Mathias et Céline (Suisse & Italie)
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Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

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16/03/2009 - Inde 5

Inde: chapitre 5


 

Samedi 21 février 2009, retour à la frontière. Nous faisons le dernier bout de trajet en rickshaw et sommes étonnés du nombre de camions garés le long de la route. Il y en a pratiquement sur les 2 km de route séparant la frontière du village d'Attari. Impressionnant! Surtout des cargaisons de tomates et oignons en destination de Lahore au Pakistan. Le tranvasage de la marchandise, de camion indien à camion pakistanais, se fait à cheval sur les deux frontières.

 

Nous retrouvons nos amis et connaissances à la douane. Rapidement on se retrouve atablé à boire un thé, à discuter de notre semaine passée. Et surtout de savoir si nous rentrons avec l'autorisation, la fameuse... Tous nous le demande sur notre chemin. Nous ne faisons pas 10 mètres à la douane, sans qu'on nous la pose, cette pertinente question. Nous répondons qu'il y a du progrès et que c'est en cours. Histoire de se rassurer quant à une bonne issue.

Retrouvaille avec nos bêtes. Willie nous saute dans les bras, fou de joie de nous revoir. Bien que par ici, il ne doit pas s'ennuyer. C'est devenu une vraie mascotte. C'est fou ce que ce chien a du "carisme" et  s'attire la sympathie des foules... Quant aux ânes, s'est avec un grand braiement qu'ils nous accueillent. Pensant sûrement qu'on leur apportent quelques gourmandises de New Delhi!

On fait le point avec les responsables de la douane. Le lendemain, visite chez Sama.

 

 

Gouga, la fille de Sama, comme à l'habitude nous prépare du thé qu'elle chauffe sur un feu de bouses de vaches séchèes dans sont petit four en terre. Je vous rassure tout de suite, son thé est très bon et n'a pas d'odeur quelconque de vache...
 
 

Manga, son frère, se construit sa maison. Une nouvelle case à côté de celle de son papa.

 

Se construire une maison soi-même, l'impensable chez nous. Et pourtant, ça n'a pas l'air si compliqué... Bien sûr il fait un peu plus chaud par ici, et moins de pluie. Mais qu'en même...

 

On se distrait à regarder leur coq se battre avec celui du voisin. Bon, on les séparent assez rapidement dès que l'un a pris le dessus et cours partout après l'autre. Leur bataille se fond parfois juqu'à la mort.
 
 
 
Des enfant sur le chemin de l'école. Dans ce pays, ils n'ont pas congé le samedi...
 
 
 
Cette nouvelle semaine, nous la passons à Amritsar. Nous logeons au Golden Temple. En cet endroit, comme dans chaque temple Sick, l'hospitalité est offerte. Gîte et nourriture.
 
 
Le temple d'or, Harmandir Sahib, est le haut lieux de pélerinage des Sicks. Il fut construit en 1601 par Gurû Arjan, le 5ème gurus sur la lignée des dix. Régulièrement ils y viennent. Fond un tour de bassin, vont prier dans le temple et s'imerge dans le bassin. Le temple est comme une "fleur de nénuphar", posée sur un bassin, l'Amrit Sarovar, ou "bassin au Nectar", ce qui a donné son nom à la ville, Amritsar. Nous pouvons entrer dans l'édifice par quatre porte. Pour signifier que l'on peut y accéder de tout horizons. Chacun y est le bienvenu, quelque soi sa religion, sa race, sa nationnalité.
 
 
Attenant à l'édifice se trouve le "Langar", une sorte de quantine où est servi à manger pour tout un chacun jour et nuit, 24h sur 24. Et c'est impressionnant de voire à quel point cela défile. Chacuns prend au passage un plateau, un gobelet et une cuillère et suis la foule dans une salle ou chacun s'asseie en ligne, côte à côte. Chaque deux rengées se faisant face à face, délimitant un chemin par lequel des hommes, tous volontaires, viennent apporter à manger. Dal et chapati surtout. A peine le repas fini que déjà le lieux est néttoyé pour accueillir les suivant qui se pressent aux portent. La salle du dessus étant déjà pleine.
 
 

Leur communauté vit grâce aux dons. Et aussi au travail bénévole. Toutes main d'oeuvre est la bienvenue, notamment pour préparer les légumes, les chapatis et cuisiner.

 

 

Ci-contre, préparation d'ails. 

 
Voicis quelques photos des cuisines et de leur annexes.
 
 

Les chaudrons de la cuisines sont impressionant! Il y a bien une vingtaine de grand chauderon, car à ce niveau là, on ne parle plus de casserole, sur le feu.

Pour alimenter ces feux en gaz, il y a quatre salle pleine de bombones.

 
  Il y a des salles entière s aménagées pour la confection de "chapatis". Galettes de pain. Alimentation de base indienne.
 
 
 Cette doctrine mérite un grand repect.
 
 
 
 Au détour d'une rue, passage devant les fleuristes et leur tas de fleurs et étalages de guirlandes.
 
 
 
Nous devions reprendre notre train de nuit le dimanche soir mais l'avons repoussé au Lundi. Afin de rencontrer le vétérinaire d'Attari pour qu'il nous fasse un nouveau certificat de bonne santé pour nos ânes, estampié cette fois-ci.
Ce fut une dure et veine bataille. Chaque jour, croyant y arriver le jour suivant, nous avons repousser notre train au soir suivant, pour enfin le différer au dimanche soir suivant.
Chaque fois le vétérinaire donnait une nouvelle raison pour son refus. Au début, un téléphone de son chef suffisait. Nous sommes dons aller à la Animal Husbandry d'Amritsar pour le faire. Mais non, refus encore. Il nous fallait demander à la douane d'en faire la demande. Comme nos animaux sont, en ce moment, sous leur responsabilité. La douane a depuis envoyé par deux fois des demandes écrites au vétérinaire, sans succès. D'autres lettre ont été envoyée à la Animal Husbandry d'Amritsar, toujours sans succès.
Ce qu'ils peuvent avoir la tête dure parfois... et voilà une semaine d'attente pour rien. Enfin, au moins la douane a pu se rendre compte de la difficulté et du temps que prennent nos démarches.
 
 
Les bus, comme celui reliant la douane à Amritsar, sont tellement bondés par ici, que les gens occupent aussi le toit. Pourquoi pas, un beau point de vue... 


 



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