruban de laine pour soigner leur cheveux. Une Katchera, une culotte spécial en cotton. Un Karra, un anneau au bras et un Kirpan, une épée ou petit sabre. De nos jours le Kirpan se matérialise souvent par un petit couteau symbolique. Ces cinq attributs sont des symboles de pureté et d'appartenance à leur doctrine, les mettant par là même tous sur le même pied d'égalité, essayant de cours-circuité les castes.
 
Dimanche, visite "habituelle" chez Sama pour le lunch.
 

  Avant de repartir pour la capitale, visite au Golden Temple pour se ressourcer.
 
 

 
 

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