Mathias et Céline (Suisse & Italie)
Qui suis-je ?

Mathias et Céline sont partis le 12 mai d'Yverdon en direction de la Mongolie à pied. Ce blog trace leur parcours en Suisse et en Italie

Derniers articles
Menu
Mes amis
Liens


Billet 67 sur 162
Page précédente | Page suivante

16/06/2009 - Inde 13

Inde: chapitre 13


 

 

Vendredi 5 juin

 

En route pour Amritsar et la douane indienne. Dane le train, Mathias déguste une bonne papaille. Délicieux! Nous profitons de nous goiffrer de fruits par ici. Ce fut la saison des mangue jaune, puis des vertes et rouge, maintenant de petite verte. Ce fut aussi la saison des Litchies qui touche malheureusement à sa faim. Mais je vous promet qu'on ne l'a pas loupée... Et les papaies y en a plein encore...

 

fNous prenons le temps d'arriver et nous arrêtons manger des Alu parantha dans un petit resto couleur local à Attari. Le bled à 3 km de la frontière. Les Alu parantha sont des sorte de chapati, pain plat, fourré de pattate, oigons et épices. Parfois ont doit l'ouvrir à la recherche des morceau de piment à enlever pour que cela soit mangeable...

 

Nous nous rendons à l'hôpital pour animaux d'Attari. Là nous trouvons la "tombe" de notre brave Skadar, enterré le samedi 30 mai.

Moment de recueillement pour notre vaillant compagnon. Certain nous ont dit que c'était peut-être une ancienne âme indienne qui est venue retrouver sa terre natale... 

 
Nous parons sa tombe d'une belle croix et faisons nos derniers adieux à notre ami de route à qui nous penserons, pour sûr, dans les montagnes Himalayennes.

Grande retrouvaille avec Karma à la douane. Elle semble être toute perdue sans son compagnon...

Nous avons fait des téléphones depuis New Delhi à la douane Pakistanaise. Ils sont d'accord pour laisser passer notre ânesse. Et la famille de l'Imam est d'accord pour l'accueillir. Ce que Gerry et Martha, nos amis cyclistes suisses, avaient demander lorsqu'ils sont repassé au Pakistan il y a une semaine. Et pour les indiens, il n'y avait pas de problème. Pour sûr... il n'attende que ça depuis 4 mois!!!

Pourtant ça n'a pas été si facile. Il a fallut faire plusieurs lettre. Une pour demander au vétérinaire de remettre l'ânesse au main de la douane afin de la ré-exporter. Une autre pour la douane demandant se ré-exportation. Et encore une nouvelle pour demander à un voyageur d'accepter de lui faire passer la frontière... Incredible ou Incredulible India!

La douane ferme à 16h, il est 15h50 lorsque les choses commencent à bouger après que Céline aie hausser le ton... Heureusement, un homme de la douane qui nous a à charge nous fait de son mieux. A 15h52 il m'emmène en voiture rattraper un Suisse, Michael, sur le point de passer la frontière. Il accepte de passer Karma. Bien qu'il soit un peu stressé par l'heure de fermeture. Pendant ce temps, Céline chevauche l'ânesse au galop, direction la ligne de démarcation. Là, à 50m, le portaille se referme... il est 16h. Mince alors.

Heureusement les portes se rouvres 15 min plus tard, des diplomates vont passer. Mais les Pakistanais attende le feu vert de leur chef pour le passage de l'animal. Après un nouveau quart d'heure d'attente, notre belle Karma peut enfin passer et rejoindre la famille de l'Imam. Plus facile de négocier avec les pakistanais que les indiens.

L'annecdote, lors de notre arrivée en Inde, nous avons été accompagné par Michael et Suzanne, nos amis polonais. Et là, c'est aussi un Michael qui repasse avec notre ânesse. Comme quoi, l'Archange veille sur la belle Karma.

Plus tard,  nous apprenions par Gerry et Martha, ayant rencontré Michael au Pakistan quelques jours plus tard, que notre ami providentiel fut acceuillit par plein de journalistes. L'affaire fut bien médiatisée de ce côté là. Même notre ami policier Younuss, à Taftane, à l'autre bout du pays, en a entendu parler. Pas comme ici en Inde où ils ont préférrés faire la sourde oreille. Certain à la douane n'osaient même plus nous saluer.

  Maintenant, sans âne, c'est pas encore gagné... Nous avons plein d'affaires que nous avions entreposées dans une pièce louée, avoisinnant la frontière indienne. Toutes les trier et se décharger au maximum. Mais il faut bien le reconnaître, nous sommes chargés comme des ânes!!!

 


 

Et tout ramener à New Delhi n'est pas si facile. Première étape, un minibus pour Amritsar. Puis le train pour la capitale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le quai, nous sommes entourré d'une foule de monde. Pas facile de se déplacer. .

 

 

 

Non sans peine, nous avons réussi à rejoindre New Delhi et notre guest house. Belle retrouvaille avec Willie. Nous passons la semaine suivant à tout trier nos affaires et faire plusieurs envoi en Suisse.

Entre autre, le bât de Skadar. Et rien que pour ça, nous avons passer un jour et demi pour savoir comment l'envoyer et à frais réduit. Sa taille dépassant les dimentions normale d'envoi. Et la poste par bateau n'est plus en activité par ici depuis le début de cette année 2009.

 

Il nous reste plus qu'un mois et demi sur nos visa touristique indien. Ce qui n'est pas assez pour visiter à pied le Zanskar et le Ladakk. Nos visas se terminent mi-juillet, en pleine mousson. Mousson que nous aimerions éviter en restant au Ladakk et Zanskar. Et regagner le Nepal mi-septembre. Nous hésitons à vite passer au Nepal pour faire un nouveau visa indien. Car normalement, le visa touristique n'est pas prolongeable, ni inter-changeable avec un autre type de visa. Nombreux touristes ont tenté de le faire, mais peine perdue...

Ayant passé quatre mois dans l'administration indienne, nous allons tenter l'essai. Depuis le temps nous nous sommes fait de bonne relation. Ci-contre notre mâlle est remplie de "laisser passer" acquis lors de nos nombreuses visites dans les ministères indiens.
 
Céline à la chance de rencontrer à nouveau, le Chairman du Ministère des finances. Il la met en lien avec un officier supérieur des Homes Affairs. Nous avons rendez-vous lundi 8 juin.
 

Lundi 8 juin

Ca commence mal. Notre rendez-vous nous envoi un étage plus bas vers un autre bureau. Il remplaçait la la personne en charge qui était en vacance la semaine passée. Ok. On nous dit d'attendre une demi heure, la dite-personne est en meeting. Ok. Deux heures plus tard, son secrétaire nous dit qu'il ne peut nous recevoir aujourd'hui. Il faut revenir demain... Là, plus c'est plus ok du tout! Il nous oriente donc vers une autre personne. Nous repassons à l'étage et arrivons dans un nouveau bureau. L'homme nous demande ce qu'il peut faire pour nous. Par chance, notre dossier, arrivé tout droit de North Block, minsitère des Finances, se trouve sur sa pille de bureau. Nous lui répondons, "ça, c'est notre dossier"! Du coup il lit la lettre directement et nous envoi vers un autre bureau pour faire les papiers de demande. Et ben, quelle chance cette foi-ci!

Nous devons revenir à 16h, le jour même, pour la réponse. C'est curieux. Ca semble être trop rapide... 

A 15h30 nous apprenons qu'on nous cherche et nous nous retrouvons dans le bureau du Secrétaire des Home Affairs. Là, quatre personnes sont en meeting sur notre cas. D'habitude les prolongations ne sont pas autorisées. Même des personnes malades, ayant la Malarya, se sont vu refusées une prolongation de séjour. Pour dire que l'affaire n'est pas simple. Nous racontons notre histoire, ils semblent empruntés... mais pas contre de nous aider. Nous devons leur remettre une lettre avec notre parcours, et quand nous pensons rejoindre le Nepal. Et revenir le lendemain.

Le lendemain, nous recevons une lettre pour le bureau des prolongations de passeport. Notre demande a été acceptée!!! Là-bas, à l'office de la FRRO nous faisons nos papiers. En fait ils nous change notre visa touristique en visa "X"... Sorte de permis de résidance. Nos entre-mellée avec l'administration indienne nous aurons au moins permis ce petit miracle. Nous avons perdu nos ânes, mais ne repartons pas les mains vide...

C'est dans ces bureaux que nous rencontrons la belle Maud revenue à la capitale pour faire son permis de résidence.

 

Nous passons encore une semaine à finir le tris de nos affaires.

Willie commence à trouver le temps long ici à la ville. Enfermé la plupart du temps dans notre chambre d'hôtel... Quand à Céline, elle commence à reprendre du poil de la bête et se met à rêver des montagnes...
 
 
Willie a quand même des moments heureux. Comme le matin, lorsqu'il a droit à son yahourt avec chapati. Hein Willie, t'aime ça le yahourt?!!!
 

 

Encore un dernier petit paquet et nous sommes bientôt bon...

 

 


Pour suivre la suite de nos aventures, cliquez sur ce lien!

 


:: Envoyer cet article